BURKINA FASO: MEUTEREIEN, PROTESTE, NEUER PREMIER – NÄCHSTE AFRIKANISCHE REVOLUTION? – Burkina: des réformes urgentes impératives pour éviter la révolution

1. Burkina Faso: die Meuterei der Soldaten erstreckt sich über eine vierte Stadt
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.18 09.19
Die Bewegung der soldatischen Rebellen, die Burkina Faso für vier Tage berührte, hat sich ausgebreitet auf die Stadt von Kaya (Mitte) in der Nacht von Sonntag auf Montag, nach denen von Ouagadougou, und Tenkodogo und Po, von Zeugen gemeldet und interviewt von AFP.
2. Burkina Faso: ein neuer Premierminister, um zu versuchen den Protest einzudämmen
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.19 05.38
Burkina Faso’s Präsident Blaise Compaoré hat einen neuen Premierminister ohne ministerielle Erfahrungen am Dienstag ernannt, der vor der schwierigen Aufgabe stehen wird, zu versuchen, Ruhe in einem Land betroffen durch die Meutereien von Soldaten und viele beliebte Demonstrationen wiederherzustellen.
3. Burkina: Reform ist dringend, um Revolution zu vermeiden
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.20 09.39
Dringende Reformen sind unabdingbar, um in Burkina Faso des Präsidenten Blaise Compaoré, in der Krise für zwei Monate, eine Revolution wie in Tunesien oder Ägypten zu vermeiden, sagen Analysten und Kommentatoren dieses Landes in der Sahelzone.
4. Burkina Faso: ein INTERVIEW mit Damien Glez, Karikaturist
Der französisch-burkinabische Journalist Damien Glez schreibt und zeichnet für mehrere Medien, darunter das Journal du Jeudi, einer berühmten satirischen Wochenzeitschrift, die 20 Jahre feiert. Für uns spricht er über die verschiedenen Bewegungen der Revolte, die Burkina Faso seit 20. Februar 2011 erschütterte.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN BILD, DER KARIKATUR VON DAMIEN GLEZ

LAST NEWS: Burkina: Opposition ruft zu einer Massendemonstration am 30. April auf
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.22 21.21
Nach der Bildung einer neuen Regierung rief die Opposition in Burkina Faso am Freitag zu einer “großen Mobilisierung” in Ouagadougou am 30. April gegen das Regime von Präsident Blaise Compaoré auf, das seit Februar mit vielen Demonstrationen der Wut konfrontiert ist.
© 2011 AFP

=> FORTSETZUNG- SUITE 30.04 – …: BURKINA FASO, UNRUHEN (II): SOZIALE SOFORTMAßNAHMEN der REGIERUNG – PROTESTE WEITEN SICH AUS – Burkina: la contestation s’amplifie

=> ALLES, TOUT BURKINA FASO IN AFRIKANEWS-ARCHIV

1er ARTICLE SUR QUATRE: Burkina: la mutinerie de militaires s’étend à une 4e ville
OUAGADOUGOU (AFP) – 18.04.2011 09:19
Le mouvement de soldats mutins qui touche le Burkina Faso depuis quatre jours, s’est étendu à la ville de Kaya (centre) dans la nuit de dimanche à lundi, après celles de Ouagadougou, Pô et Tenkodogo, ont rapporté des témoins interrogés par l’AFP.

Le siège du parti au pouvoir le CDP, incendié le 16 avril 2011 à Ouagadougou
Foto (c) AFP: Das Hauptquartier der regierenden CDP, verbrannt 16. April 2011 in Ouagadougou
Le siège du parti au pouvoir le CDP, incendié le 16 avril 2011 à Ouagadougou

Des soldats et des gendarmes sont sortis dimanche soir dans les rues de Kaya, ville située à une centaine de km au nord-est de Ouagadougou et ont tiré en l’air dans les rues jusqu’à 06H00 lundi (locales et GMT).
Les mutins ont aussi incendié le domicile du chef du corps du régiment de Commandement d’appui et de soutien et saccagé celui du commandant de la 1e région militaire, celle de Kaya, ont affirmé des habitants de la ville interrogés par téléphone depuis Ouagadougou.
C’est la première fois que des gendarmes participent à la mutinerie depuis le début du mouvement jeudi soir.
© 2011 AFP

