BURKINA FASO. KINDERARBEIT in GOLDMINEN – Travail d’enfants dans les mines d’or

Minderjährige Kinder , die Opfer des Goldrausches in Burkina Faso
bannergold 240-170Nobsin (Burkina Faso) (AFP) – 21/03/2014 06.16 – By Joris Fioriti
Einige sind noch keine 13 Jahre alt, aber sie tauchen mutig in die Eingeweide des Glücks: in Burkina Faso verschont das Gold-Fieber nicht die Kinder , die ihr Leben riskieren für eine Zukunft in diesem Sahelland in schlechtem Zustand . Zwischen einer halben Million und 700.000 Jugendliche oder noch jüngere arbeiten dort im Bergbausektor , sagt Unicef.
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Les enfants mineurs, victimes de la ruée vers l’or au Burkina Faso
Nobsin (Burkina Faso) (AFP) – 21.03.2014 18:16 – Par Joris FIORITI
Certains n’ont pas 13 ans, mais ils s’enfoncent crânement dans les boyaux de fortune: au Burkina Faso, la fièvre de l’or n’épargne pas les enfants, qui risquent leur vie pour s’assurer un avenir, dans cet Etat sahélien pauvre. Entre un demi-million et 700.000 adolescents ou pré-adolescents burkinabè travaillent dans le secteur minier, estime l’Unicef. Le phénomène est massif dans l’un des pays plus pauvres au monde, où 60% des 17 millions d’habitants ont moins de 25 ans. L’or est le principal produit d’exportation, assurant 20% de son PIB.

Des mineurs dans une mine clandestine d'or le 20 février 2014 à Nobsin
Minderjährige in einer illegalen Goldmine in Nobsin
Des mineurs dans une mine clandestine d’or le 20 février 2014 à Nobsin
afp.com – Ahmed Ouoba

A Nobsin, un site clandestin situé à une heure de route de Ouagadougou, des centaines de garçons, mineurs ou jeunes adultes, s’affairent autour d’une multitude de petits trous rectangulaires, rassemblés sur quelques centaines de mètres carrés.
Certains descendent à 20 ou 30 mètres de profondeur casser la roche. Leurs voix étouffées et le bruit des coups sourds remontent difficilement à la surface. Leurs équipiers se relaient pour hisser les cailloux récoltés dans des bidons éventrés. D’autres cassent les pierres remontées en espérant y trouver de l’or, tamisent…
Tous ont la peau maculée de boue ou de poussière jaune, selon qu’ils travaillent sous terre ou à l’air libre. La respiration est pénible dans ce paysage aride et venteux.
Assis au bord d’un boyau, Joël Sawadogo, 13 ans, s’apprête à descendre, une ridicule lampe en plastique à l’effigie de Dubaï coincée par un élastique autour du crâne. Les pieds nus, ce petit bonhomme, uniquement vêtu d’un short bleu, dit aspirer à “un travail moins pénible”.
“En bas, c’est très humide”, raconte-t-il en grattant son bras sale. “Mais je pense surtout à ce que je pourrais gagner”, poursuit Joël, mineur depuis deux ans déjà. Bien loin de ses rêves, son salaire est misérable : “parfois 5.000” (francs CFA, 7,5 euros) la journée, “parfois 10.000” (15 euros). Souvent rien.
Hamidou, très gringalet mais qui dit avoir 15 ans, s’enlève une écharde du pied, hagard. “Je n’ai pas peur”, lance ce fils d’agriculteur d’un village voisin, venu lui aussi chercher fortune. Car “chez (lui), on cultive, mais on ne gagne pas”, déclare-t-il, épuisé.
D’où la nécessité d’invoquer les “génies” qui “distribuent l’or”, affirme son collègue Issiaka, 19 ans, orpailleur depuis 3 ans. “Si tu ne vas pas voir les sorciers, tu n’en trouveras pas”, observe-t-il.
Tous rêvent d’un “trou”, du trou qui regorgerait de métal, qui ferait d’eux des hommes riches. Qu’importent les risques pris. Car les mines clandestines tuent. Début décembre, un éboulement a fait 28 victimes, dont 14 morts, dans l’ouest du Burkina Faso.
– Peur –
“Ici, le sol est solide. Mais parfois la terre est très fragile. On le sent quand on pique. Le trou se fissure. Ca fait peur”, témoigne Frédéric Tindiébeogo, 23 ans, dont le t-shirt noir est marqué de l’inscription +It’s only funny when someone gets hurt+ (c’est seulement marrant quand quelqu’un se blesse), qu’il ne comprend pas, mais qui résonne étrangement prémonitoire.
Les enfants, que l’on envoie au fond des boyaux du fait de leur petit gabarit, sont alors les premières victimes. Un quart d’entre eux connaissent des accidents, déplore David Kerespars, responsable de la fondation Terre des Hommes au Burkina Faso, active sur une douzaine de zones d’orpaillage, dont Nobsin.
La veille de la venue de l’AFP sur ce site, cinq mineurs ont été blessés, sans précision d’âge, tandis qu’un homme y est mort cette année, narre Ouinin Ouédraogo, 50 ans, l’un des doyens, pour qui le “désespoir” pousse les enfants dans les mines.
Les conséquences sont catastrophiques. Déscolarisés, ces jeunes orpailleurs, dont une très grande majorité travaille “plus de 10 heures par jour”, souvent “en plein soleil” et “entourés de fûts de cyanure” ou de mercure, mettent leur santé en péril, déplore Marc Rubin, le représentant de l’Unicef au Burkina Faso.
Pire, les enfants forçats sont exposés à l’exploitation sexuelle, la consommation d’alcool ou de drogues, regrettent l’ensemble des acteurs.
“Nous avons besoin d’un élan national” pour contrecarrer le phénomène, constate M. Rubin. En 2013, Terre des hommes a réussi à retirer 2.000 enfants des mines burkinabè, notamment en les scolarisant ou en les formant à un métier, selon son responsable.
Au total, 21.000 enfants ont été sortis des mines entre 2010 et 2013, d’après l’Unicef. Mais le travail encore à accomplir reste “énorme”, reconnaît son responsable.
Interrogé par l’AFP, le ministre des Mines Salif Kaboré évoque la création prochaine d’une “unité chargée de la sécurité des sites miniers”, chargée notamment d’empêcher le travail des enfants dans les 600 exploitations clandestines répertoriées.
Près d’une tonne d’or a été extraite de façon artisanale des sous-sols burkinabè en 2013, selon le ministre, officieusement le double, contre 32 tonnes produites industriellement.
L’orpaillage existe dans “tous les pays producteurs d’or”, constate-t-il. “Ce serait donc utopique de dire qu’on va l’interdire. Mais il faut essayer de l’encadrer.” Pour accorder un autre futur aux enfants burkinabè.
© 2014 AFP

