BURKINA: PANAFRIKANISCHES FILMFESTIVAL FESPACO 2013 – 7 REPORTAGEN – Le Fespaco fête le cinéma africain à Ouagadougou

1. FESPACO in Ouagadougou, Festival des afrikanischen Kinos
OUAGADOUGOU (AFP) – 23.02.2013 12:17 – Von Romaric Ollo Hien
Das Herz des afrikanischen Kinos schlägt von Samstag an in Ouagadougou auf dem FESPACO Filmfestival. Für seine 23. Ausgabe setzt es Frauen ins Rampenlicht, indem sie ihnen die Präsidentschaft aller Jurys gab.
2. FESPACO beginnt mit Musik
OUAGADOUGOU (AFP) – 23.02.2013 19:55 – Mit Romaric Ollo Hien
Es gab eine tolle Show am Samstag zum Kickoff vom FESPACO. Über 20.000 Menschen nahmen im Stadion 4. August, dem größten der burkinischen Hauptstadt, an der Eröffnungsfeier des Pan-African Festival of Cinema and Television von Ouagadougou (FESPACO) teil, die in der Nacht mit einem Feuerwerk abschloss.
3. FESPACO: ein algerischer Film über den radikalen Islam eröffnet den Wettbewerb
OUAGADOUGOU (AFP) – 24.02.2013 10.10
“Yema”, ein Film der algerischen Regisseurin Djamila Sahraoui über die Familie und den radikalen Islam, eröffnete am Sonntag den Wettbewerb für den Hauptpreis bei FESPACO.
4. FESPACO: die Tragödie der illegalen Einwanderung, gefilmt von Moussa Touré
OUAGADOUGOU (AFP) – 25/2/2013 05.57
Die Tragödie der illegalen Einwanderung einer afrikanischen Jugend, die von Europa träumt, ist im Herzen von “La Pirogue (Kanu)”, Film des senegalesischen Regisseurs Moussa Touré, der um den Hauptpreis von FESPACO wetteifert.
5. Afrikanisches Kino: Digital wird eine führende Rolle bei FESPACO spielen
OUAGADOUGOU (AFP) – 2013.02.27 17.29 – By Romaric Ollo Hien
Celluloid oder digital? Die Debatte tobt bei FESPACO in diesem Jahr, und die Zahl der Filmemacher wächst schnell, die das Monopol der sakrosankten 35 mm in der offiziellen Auswahl brechen wollen.
6. Burkina Faso: ein spannungsgeladenes Festival für malische Filmemacher
OUAGADOUGOU (AFP) – 03.01.2013 14:19 – Von Romaric Ollo Hien
Ein Fespaco voller Spannungen für die Malier Souleymane Cissé und Cheick Oumar Sissoko, zwei Große des afrikanischen Kinos: ihr Land im Krieg gegen Dschihadisten nimmt ihre Gedanken ein während des Festivals von Ouagadougou, wo sie den radikalen Islam als Thema für mehrere Filme erleben.
7. FESPACO ehrt “Heute” des französisch-senegalesischen Alain Gomis
OUAGADOUGOU (AFP) – 02.03.2013 22:54 – Von Romaric Ollo Hien
Nach acht Tagen und 101 Filmen aus 35 Ländern hat das 23. Panafrikanische Filmfestival in Ouagadougou (FESPACO) den Goldenen Hengst von Yennenga dem Senegalesen Alain Gomis für seinen Film “Tey” verliehen und schloss mit Musik und Tanz.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEN UNTEREN FOTOS

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1er ARTICLE SUR SEPT : Le Fespaco fête le cinéma africain à Ouagadougou
OUAGADOUGOU (AFP) – 23.02.2013 12:17 – Par Romaric Ollo HIEN
Le coeur du cinéma africain bat à Ouagadougou à partir de samedi à l’occasion du Fespaco, grand festival des films d’Afrique qui pour sa 23e édition met les femmes à l’honneur en leur confiant la présidence de tous les jurys.

Le siège du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), en mai 2010
Der Hauptsitz des Pan-African Festival of Cinema and Television von Ouagadougou (FESPACO) im Mai 2010
Le siège du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), en mai 2010
Foto © AFP/Archives – by Issouf Sanogo

Guirlandes rouges, jaunes et noires sur les voies menant au siège de l’événement: la capitale du Burkina Faso est aux couleurs du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui s’attend à accueillir plusieurs milliers de cinéphiles du monde entier sur sept sites de projection.
La fête commence samedi soir au Stade du 4-Août, le grand stade de la ville, avec un spectacle de danse de la compagnie burkinabè Salia Ni Seydou, un concert du groupe nigérian à succès Flavour et des feux d’artifice. Les Ivoiriens de Magic System clôtureront en musique les festivités le 2 mars.
Comme depuis sa création en 1969 par une poignée de cinéastes et de cinéphiles, de grands noms du 7e art répondront présents durant la semaine, comme Alain Gomis (Sénégal), Abderrahmane Sissako (Mauritanie) et Mahamat Saleh Haroun (Tchad).
“C’est la volonté des pères fondateurs que nous perpétuons. Quand ils l’ont créé, ils ont dit que le Fespaco serait la vitrine du cinéma africain, que tous les deux ans Ouagadougou serait le seul endroit en Afrique où l’on vienne prendre le pouls de l’évolution du cinéma et de l’audiovisuel africains et de la diaspora”, explique à l’AFP le délégué général du festival, Michel Ouédraogo.
Sur les 750 oeuvres reçues par les organisateurs, 170 seront projetées, dont 101 films en compétition dans les différentes catégories.
Dans la section long métrage, vingt films brigueront l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense reine. Lors de la dernière édition, en 2011, le trophée avait été décroché par “Pégase”, du Marocain Mohamed Mouftakir.
Pour cette prestigieuse catégorie, le jury sera présidé par Euzhan Palcy, figure du cinéma de la diaspora et réalisatrice martiniquaise de “Rue Case-nègres” et d'”Une saison blanche et sèche”.
“Montrer ce que font les femmes”
Euzhan Palcy sera bien entourée puisque, grande première, la présidence de tous les jurys a été confiée cette année à des femmes.
“C’est fabuleux, c’est extraordinaire”, a-t-elle déclaré à l’AFP à son arrivée jeudi soir à Ouagadougou en compagnie de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.
“Toutes les fois qu’il a été possible de montrer ce que font les femmes” et de les “laisser parler, cela a permis au monde et aux mentalités d’avancer”, a estimé la réalisatrice, exprimant sa “grande fierté”.
La cuvée 2013 est placée sous le thème “Cinéma africain et politiques publiques en Afrique”, qui sera décliné à travers des débats entre cinéastes, responsables politiques et partenaires du cinéma du continent.
Alors qu’en Afrique les salles obscures ferment les unes après les autres depuis des années, transformées en grands magasins ou en lieux de culte, les acteurs du secteur se plaignent du soutien insuffisant des pouvoirs publics, mais aussi des partenaires extérieurs.
Partenaire historique du cinéma africain, l’Union européenne (UE) a élargi au fil des ans ses financements à d’autres régions du monde et les cinéastes du continent trouvent moins de soutien à ses “guichets”, souligne le critique burkinabè Ardiouma Soma, déplorant également le tarissement des fonds publics dans les pays africains.
D’une manière générale, “il y a encore beaucoup de choses à faire pour qu’il y ait une véritable industrie du cinéma africain”, estime celui qui fut directeur de la Cinémathèque africaine – abritée au siège du Fespaco – durant plus d’une décennie.
Quelque 970 millions FCFA (près de 1,5 million d’euros) ont été mobilisés pour organiser cet événement, financé principalement par le gouvernement du Burkina Faso et l’UE.
© 2013 AFP

