BRASILIEN: AFRIKANISCHE NATURRELIGIONEN NOCH LEBENDIG – Brésil: les Dieux africains encore vivants

Brasilien: Die afrikanischen Götter überqueren den Atlantik um verehrt zu werden
SAO PAULO (AFP) – 05.06.2013 21.19
Von Gerry AZIAKOU
Im Jahr 1976 hatte sich Julio Penna einer riskanten Operation der Wirbelsäule unterziehen müssen, mit einer Chance von acht zu zehn, sein Leben im Rollstuhl beenden. Er zog es vor, sich auf die Gunst der afro-brasilianischen Gottheiten des Candomblé zu verlassen. Jetzt, im Alter von 69, läuft der Nachkomme von Portugiesen und Italienern normal. Und ist ein begeisterter Fan von diesem lebendigen Glauben, obwohl dieser seit Jahrhunderten in Brasilien, dem Land mit den meisten Katholiken in der Welt, dämonisiert wird.
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Brésil: les Dieux africains traversent l’Atlantique pour être vénérés
SAO PAULO (AFP) – 05.06.2013 21:19 – Par Gerry AZIAKOU
En 1976, Julio Penna devait subir une opération périlleuse de la colonne vertébrale, avec huit chances sur dix de finir sa vie en fauteuil roulant. Il a préféré s’en remettre aux bonnes grâces des divinités afro-brésiliennes du Candomblé.

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Eine brasilianische “Mae de santo” (Priesterin) hält einen Gottesdienst bei einer Zeremonie zu Ehren der afro-brasilianischen Candomblé-Gottheiten, im April 2013 in Sao Paulo – Une “Mae de santo” (prêtresse) brésilienne officie lors d’une cérémonie en hommage aux divinités afro-brésiliennes du Candomblé, en avril 2013 à Sao Paulo
afp.com – Yasuyoshi Chiba

Aujourd’hui âgé de 69 ans, ce descendant de Portugais et d’Italiens marche aujourd’hui normalement. Et reste un fervent adepte de cette croyance vivace, bien que diabolisée pendant des siècles au Brésil, le pays comptant le plus de catholiques au monde.
Le Candomblé est basé sur le culte de divinités africaines, les “orishas”. Ils ont traversé l’Atlantique dans les cales des navires, avec les 3,5 millions d’esclaves arrachés aux côtes ouest-africaines pendant la traite (1549-1888) pour aller travailler dans les plantations et mines du Brésil.
Astucieux, les “orishas” ont plié sans rompre sous le joug de l’évangélisation forcée des esclaves, se déguisant en saints catholiques pour survivre dans l’ombre.
Tel le guerrier Ogun, incognito sous l’armure de Saint-Georges, patron vénéré des flics et truands de Rio de Janeiro.
En dépit de préjugés ancestraux et de l’intolérance actuelle des puissantes églises évangéliques, le Candomblé, et son cousin l’Umbanda, voient leur rangs grossir dans ce pays de 194 millions d’habitants.
Beaucoup disent embrasser cette religion en quête de spiritualité ou pour soulager des souffrances.
Telma Witter, une artiste de 57 ans, raconte que son mari s’est réfugié dans le Candomblé quand il était en train de mourir d’une maladie auto-immune. “Il a vécu quatre ans de plus. Cela m’a convaincue”.
Cette Brésilienne à la peau blanche, s’est convertie à son tour après avoir lu les oeuvres de l’ethnologue français Pierre Verger (1902-1996) sur le Candomblé. Lui-même est devenu “babalawo” (prêtre en yoruba, langue d’une ethnie d’Afrique de l’ouest, dont la religion a inspiré le Candomblé).