Un jeune mineur sort d'un puits dans une mine d'or clandestine à Nobsin le 20 février 2014Un jeune mineur sorts d'un puits d'or clandestin le 20 février 2014 à Nobsin
Ein junger Bergmann steigt aus einem Brunnen in einer illegalen Goldmine in Nobsin
Un jeune mineur sort d’un puits dans une mine d’or clandestine à Nobsin le 20 février 2014
afp.com – Ahmed Ouoba

Minderjährige Kinder , die Opfer des Goldrausches in Burkina Faso
Nobsin (Burkina Faso) (AFP) – 21/03/2014 06.16 – By Joris Fioriti
Einige sind noch keine 13 Jahre alt, aber sie tauchen mutig in die Eingeweide des Glücks: in Burkina Faso verschont das Gold-Fieber nicht die Kinder , die ihr Leben riskieren für eine Zukunft in diesem Sahelland in schlechtem Zustand . Zwischen einer halben Million und 700.000 Jugendliche oder noch jüngere arbeiten dort im Bergbausektor , sagt Unicef ??. Das Phänomen ist weit verbreitet in einem der ärmsten Länder der Welt, wo 60% der 17 Millionen Einwohner ist unter 25 Jahre alt sind. Gold ist das wichtigste Exportprodukt und stellt über 20 % des BIP .
In Nobsin liegt so eine eine geheime Anlage, von Ouagadougou nur eine Stunde Fahrt entfernt. Hunderte von Jungen, Jugendlichen und jungen Erwachsenen arbeiten rund um eine Vielzahl von kleinen, rechteckigen Löchern auf ein paar hundert Quadratmetern.
Einige gehen bis auf 20 oder 30 Meter Tiefe, um den Felsen brechen. Die gedämpfte Stimmen und der Klang der Hämmer echoen zurück an die Oberfläche. Ihre Teamkollegen ziehen abwechselnd Behälter mit gesammelten Steinen hoch. Andere zerschlagen und sieben diese Steine, in der Hoffnung, Gold zu finden …
Alle haben ihre Haut gelb gefärbt von Schlamm oder Staub, ob sie unter Tage oder an der frischen Luft arbeiten. Die Atmung ist in dieser trockenen und windigen Landschaft schwierig.
Auf dem Rand eines Schlauchs sitzend, bereitet sich, Joel Sawadogo , 13, auf den Abstieg vor, eine lächerliche Lampe aus Kunststoff durch ein elastisches Band um den Kopf gehalten. Nackte Füße, nur mit blauen Shorts bekleidet, strebt dieser kleine Kerl nach “leichterer Arbeit.”
“Unten ist es sehr nass “, sagt er und kratzt sich am schmutzigen Arm. “Aber ich denke vor allem, dass ich Geld gewinnen könnte “, sagt Joel , der für bereits seit zwei Jahren hier ist. Weit entfernt von seinen Träumen ist sein Gehalt elend : ” 5000 F CFA ( 7,5 ? ) am Tag “, manchmal rund 10.000 ” (15 Euro). Oft nichts.
Hamidou , ein sehr mickriger Junge, der aber 15 Jahre alt sein will, entfernt einen Dorn aus seinem hageren Fuß. ” Ich habe keine Angst “, sagt der Sohn eines Bauern aus einem Dorf in der Nähe , der auch kam, um sein Glück zu suchen . Denn “bei uns zu Hause pflanzen wir an, aber wir verdienen nichts”, erklärt er erschöpft.
Daraus ergibt sich die Notwendigkeit, die “Geister” zu rufen, die “Gold verteilen”, sagte sein Kollege Tatenda , 19 und Goldsucher seit 3 Jahren. “Wenn du nicht zu den Hexern gehst , wirst Du nichts finden”, stellt er fest.