2. L’Afrique fait son cinéma à Ouagadougou, le Fespaco démarre en musique
OUAGADOUGOU (AFP) – 23.02.2013 19:55 – Par Romaric Ollo HIEN
Un grand spectacle a donné samedi à Ouagadougou le coup d’envoi du Fespaco. Environ 20.000 personnes ont assisté au stade du 4-Août, le plus grand de la capitale burkinabè, à la cérémonie d’ouverture du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui s’est achevée à la tombée de la nuit par un feu d’artifices.
Devant de nombreux artistes et officiels, le groupe nigérian à succès Flavour a enflammé la foule.
Puis le chorégraphe burkinabè Seydou Boro et ses nombreux danseurs ont offert un spectacle haut en couleurs, avec derviches tourneurs, salsa, masques et rythmes traditionnels africains. Sans oublier des chevaux pour rendre hommage aux “Etalons”, l’équipe nationale burkinabè récemment vice-championne de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en Afrique du Sud.
[….]
Le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest bien placés
Qui succédera au Marocain Mohamed Mouftakir, lauréat de l’Etalon de Yennenga lors de la dernière édition en 2011 avec “Pégase”?
Le Maghreb, avec sept films sur les rangs (trois chacun pour l’Algérie et le Maroc, un pour la Tunisie), et l’Afrique de l’Ouest, avec six films, sont bien placés.
Déjà vainqueur en 2001 avec son deuxième long métrage “Ali Zaoua”, le Marocain Nabil Ayouch revient avec “Les chevaux de Dieu”, qui évoque l’islamisme radical. Un thème d’actualité dans la région pour cause de guerre franco-africaine contre les groupes jihadistes au Mali, voisin du Burkina Faso.
Autre valeur sûre, le Nigérian Newton Aduaka, Etalon d’or en 2007 avec “Ezra”, un film consacré aux enfants-soldats, concourt avec “One man’s show”, l’histoire d’un comédien qui apprend qu’il est atteint d’un cancer.
Alors qu’en Afrique les salles obscures ferment depuis des années pour être recyclées en grands magasins ou en lieux de culte, la cuvée 2013 du Fespaco est placée sous le thème “cinéma africain et politiques publiques en Afrique”, qui sera décliné à travers de nombreux débats.
Le cinéma en Afrique est “un puissant outil de promotion de la paix”, a lancé le ministre burkinabè de la Culture Baba Hama à l’ouverture, appelant les pays du continent à développer leurs politiques culturelles.
Après un hommage, samedi soir, aux artistes du cinéma africain disparus ces deux dernières années, la compétition démarrera dimanche avec les premières projections.
© 2013 AFP

3. Fespaco: un film algérien sur l’islam radical ouvre la compétition
OUAGADOUGOU (AFP) – 24.02.2013 22:10
“Yema”, un film de la réalisatrice algérienne Djamila Sahraoui sur la famille et l’islam radical, a ouvert dimanche la compétition pour le grand prix du Fespaco, festival majeur du cinéma africain à Ouagadougou.
“Yema” raconte la vie d’une mère de famille, Ouardia, interprétée par la cinéaste elle-même, qui vit dans une petite maison abandonnée dans les montagnes algériennes, devenues maquis pour les jihadistes dans les années 1990. Ouardia a perdu son fils Tarik, officier dans l’armée, dans un attentat. Elle soupçonne son autre fils, Ali, leader d’un groupe islamiste, d’être impliqué dans ce drame.
Le film se passe dans un univers frappé par la sécheresse et la douleur des trois seuls personnages: la mère, le fils et le garde qu’Ali a envoyé pour assurer la sécurité de Ouardia.
Tout le film se déroule presque de façon muette et sans musique, hormis pour le générique de fin.
“C’est une histoire qui évoque la situation actuelle de l’Algérie”, a déclaré devant la presse la réalisatrice.
“L’Algérie depuis un certain moment déjà vit sous des actions terroristes. Je pense qu’on traite un peu de problèmes qui nous concernent, qui nous préoccupent, des problèmes du moment avec notre propre histoire”, a-t-elle indiqué en référence à d’autres films maghrébins qui évoquent le thème de l’islam radical cette année au Fespaco.
Concernant ses choix artistiques, Djamila Sahraoui a expliqué avoir épuré pour ne garder que “l’essentiel”. “Même dans les éléments constitutifs du film, j’ai évité les faits prosaïques pour laisser s’exprimer des éléments primordiaux comme l’eau, le feu, la terre, l’air”.
La réalisatrice s’est réjouie que son film ait été choisi pour l’ouverture des compétitions du Fespaco 2013, qui a été inauguré samedi et a, pour la première fois, confié la présidence de tous les jurys à des femmes.
“C’est un honneur pour moi, je suis très contente que mon film soit le film inaugural”, a confié Djamila Sahraoui, se félicitant que les femmes soient “à l’honneur” pour la 23e édition du festival. “Je savoure ces moments”.
Vingt longs métrages, dont “Yema”, briguent l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense reine, qui sera remise le 2 mars.
© 2013 AFP

