BURKINA FASO: FILM- UND TV-FESTIVAL FESPACO 2011 – Burkina: 22e Fespaco, grand rendez-vous du cinéma africain

1. Burkina: Eröffnung des 22. Fespaco, großes Treffen des afrikanischen Kinos
Ouagadougou (AFP) – 2011.02.26 22.49
Die Panafrikanischen Film- und Fernsehfestspiele in Ouagadougou (Fespaco), das größte Treffen des afrikanischen Kinos, eröffnete Samstag in der Hauptstadt von Burkina Faso in Anwesenheit von etwa 25.000 Menschen.
2. Afrikanische Filmemacher zunehmend durch TV-Serien versucht
Ouagadougou (AFP) – 2011.03.03 10.09
Afrikanische Filmemacher werden zunehmend von den TV-Serien, Fernsehfilmen und Billigproduktionen auf den kleinen Bildschirmen des Kontinents versucht.
3. Preisträger Fespaco: “Pegasus” vom marokkanischen Mohamed Mouftakir gewinnt den Golden Hengst von Yennenga (Etalon d’or de Yennenga)
Ouagadougou (AFP) – 2011.05.03 10.44
Der Film “Pegasus” des Marokkaners Mohamed Mouftakir gewann am Samstagabend den Goldenen Hengst von Yennenga, die höchste Auszeichnung des Festivals Pan African Film and Television von Ouagadougou (Fespaco), das große Rendezvous des afrikanischen Kinos .
4. Piraterie, eine “Wunde” zu heilen, um das afrikanische Kino zu retten
Ouagadougou (AFP) – 2011.06.03 06.03
Als “Wunde”, die das Überleben des afrikanischen Kinos bedroht, ist Piraterie zu einer Industrie an sich geworden und profitiert von einem gnadenlosen technologischen Wandel, gegen den die Kino-Akteure innovative Lösungen fordern.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FOTO

=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI: AFRIKANISCHES FICTION TV BAUT AUF FESTIVAL in LA ROCHELLE – La fiction télé africaine veut rompre son isolement

1er ARTICLE SUR DEUX: Burkina: ouverture du 22e Fespaco, grand rendez-vous du cinéma africain
OUAGADOUGOU (AFP) – 26.02.2011 22:49
Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le plus grand rendez-vous du cinéma africain, s’est ouvert samedi dans la capitale burkinabè en présence d’environ 25.000 personnes.


“Pégase”, du Marocain Mohamed Mouftakir, l’Etalon d’or de Yennenga 2011
“Pegasus”vom marokkanischen Mohamed Mouftakir gewinnt den Golden Hengst von Yennenga 2011

La cérémonie, organisée au Stade du 4-août et relevée par un spectacle chorégraphié par le Burkinabè Salia Sanou, a accueilli des artistes locaux et le groupe musical togolais Toofan.
Seule fausse note, le parrain du festival, l’historien congolais Elikia M’Bokolo, qui vit à Paris, n’était pas à la cérémonie, mais les organisateurs ont assuré qu’il devait arriver “incessamment”.
Dans la soirée devait être rendu un hommage aux réalisateurs et comédiens disparus depuis la dernière édition en 2009, notamment le comédien malo-burkinabè Sotigui Kouyaté, le Tunisien Tahar Chériaa, fondateur des “Journées cinématographiques de Carthage”, et le réalisateur sénégalais Mahama Johnson Traoré.
Dans son discours d’ouverture, le délégué général du Fespaco, Michel Ouédraogo, a dit que le festival était désormais “le plus grand et le plus dynamique espace culturel africain”.
Pour le ministre burkinabè de la Culture Filippe Ouédraogo, l’Afrique a atteint “le milliard d’habitants et a droit à (ses) propres images”.
Au total, 195 oeuvres ont été retenues, dont 111 en compétition dans les catégories longs et courts métrages, diaspora, TV-vidéo et documentaires, qui seront projetées dans douze salles.
Parmi les films hors compétition figure “Hors-la-loi” de l’Algérien Rachid Bouchareb, en quête d’une distinction dimanche aux Oscars.
“Un pas en avant, les dessous de la corruption” du Béninois Sylvestre Amoussou sera dimanche le film inaugural de cette 22e édition du Fespaco. Il compte parmi les 18 longs métrages venus de onze pays qui concourent pour l’Etalon d’or de Yennenga, plus haute récompense du festival.
En 2009, l’Ethiopien Haïlé Guerima avait remporté l’Etalon pour “Teza”.
Cette année le Fespaco est placé sous le thème “cinéma africain et marchés” et devrait largement évoquer le piratage, “sida culturel” selon M. Ouédraogo.
Le Marché international du cinéma et de la télévision africains (MICA), grand marché des films pour les télévisions, s’est également ouvert samedi avec près de 86 films.
© 2011 AFP

