BURUNDI: AUS TANSANIA RÜCKKEHRENDE FLÜCHTLINGE FINDEN KEIN ZUHAUSE – De retour de Tanzanie, les ex-réfugiés burundais face à l’impasse foncière

Zurück ausTansania, stehen die ehemaligen burundischen Flüchtlinge vor der Sackgasse Immobilie
TRANSIT CENTER Musenyi (Burundi) (AFP) 27-11-2012
Sacharja Nahimana wäre viel lieber aus Tansania zurückgekommen, wenn er gewusst hätte, wo einmal hingehen in seinem Land. Wie viele zur Rückkehr gezwungene Burundier weiß er, dass sein Haus, das er auf der Flucht vor dem Krieg im Jahr 1993 verließ, belegt ist.
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De retour de Tanzanie, les ex-réfugiés burundais face à l’impasse foncière
CENTRE DE TRANSIT DE MUSENYI (Burundi) (AFP) 27-11-2012
Zacharie Nahimana serait rentré plus volontiers de Tanzanie s’il avait su où aller une fois dans son pays. Comme de nombreux Burundais poussés au retour, il sait que la maison qu’il a laissée en fuyant la guerre en 1993 est occupée.

Un garçon tient un bébé dans un camp de transit au Burundi, le 14 novembre 2012
Ein Junge hält ein Baby in einem Durchgangslager in Burundi, 14. November 2012
Un garçon tient un bébé dans un camp de transit au Burundi, le 14 novembre 2012
© AFP/Archives

“J’avais une maison sur la colline de Nyamusasa”, dans la commune de Kinyinya, province orientale de Ruyigi, raconte ce père de deux enfants âgé de 62 ans à la descente du bus qui l’amène du camp tanzanien de Mtabila au centre de transit burundais de Musenyi.
Mais “quelqu’un nous a dit que quelqu’un occupait notre terre. C’est ce qui nous faisait hésiter à rentrer,” poursuit-il.
Ce jour-là, plus de 1.400 Burundais sont, comme lui, rapatriés. Ils ont emmené tout ce qu’ils pouvaient: valises, meubles brinquebalants, vélos, panneaux solaires, volailles…
Mtabila est le dernier camp tanzanien abritant encore des Burundais ayant perdu leur statut de réfugiés, contraints au retour. D’ici à fin décembre, quelque 35.000 personnes doivent rentrer.
Ce retour s’inscrit dans un plan négocié entre un Burundi aujourd’hui relativement pacifié, la Tanzanie et le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), et dont l’autre volet prévoit la naturalisation tanzanienne de 160.000 Burundais.
Depuis 10 ans, le HCR dit avoir aidé le Burundi à réinstaller plus d’un demi-million d’ex-réfugiés. Certains avaient fui lors du premier grand massacre interethnique de 1972, d’autres, les 35.000 ex-réfugiés de Mtabila notamment, celui de 1993 qui déboucha sur plus de dix ans de guerre civile.
La majorité des Burundais de Mtabila ne voulaient pas rentrer.
Arrivés à Musenyi, ils racontent que les autorités tanzaniennes ont, au début du moins, frappé les récalcitrants au départ, pour les forcer à monter dans les bus.
Revenus au pays, nombre de Burundais disent ne pas savoir où aller. Certains, comme Zacharie Nahimana, savent qu’ils vont devoir se battre pour récupérer leur terre, d’autres sont nés en exil et ne connaissent pas leurs origines.
Les cas confirmés de personnes “sans terre”, sont, dit le HCR, renvoyés devant la Commission nationale des terres et autres biens (CNT, chargée de régler les litiges fonciers.
Dans ce petit pays d’Afrique des Grands Lacs, composé d’une population à plus de 90% rurale, et dont des régions affichent souvent une densité supérieure à 400 habitants au km2, ces conflits sont nombreux, et les rapatriements accentuent la pression.
“Le problème foncier était déjà le problème numéro un du Burundi, le retour de 35.000 personnes qui n’ont par ailleurs pas toujours été les bienvenues ici ne va pas arranger les choses,” note un observateur étranger.
Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 60% des enfants de moins de cinq ans y souffrent de malnutrition chronique.
Le pays abrite plus de 8 millions de personnes pour 27.834 km2. En moyenne, un foyer ne dispose de pas plus de 0,4 ha de terre cultivable.
“La question foncière au Burundi a toujours été explosive,” dit le président de la CNTB, Sérapion Bambonanire. “Aujourd’hui, la situation se pose dans toute son acuité à cause des situations de guerre, d’exil, de spoliation.”
Auparavant partisane d’un partage des terres en cas de conflit entre anciens et nouveaux propriétaires, la CNTB privilégie aujourd’hui la restitution à ceux qui ont fui. Une politique critiquée par l’opposition, qui y voit une discrimination à l’égard de la minorité tutsi puisque, dit-elle, les rapatriés sont hutu.
Pour certains, la solution au problème foncier passe par le planning familial — les Burundaises en âge de procréer ont 6 à 7 enfants. Pour d’autres, par la diversification de l’économie, afin de réduire la dépendance à l’agriculture de subsistance, ou une plus grande mobilité des personnes entre pays d’Afrique de l’Est.
“Les Tanzaniens ont une des clés de réponse à un problème structurel aux pays des Grands Lacs,” estime Christian Thibon, directeur de l’Institut français de Recherche en Afrique à Nairobi.
Mais en Tanzanie, où la vague promise de naturalisations commence à être remise en question, la tendance ne semble pas à l’ouverture.
En attendant, Jean Bazeyi, 35 ans, père de six enfants rentré d’exil il y a deux ans, vit toujours dans un centre d’hébergement temporaire à une soixantaine de km au sud de la capitale Bujumbura. Il n’aurait pas dû y rester plus de six mois.
“Ils nous ont maintenant trouvé une parcelle” de terre, se félicite-t-il. Mais elle suffira juste à construire une petite maison. “Nous sommes des agriculteurs. S’ils ne nous donnent pas de terre pour cultiver, nous allons mourir”.
©AFP