4. Fespaco: le drame de l’immigration clandestine filmé par Moussa Touré
OUAGADOUGOU (AFP) – 25.02.2013 17:57
Le drame de l’immigration clandestine de jeunes africains rêvant d’Europe est au coeur de “La pirogue”, film du réalisateur sénégalais Moussa Touré, en lice pour le grand prix du Fespaco, le rendez-vous des films africains à Ouagadougou.
Dans ce film présenté lundi, des jeunes de la banlieue de Dakar décident de fuir le chômage et de traverser l’océan pour se rendre en Espagne. Comme souvent dans ces entreprises périlleuses, la traversée en direction des îles Canaries s’avérera tragique pour de nombreux passagers.
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“L’Afrique est plus documentaire que fiction. On n’a pas besoin de réinventer des histoires pour faire des films. Les sujets sont là”, a expliqué le cinéaste devant la presse, ajoutant: “si vous voulez faire un film sur un dictateur, vous n’avez pas besoin de créer”.
“Ce film ne touche pas que la jeunesse africaine, c’est toute l’Afrique”, selon Moussa Touré, qui a rappelé que “Dakar est une porte de départ” pour de nombreux clandestins depuis plusieurs années.
“Nous sommes un peuple jeune, c’est notre force mais on ne s’en occupe pas”, a-t-il déploré.
“Il faut des gouvernements qui retiennent ces jeunes chez eux. Tout simplement il faut de l’espoir”, a lancé le réalisateur qui prépare un film sur le naufrage du Joola, le ferry sénégalais qui a sombré en 2002, faisant 1.863 morts et disparus selon le bilan officiel.
Moussa Touré, qui a déjà présenté “La Pirogue” dans d’autres festivals, affirme qu’il n’a pas encore été montré à Dakar “parce qu’il n’y a pas de salle là-bas”. “Le Fespaco, c’est le seul endroit où les Africains peuvent voir leurs films. Or il faut que la jeunesse africaine puisse voir les films qui lui parlent”.
Vingt longs métrages, dont “La Pirogue”, briguent l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense reine du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui sera remise le 2 mars.
© 2013 AFP

5. Cinéma africain: le numérique veut jouer les premiers rôles au Fespaco
OUAGADOUGOU (AFP) – 27.02.2013 17:29 – Par Romaric Ollo HIEN
Celluloïd ou numérique? Le débat fait rage cette année au Fespaco, le grand festival du cinéma africain de Ouagadougou, que des réalisateurs poussent à briser rapidement le monopole du sacro-saint 35 mm en sélection officielle.
Créé en 1969 par une poignée de cinéastes et de cinéphiles, le festival, qui se poursuit jusqu’à samedi, bannit toujours de la prestigieuse section long métrage les films tournés en caméra numérique. Un film en numérique doit nécessairement être “kinescopé” (transféré sur pellicule) pour être retenu et briguer l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense reine.
“Nous sommes dans un festival ringard qui refuse l’évolution technologique”, peste le cinéaste burkinabè Boubacar Diallo, infatigable avocat du numérique.
Primé au Fespaco 2009 pour son deuxième long métrage “Coeur de lion”, il aligne son nouveau film “Congé de mariage” dans la section “TV-vidéo”, faute d’argent pour le kinescopage, explique-t-il à l’AFP.
La direction du festival a d’ailleurs indiqué mercredi avoir décidé que quatre longs métrages sélectionnés seraient interdits de prix cette année. Raison invoquée: ils n’ont pas été kinescopés, contrairement aux promesses faites. Mais des participants au festival ont protesté contre cette exclusion et lancé une pétition.
“Le 35 mm est mort. Nous sommes dans l’ère du numérique, il n’y a plus rien à faire”, tranche le réalisateur Balufu Bakupa-Kanyinda (RD Congo), président de l’Association des réalisateurs et producteurs d’Afrique.
Même son de cloche du côté du cinéaste camerounais Jean-Pierre Bekolo, qui vient de tourner en numérique son dernier film, “Le président”. Pris par les délais, il ne l’a pas soumis au Fespaco, mais l’opus a été présenté en marge de l’événement.
Consensus d’ici samedi?
“Je ne comprends pas pourquoi les Africains s’accrochent au 35 mm, qu’ils n’ont pas inventé”, lâche-t-il. Et d’administrer une petite leçon d’histoire: “Quand on est passé du cinéma muet au cinéma parlant, il y en a qui ont grogné. Ensuite, quand on est passé du noir et blanc à la couleur, il y a des réalisateurs qui ont dit que la couleur a tué la belle image”.
La question suscite en effet de très forts tiraillements parmi les cinéastes à Ouagadougou entre les tenants du numérique, vanté comme moins coûteux et plus maniable, et les défenseurs du 35 mm, qui estiment que le support numérique décuple la piraterie et refusent que tout un chacun puisse se prétendre réalisateur.
Cependant, la cause du numérique semble avancer sérieusement. Dans les couloirs du Fespaco, il se dit de plus en plus que le festival pourrait être amené à admettre le numérique lors de sa prochaine édition, en 2015.
Pour Balufu Bakupa-Kanyinda, qui avec d’autres mène depuis plusieurs années “pour le compte du Fespaco” une réflexion sur “la transition vers le numérique”, l’heure a sonné: le digital va être accepté, “le Fespaco lui-même va annoncer la nouvelle”.
Le patron du festival Michel Ouédraogo se montre plus prudent. S’il concède que “le temps du numérique viendra”, il souligne que toute évolution nécessite un changement du règlement en accord avec “les professionnels africains”.
Il assure toutefois, sans en dire davantage, qu’un “consensus” est à portée de main et qu'”une décision définitive sera prise à la fin du festival” samedi, jour du palmarès.
L’avenir du Fespaco est au numérique, s’enthousiasme déjà Jean-Pierre Bekolo. Selon lui, des discussions ont été ouvertes avec le site de vidéo en ligne YouTube, filiale du géant américain de l’internet Google, pour permettre une diffusion des films parallèlement aux projections lors de chaque biennale.
Mais si le Fespaco fait le grand saut, cela aura un coût: de nouveaux équipements seront nécessaires. “Il faudrait rééquiper les salles de cabines numériques. Or une cabine coûte 150.000 euros”, avertit Balufu Bakupa-Kanyinda.
RESULTATS VOIR ARTICLE NO 7
© 2013 AFP

6. Burkina Faso: un festival sous tension pour deux cinéastes maliens
OUAGADOUGOU (AFP) – 01.03.2013 14:19 – Par Romaric Ollo HIEN
Fespaco sous tension pour les Maliens Souleymane Cissé et Cheick Oumar Sissoko, deux grands du cinéma africain: leur pays en guerre contre les jihadistes occupe leurs pensées durant le festival de Ouagadougou, où ils retrouvent l’islam radical à l’affiche de plusieurs films.

