BRAVO! GABUN, VERUNTREUUNG: RADIKALE SANIERUNG DER ÖFFENTLICHEN FINANZEN – Le Gabon fait le ménage dans ses finances publiques

Gabun räumt seine öffentlichen Finanzen auf
Libreville (AFP) – 2014.07.17 24:06 – Von Michel Cariou
Fantomunternehmen, die Budgets absaugen, nach Gutdünken verteilte kolossale öffentliche Aufträge, verdampfte Investitionsbudgets: Gabun hat eine Generalüberholung der öffentlichen Finanzen vorgenommen, die in Libreville Husten verursacht.
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Le Gabon fait le ménage dans ses finances publiques
Libreville (AFP) – 17.07.2014 12:06 – Par Michel CARIOU
Entreprises fantômes siphonnant les lignes budgétaires, marchés publics colossaux passés de gré à gré, budgets d’investissement évaporés: le Gabon a entrepris une remise à plat de ses finances publiques qui fait tousser à Libreville.
Le gouvernement gabonais a lancé au 1er janvier un audit approfondi des finances publiques, mené par la nouvelle Direction générale du contrôle des ressources et des charges publiques (DGCRCP).
“Il faut rompre totalement avec les pratiques du passé”, lorsque “plus de la moitié du budget disparaissait dans la nature”, explique à quelques journalistes, dont l’AFP, le patron de la DGCRCP, Jean-Fidèle Otandault.
Créée en 2012 sur instruction du président Ali Bongo Ondima, élu après la mort de son père Omar qui avait dirigé le Gabon pendant 42 ans, cette direction dispose de larges pouvoirs d’investigation et peut s’opposer à des paiements ordonnés par les administrations.
Le budget 2014 s’élève à 3.000 milliards francs CFA (4,57 milliards d’euros) pour une population de 1,6 million d’habitants. A titre de comparaison, celui de la Côte d’Ivoire (22 millions d’habitants) est de 4.400 milliards FCFA. La Centrafrique émarge, elle, à 120 milliards FCFA pour 4,8 millions d’habitants.
Pour mener à bien ses enquêtes, cette nouvelle direction a bloqué les paiements de l’Etat au 31 décembre, le temps d’éplucher pendant près de six mois les livres de compte du Trésor public, remontant parfois jusque 10 à 15 ans en arrière.
Et il y avait beaucoup de cadavres dans les placards. “On ne peut pas continuer à détourner les fonds publics”, alors que la production pétrolière, première ressource du pays, stagne, s’insurge le haut responsable. Et quand de surcroît un tiers des foyers gabonais survivent dans le dénuement et que les infrastructures de base (routes, eau, électricité,…) nécessitent des investissements.
– Surfacturations à grande échelle –
Les enquêteurs ont ainsi découvert que le matériel informatique était parfois facturé trois à quatre fois le prix du marché aux administrations. Et que pendant dix ans, une ligne annuelle d’investissements de 50 milliards FCFA destinée aux provinces s’est massivement évaporée. “Sur les 500 milliards (762 millions EUR), plus de 400 milliards ont été détournés en dix ans”, selon la DGCRCP.
Ou, encore, un marché colossal de travaux public de 300 milliards FCFA (457 millions EUR) passé de gré à gré, sans appel d’offres. L’audit a également mis au jour un système d’entreprises prête-nom, créées par des proches ou des parents de fonctionnaires qui leur attribuaient des marchés publics et les réglaient sans que les travaux soient exécutés, ou les prestations fournies.
“L’audit a permis de voir les failles du système”, selon les autorités. Face à ces “dysfonctionnements graves”, des procédures disciplinaires vont viser des agents de l’Etat.
Mais le “nettoyage des comptes publics” a aussi provoqué la colère d’entreprises fournisseuses de l’Etat, qui ont vu leurs paiements bloqués plusieurs mois, entraînant l’arrêt de chantiers, et suscité l’inquiétude des milieux patronaux sur un risque d’insolvabilité de l’Etat.
“Il fallait faire le ménage, nettoyer les comptes et accepter de traverser une période difficile”, plaide M. Otandault, selon qui les créances en souffrance sont en cours de paiement: “nous nous faisons beaucoup d’ennemis, qui font courir la rumeur de l’insolvabilité simplement parce qu’ils n’en profitent plus”.
Désormais, l’Etat paie uniquement “la bonne dépense, pas la mauvaise”, assure-t-il. La DGCRCP a reçu 400 chefs d’entreprises ayant des marchés avec l’Etat après des enquêtes comptables, en demandant à certains de revoir à la baisse certaines factures.
Afin d’éviter de telles dérives à l’avenir, le Gabon va se doter d’une autorité chargée de veiller sur les marchés publics et instaurer en 2015 des règles de contrôle budgétaire plus strictes.
© 2014 AFP

