BURKINA FASO, UNRUHEN (II): SOZIALE SOFORTMAßNAHMEN der REGIERUNG – PROTESTE WEITEN SICH AUS – Burkina: la contestation s’amplifie

1. Burkina: Polizei meutert auch, Proteste verstärken sich
Ouagadougou (AFP) – 28/04/2011 07.29
Eine Woche nach der Bildung einer neuen Regierung wächst der Protest in Burkina, wo Polizisten, nach dem Beispiel der Soldaten, am Mittwoch und Donnerstag in mehreren Städten einschließlich der Hauptstadt meuterten, nach einer neuen Demonstration in Koudougou ( Mitte). Der Ministerpräsident Luc Adolphe Tiao kündigte Donnerstag eine Reihe von “Sofortmaßnahmen zur Linderung des sozialen Klimas” an.
2. Burkina: In Ouagadougou stirbt ein Kind an einer verirrten Kugel, Demonstration der Opposition
Ouagadougou (AFP) – 30.04.2011 04.53 Uhr
Mehrere hundert Gegner demonstrierten am Samstag in Ouagadougou für das Ausscheiden von Präsident Blaise Compaoré, zum Zeitpunkt als der Tod eines 11-jährigen Mädchens durch eine verirrte Kugel von einem meuternden Polizisten gemeldet wurde.
3. Burkina: neue Demonstrationen von Schülern und Studenten in Ouagadougou und Ouahigouya
Ouagadougou (AFP) – 2011.05.05 11.48
Hunderte von Studenten demonstrierten Donnerstag in Ouagadougou und Ouahigouya (im Norden) für “Gerechtigkeit” für die Opfer der Repression der populären Demonstrationen, die in Burkina Faso seit dem 22. Februar stattfinden.
4. Burkina: Baumwollbauern erhalten einen Preisnachlass für Dünger
Ouagadougou (AFP) – 2011.09.05 03.01
Baumwollbauern in Burkina Faso, die zum Boykott der Ernte dieses Jahres aufgerufen hatten, erreichten eine Reduzierung der Preise für Düngemittel für die Saison 2011-2012, hat die AFP von verschiedenen Akteuren aus der Branche erfahren.
5. Burkina Faso: die Macht von Compaore durch fortgesetzte Meutereien herausgefordert
Ouagadougou (AFP) – 2011.01.06 06.52
Die Meutereien von Soldaten sind in Burkina Faso zunehmend, trotz finanzieller Zugeständnisse seitens der Macht von Präsident Blaise Compaoré, mit einer beispiellosen Herausforderung seiner Autorität. Dienstag Abend bis Mittwoch Morgen ist das Militär-Lager Ouezzin Coulibaly, in der wirtschaftlichen Hauptstadt Bobo Dioulasso (Südwesten), in den Tanz getreten. Schüsse in die Luft, Plünderungen von Supermärkten und Geschäften: das militärische zweitgrößte Lager des Landes, wie auch anderswo, begrub die Stadt in Angst.
6. Burkina Faso: Präsident Compaore sendet seine Leibgarde, um die meuternden Soldaten zu bezwingen
Ouagadougou (AFP) – 2011.03.06 12.58
Elemente der Sicherheit von Burkina Faso’s Präsident Blaise Compaoré sind aufgetreten Freitagmorgen in Bobo Dioulasso (Südwesten), der wirtschaftlichen Hauptstadt, wie Augenzeugen berichteten.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> PART I / 18-20.04.(+ INTERVIEW avec/mit Damien Glez, Karikaturist): BURKINA FASO: MEUTEREIEN, PROTESTE, NEUER PREMIER – NÄCHSTE AFRIKANISCHE REVOLUTION? – Burkina: des réformes urgentes impératives pour éviter la révolution

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT SIX: Burkina: des policiers se mutinent à leur tour, la contestation s’amplifie
OUAGADOUGOU (AFP) – 28.04.2011 19:29
Une semaine après la formation d’un nouveau gouvernement, la contestation s’amplifie au Burkina où des policiers, suivant l’exemple de militaires, se sont mutinés mercredi soir et jeudi dans plusieurs villes dont la capitale, après une nouvelle manifestation à Koudougou (centre). Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, a annoncé jeudi soir une série de “mesures d’urgence en vue de contribuer à l’apaisement du climat social”.

Des manifestants exigent le départ du président Blaise Compaoré à Ouagadougou le 30 avril 2011
Foto (c) AFP: Die Demonstranten fordern den Rücktritt von Präsident Blaise Compaoré in Ouagadougou, 30. April 2011
Des manifestants exigent le départ du président Blaise Compaoré à Ouagadougou le 30 avril 2011