Le réalisateur malien Souleymane Cissé pose lors du Fespaco, à Ouagadougou, le 1er mars 2013Le réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko lors du Fespaco, à Ouagadougou, le 1er mars 2013
siehe Zoom: Der malische Regisseur Souleymane Cissé beim FESPACO in Ouagadougou, 1. März 2013
Der malische Regisseur Cheick Oumar Sissoko ebendort
Voir le zoom: Le réalisateur malien Souleymane Cissé pose lors du Fespaco, à Ouagadougou, le 1er mars 2013
Le réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko lors du Fespaco, à Ouagadougou
Fotos © AFP – by Ahmed Ouoba

Fespaco sous tension pour les Maliens Souleymane Cissé et Cheick Oumar Sissoko, deux grands du cinéma africain: leur pays en guerre contre les jihadistes occupe leurs pensées durant le festival de Ouagadougou, où ils retrouvent l’islam radical à l’affiche de plusieurs films.
Présent pour la 23e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) dans la capitale burkinabè, le septuagénaire Souleymane Cissé, seul réalisateur à y avoir décroché deux fois la plus haute récompense, se dit “traumatisé” par les événements dans son pays, plongé dans la plus grave crise de son histoire depuis l’an dernier.
Les forces franco-africaines combattent depuis un mois et demi les jihadistes alliés à Al-Qaïda qui occupaient le Nord malien depuis 2012, y multipliant les exactions au nom de la charia (loi islamique).
“Je n’arrive pas à dormir”, raconte Cissé à l’AFP, grand boubou bleu et téléphone portable toujours à la main. “Si je ne suis pas en salle, si je ne suis pas aux débats, j’écoute la radio”. De retour à son hôtel, il s’empresse d’allumer la télévision “pour regarder les dernières nouvelles sur le Mali”.
Si le seul long métrage malien en compétition, “Toiles d’araignées” d’Ibrahima Touré, aborde un tout autre sujet, le mariage forcé, le thème de l’islam radical est incontournable aux projections du Fespaco, avec trois films du Maghreb.
“Yema”, de l’Algérienne Djamila Sahraoui, est le portrait terrible d’une famille brisée par un attentat. “El Taaib” (Le repenti) de son compatriote Merzak Allouache décrit la trajectoire criminelle d’un ex-jihadiste.
“Les chevaux de Dieu”, du Franco-Marocain Nabil Ayouch, est de l’avis général l’un des films les plus marquants de cette édition et un prétendant sérieux à l’Etalon d’or de Yennenga, la récompense reine qui sera décernée samedi.
Adolescents “martyrs”
Couronné en 2001 avec son film “Ali Zaoua”, le cinéaste évoque puissamment la vie dans un bidonville de Casablanca où des adolescents sont recrutés par des islamistes, qui les prennent en charge et les endoctrinent avant de les envoyer commettre des attentats en “martyrs”.
“+Les chevaux de Dieu+, c’est un film qu’il faut voir et faire circuler partout en Afrique parce qu’il indique bien comment on peut façonner les esprits de nos enfants dans les banlieues et les quartiers pauvres”, salue Souleymane Cissé.
Cette oeuvre montre “la montée de l’intégrisme religieux dans les sociétés africaines, où les gouvernements laissent prospérer la paupérisation des masses”, renchérit Cheick Oumar Sissoko, l’autre réalisateur malien sacré au Fespaco (en 1995).
Membre cette année d’un jury du festival, cet ancien ministre de la Culture toujours très engagé dans l’arène politique en revient à la situation dans son pays. “Du jour au lendemain, les Maliens qui n’avaient pas de problèmes de religion entre eux ont été +emmitouflés+ par des terroristes” qui se présentaient en “défenseurs de l’islam et de l’autonomie d’une certaine communauté touareg pour commettre des actes indicibles”, tonne-t-il.
Sissoko avoue être inquiet pour toute la région. “On n’est pas tranquille ici”, à Ouagadougou, dit-il, rappelant que les jihadistes, désormais lancés dans des opérations de guérilla au Mali, “ont menacé d’étendre leurs actions à toute l’Afrique de l’Ouest”.
“L’intégrisme religieux, le terrorisme, ça laisse une grande tache dans les pays, qu’on met du temps à effacer”, reconnaît Cissé, qui planche sur un projet lié à “la situation du Mali”.
Mais il garde confiance. “L’intégrisme, le radicalisme ne peuvent pas triompher, que ce soit au Mali, au Maroc, en Algérie ou ailleurs en Afrique”, jure-t-il. “Au cinéma comme dans la vie, l’espoir triomphe toujours”.
© 2013 AFP

7. Le Fespaco consacre le film “Aujourd’hui” du Franco-Sénégalais Alain Gomis
OUAGADOUGOU (AFP) – 02.03.2013 22:54 – Par Romaric Ollo HIEN
Le film “Aujourd’hui” du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis a remporté samedi à Ouagadougou le grand prix du Fespaco, le festival majeur du cinéma africain qui s’est conclu dans l’émotion et en musique.
Le réalisateur franco-sénégalais Alain GomisLe réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis lors de la présentation de son film “Aujourd’hui”, le 10 février 2012 à Berlin
AFP/Archives – Johannes Eisele

Le film “Aujourd’hui” du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis a remporté samedi à Ouagadougou le grand prix du Fespaco, le festival majeur du cinéma africain qui s’est conclu dans l’émotion et en musique.
Alain Gomis a reçu l’Etalon d’or de Yennenga, le trophée le plus prestigieux, des mains du président burkinabè Blaise Compaoré lors de la cérémonie de clôture de la 23e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco), devant quelque 15.000 spectateurs réunis au grand stade de la capitale burkinabè.
Son film, qui a fait “l’unanimité” au sein du jury des longs métrages, raconte la dernière journée d’un homme qui sait qu’il va mourir et qui erre dans Dakar.
Le héros est interprété par l’Américain Saul Williams, acteur et surtout musicien venu du hip hop et connu pour sa verve de slameur. Son rôle quasi mutique lui vaut le prix d’interprétation masculine. L’actrice franco-sénégalaise Aïssa Maïga tient l’un des rôles principaux.
“Moi qui suis fait de morceaux de Guinée-Bissau, de France, de Sénégal, je suis très heureux et très fier de pouvoir apporter le premier Etalon d’or au Sénégal”, a lancé le réalisateur parisien, très ému, qui avait été révélé par “L’Afrance”, film sorti en salle en 2001.
“La richesse du cinéma africain, aujourd’hui, c’est sa diversité”, a-t-il ajouté, concluant par un tonitruant “vive le Fespaco!”
“Aujourd’hui” avait fait partie de la sélection officielle au festival de Berlin 2012.
L’Etalon d’argent a été décerné à “Yema” de Djamila Sahraoui (Algérie), présenté par la présidente du grand jury, la réalisatrice française Euzhan Palcy, comme une “tragédie antique et contemporaine” sur une famille brisée par un attentat islamiste.
La cinéaste algérienne, qui tient le rôle principal, était extrêmement émue au moment de recevoir sa récompense pour ce film qui prend une résonance particulière au moment où les forces armées franco-africaines combattent au Mali voisin des jihadistes liés à Al-Qaïda.
L’Etalon de bronze est allé à “La pirogue” de Moussa Touré (Sénégal), film sur le drame de l’émigration de jeunes Africains en quête d’Europe. L’auteur a dédié son oeuvre à “la jeunesse sénégalaise et la jeunesse africaine”.
Le numérique en 2015
L’ambiance était à la fête avec un concert du groupe ivoirien Magic System et un spectacle conçu par le célèbre danseur et chorégraphe burkinabè Seydou Boro, en forme d’hymne à l’Afrique.
Créé en 1969, le Fespaco, qui a accueilli cette année plus d’un millier de cinéastes, comédiens et producteurs, avait innové en confiant pour cette biennale la présidence de tous les jurys à des femmes. Euzhan Palcy, la réalisatrice martiniquaise de “Rue Case-nègres”, s’est félicitée que le festival ait mis les femmes “au centre” et “à l’honneur”.
Une autre grande première viendra à la prochaine édition en 2015, ont annoncé les organisateurs à la clôture: la course dans la catégorie long métrage s’ouvrira enfin aux films tournés en numérique, alors que le débat a fait rage durant toute la semaine.
Sur la qualité de la cuvée 2013, les avis ont divergé. Si de très beaux films ont été projetés, d’autres semblaient des survivances du cinéma “calebasse” des années 1960-1970, brocardé pour sa façon de véhiculer une image passéiste et misérabiliste de l’Afrique.
“C’est dommage que le Fespaco continue de sélectionner des films qui ne devraient même pas être vus dans un festival de quartier”, pestait un réalisateur préférant garder l’anonymat, interrogé par l’AFP.
En revanche, pour l’un des doyens du Fespaco, le Malien Souleymane Cissé, seul cinéaste à avoir décroché deux fois la récompense suprême, “on a eu des films de très belle facture sur le plan artistique, technique”.
© 2013 AFP