2. Burkina: un nouveau Premier ministre pour tenter de juguler la contestation
OUAGADOUGOU (AFP) – 19.04.2011 17:38
Le président burkinabé Blaise Compaoré a nommé un nouveau Premier ministre sans expérience ministérielle qui va avoir dès mardi la lourde tâche de tenter de ramener le calme dans un pays frappé par des mutineries de soldats et de multiples manifestations populaires.
Avec le gouvernement qu’il doit encore former, ce nouveau Premier ministre, Luc-Adolphe Tiao, 56 ans, ambassadeur du Burkina à Paris, va essayer de mettre fin à la colère de toutes les couches de la population qui durent depuis février et se sont intensifiées depuis la fin de la semaine dernière.
Le calme était cependant revenu dans les principaux foyers de contestation mardi, en dépit de nouveaux tirs de soldats dans la nuit de lundi à mardi à Gorom-Gorom, dans l’extrême-nord du pays, près de la frontière malienne.
M. Tiao a été nommé lundi en remplacement de Tertius Zongo, dont le gouvernement avait été dissous vendredi au lendemain d’une mutinerie au sein de la propre garde présidentielle du chef de l’Etat.
Ce journaliste de formation, ancien directeur du quotidien d’Etat Sidwaya et président du Conseil supérieur de la communication, n’avait jamais occupé de poste ministériel auparavant, ce qui est considéré comme un handicap par l’opposition.
“La question est de savoir s’il peut résoudre cette crise, moi je crois que non. Ce n’est pas un problème de compétence technique. Nous sommes dans une crise politique et structurelle et Blaise (Compaoré) doit se convaincre de ce que le peuple n’a vraiment plus besoin de lui”, a déclaré à l’AFP le principal opposant, Bénéwendé Sankara.
Les travaux de l’Assemblée nationale, qui compte 111 députés dont 74 issus du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, pouvoir), ont été suspendus dans l’attente de la formation du nouveau gouvernement, une première depuis le retour à la démocratie dans les années 1990.
M. Tiao prend ses fonctions au moment où le calme était revenu mardi dans la capitale Ouagadougou, ainsi qu’à Pô (sud), Tenkodogo (est) et Kaya (nord).
Ces villes ont été dès jeudi soir le théâtre des mutineries de soldats, marquées par des tirs en l’air en pleine rue et de nombreux pillages de magasins.
Le nouveau chef d’état-major de l’armée burkinabè, le général Honoré Nabéré Traoré, nommé vendredi, a demandé à tous les chefs militaires de ramener la discipline au sein des troupes. Il a fustigé les “actes d’indiscipline, voire barbares” qui “ont gravement terni l’image de notre armée nationale”.
A Koudougou (centre-ouest) où des jeunes avaient violemment manifesté lundi, incendiant le siège local du parti au pouvoir, une résidence de l’ex-Premier ministre Zongo, ainsi que le domicile du proviseur du principal lycée de la ville, le calme était également revenu mardi.
Les manifestants réclamaient en particulier la lumière sur la mort d’un élève, Justin Zongo, le 20 février, lors d’une manifestation dans cette ville.
Ses proches avaient accusé la police d’être à l’origine de sa mort, les autorités affirmant qu’il était décédé d’une méningite.
Son décès a déclenché la vague de contestations multiples qui a suivi pendant deux mois et qui a fait au moins six morts, une cinquantaine de blessés et des dégâts matériels considérables.
Cette crise est la plus grave à laquelle doit faire face le président Compaoré, un militaire arrivé au pouvoir en 1987 par un coup d’Etat.
Pour tenter de la désamorcer, il avait annoncé dès vendredi la dissolution du gouvernement, le remplacement des principaux chefs de l’armée et l’instauration d’un couvre-feu à Ouagadougou, toujours en vigueur.
La France, ex-puissance coloniale, est “très inquiète” de la situation au Burkina Faso, a déclaré le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, en estimant que des réformes étaient “sans doute” nécessaires.
© 2011 AFP

