BURUNDI: MASSIVE VERFOLGUNG OPPOSITIONELLER VERSCHLECHTERT POLITISCHES KLIMA NOCH MEHR – Burundi: l’inculpation d’opposants aggrave la tension politique

2. Burundi: Lebenslang gefordert gegen 46 Aktivisten der Opposition
Bujumbura (Burundi) (AFP) – 18/03/2014 18.18
In Burundi hat die Staatsanwaltschaft gegen 46 Aktivisten der Oppositionspartei MSD für “die Beteiligung an einem bewaffneten Aufstand” (beiden jüngsten Zusammenstößen mit der Polizei) lebenslange Haftstrafen gefordert, berichtet ein Journalist der AFP.
1. Burundi: die Festnahmen von Regimegegnern verstärken politische Spannungen
Bujumbura ( Burundi) (AFP) – 2014.03.12 15.01 – Von Esdras Ndikumana
Die burundische Justiz inhaftierte Mittwoch wegen “Aufstand” (Straftat, die mit lebenslanger Freiheitsstrafe geahndet wird) einen der Oppositionsführer und 71 Aktivisten, nach sehr gewalttätigen Zusammenstößen mit der Polizei , und verschärft wohl damit die Spannungen im Land, das im Jahr 2006 aus mehr als einem Jahrzehnt des Bürgerkrieges herausgekommen war.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEN ORIGINALEN

=> MORE BURUNDI in AFRIKANEWS ARCHIV

1. Burundi: l’inculpation d’opposants aggrave la tension politique
Bujumbura (Burundi) (AFP) – 12.03.2014 15:01 – Par Esdras NDIKUMANA
La justice burundaise a inculpé mercredi “d’insurrection”, infraction passible de la perpétuité, un responsable de l’opposition et 71 militants, après des affrontements particulièrement violents avec la police, risquant d’aggraver la tension dans ce pays sorti en 2006 de plus de dix ans de guerre civile.

La police face à des manifestants près de Bujumbura, le 18 novembre 2012
Polizei und Demonstranten bei Bujumbura
La police face à des manifestants près de Bujumbura, le 18 novembre 2012
afp.com – Esdras Ndikumana

Les 71 militants, arrêtés samedi à l’issue des affrontements, sont déjà incarcérés tandis qu’un mandat d’arrêt a été émis contre le président du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD), l’ancien journaliste Alexis Sinduhije, rentré d’exil il y a à peine un an.
Samedi, des militants du MSD, qui convergeaient pour un “jogging collectif” vers le centre-ville de la capitale, avaient été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police.
Environ 200 d’entre eux s’étaient réfugiés au siège du parti et avaient pris deux policiers en otages, avant que les forces de l’ordre ne donnent l’assaut. Les affrontements ont duré plus d’une heure, faisant 20 blessés parmi les militants du MSD, dont plusieurs par balles, et cinq dans les rangs de la police qui accuse les opposants d’avoir ouvert le feu les premiers.
“Nous venons d’inculper 71 personnes, parmi celles arrêtées” samedi, pour “rébellion, outrage et violences sur dépositaires de l’ordre public et pour participation à un mouvement insurrectionnel armé”, a annoncé à l’AFP le procureur de Bujumbura, Arcade Nimubona.
Un mandat d’arrêt a en outre été émis contre Alexis Sinduhije, en fuite, notamment pour “participation à un mouvement insurrectionnel armé en tant que leader de ce mouvement”, a poursuivi le magistrat qui a dit espérer “un procès (…) le plus rapidement possible, selon une procédure d’urgence”.
M. Sinduhije, fondateur de la RPA, une des radios privées les plus écoutées du pays, avait quitté le Burundi en 2010, après les violences consécutives à la contestation des résultats des élections présidentielle et législatives et n’était rentré à Bujumbura qu’en mars 2013.
Le MSD, fondé en 2009, très actif sur le terrain, recrute essentiellement dans la jeunesse burundaise. Comme la quasi-totalité de l’opposition, il avait boycotté la présidentielle et les législatives de 2010, largement remportées par le parti majoritairement hutu du président Pierre Nkurunzinza, le CNDD-FDD.
– “Escalade dangereuse” –
Les affrontements de samedi, à l’ampleur inédite depuis les violences de 2010, ont suscité de nombreuses craintes au sein de la population burundaise – qui a massivement réagi dans les médias -, de la société civile et des observateurs étrangers.
Le Bureau de l’ONU au Burundi (Bnub) a mis en garde lundi contre le “climat de tension” actuel dans le pays, estimant que les événements de samedi illustraient “la tension politique et la radicalisation des positions susceptibles d’entretenir une logique de confrontation”, à l’approche des élections générales de 2015.
Le département d’Etat américain a de son côté condamné à la fois l’usage excessif de la force contre l’opposition et la prise de policiers en otages.
Ces affrontements sont intervenus sur fond de grave crise politique.
L’opposition s’oppose farouchement à la volonté du pouvoir burundais de modifier la Constitution issue des accords de paix ayant mis fin à la guerre civile (300.000 morts entre 1993 et 2006) et basée sur un subtil équilibre politico-ethnique.
En outre, l’Uprona, principal parti tutsi du pays et seule formation à avoir pris part aux élections de 2010 avec le CNFDD-FDD, a quitté récemment le gouvernement, isolant le parti au pouvoir, après une tentative des autorités de reprendre en mains cette formation qui avait multiplié les critiques contre le projet de modification de la Constitution.
“Aujourd’hui le pouvoir et l’opposition sont dans une logique de confrontation (…) j’ai peur pour l’avenir car cela augure mal des élections de 2015 et même de la paix dans ce pays”, a déclaré à l’AFP Pacifique Nininahazwe, juriste et figure de la société civile burundaise.
Un diplomate à Bujumbura ayant requis l’anonymat a qualifié mercredi les violences “d’escalade dangereuse”.
“Si rien n’est fait, si la communauté internationale ne fait pas pression sur les deux parties, notamment pour qu’il y ait ouverture du champ politique dans ce pays, les élections générales de 2015 sont très mal engagées”, a-t-il estimé.
© 2014 AFP