2. Les cinéastes africains de plus en plus tentés par les séries télé
OUAGADOUGOU (AFP) – 03.03.2011 10:09
Les cinéastes africains sont de plus en plus tentés par les séries télé, des fictions pas chères et qui font un tabac sur les petits écrans du continent
De “Jacob’s cross” à “Ma famille”, qu’elles soient sud-africaines, ivoiriennes ou béninoises, les séries explosent dans une Afrique qui compte désormais 300 chaînes privées et publiques, d’après le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).
Preuve de ce succès, pas moins de 13 séries sont en lice pour le prix “séries TV-vidéo” cette année au 22e Fespaco, qui bat son plein jusqu’à samedi.
Le réalisateur burkinabè Missa Hébié ne cache pas que la modestie des moyens nécessaires pour monter une série est un argument décisif alors qu’il faut se battre pour réunir les fonds en vue d’un film.
“Avec 15 à 20 millions francs CFA (entre 22.000 et 30.000 euros), je peux réaliser jusqu’à 25 épisodes. Si je dois faire un long métrage, j’ai besoin de 400 millions (600.000 euros). Ce n’est pas donné de réunir une telle somme aujourd’hui”, explique-t-il à l’AFP.
Prix RFI du public au Fespaco 2009 avec son long métrage “Le fauteuil”, Missa Hébié brigue cette année le grand prix, l’Etalon d’or de Yennenga, avec “En attendant le vote…”, adaptation d’un roman de l’Ivoirien Ahmadou Kourouma.
Mais il s’est fait un nom surtout grâce aux séries télé. En dix ans, il a réalisé plusieurs séries à succès, notamment “Commissariat de Tampy” en 2006-2008.
A travers le continent, le public se prend de passion pour ces petites histoires interprétées par des comédiens confirmés ou amateurs, collant au quotidien et évoquant les problèmes sociaux (mariage, succession, sorcellerie…), politiques ou économiques (corruption, chômage…).
Les séries “montrent aux gens ce qu’ils sont”, s’enchante le cinéaste béninois Sylvestre Amoussou, qui “n’hésiterait pas à tenter l’essai”. Son film “Un pas en avant – les dessous de la corruption” a été projeté ce week-end en ouverture au Fespaco.
“C’est comme si les gens mettaient à l’écran leur réalité”, renchérit le réalisateur burkinabè Gaston Kaboré, Etalon de Yennenga au Fespaco 1997 avec “Buud Yaam”, qui a aussi écrit des scénarii de séries.
“Il y a de plus en plus d’heures d’émissions des télévisions africaines qui sont à la recherche de programmes, et de ce fait les téléfilms sont des choses faciles à programmer”, souligne-t-il, rappelant que les chaînes africaines ont longtemps été dépendantes des télénovélas sud-américaines et le sont désormais des feuilletons indiens.
Et puis “les cinéastes sont contents parce que les séries TV leur permettent de ne pas mettre leurs scénarii dans les placards”, à l’heure où les salles de cinéma ferment en Afrique, glisse le réalisateur malien Cheick Oumar Cissoko, qui veut aussi s’essayer à ce format.
Mais Haroun Mahamat Saleh ne partage pas cet enthousiasme: “la plupart de ces films sont inqualifiables en termes de qualité artistique et technique”, assène le cinéaste tchadien.
Pour le lauréat du Prix du jury à Cannes en 2010, “on nous attend sur des oeuvres majeures, pas sur ces folklores africains!”
© 2011 AFP

=> AUDIO: Culture | 04.03.2011 | Deutsche Welle World, red. francophone
FESPACO : le marché du film africain
Depuis une semaine se tient à Ouagadougou la Biennale du cinéma africain. Les participants au Fespaco se penchent sur les stratégies à mettre en œuvre pour que les films africains puissent aller à la conquête du marché international. La tâche est difficile pour les producteurs.
Ecoutez ci-dessous la correspondance de Yaya Boudani !