3. Burkina: des réformes urgentes impératives pour éviter la révolution
OUAGADOUGOU (AFP) – 20.04.2011 09:39
Des réformes urgentes sont impératives pour éviter au Burkina Faso du président Blaise Compaoré, en crise depuis deux mois, une révolution à la tunisienne où à l’égyptienne, estiment des analystes et commentateurs de ce pays sahélien.
Les dernières contestations, d’une ampleur inégalée, indiquent que le régime Compaoré, au pouvoir depuis 1987, “est acculé, il doit revoir beaucoup de choses, résoudre les problèmes à la racine”, estime Dieudonné Zoungrana, éditorialiste au quotidien privé L’Observateur Paalga.
Il juge insuffisantes les mesures déjà prises: paiement de primes des militaires, dissolution du gouvernement, “valse des bérets” (limogeages de plusieurs chefs dans l’armée).
Depuis février, le Burkina est secoué par de multiples manifestations de colère, des magistrats aux commerçants, en passant par les élèves et les étudiants, les syndicats, la société civile, l’opposition et les militaires.
Des militaires qui, dans un contexte généralisé de vie chère dans un pays où près de la moitié des 16 millions d’habitants peine avec moins de 1.000 FCFA (1,52 euro) par jour, exigent le paiement de primes spéciales.
Une mutinerie déclenchée le 14 avril à Ouagadougou, au sein même de la garde du président Compaoré, s’est étendue à d’autres casernes de la capitale puis a gagné des garnisons dans les provinces. A Ouagadougou, des soldats mutins ont pillé et saccagé des commerces, volé des véhicules, commis des viols.
Ces violences ont suscité la colère de jeunes et de commerçants qui, à leur tour, ont attaqué des édifices publics et du pouvoir. “Même avec le double de son budget, l’Etat ne pourra pas rembourser les commerçants”, estime une victime de pillages, consternée par les dégâts.
Les ex-mutins de la garde présidentielle ont affirmé qu’ils ne visaient pas le régime de M. Compaoré, mais “bien malin qui pourra assurer que tout cela n’a pas de relent politique”, commente Dieudonné Zoungrana.
Pour Charles Sorgho, membre de la société civile, quand une mutinerie “se produit jusque dans l’entourage d’un chef d’Etat, c’est inquiétant. Aujourd’hui, la situation est assez critique. On se demande si cela ne va pas tendre vers le pire, vers le bouleversement total du régime. Comme au Maghreb, il faut s’attendre à tout”.
Dans ce pays pauvre, “il y a un écart abyssal entre une minorité de riches, essentiellement dans l’entourage présidentiel, et tout le reste de la population: fonctionnaires, petits commerçants, agriculteurs, ouvriers, alors que tout est devenu cher. Cela n’apaise pas”, note M. Sorgho, responsable du Groupe d’études et de recherches sur la démocratie et le développement économique et social-Burkina (Gerddes-Burkina).
Les contestations des civils et des militaires reposent sur des revendications “qui ne sont pas du tout à négliger”, “ainsi sont nées les révolutions tunisienne et égyptienne”, avertissait mardi L’Observateur Paalga, pour qui les révoltes “renvoient à une réalité: la crise de l’Etat et de la gouvernance”.
Pour éviter une révolution qui lui coûterait son fauteuil, observe-t-on à Ouagadougou, Blaise Compaoré doit prendre des décisions urgentes: augmenter les salaires des fonctionnaires, contrôler et stabiliser les prix des denrées de base, réinstaurer la discipline dans l’armée et, souligne M. Sorgho, s’engager à ne pas lever le verrou de la limitation des mandats présidentiels.
Le parti au pouvoir projette une révision de la Constitution qui permettrait à M. Compaoré de briguer un nouveau mandat en 2015, alimentant une vive polémique dans le pays.
Toutefois, pour l’instant, note Dieudonné Zoungrana, “il n’y a pas de vacance de poste à Kosyam”, siège de la présidence à Ouagadougou.
© 2011 AFP

Pneus brûlés et barrages lors d'une manifestation, le 16 avril 2011 à Ouagadougou, au Burkina
Foto (c) AFP: Brennende Reifen und Straßensperren während einer Demonstration, 16. April 2011 in Ouagadougou, Burkina Faso
Pneus brûlés et barrages lors d’une manifestation, le 16 avril 2011 à Ouagadougou, au Burkina Faso