Il s’est engagé à subventionner les prix de certains produits de base et annoncé une concertation rapide à ce sujet.
M. Tiao a également annoncé une réduction de 10% de l’impôt prélevé sur le salaire des travailleurs du public et du privé, et la fin d’une taxe spécifique payée par les automobilistes.
Il a aussi indiqué que plus de 762.000 euros ont été débloqués pour dédommager les commerçants victimes des pillages des militaires qui se sont mutinés en mars et avril à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes.
Il a par ailleurs promis “un jugement rapide” des dossiers concernant les circonstances de la mort de sept personnes depuis le 22 février lors des mouvements de contestation.
Pour la première fois depuis le début de ce mouvement populaire, des policiers de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) à Ouagadougou se sont mutinés mercredi soir, tirant en l’air avec leurs armes.
Les tirs ont repris jeudi dans cette même caserne, puis le mouvement s’est étendu au commissariat central de la capitale, ainsi qu’à la direction générale de la police, a constaté un journaliste de l’AFP. Les policiers qui tiraient depuis l’intérieur du commissariat dans le centre-ville, ont également érigé des barricades tout autour.
Les gendarmes, des militaires, ont vainement tenté de prendre le contrôle de la direction générale de la police occupée par des policiers mutins.
Des tirs de policiers ont également été entendus mercredi soir et jeudi matin à Bobo-Dioulasso (sud-ouest) et dans sept autres villes.
Le ministre de la Sécurité, Jérôme Bougouma, a condamné ces mutineries et annoncé qu’une jeune fille avait été blessée à la jambe par une balle perdue à Manga (sud).
Ces mouvements de protestation de policiers interviennent après les mutineries de militaires dans plusieurs villes, dont les soldats de la propre garde du président Blaise Compaoré, il y a deux semaines à Ouagadougou.
Les policiers, tout comme les soldats dont les revendications ont été satisfaites, réclament de meilleures rémunérations et le départ de certains de leurs chefs.
Ces mutineries ont eu lieu après une nouvelle manifestation violente mercredi à Koudougou, ville du centre du Burkina d’où était partie le 22 février la vague de contestation populaire après la mort, dans des circonstance controversées, d’un jeune lors de son interpellation par la police.
Les producteurs de coton ont également manifesté pacifiquement mercredi à Bobo-Dioulasso pour réclamer une hausse du prix d’achat de leur production et une baisse de celui des engrais.
Les manifestations de colère contre la vie chère et le régime de Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987 par un coup d’Etat militaire, touchent désormais presque toutes les catégorie socio-professionnelles du pays.
Le limogeage des chefs de l’armée, l’instauration d’un couvre-feu nocturne à Ouagadougou, la nomination d’un nouveau Premier ministre, suivie le 21 avril de la formation d’un gouvernement composé de fidèles du chef de l’Etat qui s’est attribué le portefeuille de la Défense, n’ont pas calmé les esprits.
L’opposition a appelé à une grande manifestation samedi à Ouagadougou contre le régime Compaoré et le coût de la vie, alors que la majorité des 16 millions de Burkinabès survit avec 1,50 euro par jour.
© 2011 AFP

Des policiers à moto circulent le 28 avril 2011 à proximité du poste principal de police d'Ouagadou
Foto (c) AFP: Polizei auf Motorrädern zirkulieren 28. April 2011 in der Nähe der Polizeiwache in Ouagadougou, umgeben von Meuterer Barrieren
Des policiers à moto circulent le 28 avril 2011 à proximité du poste principal de police d’Ouagadougou, entourés de barrières par des mutins

2. Burkina: manifestation à Ouagadougou, un enfant meurt d’une balle perdue
OUAGADOUGOU (AFP) – 30.04.2011 16:53
Plusieurs centaines d’opposants ont manifesté samedi à Ouagadougou pour exiger le départ du président Blaise Compaoré au moment ou était annoncée la mort d’un enfant de 11 ans tué par la balle perdue d’un policier mutin.
“Blaise out! Blaise dehors”, “Blaise dégage!”, “Tous unis pour le départ de Blaise Compaoré”, pouvait on lire sur les pancartes brandies par les manifestants. Une autre, “Blaise = Ben Ali”, faisait allusion à l’ex-président tunisien contraint de quitter le pouvoir par un soulèvement populaire.
Trente-quatre partis politiques avaient appelé à une “grande mobilisation” contre le régime Compaoré. En dépit du nombre relativement faible de manifestants, les chefs de l’opposition se sont déclarés satisfaits.
“On est très satisfaits de la mobilisation, malgré le travail de sape énorme du pouvoir”, s’est félicité le principal opposant, Bénéwendé Stanislas Sankara. Il a invité “les forces armées, en tant que composantes à part entière de notre peuple à avoir un comportement citoyen”.
Pour réclamer de meilleures conditions financières, les militaires, dont ceux de la garde présidentielle, se sont mutinés à plusieurs reprises dans plusieurs villes depuis le 23 mars, tirant en l’air dans les rues et commettant de nombreux pillages. Leur exemple a été récemment suivi par les policiers.
Le ministre de la sécurité, Jérôme Bougouma, a annoncé qu’un enfant de 11 ans, blessé mercredi à la tête d’une balle perdue tirée par un policier mutin, était mort à l’hôpital des suites de ses blessures vendredi.
Les mutins avaient tiré en l’air dans l’enceinte de leur caserne à Ouagadougou , mais aussi à l’extérieur.
Le ministre de la Santé, Adama Traoré, a de son côté indiqué que dans la seule ville de Ouagadougou, six personnes – dont l’enfant – avaient été tuées accidentellement depuis le début des mutineries de soldats le 23 mars, suivies mercredi et jeudi de celles des policiers.
Aucun bilan n’a été fourni concernant les victimes dans d’autres villes également affectées par ces mutineries, pas plus que sur celles des manifestations populaires violentes contre le régime du président Blaise Compaoré, qui avaient débuté le 22 février.
Selon un décompte de l’AFP, outre la mort de Justin Zongo, un jeune décédé à cette date dans des circonstances controversées lors de son interpellation par la police à Koudougou (centre), six autres personnes ont été tuées par la suite au cours de diverses manifestations dans tout le pays.
Le ministre de la Sécurité a par ailleurs annoncé qu’une “dizaine” de personnes avaient été blessés vendredi lors de violences à Manga (sud) entre plusieurs centaines de jeunes et des policiers qui avaient tiré sur eux, d’abord avec des gaz lacrymogènes, puis à balles réelles.
Les jeunes avaient ensuite incendié le commissariat de la ville, déserté par des policiers débordés par l’empleur de la manifestation.
Un premier bilan, établi à partir de témoignages recueillis sur place, faisait état de quatre blessés, dont trois par balle.
Les manifestations contre la vie chère et le régime de Blaise Compaoré, un militaire arrivé au pouvoir il y a 24 ans par un coup d’Etat, touchent désormais presque toutes les catégories socio-professionnelles du pays.
En dépit d’une série de mesures prises par le chef de l’Etat et le gouvernement de son nouveau Premier ministre Luc Adolphe Tiao formé le 21 avril, la tension persiste.
© 2011 AFP