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Gabun räumt seine öffentlichen Finanzen auf
Libreville (AFP) – 2014.07.17 24:06 – Von Michel Cariou
Fantomunternehmen, die Budgets absaugen, nach Gutdünken verteilte kolossale öffentliche Aufträge, verdampfte Investitionsbudgets: Gabun hat eine Generalüberholung der öffentlichen Finanzen vorgenommen, die in Libreville Husten verursacht.
Die gabunische Regierung hat am 1. Januar eine umfassende Prüfung der öffentlichen Finanzen gestartet, durchgeführt von der neuen Generaldirektion für die Kontrolle von Ressourcen und öffentlichen Ämtern (DGCRCP).
“Wir brauchen einen vollständigen Bruch mit der bisherigen Praxis,” wo “mehr als die Hälfte des Budgets in der Natur verschwunden waren”, erklärt der Leiter der DGCRCP, Jean Faithful Otandault, vor Journalisten.
Gegründet im Jahr 2012 auf Anweisung von Präsident Ali Bongo Ondima, der nach dem Tod seines Vaters Omar, der Gabun 42 Jahre lang geführt hatte, gewählt worden war, hat diese Abteilung breite Untersuchungsbefugnisse und kann von den Behörden angeordnete Zahlungen stoppen.
Der Haushalt 2014 belief sich auf 3000 Milliarden CFA-Francs (4,57 Mrd €) bei einer Bevölkerung von 1,6 Millionen Einwohnern. Zum Vergleich, die Elfenbeinküste/Côte d’Ivoire (22 Millionen Menschen) 4400 Milliarden FCFA. CAR (Zentralafrikanische Republik) 120 Milliarden FCFA bei 4,8 Millionen Einwohnern.
Zur Durchführung ihrer Untersuchungen hatte diese neue Direktion Zahlungen vom Staat am 31. Dezember blockiert, für eine Zeit von fast sechs Monaten, um die Kontobücher des Schatzamtes zu durchforsten, dies manchmal bis vor 10-15 Jahren.
Und es gab viele Leichen in den Kellern. “Man kann nicht weiterhin öffentliche Gelder umleiten”, während die Ölproduktion, erste Ressource des Landes, stagniert“, rebelliert der Kontrollchef. Und wenn zusätzlich ein Drittel der Haushalte Gabuns in Armut überleben und Basisinfrastrukturen (Straßen, Wasser, Strom, …) Investitionen erfordern.
– Überhöhte Rechnungsausstellungen in großem Maßstab –
Die Untersucher entdeckten beispielsweise, dass Informatik-Material den Verwaltungen manchmal drei bis vier Mal den Marktpreis berechnet worden war. Und dass seit zehn Jahren ein jährliches Investitionsbudget 50 Milliarden FCFA für die Provinzen großteils verdampft. Laut DGCRCP “wurden in zehn Jahren von den 500 Milliarden (762 Millionen Euro) mehr als 400 Milliarden einfach umgeleitet”.
Oder auch ein riesiger Markt öffentlicher Bauaufträge von FCFA 300 Milliarden (457 Millionen Euro) wurde ohne Ausschreibungen vergeben. Die Prüfung ergab auch ein System von Briefkastenfirmen auf die Namen von Verwandten von Beamten, die denen Aufträge zuschoben, ohne dass die Arbeiten oder Dienstleistungen je durchgeführt worden waren.
“Die Prüfung hat die Schwachpunkte des Systems sichtbar gemacht”, so die Kontrolleure. Mit diesen “schwerwiegenden Mängel” konfrontiert, werden nun Disziplinarverfahren gegen Staatsbeamte eingeleitet.
Aber die “Reinigung der öffentlichen Konten” verärgerte auch Zulieferunternehmen des Staates, die ihre Zahlungen mehrere Monate blockiert sahen, was zum Abbruch von Bauarbeiten führte und Ängste der Arbeitgeber-Kreise vor einem Risiko einer Zahlungsunfähigkeit des Staates weckte .
“Wir mussten die Konten aufräumen, bereinigen, und eine schwierige Zeit ist darum zu akzeptieren”, argumentiert Herr Otandault, nach dem Ausstände jetzt gezahlt werden: “Wir haben uns eine Menge Feinde geschaffen, die das Gerücht der Insolvenz verbreiten, nur weil sie nicht mehr absahnen können. ”
Jetzt zahlt der Staat nur noch “gute Kosten, keine schlechten mehr”, sagt er. Die DGCRCP empfing nach den Rechnungslegungs-Untersuchungen 400 Unternehmer, die Verträge mit dem Staat haben, und bat manche, einige alte Rechnungen nach unten zu korrigieren.
Um solche Missbräuche in Zukunft zu vermeiden, wird Gabun eine Marktaufsichtsbehörde gründen und im Jahr 2015 strengere Regeln für Haushaltskontrolle entwickeln.
© 2014 AFP

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