TUNESIEN: "WOCHE DES AUFBRUCHS" IN TUNIS, TAUSENDE MOBILISIERT – L’opposition tunisienne lance une semaine de contestation

Krise in Tunesien: die Opposition startet eine Protestwoche
Tunis (AFP) – 24.08.2013 20:54
Tausende von Demonstranten versammelten sich Samstag in Tunis, am ersten Tag einer von der Opposition organisierten einwöchigen Kampagne, um die Regierung nach Monaten der politischen Krise zu stürzen.
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Crise en Tunisie: l’opposition lance une semaine de contestation
Tunis (AFP) – 24.08.2013 20:54
Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Tunis, au premier jour d’une campagne d’une semaine organisée par l’opposition pour faire chuter le gouvernement après un mois de crise politique, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des manifestants anti-gouvernementaux rassemblés à Tunis, le 24 août 2013
Anti-Regierungs-Demonstranten in Tunis versammelt, am 24. August 2013
Des manifestants anti-gouvernementaux rassemblés à Tunis, le 24 août 2013
afp.com – Salah Habibi

L’opposition tunisienne a mobilisé des milliers de ses partisans à Tunis samedi pour lancer sa “semaine du départ” qui doit forcer le gouvernement dirigé par les islamistes à démissionner après un mois d’une impasse politique déclenchée par l’assassinat d’un opposant.
Un des organisateurs, le député Samir Bettaïeb, a revendiqué 60.000 manifestants tandis qu’un responsable policier interrogé par l’AFP a estimé la foule à plus de 10.000 personnes devant le siège de l’Assemblée nationale Constituante, centre de la contestation depuis la mort par balles de Mohamed Brahmi.
Selon les journalistes de l’AFP sur place, la mobilisation samedi soir était moindre que lors des deux grands rassemblements d’opposition des 6 et 13 août lorsque les détracteurs du pouvoir revendiquaient plus de 150.000 manifestants.
Le Front de salut national (FSN), une coalition hétéroclite allant de l’extrême-gauche au centre-droit, a prévu de multiplier les rassemblements pacifiques à travers la Tunisie tout au long de la semaine pour forcer le gouvernement à la démission.
“Il faut faire chuter ce gouvernement de la honte”, a déclaré devant la foule le député Mongi Rahoui, en dénonçant “les assassinats politiques, le terrorisme, le harcèlement des militants politiques et l’appauvrissement du peuple” ayant cours sous son autorité.
“Nous leur disons : nous allons venir à la Kasbah (siège du gouvernement, ndlr) et ils partiront”, a lancé l’élu Samir Bettaïeb.
Les opposants n’ont pour le moment pas annoncé de calendrier pour leurs actions à venir.
Cette campagne annoncée intervient après que la médiation entamée début août par le puissant syndicat UGTT n’a pas permis une fois de plus vendredi de rapprocher les positions d’Ennahda et celles du Front de salut national.
Le blocage reste le même depuis l’assassinat de Brahmi fin juillet, Ennahda refusant la démission de son gouvernement et la mise en place d’un cabinet apolitique. Les opposants considèrent ces revendications comme le préalable à des pourparlers directs sur leurs autres désaccords, tels la finalisation de la Constitution et de la loi électorale.
“Pour Ennahda un gouvernement de technocrates déstabiliserait l’Etat. Pour l’opposition, l’Etat est déjà assez déstabilisé”, résume le quotidien le Temps samedi dans son éditorial titré “Blocage politique, blocage institutionnel”.
Les deux camps ehda admettant que son gouvernement pourrait être amené à démissionner à terme et les opposants insistant de moins en moins sur la dissolution de l’ANC (Assemblée Nationale Constituante, ndlr), leur autre revendication.
Ainsi, l’UGTT ne désespère pas de trouver un compromis.
“Nous espérons que nous trouverons une solution répondant à l’intérêt de la nation avant tout et qui satisfasse les différentes parties”, a indiqué, selon la présidence tunisienne, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, après une rencontre avec le chef de l’Etat Moncef Marzouki.
La position des islamistes est d’ailleurs fragilisée par le fait que l’UGTT et le patronat Utica militent pour un gouvernement de technocrates pour guider le pays jusqu’aux prochaines élections et laisser l’ANC se concentrer sur la rédaction de la constitution.
Même si la Constituante, n’est toujours pas parvenue, après 22 mois de travail et deux ans et demi après la révolution de 2011, à rédiger une loi fondamentale consensuelle, les islamistes considèrent avoir la légitimité pour diriger le pays depuis l’élection de cette assemblée.
Plusieurs dirigeants d’Ennahda ont même estimé que les revendications de l’opposition constituaient une tentative “de coup d’Etat” modelée sur le renversement par l’armée égyptienne du président islamiste Mohamed Morsi.
A l’inverse, pour l’opposition, le régime a échoué sur le plan sécuritaire face à l’essor de la mouvance jihadiste, mais aussi dans le domaine économique, alors que les revendications sociales étaient au cœur de la révolution de janvier 2011.
La crise politique déclenchée le 25 juillet par l’assassinat, attribué à la mouvance jihadiste, du député Brahmi, est le deuxième du genre en six mois. Le précédent gouvernement dirigé par Ennahda était tombé après le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd en février.
© 2013 AFP