=> Afrique | 29.04.2011 | DWW, red. francophone
Burkina Faso : « C’est vraiment le ras-le-bol »
Confronté à cette vague de contestation, le nouveau Premier ministre, Luc Tiao, a annoncé jeudi une série de mesures pour soutenir le pouvoir d’achat.
Luc Tiao a promis des subventions et des baisses de la fiscalité. L’opposition juge ces mesures insuffisantes et maintient sa manifestation de samedi à Ouagadougou. Ecoutez ci-dessous l’interview de Bénéwendé Sankara, le chef de l’opposition burkinabè. Il est au micro de Kossivi Tiassou.

Le Premier ministre burkinabè Luc Adolphe Tiao donne une conférence de presse le 28 avril 2011 à Oua
Foto (c) AFP: Premierminister Luc Adolphe Tiao Burkina Faso gibt eine Pressekonferenz 28. April 2011 in Ouagadougou
Le Premier ministre burkinabè Luc Adolphe Tiao donne une conférence de presse le 28 avril 2011 à Ouagadougou

3. Burkina: nouvelles manifestations d’élèves à Ouagadougou et Ouahigouya
OUAGADOUGOU (AFP) – 05.05.2011 11:48
Des centaines d’élèves manifestaient jeudi à Ouagadougou et Ouahigouya (nord) afin de réclamer “justice” pour les victimes de la répression lors de manifestations populaires qui ont eu lieu au Burkina Faso depuis le 22 février.
A Ouagadougou, plusieurs centaines d’élèves se sont rassemblés dans la matinée devant le ministère de l’Education nationale, en criant “Justice, justice, justice”, a constaté un journaliste de l’AFP. La manifestation se déroulait dans le calme.
A Ouahigouya, les élèves ont décrété mercredi “48 heures de grève” pour réclamer “justice et vérité” pour les victimes, mais aussi pour exiger le départ du nouveau gouvernement formé le 21 avril, ont rapporté des témoins. Il ont bloqué les principales voies d’accès à la ville.
Dans les deux cas, les jeunes veulent que justice soit rendue, en particulier pour un enfant de 11 ans tué la semaine dernière par la balle perdue d’un policier mutin à Ouagadougou, ainsi que pour Justin Zongo, un collégien mort dans des circonstances suspectes à Koudougou (ouest) en février.
Sa mort avait déclenché de violentes manifestations au cours desquelles au moins six personnes ont été tuées à Koudougou et dans ses environs.
Ces manifestations populaires se sont étendues à d’autres villes dans tout le pays, constituant la plus grave crise à laquelle ait été confronté le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 24 ans.
Des militaires et des policiers se sont ensuite mutinés, commettant de nombreuses exactions au cours desquelles au moins six personnes ont été tuées accidentellement, la plupart par des balles perdues, et au moins une dizaine blessées.
Pour tenter de faire face à cette vague de contestation, le président Compaoré a limogé les principaux chefs de l’armée et de la police et formé un nouveau gouvernement dans lequel il occupe le ministère de la Défense.
© 2011 AFP

Des ouvriers déchargent une cargaison de coton bio à Ouagadougo au Burkina Faso, le 16 janvier 2008
Foto (c) AFP: Arbeiter verladen Bio-Baumwolle in Ouagadougo, Burkina Faso
Des ouvriers déchargent une cargaison de coton bio à Ouagadougo au Burkina Faso, le 16 janvier 2008

4. Burkina: les cotonculteurs obtiennent une réduction des prix des engrais
OUAGADOUGOU (AFP) – 09.05.2011 15:01
Les producteurs de coton au Burkina Faso, qui menaçaient de boycotter la culture cette année, ont obtenu une réduction des prix des engrais pour la campagne 2011-2012, a appris l’AFP auprès de différents acteurs de la filière.
“Le gouvernement a diminué de 1.000 FCFA (1,5 euro) le prix du sac de l’engrais au comptant”, a déclaré à l’AFP Karim Traoré, président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB).
“Au regard des possibilités financières de l’Etat, le gouvernement a décidé une réduction de 1.000 FCFA sur les prix au comptant du sac de l’engrais NPKSB (une variété d’engrais) et du sac d’urée”, autre type d’engrais, a confirmé Ali Compaoré, directeur général de la Société cotonnière du Gourma (Socoma), une des trois sociétés cotonnières du Burkina.
Avec cette baisse, le sac d’engrais de 50 kg coûtera 15.436 FCFA (23,5 euros) et celui de l’urée 17.000 FCFA (25,9 euros).
Cela représente une contribution de 2,6 milliards FCFA (3,9 millions d’euros) de subvention, a indiqué Célestin Tiendrébéogo, directeur général de la Société des fibres et textiles du Burkina (Sofitex), la principale société cotonnière.
Cette charge, qui sera supportée par les trois sociétés cotonnières, porte la somme des subventions aux intrants coton à 8,840 milliards FCFA (13,4 millions d’euros) dont trois milliards FCFA (4,5 millions d’euros) de la part de l’Etat, selon M. Tiendrébéogo.
Fin avril, des centaines de cotonculteurs avaient manifesté pacifiquement à Bobo Dioulasso (ouest), la principale région cotonnière du pays, pour exiger une hausse des prix d’achat du coton -fixé à 245 FCFA le kg- et la baisse des prix des intrants. Ils avaient menacé de boycotter la culture du coton si leurs doléances n’étaient pas entendues.
La doléance sur la hausse du prix d’achat du coton n’a pas été satisfaite.
Premier producteur de coton d’Afrique subsaharienne, le Burkina Faso tire plus de la moitié de ses recettes d’exportation de cette fibre textile. Le pays s’est lancé en 2010 dans une production à grande échelle du coton génétiquement modifié.
© 2011 AFP