3. Fespaco: “Pégase”, du Marocain Mohamed Mouftakir, Etalon d’or de Yennenga
OUAGADOUGOU (AFP) – 05.03.2011 22:44
Le film “Pégase”, du Marocain Mohamed Mouftakir, a remporté samedi soir l’Etalon d’or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le grand rendez-vous du cinéma africain.
Le réalisateur a reçu le trophée des mains du président burkinabè Blaise Compaoré lors de la cérémonie de clôture du 22e Fespaco, qui se tenait dans le plus grand stade de la capitale en présence d’environ 20.000 personnes, a constaté un journaliste de l’AFP.
“Le prix c’est une fierté, c’est une reconnaissance. C’est encourageant”, a déclaré à la presse le cinéaste en remerciant le jury, présidé par l’universitaire gambien Cham M’Baye.
Situé dans la campagne marocaine, “Pégase” est une histoire de viol et d’inceste, le drame de Rihanna, une jeune fille d’une vingtaine d’années manipulée par son père qui lui fait croire qu’elle est enceinte d’un démon.
Dix-huit films étaient en compétition dans la catégorie long métrage.
L’Etalon d’argent a été décerné à => “Un homme qui crie”, du Tchadien Haroun Mahamat Saleh, qui avait reçu le Prix du jury à Cannes en 2010 pour ce film.


un homme qui crie de Mahamat saleh haroun PAR…

La comédie sentimentale “Le mec idéal” de l’Ivoirien Owell Brown a décroché l’Etalon de bronze.
Le Prix du jury est revenu à “Notre étrangère” de la Burkinabè Sarah Bouyain.


NOTRE ETRANGERE de Sarah Bouyain – Extrait – 2011

Le prix d’interprétation masculine a été remis au Béninois Sylvestre Amoussou, également réalisateur d'”Un pas en avant, les dessous de la corruption”, et le prix d’interprétation féminine à Samia Meziane dans “Voyage à Alger” de l’Algérien Abdelkrim Bahloul.
Ce dernier a aussi raflé le prix du meilleur scénario pour “Voyage à Alger”.

“Les amours d’un zombie” d’Arnold Antonin (Haïti) a obtenu le prix de la diaspora africaine.

Alors que certains critiques et cinéastes ont été déçus par le niveau de ce Fespaco, M. Compaoré a salué “une victoire pour l’Afrique” et “une production de qualité qui peut intégrer les marchés”. “Il faut encourager les cinéastes, créer des partenariats et diversifier les productions”, a-t-il dit.
La cérémonie était chorégraphiée par la compagnie burkinabè Salia Ni Seydou, et la star de la chanson congolaise Fally Ipupa a “fait le show”.
© 2011 AFP