Euzhan Palcy, le 15 octobre 2008Le directeur exécutif du festival, Michel Ouedraogo, à Ouagadougou le 20 février 2013Le réalisateur sénégalais Moussa Touré, le 21 mai 2012 à CannesEuzhan Palcy, le 15 octobre 2008
Foto © AFP/Archives – by MARWAN NAAMANI
Le directeur exécutif du festival, Michel Ouedraogo, à Ouagadougou le 20 février 2013
AFP – Ahmed Ouoba
Der senegalesische Regisseur Moussa Touré, 21. Mai 2012 in Cannes
Le réalisateur sénégalais Moussa Touré, le 21 mai 2012 à Cannes
AFP/Archives – Alberto Pizzoli

1. FESPACO in Ouagadougou, Festival des afrikanischen Kinos
OUAGADOUGOU (AFP) – 23.02.2013 12:17 – Von Romaric Ollo Hien
Das Herz des afrikanischen Kinos schlägt von Samstag an in Ouagadougou auf dem FESPACO Filmfestival. Für seine 23. Ausgabe setzt es Frauen ins Rampenlicht, indem sie ihnen die Präsidentschaft aller Jurys gab.
Girlanden aus rot, gelb und schwarz auf den Straßen, die zum Hauptquartier der Veranstaltung führen: die Hauptstadt von Burkina Faso ist in den Farben des Pan-African Festival of Cinema and Television von Ouagadougou (FESPACO), das voraussichtlich tausende Filmfans aus aller Welt anlocken wird an sieben Standorten der Projektion.
Das Fest beginnt am Samstagabend im Stade du 4-August, das größte Stadion in der Stadt, mit der Tanzkompanie Salia Ni Seydou aus Burkina Faso, und einem Konzert der erfolgreichen nigerianischen Band Flavour, und Feuerwerk. Die Ivorer Magic System werden die Feierlichkeiten mit Musik am 2. März schließen.
Wie seit seiner Gründung im Jahr 1969 von einer Handvoll Filmemacher und Filmliebhaber werden sich wieder Filmkunstgrößen treffen während der Woche, wie Alain Gomis (Senegal), Sissako (Mauretanien) und Mahamat Saleh Haroun (Tschad).
“Es ist der Wille der Gründerväter, dass wir es verewigen. Wenn sie es gründeten, sagten sie, dass FESPACO die Vitrine des afrikanischen Films werden würde, dass alle zwei Jahre Ouagadougou der einzige Ort in Afrika sein würde, wo man hingeht, um den Puls der Entwicklung des Kinos und der audiovisuellen Medien zu messen, der afrikanischen und der der Diaspora “, sagte der AFP der Generaldelegierte des Festivals, Michel Ouedraogo.
Von den 750 Werken von den Veranstaltern empfangenen Werken werden 170 gezeigt, darunter 101 Filme im Wettbewerb in verschiedenen Kategorien.
Im Feuilleton werden 20 Filme konkurrieren um den Goldenen Hengst von Yennenga, dem Königspreis. In der letzten Ausgabe im Jahr 2011 wurde die Trophäe von “Pegasus” des marokkanischen Mohamed Mouftakir gewonnen.
In dieser prestigeträchtigen Kategorie wird die Jury von Euzhan Palcy, Figur des Kinos in der Diaspora und martiniquische Regisseurin von “Rue Case-Nigger” und “A Dry White Season” geleitet.
“Zeigen, was die Frauen machen”
Euzhan Palcy wird gut umgeben sein, der Chefstuhl aller Jurys in diesem Jahr wurde an Frauen vergeben, eine Premiere.
“Es ist fabelhaft, es ist erstaunlich”, sagte sie gegenüber AFP bei ihrer Ankunft in Ouagadougou Donnerstag Abend in der Gesellschaft von der Generaldirektorin der UNESCO, Irina Bokova.
“Wann immer es möglich war, zu zeigen, was Frauen tun” und “sie reden zu lassen, hat es der Welt und den Mentalitäten erlaubt, nach vorne zu schreiten”, sagte sie mit “Stolz”.
FESPACO 2013 wird unter dem Motto “Afrikanische Kino und Öffentliche Politik in Afrika” stehen, was durch Gespräche zwischen Filmemachern, Politikern und Filmpartnern auf dem Kontinent aufgerollt werden soll.
Während in Afrika Kinos geschlossen werden, eines nach dem anderen im Laufe der Jahre, und verwandelte sich in Läden oder Kultstätten, beklagen Akteure der Branche und begründen dies mit unzureichender Unterstützung der Regierungen, aber auch von externen Partnern.
Der historische Partner des afrikanischen Kinos, die Europäischen Union (EU), hat im Laufe der Jahre ihre Finanzierung auf andere Teile der Welt ausgeweitet und des Kontinents Filmemacher finden weniger Unterstützung, sagt der Kritiker aus Burkina, Ardiouma Soma, und bedauert auch die Verknappung der öffentlichen Mittel in afrikanischen Ländern.
Im Allgemeinen, “es gibt noch viel zu tun, bis es eine echte afrikanische Filmindustrie gibt”, sagte der Mann, der Direktor der Afrikanischen Cinematek war war – untergebracht in der Zentrale des Fespaco – für mehr als ein Jahrzehnt.
Einige 970 Millionen FCFA (rund 1,5 Millionen Euro) wurden mobilisiert, um dieses Ereignis, vor allem von der Regierung von Burkina Faso und der EU finanziert, zu organisieren.
© 2013 AFP