5. Burkina: le pouvoir de Compaoré défié par la poursuite des mutineries
OUAGADOUGOU (AFP) – 01.06.2011 18:52
Les mutineries de militaires se multiplient au Burkina Faso malgré les concessions financières du pouvoir et la reprise en main affichée par le président Blaise Compaoré, confronté à un défi sans précédent à son autorité.
De mardi soir à mercredi matin, c’est le camp Ouezzin Coulibaly, dans la capitale économique Bobo Dioulasso (sud-ouest), qui est entré dans la danse. Tirs en l?air, pillages de supermarchés et d’échoppes: les militaires du second camp le plus important du pays ont, comme ailleurs, plongé la ville dans la peur.
Neuf personnes ont été blessées, dont certaines par balles, a-t-on appris de source médicale.
Avec cette manifestation, toutes les garnisons sans exception ont désormais été touchées par des mutineries depuis le début du mouvement en mars.
Pendant les seuls dix derniers jours, Ouagadougou et six autres villes ont été le théâtre de protestations de ce genre.
Or, au pouvoir depuis 1987, le président Compaoré, lui-même militaire, est monté en première ligne sur ce dossier, répondant favorablement aux exigences financières des soldats, avec le paiement de primes spécifiques et d’arriérés.
Il a également accédé aux revendications des soldats en démettant les principaux chefs militaires, nommant dans la foulée comme chef d’état-major son ancien aide de camp, le général Honoré Nabéré Traoré.
Chef suprême des armées, M. Compaoré s’est exposé encore davantage en s’octroyant le ministère de la Défense dans le gouvernement formé en avril pour faire face à une crise qui avait fait vaciller son pouvoir: dans la nuit du 14 au 15 avril, une mutinerie de la garde présidentielle l’avait conduit à brièvement quitter son palais.
“On a l’impression que les militaires se sont dit: l’Etat est affaibli, on peut avoir tout ce qu’on veut avec nos armes”, s’insurge un membre du gouvernement.
Et d’avertir: pour éviter l'”anarchie”, l’Etat entend “à un moment prendre ses responsabilités pour éviter qu’un groupe de citoyens ne prennent le pays tout entier en otage”.
Certains officiers estiment cependant que les protestataires ne s’en prennent pas aux “fondements” de l’Etat mais veulent faire réparer des “injustices”.
“Non, les militaires ne remettent pas en cause l’autorité de l’Etat. Ce sont des revendications corporatistes, même s’il est arrivé que des soldats réclament le maintien ou le départ de tel ou tel gradé qu’ils estiment être à l’origine de leurs problèmes, ce qui n’est souvent pas vrai”, avance un officier supérieur.
Mais le quotidien d’Etat Sidwaya, qui n’a pas rendu compte des dernières mutineries, publie depuis mardi des tribunes de citoyens appelant l’Etat “à prendre ses responsabilités” face au “spectacle” d’une “armée qui se désagrège” et “d’un commandement qui lui-même se désintègre”.
Pour l’universitaire Fernand Sanou, la situation est d’autant plus sérieuse que les positions des militaires rejoignent celles des civils.
Manifestations d’élèves, de professeurs ou de commerçants, grogne des magistrats: la fièvre est montée dès février dans certaines catégories de la population, bien avant que les hommes en uniforme ne se fassent entendre.
“Tout ce malaise militaro-civil généralisé part de la mal-gouvernance et de la vie chère. Quand les deux se rencontrent, ça devient explosif”, met en garde le sociologue.
“Un jour, les militaires vont dire au pouvoir de satisfaire les doléances des civils, ne serait-ce que pour se réconcilier avec eux après ce qu?ils ont fait”, prédit-il.
© 2011 AFP