4. Le piratage, une “plaie” à guérir pour sauver le cinéma africain
OUAGADOUGOU (AFP) – 06.03.2011 18:03
“Plaie” qui menace la survie même du cinéma africain, le piratage est devenu un secteur d’activité à part entière qui profite d’une évolution technologique inexorable, face auquel les acteurs plaident pour des solutions innovantes.
Le sujet a été au coeur du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), rendez-vous du cinéma africain qui s’est clos samedi soir avec la remise du grand prix, l’Etalon d’or de Yennenga, à “Pégase” du Marocain Mohamed Mouftakir.
“Les gens n’ont plus besoin d’aller au cinéma pour suivre un film: le cinéma par les DVD piratés rejoint les cinéphiles dans les salons”, remarque un cinéaste marocain, Daoud Aoulad-Syad (“La mosquée”).
Pour le délégué général du Fespaco, Michel Ouédraogo, le piratage est une “plaie”, une “gangrène qu’il faut enrayer pour ne pas laminer la production cinématographique africaine”, qui représente 3% seulement des parts du marché mondial.
Un “sida culturel”, ose-t-il, qui s’ajoute à la disparition progressive des salles obscures sur le continent.
Nul n’y échappe: les cinéastes africains ont tous des histoires à raconter sur des DVD piratés de leurs propres films qu’on leur propose dans les rues des capitales.
Mais la lutte contre ce fléau est délicate: le piratage alimente le secteur informel et les pouvoirs publics hésitent à sévir, de peur d’attiser la colère.
“C’est devenu une économie, des emplois, et les gouvernements se disent qu’en sévissant, ils ouvriraient la boîte de Pandore”, note le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobio (“Le silence de la forêt”).
“On ne peut pas demander aux Etats de fermer tous les vidéo-clubs ou d’enfermer tous les vendeurs de DVD qui sont dans les rues”, renchérit le Tunisien Ferid Boughedir, réalisateur de “Halfaouine, l’enfant des terrasses” (1990).
Pas moins de 70.000 vidéo-clubs fonctionnent en Tunisie, pour l’essentiel avec des DVD piratés, indique l’ex-directeur des Journées cinématographiques de Carthage.
Avec l’internet et le numérique, “la duplication est beaucoup plus facile et je ne vois pas techniquement comment on peut y mettre fin”, souligne M. Boughedir, plaidant pour une approche plus souple.
“La piraterie apparemment est irréversible. C’est pour cela qu’il faut qu’on s’adapte”, estime ce pionnier du Fespaco.
Des solutions innovantes comme une taxe sur les DVD vierges servant au piratage sont à l’étude dans certains pays comme la Tunisie ou le Maroc.
“On peut instaurer une taxe de quelques centimes sur la vente de DVD vierges. Comme ça, le type qui achète le DVD ne sait pas qu’il contribue à une petite échelle au financement légal du cinéma local”, avance M. Boughedir.
On évoque aussi la possibilité de contraindre les télévisions à verser une quote-part de leurs recettes publicitaires à un fonds de développement du cinéma, qui financerait la production de films et téléfilms, comme en France.
“Le distributeur qui fait entrer James Bond dans le pays devrait être obligé de verser quelques centimes pour le cinéma local”, juge aussi M. Kobio.
“On ne peut plus dire à l’Etat de donner des subventions mais d’être un organisme régulateur, de faire des lois qui régulent les marchés, créent des vases communicants pour que chaque fois qu’il y a un nouveau mode de diffusion, ceui-ci contribue au financement du cinéma africain”, résume M. Boughedir.
© 2011 AFP

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Cérémonie d'ouverture du Fespaco à Ouagadougou, le 26 février 2011
Foto (c) AFP: Eröffnungsfeier der FESPACO in Ouagadougou, 26. Februar 2011
Cérémonie d’ouverture du Fespaco à Ouagadougou, le 26 février 2011

1. Burkina: Eröffnung des 22. Fespaco, großes Treffen des afrikanischen Kinos
Ouagadougou (AFP) – 2011.02.26 22.49
Die Panafrikanischen Film- und Fernsehfestspiele in Ouagadougou (Fespaco), das größte Treffen des afrikanischen Kinos, eröffnete Samstag in der Hauptstadt von Burkina Faso in Anwesenheit von etwa 25.000 Menschen.
Die Zeremonie fand im Stade du 4-August statt, mit einer Show von der burkinischen Salia Sanou choreographiert, und begrüßte lokale Künstler und die Musik-Gruppe Togo Toofan.
Die einzige falsche Note war, dass der Pate des Festivals, der Historiker Elikia M’Bokolo (Kongo), der in Paris lebt, nicht an der Zeremonie teilnahm, aber die Organisatoren haben dafür gesorgt, es würde kommen “in Kürze”.
Am Abend machte man eine Hommage an Filmemacher und Schauspieler, die seit der letzten Ausgabe im Jahr 2009 gestorben sind, darunter der malisch-burkinabische Schauspieler Sotigui Kouyaté, der tunesische Tahar Cheriaa, Gründer des “Karthago Film Festival” und der senegalesische Regisseur Mahama Johnson Traoré.
In seiner Eröffnungsrede sagte der Delegierte der Fespaco, Michel Ouedraogo, das Fest sei jetzt “das größte und dynamischste im afrikanischen kulturellen Raum”.
Für den burkinischen Kultusminister Filippe Ouédraogo hat Afrika “eine Milliarde Menschen und das Recht auf (seine) eigenen Bilder” erreicht.
Insgesamt wurden 195 Werke ausgewählt, davon 111 im Wettbewerb in den langen und kurzen Film-Kategorien, Diaspora, TV-Video-und Dokumentarfilm, die bis in zwölf Räumen gezeigt werden.
Zu den Filmen außer Konkurrenz gehört “Outside the Law” vom algerischen Rachid Bouchareb, auf der Suche nach einem Preis bei den Oscars Sonntag.
“Ein Schritt nach vorn, versteckte Hintergründe der Korruption” vom beninischen Sylvestre Amoussou ist der Erööfnungsfilm am Sonntag. Er ist unter den 18 Spielfilmen aus elf Ländern, die konkurrieren um den Goldenen Etalon von Yennenga, die höchste Auszeichnung des Festivals.
Im Jahr 2009 gewann der Äthiopier Haile Guerima den Etalon für “Teza.”
In diesem Jahr steht Fespaco unter dem Motto “African Cinema and Markets” und wird allgemein erwartet, um die Piraterie zu besprechen, das “kulturelle AIDS”, wie Ouedraogo sagte.
Der Markt für Film und Fernsehen in Afrika (MICA), ein großer Film Markt für Fernsehen, hat auch am Samstag mit knapp 86 Filme eröffnet.
© 2011 AFP