4. Burkina Faso : entretien avec Damien Glez, dessinateur de presse
Le journaliste franco-burkinabé Damien Glez écrit et dessine pour plusieurs médias dont le Journal du Jeudi, célèbre hebdomadaire satirique qui fête ses 20 ans. Pour nous, il revient sur les divers mouvements de révoltes qui secouent le Burkina Faso depuis le 20 février 2011, avec une accélération à la mi-avril.
=> http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/burkina-faso-compaore-emeutes-avril-2011/p-15853-Burkina-Faso-entretien-avec-Damien-Glez-dessinateur-de-presse.htm

5. Burkina: l’opposition appelle à une “grande mobilisation” le 30 avril
OUAGADOUGOU (AFP) – 22.04.2011 21:21
Au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement, l’opposition burkinabè a appelé vendredi à une “grande mobilisation” le 30 avril à Ouagadougou contre le régime du président Blaise Compaoré, confronté depuis février à de nombreuses manifestations de colère.
© 2011 AFP

von Damien Glez - Burkina wird aufgelöstvon Damien Glez – Burkina wird aufgelöst

1. Burkina Faso: die Meuterei der Soldaten erstreckt sich über eine vierte Stadt
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.18 09.19
Die Bewegung der soldatischen Rebellen, die berührten Burkina Faso für vier Tage, hat sich aisgebreitet auf die Stadt von Kaya (Mitte) in der Nacht von Sonntag auf Montag, nach denen von Ouagadougou, und Tenkodogo und Po, von Zeugen gemeldet und interviewt von AFP.
Soldaten und Polizisten waren am Sonntagabend auf den Straßen von Kaya, einer Stadt hundert Meilen nord-östlich von Ouagadougou und feuerten in die Luft in den Straßen bis 6:00 Montag (MEZ).
Die Rebellen brannten auch die Wohnung des Chefs des Körpers des Command Support Regiment nieder und plünderten die des Befehlshabers der 1. Militärische Region, die Kaya, sagten Einheimische befragt telefonisch von Ouagadougou.
Dies ist das erste Mal, dass Polizisten in der Meuterei seit dem Beginn der Bewegung Donnerstagabend beteiligt waren.
© 2011 AFP

2. Burkina Faso: ein neuer Premierminister, um zu versuchen den Protest einzudämmen
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.19 05.38
Burkina Faso’s Präsident Blaise Compaoré hat einen neuen Premierminister ohne ministerielle Erfahrungen am Dienstag ernannt, der vor der schwierigen Aufgabe stehen wird, zu versuchen, Ruhe in einem Land betroffen durch die Meutereien von Soldaten und viele beliebte Demonstrationen wiederherzustellen.
Mit der Regierung, die noch zu bilden ist, wird der neue Ministerpräsident, Luc Adolphe Tiao, 56, Botschafter von Burkina Faso in Paris, versuchen, den Zorn aller Teile der Bevölkerung seit dem vergangenen Februar und seit Ende letzter Woche intensiviert, zu dämmen.
Die Ruhe war jedoch in den wichtigsten Zentren des Protestes am Dienstag zurückgekehrt, trotz der neuen Armee-Schüsse in der Nacht von Montag auf Dienstag um Gorom-Gorom im hohen Norden, nahe der malischen Grenze.
Herr Tiao wurde Montag ernannt zu ersetzen Tertius Zongo, dessen Regierung aufgelöst wurde Freitag im Zuge einer Meuterei innerhalb der eigenen Präsidentengarde des Staatschefs.
Der gelernte Journalist, ehemaliger Chefredakteur der staatlichen Tageszeitung Sidwaya und Präsident des Hohen Rates der Kommunikation, hatte noch nie ein Ministeramt gehabt.
“Die Frage ist, ob sie diese Krise lösen, ich denke nicht. Das ist keine Frage der technischen Kompetenz. Wir sind in einer politischen Krise und strukturelle und Blaise (Compaore) muss sehen, dass die Leute wirklich nicht brauchen ihn “, sagte der AFP die größte Oppositionspartei, Sankara Bénéwendé.
Die Arbeit der Nationalversammlung, die 111 Mitglieder, darunter 74 aus dem Kongress für Demokratie und Fortschritt (CDP, Partei der Macht) hat, wurde bis zur Bildung der neuen Regierung ausgesetzt, eine Premiere seit der Rückkehr zur Demokratie in den 1990er Jahren.