6. Burkina: le président Compaoré envoie sa garde mater des militaires mutins
OUAGADOUGOU (AFP) – 03.06.2011 12:58
Des éléments de la sécurité du président burkinabè Blaise Compaoré sont intervenus vendredi matin à Bobo Dioulasso (sud-ouest), capitale économique livrée depuis mardi soir aux tirs en l’air et aux pillages de militaires en colère, ont rapporté des témoins.
Le président burkinabè Blaise Compaoré a envoyé vendredi sa garde mater une mutinerie à Bobo Dioulasso (sud-ouest), livrée aux tirs en l’air et aux pillages de militaires, espérant donner un coup d’arrêt à la grogne dans l’armée qui déstabilise son pouvoir.
C’est la première fois, depuis le début du mouvement de protestation en mars, que le régime emploie la manière forte face à l’une de ces manifestations violentes, généralement motivées par des revendications financières.
Selon des sources médicales, au moins 30 personnes ont été blessées depuis jeudi, notamment par des balles perdues tirées par les mutins.
Peu avant 10H00 (locales et GMT), des hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) appuyés par des parachutistes commandos, qui avaient rejoint la capitale économique dans la nuit, sont passés à l’action.
Ils “ont pratiquement encerclé le camp, ils occupent toutes les voies qui mènent au camp”, a déclaré un résident.
“J’ai vu des éléments du RSP qui tirent en l’air en allant vers le camp. On a vraiment peur”, a dit un autre.
Au même moment, des “tirs d’arme lourde” retentissaient vers le gouvernorat et l’hôpital, non loin du camp Ouezzin Coulibaly où sont basés les mutins, selon un témoin qui n’a pu préciser l’origine des tirs.
Au niveau du camp, “il y a des échanges de tirs entre les mutins et les hommes du RSP”, qui se déplacent à bord de pick-up surmontés de mitrailleuses, a témoigné plus tard un riverain, disant avoir vu un mutin, blessé aux jambes, “couché dans un fossé”.
Un autre habitant a indiqué que les troupes déployées sur place avaient reçu du renfort, “arrivé à bord de plusieurs 4×4 dans le camp”. Selon lui, un “jeune militaire” a été arrêté et emmené dans le camp par les troupes d’élite.
Les militaires venus de Ouagadougou et leurs renforts “sont venus nous libérer, ça fait trois jours qu’on ne dort pas”, a confié un résident. “La population est contente, les gens sortent avec de l’eau et du jus de gingembre pour leur en donner”.
Le durcissement de la mutinerie à Bobo Dioulasso, après la multiplication des protestations dans des casernes en deux semaines, a conduit le président Compaoré à risquer l’épreuve de force.
Si les soldats mécontents ne veulent pas “rentrer dans le rang”, “on doit les désarmer par la force”, a justifié un officier dans la capitale.
La nuit avait été marquée par des tirs en l’air intenses à travers la ville et de nouveaux pillages massifs.
“Les militaires sont allés dans tous les quartiers et ils tiraient partout” malgré le couvre-feu nocturne instauré pour l’occasion, a raconté un résident.
“Une partie du marché a été saccagée”, a souligné le maire, Salia Sanou. “Il y a beaucoup de dégâts, il faut maintenant libérer les populations et sécuriser leurs biens”, avait-il ajouté peu avant l’intervention du RSP.
Mercredi, le gouvernement, confronté à une crise sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir en 1987 de M. Compaoré, lui-même militaire, avait appelé les mécontents à la “retenue” et au “dialogue” et dit envisager “des mesures en vue du rétablissement de l’autorité de l’Etat”.
La France, ex-puissance coloniale, a estimé vendredi que “le dialogue entre toutes les parties doit être privilégié” au Burkina Faso. Paris s’inquiète de l’évolution d’un pays encore récemment pôle de stabilité dans une Afrique de l’Ouest tourmentée, par exemple en Côte d’Ivoire.
© 2011 AFP

Manifestation de l'opposition à OUagadougou le 30 avril 2011
Foto (c) AFP: Oppositionsdemonstration in OUagadougou, 30.04.2011
Manifestation de l’opposition à OUagadougou le 30 avril 2011