2. Afrikanische Filmemacher zunehmend durch TV-Serien versucht
Ouagadougou (AFP) – 2011.03.03 10.09
Afrikanische Filmemacher werden zunehmend von den TV-Serien, Fernsehfilmen und Billigproduktionen auf den kleinen Bildschirmen des Kontinents versucht.
Von “Jacob’s Cross” bis “Meine Familie”, ob in Südafrika, Benin oder der Elfenbeinküste, explodierte die TV-Serie in einem Afrika, das jetzt 300 private und öffentlich-rechtliche Sender hat, laut dem panafrikanischen Film und Fernsehfestival Ouagadougou (Fespaco).
Beweis für diesen Erfolg, nicht weniger als 13 Serien wetteifern für den Preis “TV-Serien Video” in diesem Jahr auf der 22. Fespaco, auf Hochtouren bis Samstag.
Für Burkina Fasos Regisseur Missa HEBIE ist es kein Geheimnis, dass die bescheidenen Ressourcen erforderlich, um eine Serie zu drehen, ein entscheidendes Argument sind, wenn er kämpfen muss, um Geld für einen Film zu sammeln.
“Mit 15 zu 20.000.000 Francs CFA (zwischen 22.000 und 30.000 Euro), kann ich bis zu 25 Folgen machen. Wenn ich einen Spielfilm zu machen haben, ich brauche 400 Millionen (600.000 Euro). Dies ist nicht gegeben, so viel Geld zu beschaffen heute “, sagt er gegenüber AFP.
Publikumspreisgewinner Fespaco 2009 mit seinem Spielfilm “Der Stuhl”, holt Missa HEBIE den diesjährigen Hauptpreis, den Goldenen Etalon von Yennenga mit “Warten auf die Abstimmung …”, Adaption eines Romans des ivorischen Ahmadou Kourouma.
Aber er machte sich einen Namen vor allem durch die TV-Serie. In zehn Jahren produzierte er mehrere erfolgreiche Serien wie “Kommissar Tampy” in den Jahren 2006-2008.
Auf dem ganzen Kontinent hat die Öffentlichkeit eine Leidenschaft für diese Geschichten von Schauspielern oder Amateuren gespielt, die den Alltag evozieren und soziale Fragen (Heirat, Erbschaft, Hexerei …), oder politische oder wirtschaftliche (Korruption, Arbeitslosigkeit. ..) deuten.
Die Serien ” zeigen den Menschen, was sie sind”, begeistert sich Regisseur Sylvestre Amoussou aus Benin, der “nicht zögern würde, den Test zu versuchen.” Sein Film “Ein Schritt nach vorn – die Unterseite der Korruption” wurde an diesem Wochenende als Eröffnungsfilm des Festivals gezeigt.
“Es ist, als ob Menschen ihre Wirklichkeit selbst auf den Bildschirm bannen”, meint der burkinische Regisseur Gaston Kaboré, Preisträger bei Fespaco 1997 mit “Buud Yaam”, der auch Drehbücher für die Serien schreibt.
“Es gibt mehr und mehr Stunden TV-Programm in Afrika, die dafür Programme suchen, und daher sind Fernsehfilme einfach zu programmierende Dinge”, sagt er, daran erinnernd, dass die afrikanischen Kanäle längst abhängig von südamerikanischen Telenovelas und Seifenopern waren und es jetzt von indischen sind.
Und dann “die Filmemacher sind glücklich, weil die TV-Shows ihnen ermöglichen, ihre Szenarien nicht in den Schrank zu packen,” zu einer Zeit, als das Kino verschwindet in Afrika, so der malische Regisseur Cheick Oumar Cissoko, der will auch versuchen dieses Format.
Aber Mahamat Saleh Haroun teilt diese Begeisterung nicht: “Die meisten dieser Filme sind unsäglich im Hinblick auf die künstlerische und technische Qualität”, behauptet der tschadische Filmemacher.
Für den Gewinner der Jury in Cannes 2010, “erwartet man von uns bedeutende Werke, nicht die von afrikanischer Folklore!”
© 2011 AFP