Des manifestants anti-gouvernementaux rassemblés à Tunis brandissent une banderole sur l(2)Des manifestants anti-gouvernementaux rassemblés à Tunis, le 24 août 2013
Anti-Regierungs-Demonstranten in Tunis schwenken ein Transparent, auf dem in arabischer Schrift zu lesen ist: “Raus!” am 24. August 2013
Des manifestants anti-gouvernementaux rassemblés à Tunis brandissent une banderole sur laquelle on peut lire écrit en arabe: “Dehors!”, le 24 août 2013
Anti-Regierungs-Demonstranten in Tunis versammelt, am 24. August 2013
Des manifestants anti-gouvernementaux rassemblés à Tunis, le 24 août 2013
afp.com – Salah Habibi

Krise in Tunesien: die Opposition startet eine Protestwoche
Tunis (AFP) – 24.08.2013 20:54
Tausende von Demonstranten versammelten sich Samstag in Tunis, am ersten Tag einer von der Opposition organisierten einwöchigen Kampagne, um die Regierung nach Monaten der politischen Krise zu stürzen, hat ein AFP-Journalist berichtet.
Die tunesische Opposition hat am Samstag Tausende von Anhängern in Tunis mobilisiert, um ihre “Woche des Aufbruchs” zu starten, die die von Islamisten geführte Regierung zwingen soll, nach einem Monat des politischen Stillstands, ausgelöst durch die Ermordung eines Oppositionellen, zurückzutreten.
Einer der Organisatoren, der Abgeordnete Samir Bettaïeb, behauptete 60.000 Demonstranten, während ein Polizeibeamter sagte gegenüber AFP die Menge auf mehr als 10.000 Menschen schätzte, die vor dem Sitz der verfassunggebenden Nationalversammlung, dem Zentrum der Proteste seit der Erschießung von Mohamed Brahmi, demonstrierten.
Laut AFP-Reportern vor Ort war die Mobilisierung am Samstagabend niedriger als bei den beiden großen Kundgebungen der Opposition am 6. und 13. August, als die Kritiker der Macht mehr als 150.000 Demonstranten beanspruchten.
Die Front des nationalen Heils (FSN), eine bunt zusammengewürfelte Koalition von der extremen Linken bis zur rechten Mitte reichend, hat geplant, die friedlichen Versammlungen in ganz Tunesien während der Woche zu erhöhen, um die Regierung zum Rücktritt zu zwingen.
“Wir müssen diese Regierung der Schande stürzen”, erklärte vor der Menge der Abgeordnete Mongi Rahoui und prangerte “die politischen Morde, den Terrorismus, die Unterdrückung politischer Aktivisten und die Verarmung des Volkes” an, die unter deren Autorität stattfinden.
“Wir sagen ihnen, wir kommen zur Kasbah (Sitz der Regierung, Ed.), und sie werden gehen müssen”, sagte der Abgeordnete Samir Bettaïeb.
Die Oppositionellen haben bisher noch keinen Zeitplan für ihre künftige Maßnahmen veröffentlicht.
Diese angekündigte Kampagne erfolgt, nachdem die Anfang August von der mächtigen Gewerkschaft UGTT eingeleitete Mediation am Freitag wieder keine Annäherung der Positionen der Ennahda und denen der FSN brachte.