1. Burkina: Polizei meutert auch, Proteste verstärken sich
Ouagadougou (AFP) – 28/04/2011 07.29
Eine Woche nach der Bildung einer neuen Regierung wächst der Protest in Burkina, wo Polizisten, nach dem Beispiel der Soldaten, am Mittwoch und Donnerstag in mehreren Städten einschließlich der Hauptstadt meuterten, nach einer neuen Demonstration in Koudougou ( Mitte). Der Ministerpräsident Luc Adolphe Tiao kündigte Donnerstag eine Reihe von “Sofortmaßnahmen zur Linderung des sozialen Klimas” an.
Er versprach, die Preise für einige Waren zu subventionieren und kündigte eine rasche Konsultation zu diesem Thema an.
Herr Tiao kündigte auch eine 10% ige Steuersenkung auf die Löhne der Arbeiter des öffentlichen und privaten Sektors an, und das Ende einer bestimmten Steuer vom Autofahrer bezahlt.
Er betonte außerdem, dass mehr als 762.000 € wurden bereitgestellt, um die Opfer von Plünderungen der Soldaten, die im März und April in Ouagadougou und in mehreren anderen Städten meuterten, zu kompensieren.
Er versprach auch eine “rasche Prüfung” über die Umstände des Todes von sieben Menschen seit dem 22. Februar in Protestbewegungen.
Zum ersten Mal seit Beginn dieser Bewegung, die Polizei von der Republikanischen Security Company (SRC) in Ouagadougou meuterten am Mittwoch Abend, feuerten in die Luft mit ihren Waffen.
Die Schiessereien in die Luft wurden aufgenommen Donnerstag in der gleichen Kaserne, dann hat die Bewegung sich ausgebreitet ins Zentrum der Hauptstadt der Polizei und zur Generaldirektion der Polizei, sagte ein Journalist der AFP. Die Polizei, die aus dem Inneren der Polizeiwache im Zentrum der Stadt feuerten, auch errichteten Barrikaden um sie herum.
Gendarmen und Soldaten haben vergeblich versucht, die Kontrolle über die Generaldirektion der Polizei, durch die Meuterer besetzt, wieder zu nehmen.
Das polizeiliche Feuer wurde auch am Mittwoch Abend und Donnerstag Morgen in Bobo-Dioulasso (Südwesten) und in sieben anderen Städten gehört.
Der Sicherheitsrat-Minister Jerome Bougouma verurteilte die Ausschreitungen und kündigte an, dass ein Mädchen in das Bein wurde von einer verirrten Kugel in Manga (Süden) verletzt.
Diese Proteste kamen Meutereien von Soldaten in mehreren Städten, darunter Soldaten der Leibgarde des Präsidenten Blaise Compaoré, vor zwei Wochen in Ouagadougou.
Polizisten, wie Soldaten (deren Forderungen befriedigt worden sind), fordern bessere Bezahlung und den Weggang von einigen ihrer Führer.
Diese Ausschreitungen fanden statt nach einer neuen gewalttätigen Demonstration Mittwoch in Koudougou, Stadt im Zentrum Burkina’s, wo am 22. Februar die Welle des populären Protests nach dem Tod unter kontroversen Umständen eines Jugendlichen, als er von der Polizei gestoppt wurde, losbrach.
Baumwollbauern auch protestierten friedlich Mittwoch in Bobo-Dioulasso, für einen höheren Kaufpreis ihrer Produktion und eine Senkung der Preise für Düngemittel.
Die wütenden Demonstrationen gegen hohe Preise und das Regime von Blaise Compaoré, der die Macht 1987 in einem Militärputsch beschlagnahmte, bettreffen jetzt fast alle sozio-professionellen Kategorien des Landes.
Die Entlassung des Chefs der Armee, die Einführung einer nächtlichen Ausgangssperre in Ouagadougou, die Ernennung des neuen Premierministers am 21. April, die Bildung einer neuen Regierung der Anhänger Präsidenten, der sich das Portfolio der Verteidigung zugewiesen hat, nichts kann die Gemüter beruhigen.
Die Opposition hat zu einer Massendemonstration am Samstag in Ouagadougou gegen das Regime und die Entwicklung der Lebenshaltungskosten gerufen, während die Mehrheit der 16 Millionen Burkina Faso lebt von 1,50 pro Tag.
© 2011 AFP

2. Burkina: In Ouagadougou stirbt ein Kind an einer verirrten Kugel, Demonstration der Opposition

Ouagadougou (AFP) – 30.04.2011 04.53 Uhr
Mehrere hundert Gegner demonstrierten am Samstag in Ouagadougou für das Ausscheiden von Präsident Blaise Compaoré, zum Zeitpunkt als der Tod eines 11-jährigen Mädchens durch eine verirrte Kugel von einem meuternden Polizisten gemeldet wurde.
“Blaise heraus! Blaise out!”, “Blaise hau ab!”, “Geeint für den Abgang von Blaise Compaoré,” konnte auf den Plakaten der Demonstranten gelesen werden. Ein weiteres: “Blaise = Ben Ali”.
Vierunddreißig politische Parteien hatte für eine “große Mobilisierung” gegen das Regime Compaores gerufen. Trotz der relativ geringen Zahl der Demonstranten sagten Oppositionsführer, dass sie zufrieden waren.
“Wir sind sehr zufrieden mit der Mobilisierung, trotz der enormen Untergrabungen seitens der Macht”, begrüßte von der größten Oppositionspartei Bénéwendé Stanislas Sankara. Er forderte “die Streitkräfte als integraler Bestandteil unseres Volkes zu einem staatsbürgerlichen Verhalten auf. ”
Die Sicherheit Minister Jerome Bougouma kündigte an, dass ein 11 Jahre altes Kind, das verletzt wurde am Mittwoch in den Kopf von einer verirrten Kugel von einem meuternden Offizier, starb im Krankenhaus an seinen Verletzungen am Freitag.
Der Minister für Gesundheit, Adama Traoré, für seinen Teil sagte, dass allein in der Stadt Ouagadougou, sechs Menschen – darunter Kinder – wurden versehentlich seit Beginn der Meutereien von Soldaten getötet seit 23. März, denen folgten am Mittwoch und Donnerstag die Polizisten.
Kein Bericht wurde für die Opfer in anderen Städten auch von den Unruhen betroffen veröffentlicht.
Laut einer AFP-Zählung, neben dem Tod von Justin Zongo unter kontroversen Umständen, als er von der Polizei in Koudougou gestoppt wurde (Mitte), sechs weitere wurden später getötet während verschiedene Veranstaltungen im ganzen Land.
Der SicherheitsMinister kündigte auch an, “Dutzende” von Menschen wurden verletzt Freitag bei Gewalt in Manga (Süd) zwischen Hunderten von Jugendlichen und Polizisten, die auf sie gefeuert hatten, zunächst mit Tränengas und dann mit scharfer Munition.
Die Jugend hatte dann die Polizeistation in der Stadt, von der Polizei von dem Ereignis überwältigt verlassen, verbrannt.
Ein erster Bericht der Beweise an Ort und Stelle gesammelt erklärte vier Verletzte, darunter drei Schusswunden.
Die Demonstrationen gegen die hohen Preise und das Regime von Blaise Compaoré betrifft nun fast alle Berufsgruppen im Land.
Trotz einer Reihe von Maßnahmen, die von der Spitze des Staates und der Regierung von seinem neuen Premierminister Luc Adolphe Tiao genommen wurden, bleibt die Spannung.
© 2011 AFP