2. FESPACO beginnt mit Musik
OUAGADOUGOU (AFP) – 23.02.2013 19:55 – Mit Romaric Ollo Hien
Es gab eine tolle Show am Samstag zum Kickoff vom FESPACO. Über 20.000 Menschen nahmen im Stadion 4. August, dem größten der burkinischen Hauptstadt, an der Eröffnungsfeier des Pan-African Festival of Cinema and Television von Ouagadougou (FESPACO) teil, die in der Nacht mit einem Feuerwerk abschloss.
Vor vielen Künstler und Funktionären heizte die nigerianische Band Flavour die Menge ein.
Dann boten der burkinische Choreograf Seydou Boro und viele Tänzer ein buntes Spektakel, mit wirbelnden Derwischen, Salsa, Masken und traditionellen afrikanischen Rhythmen. Und dann die Pferde, um Tribut an die “Hengste” zu zahlen, die Nationalmannschaft von Burkina Faso, vor kurzem Vize-Weltmeister des African Cup of Nations (CAN) in Südafrika.
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Der Maghreb und Westafrika gut aufgestellt
Wer wird Nachfolger des marokkanischen Mohammed Mouftakir, Gewinner des Stallion Yennenga bei der letzten Ausgabe im Jahr 2011 mit “Pegasus”?
Der Maghreb, mit sieben Filmen im Rennen (je drei für Algerien und Marokko, einer für Tunesien) und Westafrika mit sechs Filmen sind gut aufgestellt.
Bereits ein Gewinner im Jahr 2001 mit seinem zweiten Spielfilm “Ali Zaoua” kehrt der marokkanische Nabil Ayouch mit “Pferde Gottes” zurück, der den radikalen Islamismus behandelt. Ein Thema in der Region durch den französisch-afrikanischen Krieg gegen die Dschihad-Gruppen in Mali, Burkina Faso’s Nachbarn.
Eine weiterer sichere Wette: der Nigerianer Newton Aduaka, Golden Stallion im Jahr 2007 mit “Ezra”, einem Film über Kindersoldaten, konkurriert mit “One Man-Show”, die Geschichte eines Schauspielers, dem Krebs diagnostiziert wurde.

Cinema in Afrika ist “ein leistungsfähiges Werkzeug für die Förderung des Friedens”, sagte der burkinische Kulturminister Baba Hama bei der Eröffnung und forderte die afrikanischen Länder auf, ihre Kulturpolitik zu entwickeln.
Nach einer Hommage am Samstagabend für die Künstler des afrikanischen Kinos, die in den letzten zwei Jahren gestorben waren, wird der Wettbewerb am Sonntag mit den ersten Projektionen starten.
© 2013 AFP

3. FESPACO: ein algerischer Film über den radikalen Islam eröffnet den Wettbewerb
OUAGADOUGOU (AFP) – 24.02.2013 10.10
“Yema”, ein Film der algerischen Regisseurin Djamila Sahraoui über die Familie und den radikalen Islam, eröffnete am Sonntag den Wettbewerb für den Hauptpreis bei FESPACO.
“Yema” erzählt die Geschichte einer Mutter, Ouardia, gespielt von der Filmemacher selbst, die in einem kleinen verlassenen Haus in den Bergen Algeriens wohnt, welche für die Dschihadisten in den 1990er Jahren Untergrundgebiet geworden waren. Ouardia verlor ihren Sohn Tarik, ein Offizier, bei einem Angriff. Sie vermutet, ihr anderer Sohn, Ali, ist Führer einer islamistischen Gruppe, die in dieser Tragödie beteiligt war.
Der Film spielt in einer Welt, die nur von der Trockenheit und dem Schmerz der drei einzigen Personen gezeichnet ist: die Mutter, der Sohn und der Wächter, den Ali schickte, um die Sicherheit von Ouardia zu gewährleisten.
Der ganze Film findet fast stumm und ohne Musik statt, mit Ausnahme des Abspannes.
“Dies ist eine Geschichte, die an die aktuelle Situation in Algerien erinnert”, sagte die Regisseurin.
“Algerien lebt jetzt seit einer Weile mit terroristischen Aktionen. Ich denke, es spricht ein paar Fragen an, die uns beschäftigen, worüber wir besorgt sind, die aktuellen Probleme, und unsere eigene Geschichte”, sagte sie in Bezug auf den Maghreb und anderen Filmen, die das Thema des radikalen Islam in FESPACO erinnern in diesem Jahr.
Über ihre künstlerischen Entscheidungen sagte Djamila Sahraoui, sie wollte auf das “Wesentliche” reduzieren. “Selbst in den aufbauenden Elementen des Films vermied ich die prosaischen Tatsachen , um Elementen wie Wasser, Feuer, Erde, Luft eine Stimme zu geben.”
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© 2013 AFP

4. FESPACO: die Tragödie der illegalen Einwanderung, gefilmt von Moussa Touré
OUAGADOUGOU (AFP) – 25/2/2013 05.57
Die Tragödie der illegalen Einwanderung einer afrikanischen Jugend, die von Europa träumt, ist im Herzen von “La Pirogue (Kanu)”, Film des senegalesischen Regisseurs Moussa Touré, der um den Hauptpreis von FESPACO wetteifert.
In diesem Film vorgestellt am Montag beschlossen einige Jugendliche der Vorstädte von Dakar, der Arbeitslosigkeit zu entkommen und über den Ozean nach Spanien zu fliehen. Wie so oft in diesen Unternehmen gefährliche Überfahrt zu den Kanarischen Inseln wird sich tragisch für viele Passagiere.
“Afrika ist dokumentarischer als Fiktion Sie brauchen keine Geschichten zu erfinden, um Filme zu machen. Themen gibt es”, sagte der Regisseur vor Reportern und fügte hinzu: “Wenn du einen Film über einen Diktator machen willst, brauchst du ihn nicht zu erschaffen. ”
“Dieser Film erzählt nicht nur die afrikanische Jugend, es ist ganz Afrika”, sagte Moussa Touré, der sich erinnert, dass für viele Illegale seit mehreren Jahren “Dakar ein Ausgangstor ist”.
“Wir sind eine junge Nation, dies ist unsere Stärke, aber wir kümmern uns nicht darum”, sagte er.
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“Wir brauchen Regierungen, die diese jungen Leute daheim halten. Es muss ganz einfach Hoffnung geben,” sagte der Regisseur, der einen Film über den Untergang der Joola vorbereitet, jene senegalesische Fähre, die im Jahr 2002 sank, mit 1863 Toten und Vermissten nach offiziellen Angaben.
Moussa Touré, der bereits “La Pirogue” in anderen Festivals zeigte, sagt, der Film sei noch nicht in Dakar gezeigt worden, “weil es keinen Raum gibt.” “FESPACO ist der einzige Ort, wo Afrikaner ihre Filme sehen können. Dennoch ist es notwendig, dass die afrikanischen Jugendlichen Filme, die mit ihnen sprechen, zu sehen bekommen.”
Zwanzig Spielfilme, darunter “La Pirogue”, wetteifern um den Goldenen Hengst Yennenga , Hauptpreis des FESPACO, Vergabe 2. März.
© 2013 AFP