3. Preisträger Fespaco: “Pegasus”vom marokkanischen Mohamed Mouftakir gewinnt den Golden Hengst von Yennenga (Etalon d’or de Yennenga)
Ouagadougou (AFP) – 2011.05.03 10.44
Der Film “Pegasus” des Marokkaners Mohamed Mouftakir gewann am Samstagabend den Goldenen Hengst von Yennenga, die höchste Auszeichnung des Festivals Pan African Film and Television von Ouagadougou (Fespaco), das große Rendezvous des afrikanischen Kinos .
Der Regisseur erhielt die Trophäe aus den Händen von Burkina Faso’s Präsident Blaise Compaoré bei der Abschlussfeier der 22. Fespaco, im größten Stadion in der Hauptstadt in Anwesenheit von rund 20.000 Menschen, sagte ein Journalist der AFP .
“Der Preis ist ein Stolz, eine Anerkennung. Es ist ermutigend”, sagte der Regisseur vor der Presse und dankte der Jury, die von dem gambischen Akademiker M’Baye Cham geleitet wurde.
Der Film spielt in der marokkanischen Provinz: “Pegasus” ist eine Geschichte von Vergewaltigung und Inzest, das Drama von Rihanna, ein junges Mädchen von zwanzig Jahren von seinem Vater manipuliert, der sie glauben macht, dass sie schwanger ist von einem Dämon.
Achtzehn Filme konkurrierten in der Kategorie Spielfilm.
Der silberne Hengst ging an => “Ein Mann, der weint” von Mahamat Saleh Haroun aus dem Tschad, der den Preis der Jury erhalten hatte in Cannes im Jahr 2010 für diesen Film.
Die romantische Komödie “Der ideale Kerl” des ivorischen Owell Brown gewann den Bronze-Hengst.
Der Preis der Jury ging an “Unsere Ausländerin” der burkinischen Sarah Bouyain.
Als die besten Schauspieler(innen) wurden ausgezeichnet aus Benin Sylvestre Amoussou, auch Regisseur von “Ein Schritt vorwärts, die Hintergründe der Korruption” und als die beste Darstellerin Samia Meziane in “Reise nach Algier” vom algerischen Abdelkrim Bahloul.
Letzterer gewann auch den Preis für das beste Drehbuch für “Reise nach Algier.”
“Die Liebe eines Zombie” von Arnold Antonin (Haiti) hat den Preis für die afrikanische Diaspora.
Während einige Kritiker und Filmemacher vom Niveau dieses Fespaco enttäuscht gewesen sind, hat Herr Compaore “ein Sieg für Afrika” und “eine qualitativ hochwertige Produktion, die die Märkte integrieren können”, gefeiert. “Wir müssen Filmemacher fördern, Partnerschaften aufzubauen und ihre Produktion zu diversifizieren”, sagte er.
Die Zeremonie wurde von der Kompanie Salia Ni Seydou aus Burkina Faso choreographiert, und der Stern des kongolesischen Songs Fally Ipupa hat “die Show gemacht”.
© 2011 AFP