Der neue Chef des Generalstabes des Heeres von Burkina Faso, General Honore Traore Naber, ernannt am Freitag, bat alle Kommandeure Disziplin unter den Truppen wiederherzustellen. Er geißelte die “Akte der Disziplinlosigkeit, auch Barbaren”, die “ernsthaft das Image unserer nationalen Armee haben getrübt.”
In Koudougou (Mitte-West), wo Jugendliche randalierten Montag mit Niederbrennen der örtlichen Hauptquartier der regierenden Partei, eine Residenz des ehemaligen Ministerpräsidenten Zongo, und der Wohnung des Schulleiters der Grundschule in der Stadt, die Ruhe kam auch wieder am Dienstag.
Die Demonstranten forderten vor allem Licht auf den Tod eines Schülers, Justin Zongo, 20. Februar, während einer Demonstration in dieser Stadt.
Seine Verwandten haben die Polizei beschuldigt, hinter seinem Tod zu stehen, die Behörden sagten, er sei von Meningitis gestorben.
Sein Tod löste die Welle der vielfältigen Demonstrationen aus, die für zwei Monate folgten und töteten mindestens sechs Menschen, 50 Verletzte und erhebliche Sachschäden.
Diese Krise ist die schwerste seit Präsident Compaore, ein Soldat der an die Macht kam 1987 in einem Putsch, regiert.
Um zu versuchen, sie zu entschärfen, verkündete er am Freitag die Auflösung der Regierung, den Austausch der wichtigsten Chefs der Armee und die Errichtung einer Ausgangssperre in Ouagadougou, noch in Kraft.
Frankreich, ehemalige Kolonialmacht, ist “sehr besorgt” über die Situation in Burkina Faso, sagte der Chef der Diplomatie Französisch, Alain Juppé, und, dass Reformen “wahrscheinlich” benötigt sind.
© 2011 AFP

3. Burkina: Reform ist dringend, um Revolution zu vermeiden
Ouagadougou (AFP) – 2011.04.20 09.39
Dringende Reformen sind unabdingbar, um in Burkina Faso des Präsidenten Blaise Compaoré, in der Krise für zwei Monate, eine Revolution wie in Tunesien oder Ägypten zu vermeiden, sagen Analysten und Kommentatoren dieses Landes in der Sahelzone.
Die Auseinandersetzungen, in bislang ungekanntem Ausmaß, zeigen, dass das Compaore Regime an der Macht seit 1987, “ist in die Enge getrieben, muss viele Dinge neu schreiben, um zu lösen Probleme an der Wurzel”, sagte Dieudonne Zoungrana, Kolumnist für die private Tageszeitung L’Observateur Paalga.
Er ist der Ansicht, dass unzureichende Maßnahmen bereits ergriffen wurden: Die Zahlung von Prämien für Militär, Auflösung der Regierung, “Waltz Barette” (Entlassungen von mehreren Führern in der Armee).
Seit Februar ist Burkina durch mehrere Ausdrücke des Zornes seitens der Richter, der Kaufleute, Schüler und Studenten, Gewerkschaften, Zivilgesellschaft, Opposition und des Militärs erschüttert.
Soldaten, in einem generalisierten Kontext des teuren Lebens in einem Land, wo fast die Hälfte der 16 Millionen Menschen mit nur weniger als 1.000 FCFA (1,52 Euro) pro Tag leben, forderten die Zahlung von Sonderprämien.
Eine Meuterei ausbrach am 14. April in Ouagadougou, auch innerhalb der Obhut von Präsident Compaoré, der sich auf andere Kasernen in der Hauptstadt ausgebaut hat und dann gewann die Garnisonen in den Provinzen. In Ouagadougou hatten meuternde Soldaten Geschäfte geplündert, Autos gestohlen und Frauen vergewaltigt.
Die Gewalt erhöhte den Zorn der jungen Menschen und der kleinen Händler, die wiederum Regierungsgebäude und Macht angegriffen haben. “Auch mit seinem doppelten Haushalt, der Staat wird nicht erstatten Einzelhändler”, sagte ein Opfer von Plünderungen, durch die Schäden entsetzt.