5. Afrikanisches Kino: Digital wird eine führende Rolle bei FESPACO spielen
OUAGADOUGOU (AFP) – 2013.02.27 17.29 – By Romaric Ollo Hien
Celluloid oder digital? Die Debatte tobt bei FESPACO in diesem Jahr, und die Zahl der Filmemacher wächst schnell, die das Monopol der sakrosankten 35 mm in der offiziellen Auswahl brechen wollen.
Gegründet im Jahr 1969 von einer Handvoll Filmemachern und Filmliebhabern hält das Festival vom renommierten Sektor Spielfilme die in digitaler Kamera gedrehten noch fern. Eine digitaler Film muss unbedingt “kinescoped” sein (auf Celluloid übertragen), um des Hauptpreises würdig zu sein.
“Wir sind in einem nerdy Festival, das sich dem technologischen Wandel verweigert”, schimpft der burkinabeische Filmemacher Boubacar Diallo, ein unermüdlicher Verfechter des digital.
Der Gewinner FESPACO 2009 für seinen zweiten Spielfilm “Lion Heart” bringt seinen neuen Film “Eheferien” in der Sektion “TV-Video”, aus Mangel an Geld für die Übertragung auf klassisches Filmmaterial, sagt er zu der AFP.
Die Festivalleitung hat Mittwoch entschieden, dass vier Filme aus der diesjährigen Verleihung herausgenommen werden. Grund: sie waren nicht kinescoped, im Gegensatz zu den gemachtenVersprechungen. Aber Festival-Teilnehmer protestierten gegen die Ausgrenzung und starteten eine Petition.
“Der 35 mm ist tot. Wir sind im digitalen Zeitalter, da gibt es nichts mehr zu rütteln”, meint Regisseur Balufu Bakupa-Kanyinda (DR Kongo), Präsident des Verbandes der Produzenten und Regisseure von Afrika.
Die gleiche Geschichte auf der Seite des kameruner Filmemachers Jean-Pierre Bekolo, der gerade seinen neuesten Film, “The President”, digital gedreht hat. Aus Zeitmangel konnte er ihn nicht auf FESPACO einreichen, aber das Werk wurde am Rande der Veranstaltung vorgestellt.
Konsens bis Samstag?
“Ich verstehe nicht, warum sich die Afrikaner an 35 mm klammern, wir haben sie nicht erfunden”, sagt er feige. Und macht ein wenig Geschichtsunterricht:. “Als wir vom Stummfilm zu Talkies gingen, brummten manche. Später, als wir aus schwarz und weiß zu Farbe gingen, gab es einige Filmemacher, die sagten, dass die Farbe das schöne Bild tötet. ”
Die Frage weckt starke Wirkung und Rangelei unter den Filmemachern in Ouagadougou zwischen den Befürwortern des Digitalen, angepriesen als billiger und besser verwaltbar, und 35 mm Befürwortern, für die Digital die Piraterie verzehnfacht und sich weigern, dass jeder kann behaupten, ein Regisseur zu sein.
Aber die Sache des Digitalen scheint sich ernst zu bewegen. In den Fluren der FESPACO hört man oft, dass das Festival könnte auf seiner nächsten Ausgabe in 2015 digitale Filme akzeptieren.
Für Balufu Bakupa-Kanyinda, der mit anderen seit mehreren Jahren “für die FESPACO” eine Reflexion über den “digitalen Übergang” führt, ist die Zeit gekommen.
Festival-Chef Michel Ouedraogo ist vorsichtiger. Er räumt ein, dass “die Zeit wird kommen”, doch betonte er, dass jede Änderung eine Änderung in der Einigung mit “African Profis erfordert.”
Es sieht jedoch, ohne mehr zu sagen, dass “Konsens” bei der Hand ist und dass “eine endgültige Entscheidung am Ende des Festivals getroffen werden kann.”
Die Zukunft ist digital Fespaco schwärmt Jean-Pierre Bekolo schon. Ihm zufolge wurden Gespräche mit der Online-Video-Website YouTube, eine Tochtergesellschaft des US-Riesen Google Internet Diffusion, um das parallele zeigen von Filmen neben Screenings bei jedem Festival zu ermöglichen, eingeleitet.
Aber wenn Fespaco den Sprung macht, es kostet: neue Geräte werden benötigt werden. “Es wären Räume in digitale Kabinen umzurüsten. Doch so einer kostet 150.000 €”, warnt Balufu Bakupa-Kanyinda.
© 2013 AFP