3. Burkina: neue Demonstrationen von Schülern und Studenten in Ouagadougou und Ouahigouya
Ouagadougou (AFP) – 2011.05.05 11.48
Hunderte von Studenten demonstrierten Donnerstag in Ouagadougou und Ouahigouya (im Norden) für “Gerechtigkeit” für die Opfer der Repression der populären Demonstrationen, die in Burkina Faso seit dem 22. Februar stattfinden.
In Ouagadougou, mehrere hundert Studenten haben sich am Morgen vor dem Ministerium für Bildung versammelt und riefen “Gerechtigkeit, Gerechtigkeit, Gerechtigkeit”, sagte ein Journalist der AFP. Die Demonstration war friedlich.
In Ouahigouya, Studenten haben einen Mittwoch “48-Stunden-Streik” gemacht, um “Gerechtigkeit und Wahrheit” für die Opfer zu fordern, aber auch die Abfahrt der neuen Regierung am 21. April gebildet, sagten Zeugen. Sie blockierten die wichtigsten Zufahrtswege in die Stadt.
In beiden Fällen junge Menschen wollen Gerechtigkeit getan sehen, besonders für eine 11-jährige getötet letzte Woche von einer verirrten Kugel von einem Polizisten Meuterer in Ouagadougou, und Justin Zongo, ein Schuljunge, der unter verdächtigen Umständen in Koudougou (West) im Februar starb.
… siehe oben ….
© 2011 AFP

4. Burkina: Baumwollbauern erhalten einen Preisnachlass für Dünger
Ouagadougou (AFP) – 2011.09.05 03.01
Baumwollbauern in Burkina Faso, die zum Boykott der Ernte dieses Jahres aufgerufen hatten, erreichten eine Reduzierung der Preise für Düngemittel für die Saison 2011-2012, hat die AFP von verschiedenen Akteuren aus der Branche erfahren.
“Die Regierung hat den Preis pro Sack Dünger um 1.000 FCFA (1,5 Euro) verringert”, sagte der AFP Karim Traore, der Präsident der National Union of Baumwollproduzenten aus Burkina (UNPCB ) .
“Angesichts der finanziellen Möglichkeiten der Landesregierung hat sie den Abbau von 1.000 Francs CFA auf dem Spot-Preis von einem Sack Dünger NPKSB (eine Art von Dünger) und den Sack von Harnstoff angeordnet” eine andere Art von Dünger, bestätigte Ali Compaore, Generaldirektor der Liga der Gourma Baumwolle (SOCOM), einer der drei Firmen Baumwolle in Burkina Faso.
Mit diesem Rückgang, wird der Dünger pro Sack 50 kg Kosten 15.436 CFA-Francs (23,5 Euro) und die von Harnstoff 17.000 CFA-Francs (25,9 Euro).
“Dies entspricht einem Subventionsbeitrag von 2,6 Milliarden CFA-Francs (3,9 Millionen Euro)”, sagte Celestin Tiendrebeogo, Generaldirektor der Gesellschaft für Burkina Fasern und Textilien (Sofitex), dem wichtigsten Baumwolle-Unternehmens.
Diese Gebühr, die von den drei Unternehmen der Baumwolle getragen werden, erhöht die Summe der Subventionen für Baumwolle auf insgesamt 8,840 Mrd. FCFA (13,4 Millionen), von denen drei Milliarden CFA-Francs (4.500.000 €) aus der Staatskasse kommen, nach Herrn Tiendrébéogo.
Ende April hatte Hunderte von Baumwollbauern friedlich in Bobo Dioulasso (West) demonstriert, dem wichtigsten Baumwoll-Anbaugebiet des Landes, für höheren Kaufpreis von Baumwolle bei 245 Francs CFA pro kg festgesetzt, und niedrigere Preise für Düngemittel . Sie hatten mit Ernteboykott Boykott gedroht, wenn ihre Forderungen nicht gehört werden.
Die Forderung nach steigendem Kaufpreis von Baumwolle nicht eingehalten wurde.
Größter Produzent von Baumwolle in Afrika südlich der Sahara, zieht Burkina Faso mehr als die Hälfte der Exporterlöse aus dieser Faser. In das Land wurde im Jahr 2010 eine groß angelegte Produktion von gentechnisch veränderter Baumwolle eingeführt.
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5. Burkina Faso: die Macht von Compaore durch fortgesetzte Meutereien herausgefordert
Ouagadougou (AFP) – 2011.06.01 06.52
Die Meutereien von Soldaten sind in Burkina Faso zunehmend, trotz finanzieller Zugeständnisse seitens der Macht von Präsident Blaise Compaoré, mit einer beispiellosen Herausforderung seiner Autorität. Dienstag Abend bis Mittwoch Morgen ist das Militär-Lager Ouezzin Coulibaly, in der wirtschaftlichen Hauptstadt Bobo Dioulasso (Südwesten), in den Tanz getreten. Schüsse in die Luft, Plünderungen von Supermärkten und Geschäften: das militärische zweitgrößte Lager des Landes, wie auch anderswo, begrub die Stadt in Angst.
Neun Menschen wurden verletzt, einige durch Schüsse, sagten Beamte einer medizinischen Quelle.
Mit dieser Veranstaltung haben alle Garnisonen ausnahmslos nun an Ausschreitungen seit dem Beginn der Bewegung März teilgenommen.
Während der letzten zehn Tage waren Ouagadougou und sechs weitere Städte Schauplatz von Protesten dieser Art.
Doch in Kraft seit 1987, Präsident Compaoré, selbst Militär, hat sich an die Front zu diesem Thema gestellt, mit positiver Reaktion auf die finanziellen Anforderungen der Soldaten, mit der Zahlung von Sondervergütungen und Zahlungsrückständen.
Es wurde auch auf die Forderungen der Soldaten bei der Abweisung der wichtigsten militärischen Führer eingegangen.
Oberster Führer der Armeen, hat Herr Compaore sich selber das Verteidigungsministerium in der Regierung im April gegründet genommen, um mit einer Krise, die seine Macht in der Nacht vom 14. April bis 15. schüttelte, fertig zu werden. Eine Meuterei der Präsidentengarde hatte ihn kurz isoliert in seinem Palast.
“Man gewinnt den Eindruck, dass das Militär hatte gesagt, der Staat ist geschwächt, kann man haben was wir wollen, mit unseren Waffen”, protestierte jemand aus der Regierung. Und warnt: Um “Anarchie” zu vermeiden, will der Staat “zu einer Zeit in Anspruch nehmen in ihre Verantwortung eine Gruppe von Bürgern, um sie zu hindern das ganze Land als Geisel zu nehmen.”
Einige Offiziere, glauben allerdings, dass die Demonstranten nicht angreifen “Grundlagen” des Staates, sondern wollen “Ungerechtigkeiten” reparieren.
“Nein, nicht in Frage stellen Soldaten die Autorität des Staates. Das sind korporatistische Forderungen, auch wenn es schon vorgekommen ist, dass Soldaten die Aufrechterhaltung oder Abfahrt eines leitenden Militärs wollten, der für ihre Belange nicht sensibel war”, meint ein hochrangiger Offizier.
Aber die staatliche Zeitung Sidwaya, die nicht gemeldet hatte kürzliche Meutereien, bringt seit Dienstag Foren für Bürger, die fordern den Staat auf, “die Verantwortung” gegen das “Spektakel” von einer “zerfallenden Armee” zu übernehmen.
Für den Akademiker Fernand Sanou ist die Situation umso ernster, als dass die militärischen Positionen stimmen mit denen von Zivilisten überein.
Demonstrationen von Studenten, Lehrern oder Händlern, der Richter: Das Fieber steigt schon seit Februar in einigen Bevölkerungsgruppen, lange bevor die Männer in Uniform zu hören waren.
“Alle verbreiteten militärischen-zivilen Unruhen kommen von der schlechten Regierungsführung und der Entwicklung der Lebenshaltungskosten. Wenn die beiden zusammentreffen, es explosiv wird”, warnt der Soziologe.
“Eines Tages, das Militär wird der Macht diktieren, die Beschwerden der Zivilbevölkerung zu befriedigen, wenn auch nur, um mit dem Volk nach dem, was sie taten, in Frieden zu kommen”, prophezeit er.
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6. Burkina Faso: Präsident Compaore sendet seine Leibgarde, um die meuternden Soldaten zu bezwingen
Ouagadougou (AFP) – 2011.03.06 12.58
Elemente der Sicherheit von Burkina Faso’s Präsident Blaise Compaoré sind aufgetreten Freitagmorgen in Bobo Dioulasso (Südwesten), der wirtschaftlichen Hauptstadt, wie Augenzeugen berichteten.
Der burkinische Präsident Blaise Compaoré hat seine Leibgarde geschickt Freitag, um eine Meuterei niederzuschlagen in Bobo Dioulasso (Südwesten).
Dies ist das erste Mal seit Beginn der Proteste im März, dass das Regime auf die harte Weise reagiert gegenüber einer dieser gewalttätigen Demonstrationen, in der Regel durch finanzielle Forderungen motiviert.
Nach medizinischen Quellen wurden mindestens 30 Menschen seit Donnerstag verwundet, unter anderem durch verirrte Kugeln von den Rebellen geschossen.
Kurz vor 10:00 (GMT), Männer der Presidential Security-Regiment (RSP), durch Luft-Kommandos unterstützt, in die Tat gingen.
Sie “haben praktisch umringten das Lager, sie alle Straßen zu besetzen, um das Militär-Lager”, sagte ein Bewohner.