Des réfugiés burundais de retour d'un camp en Tanzanie viennent chercher leurs affaires, le 14 noveDes réfugiés burundais récemment rentrés de Tanzanie, en attente de retrouver un endroit où vivre da
Burundische Rückkehrer aus Lagern in Tansania in einem Durchgangslager in Burundi, 14. November 2012
Des réfugiés burundais récemment rentrés de Tanzanie, en attente de retrouver un endroit où vivre dans leur pays, le 13 novembre 2012
Des réfugiés burundais de retour d’un camp en Tanzanie viennent chercher leurs affaires, le 14 novembre 2012
© AFP/Archives

Zurück aus Tansania, stehen die ehemaligen burundischen Flüchtlinge vor der Sackgasse Immobilie
TRANSIT CENTER Musenyi (Burundi) (AFP) 27-11-2012
Sacharja Nahimana wäre viel lieber aus Tansania zurückgekommen, wenn er gewusst hätte, wo einmal hingehen in seinem Land. Wie viele zur Rückkehr gezwungene Burundier weiß er, dass sein Haus, das er auf der Flucht vor dem Krieg im Jahr 1993 verließ, belegt ist.
“Ich hatte ein Haus auf dem Hügel Nyamusasa” in Kinyinya, eine Gemeinde in der östlichen Provinz Ruyigi, sagt der 62-ährige Vater von zwei Kindern bei der Bushaltestelle für den Bus, der ihn aus dem tansanischen Lager Mtabila ins burundische Transitzentrum Musenyi bringen wird.
Aber “jemand hat uns erzählt, dass jemand unser Land besetzt hat. Das lässt uns nur ungern gehen”, sagt er.
An diesem Tag repatriierte man mehr als 1.400 Burundier wie ihn. Sie nahmen alles mit, was sie konnten: Koffer, marode Möbel, Fahrräder, Sonnenkollektoren, Geflügel …
Mtabila ist das letzte tansanische Lager, das Burundier, die ihren Status als Flüchtlinge verloren haben und gezwungen sind, zurückzukehren, noch beherbergt. Bis Ende Dezember sollen rund 35.000 Menschen zurückgehen.
Diese Rückkehr ist Teil eines ausgehandelten Plan zwischen dem nun relativ friedlichen Burundi, Tansania und dem UN-Hochkommissar für Flüchtlinge (UNHCR), und die andere Komponente enthält die Einbürgerung von 160.000 Burundiern in Tansania.
10 Jahre, sagt UNHCR, half man Burundi, mehr als eine halbe Million ehemalige Flüchtlinge umzusiedeln. Einige waren während der ersten großen ethnischen Massakern von 1972 geflohen, andere in Mtabila sind 35.000 ehemalige Flüchtlinge aus 1993, als mehr als ein Jahrzehnt Bürgerkrieg begann.
Die Mehrheit der burundischen Flüchtlinge in Mtabila wollen nicht zurückkehren.
In Musenyi angekommen, sagen sie, dass die tansanischen Behörden, zumindest anfangs, zunächst zögerten, sie zu zwingen, den Bus zu besteigen.
Zurück im Land, sagen viele Burundier, dass sie nicht wissen, wohin sie gehen können. Einige,wie Sacharja Nahimana, wissen, dass sie kämpfen müssen, um ihr Land zu bekommen, andere wurden im Exil geboren und kennen ihre Ursprünge nicht.