Penna et Witter fréquentent le “terreiro” (lieu de culte) de “Mae” (Mère) Sylvia de Oshala, 75 ans, haute prêtresse du Candomblé, dans le quartier de Jabaquara, à Sao Paulo.
– “Ouvert à tous” –
Un journaliste de l’AFP y a assisté à une cérémonie en l’honneur d’Oshossi, l’une des seize divinités de la mythologie Yoruba.
Pendant des heures, au son hypnotique des percussions, les adeptes en tenues blanche, colorée et brillante, chantent et dansent.
Soudain, à tour de rôle, certains sont pris de convulsions. Yeux exorbités, visage déformé, voix rauque, ils tombent en transe, “habités par le saint”.
Mae Sylvia, à la fois guide spirituelle, guérisseuse et leader communautaire, dirige la cérémonie. Elle communique avec les dieux par divination: lecture des coquillages, numérologie…
Initiée au Nigeria, Mae Sylvia a elle-même initié 3.000 disciples ces trente dernières années. Beaucoup ont ouvert leur propre lieu de culte à travers le pays.
Ses adeptes sont Noirs, Blancs, Indiens et même Japonais; “nous sommes ouverts à tous”, souligne Mae Sylvia.
“Tout être humain a en lui l’énergie des orishas, mais cette force de vie puissante a besoin d’être canalisée et développée”, explique-t-elle.
Chaque adepte est né avec son propre orisha, lui-même associé à un élément de la nature (eau, feu, forêt, etc) qu’il honore par des offrandes de nourriture, cigares, eau de vie.
Ceux qui aspirent à devenir officiant au sein du Candomblé suivent une longue initiation d’au moins sept ans pour apprendre tous les rituels qui incluent des sacrifices d’animaux, essentiels pour plaire aux divinités et vivre dans l’harmonie.
– Métissage spirituel –
Le Candomblé a longtemps été pratiqué en cachette. Et encore nombreux sont aujourd’hui ses adeptes qui n’osent pas déclarer publiquement leur croyance. Trois millions de Brésiliens s’en revendiquent officiellement. Mais combien sont-ils réellement?
Aujourd’hui valorisé comme partie intégrante de la culture et du folklore brésiliens, le Candomblé connaît un renouveau comme affirmation de l’identité africaine. En particulier dans l’État de Bahia (nord-est), coeur de la culture Afro-brésilienne.
La seule ville de Salvador compte plus de 2.000 terreiros, certains subventionnés par les pouvoirs publics.
L’ostracisation du Candomblé a contribué au surgissement de l’Umbanda en 1908, explique Mae Sylvia.
Encore plus métissé, l’Umbanda marie orishas et christianisme, croyances indigènes et doctrine spirite fondée par le français Allan Kardec au XIXe siècle.
Parce que moins afro-centré et excluant les sacrifices d’animaux, il attire plus de Blancs que le Candomblé.
“Le Candomblé a gardé un héritage très fort de l’Afrique, alors que l’Umbanda donne un poids égal aux croyances indigènes, au spiritisme et au catholicisme”, explique Rubens Saraceni, un médium blanc, prêtre renommé de l’Umbanda et écrivain.
Selon lui, il y a 600.000 centres d’Umbanda au Brésil et au moins huit millions d’adeptes.
© 2013 AFP