Die Blockade bleibt die gleiche seit der Ermordung von Brahmi Ende Juli. Ennahda lehnt den Rücktritt der Regierung und die Errichtung eines überparteilichen Kabinetts ab. Die Opposition sieht diese Ansprüche als Voraussetzung für direkte Gespräche über ihre anderen Meinungsverschiedenheiten, wie der Fertigstellung der Verfassung und des Wahlgesetzes.
“Für Ennahda würde eine Regierung der Technokraten den Staat destabilisieren. Für die Opposition ist der Staat schon genug destabilisiert”, fasst die Tageszeitung Le Temps am Samstag zusammen in ihrem Leitartikel mit dem Titel “Politische Blockierung, institutionelle Blockierung”.
Beide Seiten haben jedoch zaghafte Anzeichen für Konzessionen gegeben: Ennahda, dass die Regierung in einer bestimmten Frist zurücktreten könnte, und die Opposition, dass sie immer weniger auf der Auflösung der ANC (der verfassunggebenden Versammlung, Ed), ihrer anderen Forderung, bestehe.
So hat die UGTT noch Hoffnung, einen Kompromiss zu finden.
“Wir hoffen, dass wir eine Lösung finden werden, die vor allem die Interessen der Nation erfüllt und die unterschiedlichen Parteien zufriedenstellt”, sagte, laut dem tunesischen Präsidentenamt, der Generalsekretär der UGTT, Houcine Abassi, nach einem Treffen mit dem Staatschef Moncef Marzouki.
Die Position der Islamisten wird auch durch die Tatsache geschwächt, dass die UGTT und der Arbeitgeberverband Utica sich für eine Regierung der Technokraten einsetzen, die das Land bis zu den nächsten Wahlen führen soll, und damit die ANC sich auf die Ausarbeitung der Verfassung konzentrieren lassen.
Obwohl die verfassunggebende Versammlung immer noch nicht, nach 22 Monaten Arbeit und zweieinhalb Jahren nach der Revolution von 2011, geschafft hat, ein Grundgesetz im Konsens auszuarbeiten, glauben die Islamisten, sie hätten die Legitimität, das Land seit der Wahl dieser Versammlung zu regieren.
Mehrere Ennahda-Führer haben sogar gemeint, dass die Forderungen der Opposition ein Versuch eines “Staatsstreichs” seien, nach dem Beispiel des Sturzes des islamistischen Präsidenten Mohammed Mursi durch die ägyptische Armee.
Im Gegensatz dazu ist das Regime in den Augen der Opposition in Bezug auf die Sicherheit gegen das Wachstum des Dschihad-Bewegung gescheitert, aber auch im Bereich der Wirtschaft, während doch die sozialen Forderungen im Mittelpunkt der Revolution vom Januar 2011 standen.
Die politische Krise wurde am 25. Juli durch den Mord des Abgeordneten Brahmi ausgelöst, der der Dschihad-Bewegung zugeschrieben wird. Er ist der zweite dieser Art in sechs Monaten. Die vorherige von Ennahda geführte Regierung fiel nach dem Mord an dem Oppositionellen Chokri Belaïd im Februar.
© 2013 AFP

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