BURKINA FASO: MASSENDEMONSTRATIONEN GEGEN COMPAOREs VERFASSUNGSSCHNEIDEREI – Burkina: manifestations contre une modification de la Constitution

Burkina : Protestdemonstrationen gegen eine Änderung der Verfassung
Ouagadougou (AFP) – 2014.01.18 20.25
Zehntausend Menschen, so die Polizei, zehn Mal mehr den Organisatoren zufolge, demonstrierten Samstag in Ouagadougou, um gegen eine Verfassungsänderung zu protestieren, die Präsident Blaise Compaoré im Jahr 2015 eine erneute Kandidatur erlauben würde.
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Burkina: manifestations contre une modification de la Constitution
Ouagadougou (AFP) – 18.01.2014 20:25
Dix mille personnes, selon la police, dix fois plus selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Ouagadougou pour protester contre une modification de la Constitution qui permettrait au président Blaise Compaoré de se représenter en 2015 pour un troisième quinquennat.

Des opposants burkinabés lors d'une manifestation à Ouagadougou le 18 janvier 2014
Burkina Faso: Oppositionelle demonstrieren in Ouagadougou gegen Verfassungsänderung
Des opposants burkinabés lors d’une manifestation à Ouagadougou le 18 janvier 2014
afp.com – Ahmed Ouoba

L’opposition, qui a organisé ces marches, dénombre des dizaines de milliers d’autres manifestants dans les autres grandes villes du pays, dont 30.000 à Bobo Dioulasso (Sud) et 15.000 à Koudougou (Nord) en cette journée de protestation nationale.
Dans la capitale, le cortège a avancé sous une pluie fine mais dans le calme, encadré par un cordon policier, autour de la principale place de Ouagadougou, la place de la Nation.
“L’alternance ou la mort. Nous vaincrons !”, “On est fatigués du pouvoir de Compaoré !”, ou encore “Carton rouge au Sénat et à la modification de l’article 37” de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, scandaient les manifestants.
L’opposition burkinabé a accusé, à la mi-décembre 2013, M. Compaoré de préparer un “coup d’Etat constitutionnel” après son annonce, quelques jours auparavant, d’un référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution.
Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987 par un coup d’État, a effectué deux septennats (1991 et 1998), avant qu’un amendement modifiant la durée du mandat présidentiel ne lui permette d’être élu pour deux quinquennats (2005 et 2010).
A la tête du Burkina Faso depuis 26 ans, le président se montre très flou quant à sa volonté de se présenter une nouvelle fois à la charge suprême.
“Compaoré doit partir. J’ai 26 ans et je n’ai connu qu’un seul président. Ce n’est pas normal”, s’est indignée Reine Kaboré, une étudiante.
Ailleurs, des pancartes proclamaient que 2015 était “le terminus pour Blaise Compaoré”.
“Trop c’est trop ! On n’est pas contre Blaise Compaoré mais contre la patrimonialisation du pouvoir”, s’est écrié Ousmane Sawadogo, un commerçant âgé d’une trentaine d’années vêtu d’un t-shirt portant l’inscription”Non au Sénat”.
L’opposition, la société civile et les syndicats sont complètement hostiles à l’installation de cette chambre haute, dont la mise en place a été confirmée en décembre par Blaise Compaoré, soupçonnant le président, par son entremise, de modifier plus facilement l’article 37.
Le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, a affirmé: “la victoire est proche” grâce à la mobilisation “historique” de samedi.
“Nous ne voulons pas d’un pouvoir à vie. Sur cette question, notre position ne changera jamais, c’est non, non et non !”, a-t-il harangué.
“Il faut que Blaise Compaoré sache que le Burkina n’est pas un royaume ou on meurt au pouvoir. C’est une république où les hommes passent et les institutions demeurent”, a poursuivi M. Diabré.
L’ex-chef du parti présidentiel et ancien président de l’Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, et l’ancien maire de Ouagadougou (1995-2012), Simon Compaoré, membres fondateurs du CDP (le Congrès pour la démocratie et le progrès, le parti de M. Compaoré), dont ils ont démissionné début janvier, faisaient partie des manifestants.
© 2014 AFP

