BURUNDI: GROßER SEXUELLER MENSCHENHANDEL AUFGEDECKT – Le Burundi découvre l’ampleur d’un trafic sexuel largement impuni

Burundi entdeckt das Ausmaß eines weitgehend ungestraften sexuellen Menschenhandels
bannerwomenBujumbura ( Burundi) (AFP) – 18.02.2014 09.40 Von Esdras Ndikumana
Drei Monate lang wurde Pamela – ihr Name wurde geändert – auf den Status einer Sex-Sklaven in einem Haus in Bujumbura reduziert. Sie konnte Ende 2013 entkommen, wartet aber immer noch auf Gerechtigkeit. Mädchen aus guter Familie, heute 16 Jahre alt, ist sie eine der vielen Opfer des Menschenhandels, dessen Ausmaß vor kurzem in diesem kleinen Land Großen Seen in Afrika von der kanadischen NGO “Gerechtigkeit und Fairness” (Justice et équité, Justice and equity) ans Licht gebracht wurde.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

=> MORE FRAUEN – FEMMES in AFRIKANEWS ARCHIV
=> MORE KINDER – ENFANTS in AFRIKANEWS ARCHIV
=> => MORE BURUNDI in AFRIKANEWS ARCHIV

Le Burundi découvre l’ampleur d’un trafic sexuel largement impuni
Bujumbura (Burundi) (AFP) – 18.02.2014 09:40 – Par Esdras NDIKUMANA
Pendant trois mois, Pamela – son prénom a été modifié – a été réduite à l’état d’esclave sexuelle dans une maison de Bujumbura. Elle en est sortie fin 2013, mais attend toujours que justice soit faite.

Florence Boivin-Roumestan, présidente d'une ONG canadienne, avec une jeune victime de trafic sexuel,
Florence Boivin-Roumestan , Präsidentin einer kanadischen NGO, mit einem jungen Opfer sexuellen Menschenhandels , am 12. Februar 2014 Burumbura
Florence Boivin-Roumestan, présidente une ONG canadienne, avec une jeune victime de trafic sexuel, le 12 février 2014 à Burumbura
afp.com – Esdras Ndikumana