Jeder träumt von einem “Loch” , dem Loch voll von dem Metall, das sie zu reichen Männern machen würde. Vergessen, die Risiken. Denn die illegalen Minen töten. Anfang Dezember tötete ein Erdrutsch 14 von 28 Verschütteten in West Burkina Faso.
– Angst –
“Hier ist der Boden fest. Aber manchmal ist die Erde sehr bröckelig. Man fühlt es, wenn man hämmert. Das Loch bekommt Risse . Man kriegt Angst”, erzählt Frederick Tindiébeogo, 23, dessen schwarzes T-Shirt mit dem Slogan ?It’s only funny when someone gets hurt ( das ist nur lustig, wenn jemand verletzt wird)? verziert ist. Er kann es verstehen, aber es klingt seltsam vorausschauend.
Kinder , die aufgrund ihrer geringen Größe in die untersten Tiefen geschickt werden, werden dann die ersten Opfer . Ein Viertel von ihnen kennen Unfälle, sagt David Kerespars, der für die Stiftung Terre des hommes in Burkina Faso verantwortlich ist und aktiv in mehr als einem Dutzend der Goldbergbaugebiete, darunter Nobsin .
Vor der Ankunft der AFP wurden hier fünf Bergleute unbekannten Alters verletzt, ein Mann starb in diesem Jahr , sagt Ouinin Ouedraogo , 50, einer der Dekane, für den “Verzweiflung” Kinder in die Bergwerke treibt.
Die Folgen sind katastrophal. Die jungen Bergleute gehen nicht mehr zur Schule, eine sehr große Mehrheit arbeitet “mehr als 10 Stunden am Tag” oft “unter heißer Sonne” und von Quecksilber oder “Fässern mit Zyanid umgeben ” , womit sie ihre Gesundheit in Gefahr bringen, bedauert Marc Rubin, der UNICEF-Vertreter in Burkina Faso.
Schlimmer noch: die zwangsarbeitenden Kinder sind sexuellerAusbeutung , Alkohol oder Drogen ausgesetzt, bedauern alle humanitären Akteure .
“Wir brauchen einen nationale Impuls” , um dem Phänomen zu begegnen, sagt Rubin . Im Jahr 2013 war es Terre des Hommes gelungen, 2.000 Kinder aus Burkina Fasos Bergbau zurückzuziehen, vor allem durch Einschreibung in Schulen oder durch die Ausbildung zu einem Beruf, sagt der NGO-Manager.
Insgesamt 21.000 Kinder wurden aus den Minen entfernt zwischen 2010 und 2013, laut UNICEF . Aber die Arbeit bleibt immer noch “riesig”, die getan werden kann, man ist sich seiner Verantwortung bewusst.
Von AFP befragt, erinnert der Minister für Bergbau Salif Kaboré an die bevorstehende Schaffung einer “Einheit für die Sicherheit der Bergwerke”, deren Aufgabe die Verhinderung von Kinderarbeit in 600 aufgeführten illegalen Betrieben sein wird.
Fast eine Tonne Gold wurde in solchen traditionellen, informellen burkinischen Minen im Jahr 2013 gewonnen , so der Minister , gegenüber 32 industriell produzierte Tonnen.
Handwerkliches Goldwaschen gibt es in “allen Gold produzierenden Ländern”, stellt er fest. “Es wäre unrealistisch zu sagen, dass wir es verbieten werden. Aber wir müssen versuchen, einen Rahmen zu setzen. ” Um den burkinischen Kindern eine Zukunft zu geben.
© 2014 AFP

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