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Burkina : Protestdemonstrationen gegen eine Änderung der Verfassung
Ouagadougou (AFP) – 2014.01.18 20.25
Zehntausend Menschen, so die Polizei, zehn Mal mehr den Organisatoren zufolge, demonstrierten Samstag in Ouagadougou, um gegen eine Verfassungsänderung zu protestieren, die Präsident Blaise Compaoré im Jahr 2015 eine erneute Kandidatur erlauben würde.
Die Opposition, die diese Märsche organisiert hat, zählt Zehntausende von anderen Demonstranten in den anderen großen Städten des Landes, darunter 30.000 in Bobo Dioulasso (Süden) und 15.000 in Koudougou (Norden) an diesem Tag des nationalen Protests.
In der Hauptstadt rückte der Marsch in leichtem Regen vor, aber ruhig, von einer Polizeikette umgeben, um den Hauptplatz in Ouagadougou, Place de la Nation.
“Wechsel oder Tod. Wir werden siegen!”, “Wir sind der Macht Compaorés müde” oder “Rote Karte für den Senat und die Änderung von Artikel 37” der Verfassung, der die Zahl der Amtszeiten eines Präsidenten auf zwei begrenzt, skandierten die Demonstranten .
Die Opposition in Burkina Faso hat Mitte Dezember 2013 Herrn Compaoré vorgeworfen, einen “konstitutionellen Staatsstreich” vorzubereiten. Das geschah ein paar Tage davor nach seiner Ankündigung , mit einem Referendum den Artikel 37 der Verfassung zu ändern.
Blaise Compaoré kam 1987 an die Macht in einem Putsch und machte zwei siebenjährige Mandate ( 1991 und 1998) , bevor eine Änderung zur Dauer der Amtszeit des Präsidenten ihm erlaubte, für zwei weitere Fünf-Jahres-Mandate (2005 und 2010) gewählt zu werden.
Seit 26 Jahren an der Spitze von Burkina Faso, ist der Präsident sehr vage über seine Absicht, das höchste Amt erneut anzustreben.
“Compaore muss gehen. Ich bin 26 und ich kenne nur einen Präsidenten . Das ist nicht normal”, empört sich Reine Kaboré , eine Studentin.
An anderer Stelle verkündeten Transparente, 2015 sei “die Endstation für Blaise Compaoré.”
“Genug ist genug! Wir sind nicht gegen Blaise Compaoré , sondern gegen die Vererbung der Macht”, rief Ousmane Sawadogo , ein Händler in den Dreißigern. Sein T-Shirt trägt die Inschrift “Nein zum Senat.”
Die Opposition , die Zivilgesellschaft und die Gewerkschaften sind komplett feindselig der Einrichtung des Senats gegenüber, der im Dezember von Blaise Compaoré eingesetzt wurde – sie haben den Verdacht, dass der Präsident damit den Artikel 37 leichter ändern kann.
Der Führer der Opposition, Zéphirin Diabré , sagte: “Der Sieg ist nahe” dank der “historischen” Mobilisierung am Samstag .
” Wir wollen keine lebenslange Macht. In dieser Frage werden wir unsere Position nie ändern, es ist nein, nein , nein!” sagte er feierlich.
“Blaise Compaoré muss wissen, dass Burkina kein Königreich ist, wo man an der Macht stirbt. Dies ist eine Republik , wo die Personen gehen und die Institutionen bleiben”, fuhr Herr Diabré fort.
Der ehemalige Chef der Partei des Präsidenten und ehemaliger Präsident der Nationalversammlung, Roch Marc Christian Kaboré, und der ehemalige Bürgermeister von Ouagadougou (1995-2012) , Simon Compaoré , Gründungsmitglieder des CDP ( Kongress für Demokratie und Fortschritt, die Partei von Herrn Compaoré), aus der sie Anfang Januar austraten, waren unter den Demonstranten .
© 2014 AFP

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