Jeune fille de bonne famille aujourd’hui âgée de 16 ans, elle est l’une des nombreuses victimes d’un trafic d’ampleur récemment mis au jour dans ce petit pays d’Afrique des Grands Lacs par une ONG canadienne, Justice et équité.
“On commence à peine à en percevoir l’ampleur, mais après des mois d’enquête on constate que le trafic humain, surtout sexuel, atteint des proportions insoupçonnées au Burundi”, explique la présidente de l’ONG, Florence Boivin-Roumestan.
Le phénomène touche “aussi bien les enfants de pauvres que les jeunes élèves des milieux urbains”, poursuit-elle, “des jeunes filles sont recrutées sur tout le territoire, puis forcées de se prostituer ou vendues à l’étranger”, à Oman, au Liban ou au Malawi notamment.
Le modus operandi varie peu. Des femmes, souvent d’ex-prostituées, arrivent dans des villages reculés avec de l’argent et des téléphones portables qu’elles distribuent, puis demandent à des parents vivant dans une pauvreté extrême de leur confier leurs fillettes, promettant de leur donner du travail ou de les inscrire à l’école.
Les enfants sont en fait “enfermés dans des maisons closes”, raconte Mme Boivin-Roumestan. En novembre, trois jeunes filles ont été découvertes recluses dans la maison d’un pasteur de Ruyigi (est), alors que leurs parents les croyaient en train d’étudier au Kenya.
A Bujumbura, ce sont les jeunes filles de familles aisées qui sont visées, dans les collèges et lycées. Des élèves, recrutés par des proxénètes, jouent le rôle de rabatteurs, en gagnant progressivement leur confiance, avant de les emmener dans une maison où elles sont droguées et violées.
– Entre 13 et 15 ans –
C’est ce qui est arrivé à Pamela. A 14 ans, dit-elle, des amies l’ont entraînée dans des sorties avec des hommes qui payaient tout, sans rien demander en échange. Puis un jour, elle s’est retrouvée séquestrée dans une maison d’un des quartiers les plus chics de Bujumbura, Kiriri, en surplomb de la ville.
“Il y avait des gens en uniforme de police qui nous surveillaient (…) si un client venait, quand tu ne voulais pas, tu recevais des coups”, confie-t-elle. Les coups, c’était des claques et surtout des coups de ceinture. Sur les pieds, pour ne pas abîmer son visage.
Pamela a été libérée lors d’un raid de police, après que sa mère eut signalé sa disparition. Par honte, elle n’ose toujours pas rentrer chez elle. Une fois sauvées, de nombreuses victimes sont souvent rejetées par leurs familles.
Des maisons comme celle où fut séquestrée Pamela “existent dans tous les quartiers de Bujumbura”, assure Mme Boivin-Roumestan. “Même les policiers de proximité, ceux qui travaillent auprès de la population dans les quartiers, les connaissent”.
La plupart des victimes ont entre 13 et 15 ans, mais il y a aussi “des enfants de 9, 10 ans”, poursuit-elle, estimant difficile d’évaluer le nombre de victimes au Burundi.
Mais à titre d’exemple, dans la petite ville de Rumonge, située à 75 km au sud de Bujumbura et l’une des plus touchées par le “trafic humain sexuel” selon l’étude, la moitié des 50 prostituées majeures interrogées ont raconté avoir été forcées à se prostituer alors qu’elles étaient encore mineures.
Restée durant des années sans moyens, sans effectifs et sans soutien de sa hiérarchie, la chef de la police des mineurs du Burundi, Christine Sabiyumva, dit avoir longtemps bataillé en vain contre le fléau. Aujourd’hui la police a davantage de ressources et a pu récemment fermer plusieurs maisons closes ayant pignon sur rue et démanteler des réseaux.
Plusieurs mineures ont été retrouvées lors d’opérations médiatisées, certaines rapatriées de l’étranger, et le président burundais Pierre Nkurunziza a lui-même pris le dossier en main, assure aussi la présidence.
Mais les victimes attendent davantage.
Dans le cas de Pamela, une personne a été arrêtée. Mais elle s’est enfui du commissariat, dit la jeune fille qui attend toujours que “ceux qui sont responsables de ce qui (lui) est arrivé soient punis”.
Keza, jeune fille du même âge dont le prénom a aussi été modifié, raconte avoir été l’esclave sexuelle d’un responsable des services de renseignement burundais quand elle avait 15 ans. L’homme en question, dit-elle, ne s’est jamais présenté devant la police malgré plusieurs convocations. Il vient d’être arrêté et écroué après la médiatisation de l’affaire.
“Il y a des arrestations tous les jours, nous avons des réunions avec des ministres, des généraux, des églises, des associations de jeunes, des juristes, tous engagés dans la lutte contre ce trafic”, reconnaît Mme Boivin-Roumestan. “Mais tout est à faire, le chemin sera long avant de vaincre ce fléau”.
© 2014 AFP