Bestätigte Fälle von “Landlosen”, so UNHCR, kommen vor die Nationale Kommission für Grundstücke und andere Vermögenswerte (KZT), verantwortlich für die Lösung von Landstreitigkeiten.
In diesem kleinen afrikanischen Land in der Region der Großen Seen, bestehend aus einer Bevölkerung von mehr als 90% in den ländlichen Gebiete, die oft eine Dichte größer als 400 Einwohnern pro km² haben, sind diese Konflikte zahlreich und Rücküberweisungen der Exilanten erhöhten den Druck.
“Die Landfrage war schon das Problem Nummer eins in Burundi, die Rückkehr von 35.000 Menschen, die auch nicht immer hier willkommen sind, reparieren nicht die Dinge”, sagt ein Beobachter von außen.
Burundi ist eines der ärmsten Länder der Welt. Mehr als 60% der Kinder unter fünf Jahren sind chronisch unterernährt.
Das Land ist die Heimat von mehr als 8 Millionen Menschen auf 27.834 km2. Im Durchschnitt hat ein Haushalt nicht mehr als 0,4 ha Land.
“Die Landfrage in Burundi ist explosiv”, sagte der Präsident der KZT, Serapion Bambonanire. “Heute stellt sich die Situation in ihrer ganzen Schärfe dar durch Situationen von Krieg, Vertreibung und Enteignung.”
Früher für Aufteilung des Landes im Falle eines Konflikts zwischen den alten und den neuen Eigentümern, ist der Schwerpunkt der KZT heute die Reinstaalation derjenigen, die geflohen waren. Eine Politik, die von der Opposition kritisiert wird, die eine Diskriminierung der Tutsi-Minderheit sieht: die Rückkehrer sind Hutu.
Für einige liegt die Lösung der Landfrage in der Familienplanung – die Burundier heuter machen 6-7 Kinder. Für andere würde die Diversifizierung der Wirtschaft die Abhängigkeit von Subsistenzwirtschaft verringern, oder größere Mobilität der Menschen zwischen den Ländern Ostafrikas.
“Die Tansanier haben eine zentrale Antwort auf ein strukturelles Problem in der Region der Großen Seen”, sagt Christian Thibon, Direktor des Französischen Institut für Afrikaforschung in Nairobi.
Aber in Tansania, wo das vage Versprechen der Einbürgerung beginnt, in Frage gestellt zu werden, geht der Trend dahin, sich nicht zu öffnen.
Inzwischen lebt Jean Bazeyi, 35, Vater von sechs Kindern und aus dem Exil vor zwei Jahren zurückgekehrt, immer noch in einem temporären Unterschlupf bei 60 Meilen südlich der Hauptstadt Bujumbura. Er sollte dort nicht mehr als sechs Monate bleiben.
“Sie haben uns jetzt eine Parzelle gefunden”, begrüßte er. Aber es wird nur ausreichen, um ein kleines Haus zu bauen. “Wir sind Bauern. Wenn sie uns kein Anbauland geben, werden wir sterben.”
© AFP

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