6. Burkina Faso: ein spannungsgeladenes Festival für malische Filmemacher
OUAGADOUGOU (AFP) – 03.01.2013 14:19 – Von Romaric Ollo Hien
Ein Fespaco voller Spannungen für die Malier Souleymane Cissé und Cheick Oumar Sissoko, zwei Große des afrikanischen Kinos: ihr Land im Krieg gegen Dschihadisten nimmt ihre Gedanken ein während des Festivals von Ouagadougou, wo sie den radikalen Islam als Thema für mehrere Filme erleben.
Anwesend für die 23. Ausgabe des Panafrikanischen Film-und Fernsehfestivals (FESPACO) in Burkina Fasos Hauptstadt, sagt der siebzigjährige Souleymane Cissé, einziger Regisseur der dort zweimal die höchste Auszeichnung gewann, er sei “traumatisiert” von den Ereignissen in seinem Land in der schwersten Krise seiner Geschichte seit dem letzten Jahr.
Französisch-afrikanische Truppen bekämpfen seit eineinhalb Monaten Dschihadisten, die das nördliche Mali seit 2012 besetzten und dort zahllose Missbräuche im Namen der Scharia (islamisches Recht) verübten.
“Ich kann nicht schlafen”, sagte Cissé gegenüber AFP, gekleidet in großem blauen boubou und Handy immer griffbereit. “Wenn ich nicht im Zimmer bin, wenn ich nicht in den Debatten bin, höre ich Radio.” Zurück im Hotel, beeilt er sich, den Fernseher einzuschalten, “um die neuesten Nachrichten über Mali zu sehen.”
Während das einzige malische Feature im diesjährigen Wettbewerb (“Spinnweben” von Ibrahima Toure) ein anderes Thema, die Zwangsheirat, aufgreift, ist das Thema des radikalen Islam präsent mit drei Filmen aus dem Maghreb.
“Yema” von der Algerierin Djamila Sahraoui ist das erschreckende Porträt einer Familie, die durch ein Attentat zerstört wurde. “El Taaib” (Der Reuige) von ihrem Landsmann Merzak Allouache beschreibt die kriminelle Karriere eines ehemaligen Dschihadisten.
“Die Pferde Gottes” vom Deutsch-Marokkaner Nabil Ayouch ist der allgemeinen Meinung nach einer der wichtigsten Filme dieses Themas und ein ernsthafter Anwärter für den Goldenen Hengst Yennenga, den höchsten Preis
Jugendliche “Märtyrer”: Gekrönt im Jahr 2001 mit seinem Film “Ali Zaoua“, erzählt der Filmemacher heute stark das Leben in den Slums von Casablanca, wo Jugendliche von Islamisten rekrutiert werden, die sie unterstützen und indoktrinieren, bevor sie sie in “Märtyrer”-Attentate schicken .
“Pferde Gottes, das ist ein Film unbedingt zu sehen und in ganz Afrika zu zirkulieren, weil er zeigt, wie man die Köpfe unserer Kinder in den Vorstädten und Slums formt”, applaudiert Souleymane Cissé .
Diese Arbeit zeigt “den Aufstieg des religiösen Fundamentalismus in afrikanischen Gesellschaften, in denen die Regierungen nicht gegen die Verarmung der Massen arbeiten”, fügt Cheick Oumar Sissoko hinzu, der andere malische Regisseur, gekrönt beim Fespaco (1995).
Mitglied der Jury des diesjährigen Festivals, ist der ehemalige Minister für Kultur noch sehr viel in der politischen Arena in seinem Land beteiligt. “Über Nacht wurde Mali, das keine Probleme Religion hatte, von Terroristen eingepackt”, die sich “Verteidiger des Islam nannten und im Namen der Unabhängigkeit von einigen der Tuareg Gemeinschaft unaussprechliche Taten begangen”, sagte er donnernd.
Sissoko gesteht Besorgnis für die gesamte Region. “Wir sind nicht ruhig hier,” in Ouagadougou, sagt er und bemerkt, dass die Dschihadisten, die ihre Guerilla-Operationen in Mali gestartet hatten, “nun drohen, ihre Aktivitäten auf das gesamte Westafrika zu verlängern” .
“Religiöser Fundamentalismus, Terrorismus, hinterlassen einen großen Fleck Land , den zu löschen lange dauert”, gesteht Cissé, der an einem Projekt „zur Situation in Mali” arbeitet.
Aber er bleibt zuversichtlich. “Fundamentalismus, Radikalismus können nicht gewinnen , weder in Mali, Marokko, Algerien, noch anderswo in Afrika”, schwört er. “Im Kino wie im Leben siegt immer die Hoffnung.”
© 2013 AFP

7. FESPACO ehrt “Heute” des französisch-senegalesischen Alain Gomis
OUAGADOUGOU (AFP) – 02.03.2013 22:54 – Von Romaric Ollo Hien
Nach acht Tagen und 101 Filmen aus 35 Ländern hat das 23. Panafrikanische Filmfestival in Ouagadougou (FESPACO) den Goldenen Hengst von Yennenga dem Senegalesen Alain Gomis für seinen Film “Tey” verliehen und schloss mit Musik und Tanz.
Mit dem renommierten Preis des größten Panafrikanischen Filmfestivals, dem Goldenen Hengst von Yennenga, wurde der senegalesische Regisseur Alain Gomis für seinen Spielfilm Tey (Heute) ausgezeichnet. Der Film zeigt die letzten Tage eines Mannes, der seinen Tod unmittelbar bevorstehen sieht und in Dakar umherirrt. Die Hauptrolle wird von Saul Williams, US-amerikanischer Schauspieler und Musiker, gespielt. “Ich, der ich Wurzeln in Guinea-Bissau, in Frankreich, in Senegal habe, bin sehr glücklich und stolz, den ersten Goldenen Hengst nach Senegal zu bringen”, äußerte sich, sehr bewegt, der Regisseur. Er fügte hinzu, dass “der Reichtum des afrikanischen Kinos von heute seine Vielfalt” ist. Der Hengst in Bronze ging an seinen Landsmann Moussa Touré für seinen Film “La Pirogue”, der von der Tragödie der Abwanderung junger Afrikaner auf der Suche nach Europa spricht.
Der silberne Hengst wurde dem Film “Yema” der Algerierin Djamila Sahraoui verliehen, vorgestellt durch die Vorsitzende der Grand Jury, die französische Regisseurin Euzhan Palcy, als “antike und zeitgenössische Tragödie” über eine Familie, die an einem islamistischen Attentat zerbricht.
Der Goldene Hengst der besten Schauspielerin wurde Mariam Ouédraogo, der Titelheldin des Films “Moi Zaphira” (Ich, Zaphira) verliehen, der Geschichte einer Frau, die für die Verwirklichung ihrer Träume kämpft und durch alle Unbilden und alles Unglück der Gesellschaft in Burkina Faso geht.
– Das Digitalkino nun im Wettbewerb –
Mali, im FESPACO mit vier längeren Filmen vertreten, gewinnt den Preis der Afrikanischen Union. Damit wird Ibrahim Touré für seinen Film “Spinnennetze” ausgezeichnet.
Wesentliche Reformen sind für zukünftige Auflagen des Festivals angekündigt. Dazu gehören die Berücksichtigung der Diasporafilme im offiziellen Wettbewerb, die Einführung des digitalen Kinos als auch die Neubewertung der Auszeichnungen, z.B. wird das Preisgeld für den Goldenen Hengst von 10 auf 20 Millionen FCFA erhöht.
Gegründet im Jahr 1969, beschritt FESPACO, das in diesem Jahr Gastgeber für mehr als tausend Filmemacher, Schauspieler und Produzenten war, neue Wege darin, dass in dieser Biennale der Vorsitz aller Jurys Frauen anvertraut wurde. Euzhan Palcy, die Regisseurin von “Rue Case-Nègres”, begrüßte es, dass das Festival die Frauen “in die Mitte” und “für ihre Ehre” gesetzt habe.
Über die Qualität des Jahrgangs 2013 gingen die Meinungen auseinander. Wenn sehr feine Filme gezeigt wurden gescreent wurden, schienen andere Überbleibsel der”Kalebasse”filme von 1960-1970, verhöhnt für ihre Art der Vermittlung eines schmutzigen und veralteten Bildes von Afrika.
“Es ist bedauerlich, dass die Fespaco weiterhin Filme auswählt, die noch nicht einmal in einem Nachbarschaftskino gezeigt werden sollte”, brummte ein Regisseur, lieber unter Anonymität, gegenüber der der Nachrichtenagentur AFP.
Doch für einen der Dekane des FESPACO, den malischen Souleymane Cissé, der einzige Filmemacher, die höchste Auszeichnung zweimal gewonnen zu haben, “wir hatten eine schön gestaltete Film auf die künstlerische und technische.”
© 2013 AFP

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