– AFRIKANEWS ARCHIV –
jetzt auch auf
FACEBOOK

Burundi entdeckt das Ausmaß eines weitgehend ungestraften sexuellen Menschenhandels
Bujumbura ( Burundi) (AFP) – 18.02.2014 09.40 Von Esdras Ndikumana
Drei Monate lang wurde Pamela – ihr Name wurde geändert – auf den Status einer Sex-Sklaven in einem Haus in Bujumbura reduziert. Sie konnte Ende 2013 entkommen, wartet aber immer noch auf Gerechtigkeit. Mädchen aus guter Familie, heute 16 Jahre alt, ist sie eine der vielen Opfer des Menschenhandels, dessen Ausmaß vor kurzem in diesem kleinen Land Großen Seen in Afrika von der kanadischen NGO “Gerechtigkeit und Fairness” (Justice et équité, Justice and equity) ans Licht gebracht wurde.
“Wir sind erst am Anfang , um das Ausmaß wahrzunehmen, aber nach Monaten der Untersuchung finden wir, dass der Menschenhandel, vor allem wegen Sex, ungeahnte Ausmaße in Burundi erreicht”, sagt die Präsidentin der NGO , Florence Boivin-Roumestan .
Er betrifft “sowohl Kinder von Armen als auch junge Schülerinnen in städtischen Gebieten”, fährt sie fort, “Mädchen werden im ganzen Land eingesammelt und in die Prostitution gezwungen oder ins Ausland verkauft”, nach Oman, Libanon oder nach Malawi im Besonderen.
Der modus operandi variiert wenig. Frauen, oft Ex-Prostituierte kommen in abgelegene Dörfer mit Geld und Handys, die sie verteilen, dann fragen sie die Eltern, die in extremer Armut leben, ihnen ihre Mädchen anzuvertrauen , und versprechen, ihnen Arbeit zu geben oder sie in der Schule einschreiben .
Die Kinder werden tatsächlich “in Bordellen gesperrt”, sagt Frau Boivin-Roumestan . Im November wurden drei junge Mädchen eingesperrt im Haus eines Pastors Ruyigi (Osten) gefunden, während ihre Eltern sie beim Studium in Kenia glaubten.
In Bujumbura sind Mädchen aus wohlhabenden Familien im Visier, in Schulen und Gymnasien. Schüler, von Zuhältern rekrutiert, spielen die Rolle von Schleppern , um nach und nach ihr Vertrauen zu gewinnen, bevor sie sie zu einem Haus bringen, wo sie unter Drogen gesetzt und vergewaltigt werden .
– Zwischen 13 und 15 Jahren –
Das ist auch Pamela passiert. Mit 14, sagt sie, haben Freundinnen sie mitgenommen zum Ausgehen mit Männern, die alles bezahlten, ohne im Gegenzug etwas zu verlangen. Dann, eines Tages fand sie sich in einem Haus von einem der exklusivsten Viertel von Bujumbura, Kiriri, eingesperrt, mit Blick über die Stadt.
“Es gab Leute in Polizeiuniform , die uns überwachten (…) wenn ein Kunde kam , wenn du nicht wolltest, bekamst du Schläge”, sagt sie. Schläge, das waren Ohrfeigen und besonders Schläge mit einem Gürtel. Auf die Füße, um ihr Gesicht nicht zu lädieren.
Pamela wurde während einer Polizeirazzia freigelassen, nachdem ihre Mutter sie als vermisst gemeldet hatte. Aus Scham wagt sie es immer noch nicht, nach Hause zu gehen. Nach ihrer Rettung werden viele Opfer oft von ihren Familien verstoßen .
Solche Häuser wie das , wohin Pamela entführt wurde, “gibt es in allen Vierteln von Bujumbura”, sagt Frau Boivin-Roumestan. “Die Polizisten, die mit Menschen im Viertel arbeiten , kennen sie auch.”
Die meisten Opfer sind zwischen 13 und 15 Jahren, aber es gibt auch “Kinder von 9 und 10 Jahren”, sagt sie und hält es für schwierig, die Zahl der Opfer in Burundi zu schätzen.
Aber zum Beispiel in der kleinen Stadt Rumonge 75 km südlich von Bujumbura und nach der Studie eine der am stärksten vom “sexuellen Menschenhandel” betroffenen Städte, erzählte die Hälfte der 50 befragten volljährigen Prostituierten, sie seien zur Prostitution gezwungen worden , als sie noch minderjährig waren.
Jahrelang ohne finanzielle Mittel, ohne Personal und ohne Unterstützung ihrer Vorgesetzten, sagt die Chefin der Minderjährigenpolizei von Burundi, Christine Sabiyumva, sie habe lange vergeblich gegen diese Geißel gekämpft. Heute hat die Polizei mehr Ressourcen und konnte vor kurzem mehrere gut situierte Bordelle schließen und Netzwerke zerschlagen.
Mehrere Minderjährige wurden bei Operationen,die durch die Medien gingen, gefunden, einige aus dem Ausland repatriiert und der burundische Präsident Pierre Nkurunziza hat die Sache selbst in die Hand genommen , wie das Präsidialamt meldete.
Aber die Opfer erwarten mehr.
Im Fall von Pamela wurde eine Person festgenommen. Aber sie ist aus dem Kommissariat entkommen, sagte das junge Mädchen, die immer noch darauf erwartet, dass “diejenigen, die für das, was ihr passierte, verantwortlich sind, bestraft werden.”
Keza , ein Mädchen gleichen Alters , Name ebenfalls geändert, erzählt, dass sie mit 15 die Sexsklavin eines Leiters des burundischen Geheimdienstes war. Dieser Mann, sagt sie, war nie bei der Polizei erschienen trotz mehrfacher Vorladungen. Er wurde soeben festgenommen und inhaftiert nach der Medienberichterstattung über den Fall.
“Es gibt jeden Tag Verhaftungen, wir haben Treffen mit Ministern, Generälen, Kirchen, Jugendgruppen, Anwälten, alle im Kampf gegen diesen Menschenhandel engagiert”, erkennt Frau Boivin-Roumestan an. “Aber es bleibt alles zu tun, der Weg ist noch lang, bevor diese Geißel besiegt ist.”
© 2014 AFP

Leave a Reply