4. Piraterie, eine “Wunde” zu heilen, um das afrikanische Kino zu retten
Ouagadougou (AFP) – 2011.06.03 06.03
Als “Wunde”, die das Überleben des afrikanischen Kinos bedroht, ist Piraterie zu einer Industrie an sich geworden und profitiert von einem gnadenlosen technologischen Wandel, gegen den die Kino-Akteure innovative Lösungen fordern.
Das Thema wurde von zentraler Bedeutung für die Pan-African Festival of Cinema and Television von Ouagadougou (Fespaco).
“Die Leute müssen nicht mehr ins Kino gehen, um einem Film zu folgen: der Film kommt durch Raubkopien der DVD-Film-Fans in die Salons”, sagt ein Filmemacher aus Marokko, Daoud Aoulad-Syad (“Die Moschee”).
Laut dem Generaldelegat für Fespaco, Michel Ouedraogo, Piraterie ist eine “Wunde”, ein “Brand in der nicht rollenden afrikanischen Film Produktion, die nur 3% vom weltweiten Marktanteil darstellt, der gestoppt werden muss”.
Ein “kulturelles AIDS”, sagt er das allmähliche Verschwinden des Kinos auf dem Kontinent.
Niemand entkommt: Alle afrikanischen Filmemacher haben Geschichten über raubkopierte DVDs ihrer Filme, die sich durch die Straßen der Hauptstädte bewegen, erzählt.
Aber der Kampf gegen diese Geißel ist delikat: Piraterie ist Brennstoff im informellen Sektor und die Regierungen reagieren nur ungern, aus Angst zu schüren Ärger.
“Es hat sich damit eine Wirtschaft, Arbeitsplätze entwickelt, und die Regierungen sagen, sie sind zu weit verbreitet, als dass sie eine Büchse der Pandora öffnen wollen würden”, sagte der Kameruner Filmemacher Bassek Kobio Ba (“Die Stille des Waldes”).
“Wir können nicht fragen Staaten, alle Videos Clubs zu schließen oder zu verhaften alle Verkäufer von DVDs, die in den Straßen sind”, fügte der tunesischen Ferid Boughedirs, Regisseur von “Halfaouine Kind Terrassen” (1990 ), hinzu. Nicht weniger als 70.000 Videos Vereine betreiben in Tunesien, vor allem mit raubkopierte DVDs, sagte dieser ehemalige Direktor von Karthago Film Festival.
Mit dem Internet und digitale Technologien “ist die Vervielfältigung viel einfacher und ich weiß nicht, wie dem technisch ein Ende zu setzen wäre”, sagt Boughedir und befürwortet einen weicheren Ansatz.
“Piraterie ist offenbar irreversibel. Deshalb müssen wir uns anpassen”, sagte der Pionier der Fespaco.
Innovative Lösungen wie eine Steuer auf DVD-Rohlinge für Piraterie sind in einigen Ländern wie Tunesien und Marokko betrachtet.
“Wir können ein paar Cent Steuer auf den Verkauf von DVDs nehmen. So der Typ, der die DVD kauft, nicht wissen, dass es zu einem kleinen Beitrag bei der gesetzlichen Förderung des lokalen Kinos sorgt”, meint Herr Boughedir.
Es wirft auch die Möglichkeit auf, das TV zu zwingen, einen Anteil der Werbeeinnahmen für die Entwicklung des Kinos zu bezahlen, der die Produktion von Filmen und Fernsehen finanzieren würde, wie in Frankreich.
“Ein Händler, der James Bond ins Land gebracht hat, sollte gezwungen werden, ein paar Cent auf den lokalen Kino zu bezahlen”, so auch Herr Kobio.
“Wir können nicht mehr sagen, dass der Staat Subventionen geben soll, sondern ein Regulator sein muss, mit Gesetzen, die die Märkte regeln, mit Schaffung kommunizierender Gefäße, so dass jedes Mal gibt es einen neuen Modus der Verteilung, und es trägt zur Finanzierung des afrikanischen Kinos bei”, sagt Herr Boughedir.
© 2011 AFP

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