Sorghum Charles, ein Mitglied der bürgerlichen Gesellschaft, meint, wenn eine Meuterei “tritt auch im Gefolge eines Staatsoberhauptes auf, ist es besorgniserregend. Heute ist die Situation sehr kritisch. Man fragt sich, ob dies nicht neigen zum Radikalsten, insgesamt das Regime zu stürzen. Wie im Maghreb, müssen wir alles erwarten. ”
In diesem armen Land “es ist ein abgrundtiefer Kluft zwischen der wohlhabenden Minderheit, vor allem im Gefolge der Präsidentschaft und dem Rest der Bevölkerung: Beamte, Kaufleute, Bauern, Arbeiter, während alles ist teuer geworden. Dieser beruhigt nicht”, bemerkt Herr Kornfeld, Leiter Group Studium und Forschung zur Demokratie und wirtschaftliche und soziale Entwicklung-Burkina Faso (Burkina-Gerddes).
Die Forderungen von Zivilisten und Militärs auf Ansprüche “, die nicht zu vernachlässigen sind”, “geboren werden und machen Revolutionen wie die tunesischen und ägyptischen”, warnte Dienstag Paalga Observer: “Revolten beziehen sich auf eine Realität: der Krise des Staates und der Staatsführung. ”
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© 2011 AFP

4. Burkina Faso: ein INTERVIEW mit Damien Glez, Karikaturist
Der Französisch-burkinabische Journalist Damien Glez schreibt und zeichnet für mehrere Medien, darunter das Journal du Jeudi, einer berühmten satirischen Wochenzeitschrift, dass 20 Jahre feiert. Für uns spricht er über die verschiedenen Bewegungen der Revolte, die Burkina Faso seit 20. Februar 2011 erschütterte.

“Es ist sehr beunruhigend, dass die Polizei die Kräfte der Unordnung zu werden scheinen”

20.04.2011
Interview von Laura Constantinesco
frz Original

Sie besuchten die Ereignisse der letzten Tage in Ouagadougou …

Die Demonstrationen waren sehr heftig und sehr militärisch in den letzten Tagen. Im Februar, nach dem Tod von Justin Zongo, waren eher traditionellen Märsche – und Volksdemokratie – Studenten und Schüler. Es gab einige Gewalt, aber wir Journalisten konnten leicht “deckeln” diese Ereignisse.

Nichts zu tun mit, was passiert dann, wenn das Militär und die Soldaten der Präsidentengarde den “Stab” der Volksdemonstrationen übernahmen: sie gefeuert schweren Waffen. Am vergangenen Freitag (15. April Ed) war die Stadt Ouagadougou ganz in den Händen der Aufständischen. Einige waren betrunken, die meisten von ihnen bewaffnet. Sie beschlagnahmten Fahrzeuge. Niemand wagte es, auf die Straße zu gehen. Ich sah es von meinem Schreibtisch bei der Zeitung, aber wir konnten nicht auf die Veranstaltung. Außerdem gab es sehr wenige Bilder, weil es zu gefährlich war.

Samstag Morgen (16. April Ed) waren es die Händler, von der Plünderung verärgert, die in den Tanz getreten sind. Sie griffen die Stadt-Halle an, öffentliche Gebäude, darunter die Fassade der Nationalversammlung und verbrannten Teile der Automobil-Flotte. Es gab Schlägereien zwischen den beiden Lagern, Militär und Händler.

Haben Sie erwartet eine Revolte in dieser Größenordnung?

Die Art und Weise war es gezündet hat uns überrascht. Es war ein Schneeball-Effekt. Latente Unzufriedenheit wurde durch Gewerkschaftsbewegung seit geraumer Zeit organisiert (marschierten sie am 8. April Ed) in Teil ein Protest gegen nennen sie hier die “Entwicklung der Lebenshaltungskosten”. All dies, wie wir gesehen, passierte.

Mehr über Damien Glez

* Son site
* Son blog

Dann wird eine zyklische Komponente in Brand gesetzt um das Pulver: der Tod des Studenten Justin Zongo während einer Demonstration am 20. Februar. Das war der Auslöser, ohne den es wahrscheinlich nicht über diese Ereignisse hinausgegangen wäre. Die Schüler haben heftig protestiert – Polizeistationen, Regierungsgebäude angezündet. Die Demonstrationen wurden weitergeleitet in mehreren Städten Anfang März. Polizeiliche Repression war gewalttätig und trug zu jeder ärgern bei. Dann hatte das Militär gesagt, es sei Zeit, um ihre Ansprüche zu ziehen.