Soldaten aus Ouagadougou und ihre Verstärkungen “sind gekommen, um uns zu befreien, ist es seit drei Tagen haben wir nicht schlafen”, sagte ein Bewohner. “Die Menschen sind glücklich, kommen die Leute mit Wasser und Ingwersaft ihnen zu geben.”
Die Härtung der Meuterei in Bobo Dioulasso, nach der Multiplikation von Protesten in den Kasernen in zwei Wochen, führte Präsident Compaore zum Showdown Risiko.
Wenn unzufriedene Soldaten wollen nicht “nachgeben”, “wir müssen sie mit Gewalt entwaffnen”, erklärte ein Offizier in der Hauptstadt.
Die Nacht war durch intensives Feuern in die Luft in der ganzen Stadt und neue massive Plünderungen geprägt.
“Die Soldaten gingen in alle Bezirke, und sie waren überall am schießen” trotz Nachtflugverbot für den Anlass eingeführt, sagte ein Bewohner.
“Ein Teil des Marktes wurde zerstört”, sagte der Bürgermeister, Salia Sanou. “Es gibt eine Menge Schaden, man muss jetzt Menschen und ihr Eigentum zu sichern”, fügte er kurz vor dem Eingreifen der RSP.
Am Mittwoch, die Regierung rief die Unzufriedenen für “Zurückhaltung” und “Dialog” und sagte Look “Aktion für die Wiederherstellung der staatlichen Autorität. ”
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