2. Burundi : perpétuité requise contre 46 militants d’opposition
Bujumbura (Burundi) (AFP) – 18.03.2014 18:18
Le Parquet burundais a requis mardi la prison à perpétuité contre 46 militants du parti d’opposition burundais MSD, jugés pour “participation à un mouvement insurrectionnel armé” après de récents affrontements avec la police, a constaté un journaliste de l’AFP.
La défense, qui contestait la procédure d’urgence utilisée par le Parquet, s’est retirée après le refus de la Cour de renvoyer l’audience et n’a pas plaidé. Le verdict est attendu vendredi.
Le substitut du procureur, Anastase Habonimana, a requis “une peine de servitude pénale à perpétuité” pour 46 accusés – dont cinq femmes – poursuivis pour “participation à un mouvement insurrectionnel armé”, et une peine de 15 ans de prison pour 22 autres poursuivis pour “tentative de participation à un mouvement insurrectionnel armé”.
Deux mineurs, accusés du premier chef, ont été renvoyés devant une chambre spéciale pour mineurs qui siégera mercredi. Un 71e accusé a été blanchi avant le procès.
Ces militants du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) ont été arrêtés le 8 mars après des affrontements particulièrement violents avec la police, au cours desquels des policiers avaient été pris en otage au siège du parti à Bujumbura.
Une vingtaine de militants avaient été blessés, dont certains par balles, lors de l’assaut donné par la police, qui avait accusé des membres du MSD d’avoir ouvert le feu les premiers.
© 2014 AFP