Gibt es auch einen Link mit der arabischen Revolte?

Ich glaube nicht. Sicherlich gibt es politische Bewegungen, die nach dem Modell der arabischen Revolution zu organisieren versuchen. Zum Beispiel gibt es Facebook-Seiten “Blaise Compaore muss weg.” Aber die Leute hier sind nicht sehr mit dem Internet verbunden.

Ich glaube, dass diese Bewegungen mehr mit internen Krisen in Burkina Faso zu tun haben und dem Tod von Justin Zongo erinnert an Norbert Zongo (die Ermordung des Journalisten hatte verursacht Krisen im Jahr 1998, Ed). Als Menschen diese neue Zongo Fall sahen, über die Symbolik der Familiennamen, mobilisierte sie, wie sie im Jahr 1998 getan hat. Die militärische Bewegung erinnert ein wenig an eine Bewegung von 2006, während denen es zu Zusammenstößen zwischen Polizei und Militär gewesen war.

Wie sehen Sie die Folgen?

Schwierig, in den Kaffee zu lesen! Trotzdem hat man den Eindruck, dass es zu beruhigen ein bisschen neigt. In Ouagadougou, die Ruhe zurückgegeben zu haben scheint, haben die Vertreter der Leibgarde des Präsidenten formell entschuldigt im Fernsehen am Montagabend. Es ist ein Gefühl, dass es jetzt in der Provinzhauptstadt Garnisonen gibt, die die gleichen Prämien wie ihre Kollegen in der Presidential Guard haben will. Aber ich glaube nicht, dass es sehr organisiert ist.

Die von Präsident Compaore genommenen Maßnahmen – neue Ministerpräsident, neue Stabschef, Zuschüsse und Zulagen – wird sie ausreichen, um den Zorn zu besänftigen?

Es ist in der Tat eine Gefahr: beffriedigen die einen und die anderen durch kleine Schritte. Zum Beispiel wurde die Presidential Guard offiziell in einem Fall von Wohngeld erhöht. Es war für sie bezahlt. Aber das löst nicht das Problem der Armee, die ergab sich als weder republikanisch noch bürgernah. Es ist ein grundsätzliches Problem zu lösen, auf die Rekrutierung, Ausbildung …

Das Feuer erlischt, aber es ist sehr störend, dass die Polizei die Kräfte der Unordnung zu werden scheinen. Sie sind in der Lage Menschen zu schikanieren, und sie haben nicht mehr Angst vor zivilen und militärischen Macht: der Bürgermeister von Ouagadougou in seinem Haus angegriffen wurde, und auf das Haus von Gilbert Diendiéré, der Stabschef des Präsidenten , wurde gefeuert!

Es ist in jedem Fall ein Verlust an Glaubwürdigkeit der Macht: Er steuert nicht mehr die militärische Seite, die eine Säule des Regimes ist. Die Armee hat immer das Leben der Politik in Burkina Faso, die fünf Staatsstreiche erlebt hat, markiert. Compaore selbst stammt aus dieser Welt. Und nun sehen wir, dass es keine Einheit hinter der militärischen Spitze des Staates mehr gibt.

Ist dies das Ende von Blaise Compaore?

Nein, ich erwarte nicht a priori ein Staatsstreich. Ich denke, die schwache Organisation der militärischen macht das nicht möglich – und dann tun sie nichts, damit das Volk, Gewerkschaften oder Magistrate sie unterstützen – Plünderungen, Vergewaltigungen, Gerüchte von Vergewaltigungen. Ich glaube nicht, dass sie sich alle gefunden haben nebeneinander auf der Straße.

Aber Compaore hat viele Zugeständnisse und die Frage nach seiner politischen Zukunft zu tun. Er ist an der Macht seit 24 Jahren, und war bereit für eine Verfassungsänderung, um weiterzumachen. Er wird vielleicht zweimal überlegen, bevor dieser Coup läuft.

ENDE DES INTERVIEWS

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