Un disciple du Candomblé, une religion africano-brésilienne, lors d'une cérémonie à Sao Paulo, au BUn disciple du Candomblé lors d'une cérémonie à Sao-paulo, au Brésil, en avril 2013Des disciples du Candomblé, une religion africano-brésilienne, lors d'une cérémonie à Sao Paulo, en
Schüler des Candomblé, einer afro-brasilianischen Religion, während einer Zeremonie in Sao Paolo im April 2013 – Des disciples du Candomblé, une religion africano-brésilienne, lors d’une cérémonie à Sao Paulo, en avril 2013
afp.com – Yasuyoshi Chiba

Brasilien: Die afrikanischen Götter überqueren den Atlantik um verehrt zu werden
SAO PAULO (AFP) – 05.06.2013 21.19
Von Gerry AZIAKOU
Im Jahr 1976 hatte sich Julio Penna einer riskanten Operation der Wirbelsäule unterziehen müssen, mit einer Chance von acht zu zehn, sein Leben im Rollstuhl beenden. Er zog es vor, sich auf die Gunst der afro-brasilianischen Gottheiten des Candomblé zu verlassen. Jetzt, im Alter von 69, läuft der Nachkomme von Portugiesen und Italienern normal. Und ist ein begeisterter Fan von diesem lebendigen Glauben, obwohl dieser seit Jahrhunderten in Brasilien, dem Land mit den meisten Katholiken in der Welt, dämonisiert wird.
Candomblé gründet auf der Verehrung der afrikanischen Gottheiten, den “Orishas”. Sie überquerten den Atlantik in den Laderäumen der Schiffe, mit den 3,5 Millionen Sklaven, der westafrikanischen Küste während des Sklavenhandels (1549-1888) entrissen, um in den Plantagen und Minen in Brasilien zu arbeiten.
Schlau, haben die “Orishas”, sich ohne zusammenzubrechen unter das Joch der erzwungenen Evangelisierung der Sklaven gebeugt, indem sie sich als katholische Heilige verkleideten und im Schatten überlebten.
So der Krieger Ogun inkognito unter der Rüstung von St. Georg, als Schutzpatron der Polizisten und Gangster in Rio de Janeiro verehrt.
Trotz der angestammten Vorurteile und der modernen Intoleranz der mächtigen evangelistischen Kirchen sehen Candomblé und sein Cousin Umbanda ihre Reihen wachsen in diesem Land von 194 Millionen Einwohnern.
Viele sagen, dass sie sich dieser Religion auf der Suche nach Spiritualität oder um Leiden zu lindern anschließen.
Telma Witter, eine Künstlerin von 57 Jahren, erzählt, dass ihr Mann sich ins Candomblé flüchtete, als er von einer Autoimmunerkrankung im Sterben lag. “Er lebte noch vier Jahre. Dies hat mich überzeugt.”
Diese Brasilianerin mit weißer Haut, hat sich ihrerseits nach der Lektüre der Werke des französischen Anthropologen Pierre Verger (1902-1996) zum Candomblé bekehrt. Sie wurde selbst “Babalawo” (Priester in Yoruba, der Sprache einer Ethnie aus Westafrika, die die Candomblé-Religion inspiriert hat).
Penna und Witter gehen oft zum “terreiro” (Ort der Anbetung) von “Mae” (Mutter) Sylvia Oshala, 75, Hohepriesterin des Candomblé, im Bezirk Jabaquara, in Sao Paulo.
– “Offen für Alle” –
Ein AFP-Journalist nahm an einer Zeremonie zu Ehren des Oshossi, eines der sechzehn Gottheiten der Yoruba-Mythologie, teil.
Stundenlang, beim hypnotischen Klang der Trommeln, singen und tanzen Fans in weißen, bunten und glänzenden Gewändern.
Plötzlich verfallen einige in Krämpfe. Mit hervorquellenden Augen, verzerrtem Gesicht und heiserer Stimme fallen sie in eine Trance, “vom Heiligen bewohnt.”
Mae Sylvia, sowohl geistliche Führerin, Heilerin und Leiterin der Gemeinschaft, führt die Zeremonie an. Sie kommuniziert mit den Göttern durch Wahrsagerei: Lesen von Muscheln, Zahlensymbolik …
Initiiert in Nigeria, hat Sylvia Mae selbst in den letzten dreißig Jahre 3.000 Schüler initiiert. Viele haben ihre eigenen Anbetungsorte im ganzen Land eröffnet.
Ihre Anhänger sind Schwarze, Weiße, Inder und sogar Japaner, “wir sind offen für alle”, betont Mae Sylvia.
“Jeder Mensch hat in sich die Kraft der Orishas, ​​aber diese mächtige Lebenskraft gilt es zu kanalisieren und zu entwickeln”, sagt sie.
Jeder Anhänger wird mit seinem eigenen Orisha geboren, der sich mit einem Element der Natur (Wasser, Feuer, Wald, etc.) assoziiert und mit Opfergaben wie Lebensmitteln, Zigarren, Schnaps verehrt wird.
Diejenigen, die im Candomblé Priester werden wollen, erlernen in einer langen Initiation von mindestens sieben Jahren all die Rituale, darunter Tieropfer, die unerlässlich sind, um die Götter zu erfreuen und in Harmonie zu leben.
– Spirituelle Mischung –
Candomblé wurde lange, im Geheimen praktiziert. Und viele seiner Anhänger wagen nicht öffentlich ihren Glauben zu erklären. Drei Millionen Brasilianer sind es offiziell. Aber wie viele sind es wirklich?
Jetzt als integraler Bestandteil der brasilianischen Kultur und Folklore geschätzt, erlebt , Candomblé ein Revival als Bestätigung der afrikanischen Identität. Besonders im Bundesstaat Bahia (Nordosten), dem Herzen der afro-brasilianischen Kultur.
Allein die Stadt Salvador hat mehr als 2.000 Terreiros (Kultorte), einige sind von der Regierung subventioniert.
Die Ächtung des Candomblé hat 1908 zur Entstehung von Umbanda beigetragen, sagt Mae Sylvia.
Noch gemischter, verbindet Umbanda Orishas und Christentum, Naturreligionen und spiritistische Lehre des Franzosen Allan Kardec, im neunzehnten Jahrhundert gegründet.
Weil weniger afro-zentriert und ohne Tieropfer, zieht es mehr Weiße an als Candomblé.
“Candomblé hat eine starke Tradition von Afrika beibehalten, während Umbanda Naturreligionen, Spiritismus und Katholizismus gleiches Gewicht gibt”, sagte Rubens Saraceni, ein weißes Medium, bekannter Priester des Umbanda und Schriftsteller .
Ihm zufolge gibt es 600.000 Umbanda-Zentren in Brasilien und mindestens acht Millionen Anhänger.
© 2013 AFP

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