– AFRIKANEWS ARCHIV –
jetzt auch auf
FACEBOOK

1. Burundi: die Festnahmen von Regimegegnern verstärken politische Spannungen
Bujumbura ( Burundi) (AFP) – 2014.03.12 15.01 – Von Esdras Ndikumana
Die burundische Justiz inhaftierte Mittwoch wegen “Aufstand” (Straftat, die mit lebenslanger Freiheitsstrafe geahndet wird) einen der Oppositionsführer und 71 Aktivisten, nach sehr gewalttätigen Zusammenstößen mit der Polizei , und verschärft wohl damit die Spannungen im Land, das im Jahr 2006 aus mehr als einem Jahrzehnt des Bürgerkrieges herausgekommen war.
71 Aktivisten wurden am Samstag festgenommen, nach den Auseinandersetzungen, und sind bereits inhaftiert, und ein Haftbefehl ausgestellt gegen den Präsidenten der Bewegung für Solidarität und Entwicklung (MSD), den ehemaligen Journalisten Alexis Sinduhije, der aus dem Exil zurück ist seit kaum einem Jahr .
Samstag sammelten sich Aktivisten der MSD zu einem ” kollektiven Jogging ” zum Zentrum der Hauptstadt und wurden mit Tränengas von der Polizei zerstreut.
Über 200 von ihnen flüchteten in die Parteizentrale und nahmen zwei Polizisten als Geiseln, bevor die Polizei stürmte. Die Zusammenstöße dauerten mehr als eine Stunde , forderten 20 Verletzte unter den Militanten MSD, darunter viele durch Kugeln, und fünf in den Reihen der Polizei, die die Gegner beschuldigt, das Feuer zuerst eröffnet zu haben.
“Wir haben 71 Menschen unter den Verhafteten angeklagt wegen “Rebellion , Empörung und Gewalt gegen Hüter der öffentlichen Ordnung und der Teilnahme an einem bewaffneten Aufstand “, sagte die Staatsanwaltschaft.
Ein Haftbefehl wurde auch gegen Sinduhije ausgestellt , insbesondere für “die Teilnahme an einem bewaffneten Aufstand als Führer dieser Bewegung”, so der Richter, der hofft, ” ( … ) so bald wie möglich , unter Notfallverfahren”, den Prozess zu beginnen.
Herr Sinduhije , auch Gründer des RPA, einem der am meistgehörten zu privaten Radiosender des Landes, hatte in Burundi 2010 verlassen , nach der anschließenden Gewalt in den umstrittenen Präsidentschafts- und Parlamentswahlen und kam nach Bujumbura zurück März 2013 .
Die MSD , im Jahr 2009 gegründet und sehr aktiv auf dem Terrain, wirbt vor allem in der burundischen Jugend. Da sie und fast alle der Oppositionsparteien die Präsidentschafts-und Parlamentswahlen 2010 boykottiert hatten , wurde diese weitgehend von der Hutu-dominierten Partei von Präsident Pierre Nkurunzinza , CNDD -FDD, gewonnen .
– “Gefährliche Eskalation” –
Die Zusammenstöße am Samstag, in noch nie da gewesenen Ausmaß seit der Gewalt 2010, haben viele Bedenken bei der burundischen Bevölkerung, Zivilgesellschaft und ausländischen Beobachtern erhöht.
Das Büro der Vereinten Nationen in Burundi ( BNUB ) warnte Montag vor der “Anspannung” in dem Land: die Ereignisse vom Samstag veranschaulichten “die politischen Spannungen und Radikalisierung der Positionen, die zu einer Logik der Konfrontation ” können mit dem Ansatz der allgemeinen Wahlen 2015 .
Das US-Außenministerium hat sowohl die exzessive Anwendung von Gewalt gegen die Opposition und die Geiselnahme der Polizei verurteilt.
Diese Auseinandersetzungen fanden vor dem Hintergrund der politischen Krise statt.
Die Opposition ist strikt gegen den Willen der burundischen Macht, die Verfassung zu ändern, jene nach dem Friedensabkommen , das den Bürgerkrieg ( 300.000 Tote zwischen 1993 und 2006 ) beendete und die auf einem subtilen politischen und ethnischen Gleichgewicht ruht.
Außerdem trat die UPRONA (Haupt Tutsi-Partei im Land und einziges Team, an den Wahlen 2010 mit CNFDD -FDD genommen zu haben) vor kurzem aus der Regierung aus SIEHE HIER
“Heute sind die Regierung und die Opposition in einer Logik der Konfrontation (…) Ich habe Angst um die Zukunft, denn es verheißt nichts Gutes für die Wahlen 2015 und auch für den Frieden in diesem Land ” , sagte der AFP gegenüber Pacific Nininahazwe , Rechtsanwalt und Figur der burundischen Zivilgesellschaft.
Ein Diplomat in Bujumbura , der ungenannt bleiben will, nannte am Mittwoch die Gewalt eine “gefährliche Eskalation. ”
” Wenn nichts getan wird , wenn die internationale Gemeinschaft nicht Druck auf beiden Seiten ausübt für eine Öffnung der Politik in diesem Land, werden die allgemeinen Wahlen von 2015 einen sehr schlechten Start haben“, sagte er.
© 2014 AFP

2. Burundi: Lebenslang gefordert gegen 46 Aktivisten der Opposition
Bujumbura (Burundi) (AFP) – 18/03/2014 18.18
In Burundi hat die Staatsanwaltschaft gegen 46 Aktivisten der Oppositionspartei MSD für “die Beteiligung an einem bewaffneten Aufstand” (beiden jüngsten Zusammenstößen mit der Polizei) lebenslange Haftstrafen gefordert, berichtet ein Journalist der AFP.
Die Verteidigung, die das von der Staatsanwaltschaft verwendete Dringlichkeitsverfahren in Frage gestellt hat, hat sich nach der Weigerung des Gerichts, die Anhörung zu vertagen, zurückgezogen und nicht plädiert. Das Urteil wird am Freitag erwartet.
Der Staatsanwalt Anastase Habonimana forderte “eine lebenslange Freiheitsstrafe” für die 46 Angeklagten – darunter fünf Frauen – wegen “Teilnahme an einem bewaffneten Aufstand” 15 Jahren Gefängnis für weitere 22 Festgenommene wegen”Versuchs, einen bewaffneten Aufstand zu begehen.”
Zwei Minderjährige wurden zu einem Jugendgericht überwiesen und einer der insgesamt 71 wurde freigelassen.
© 2014 AFP

Leave a Reply