RUANDA : WAISEN DES VÖLKERMORDES AM ERBE BETROGEN – Spoliation des orphelins du génocide rwandais

Ausplünderung der Waisen des Völkermords in Ruanda
Ruanda gedenkt zum 19. Mal des Völkermords von 1994. Einige Völkermordwaisen jedoch können von ihren toten Verwandten nicht erben – sie wurden ordnungsgemäß von ihren Vormündern verkauft.
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Spoliation des orphelins du génocide rwandais
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Le Rwanda commémore pour la 19ième fois le génocide de 1994. Certains orphelins du génocide n’arrivent pas à hériter des biens de leurs parents morts. Ceux-ci ont été vendus indûment par leurs tuteurs.
La plupart des orphelins du génocide commencent à réclamer leur droit à l’héritage car lors du génocide, ils étaient encore petits. A leur grande surprise, certains de leurs biens, notamment les terres, sont parfois occupés par des personnes étrangères à leur famille.
Commission ad hoc
Récemment, le Premier Ministre Pierre Damien Habumuremyi a mis en place une commission ad hoc chargée d’inventorier ces problèmes dans tout le pays. Rien que dans le district de Kicukiro, de la ville de Kigali, 80 problèmes liés à la succession des orphelins du ont été enregistrés. Actuellement certains ont trouvé solution mais d’autres restent encore non résolus.
Des histoires similaires
Cet habitant de Nyarugunga, à Kicukiro, a élevé depuis 1994 six orphelins du génocide, le plus jeune a 19 ans actuellement, tous sont donc majeurs, ce qui leur permet d’hériter. Mais ils n’y arrivent pas encore :

« J’élève difficilement ces enfants depuis la mort de leurs parents car leurs biens ont été vendus par une personne de la famille lointaine. Leurs terres sont occupées par six familles. J’ai pu récupérer seulement un terrain en 2006. J’ai fait un recours au district et j’ai rencontré la commission mise en place par le Premier ministre.
Et ceux qui occupent ces terres ont promis de nous rembourser mais on attend toujours. Regarde, la vie est dure à Kigali. Ce n’est pas facile de subvenir aux besoins de tous ces enfants sans leurs biens, je sollicite encore l’appui du district pour trancher une fois pour toute cette affaire. »
Une autre femme du même district, orpheline et responsable des 4 enfants orphelins de sa grande sœur, connaît bien le problème :

« Nous vivons très mal, certains ont abandonné l’école, d’autres se sont lancé dans la prostitution car ils n’ont de vision de leur avenir. Et lorsque nous arrivons en cette période de mémoire du génocide, ils sont plus traumatisés car ils se disent que si leurs parents étaient là ils ne seraient pas dans de mauvaises conditions de vie. Nous sollicitons l’appui des autorités pour pouvoir récupérer nos biens. »
L’Etat a sa part de responsabilité
Outre les biens vendus par les tuteurs ou les membres des familles des orphelins, certaines terres ont été distribuées par l’Etat aux paysans qui n’avaient pas où habiter. Ou l’Etat a pris leurs terres pour y faire des projets d’intérêt communautaire sans compensation. Certains de ces problèmes ont pourtant trouvé des solutions comme le souligne Florence Uwayisaba, vice Maire chargé des affaires sociales dans le district de Kicukiro.

« Nous avons pu aussi récupérer les biens pour 5 familles d’orphelins, c’est un processus. Mais là où il y a résistance, nous encourageons les orphelins à recourir aux tribunaux, et nous les assistons afin qu’ils puissent y aller. »

La commission chargée d’identifier tous ces problèmes qui a descendu dans tous les districts depuis le mois de janvier soumettra bientôt les recommandations au premier Ministère afin de permettre aux orphelins de récupérer rapidement leurs biens.
Date 05.04.2013
Auteur Solange Ayanone (Kigali)
Edition Sandrine Blanchard

Ausplünderung der Waisen des Völkermords in Ruanda
Ruanda gedenkt zum 19. Mal des Völkermords von 1994. Einige Völkermordwaisen jedoch können von ihren toten Verwandten nicht erben – sie wurden ordnungsgemäß von ihren Vormündern verkauft.
Die meisten der Waisen des Völkermords beginnen erst, ihr Recht auf ihre Erbschaft zu verlangen, denn während des Genozids waren sie noch klein. Zu ihrer Überraschung sind einige ihrer Vermögenswerte, insbesondere Land, manchmal von anderen Personen als ihrer Familie in Beschlag genommen.
Ad-hoc-Ausschuss
Kürzlich hat Premierminister Pierre Damien Habumuremyi einen Ad-hoc-Ausschuss etabliert, zur Inventarisierung dieser Probleme im Land. Allein im Bezirk Kicukiro, Kigali, wurden 80 Probleme mit dem Erbe von Waisenkindern aufgenommen. Derzeit finden einige eine Lösung, aber andere bleiben ungelöst.
Ähnliche Geschichten
Folgende Einwohnerin von Nyarugunga in Kicukiro hat seit 1994 sechs Waisen des Völkermords aufgezogen, der jüngste ist nun 19 Jahre alt, alle sind volljährig, sie können also erben. Und doch schaffen sie das noch nicht::
“Ich ziehe diese Kinder nur schwierig auf, da ihr Eigentum nach dem Tod ihrer Eltern durch entfernte Familienmitglieder verkauft wurde. Ihre Ländereien werden von sechs Familien bewohnt. Ich konnte im Jahr 2006 nur ein Feld zurückholen. Ich habe einen Appell an den Landkreis getan und ich traf die Kommission des Ministerpräsidenten.
Und diejenigen, die diese Ländereien besetzen, hatten eine Rückerstattung versprochen, aber noch warten wir. Schauen Sie, das Leben in Kigali ist hart. Es ist nicht leicht, die Bedürfnisse all dieser Kinder ohne ihren Besitz zu erfüllen, daher suche ich die Unterstützung des Landkreises, all dies noch einmal zu entscheiden. ”
Eine andere Frau im selben Bezirk, selbst ein Waisenkind und Erzieherin der vier verwaisten Kinder ihrer Schwester, kennt das Problem:
“Wir leben sehr schlecht, einige haben die Schule abgebrochen, andere sind in die Prostitution gerutscht, weil sie keine Vision für ihre Zukunft haben. Und wenn wir in dieser Zeit der Erinnerung an den Völkermord ankommen, werden sie traumatisiert, weil sie sagen, dass, wenn ihre Eltern da wären, sie nicht in so schlechten Lebensbedingungen sein würden. Darum erbitten wir die Unterstützung der Behörden, um unser Eigentum zu holen. ”
Der Staat hat seinen Teil der Verantwortung
Zusätzlich zu den Gütern, die durch Erziehungsberechtigte oder Verwandten der Waisen verkauft wurden, wurden einige Länder von der Regierung an besitzlose Landwirte verteilt. Oder der Staat nahm ihr Land für Projekte von Allgemeininteresse ohne eine Entschädigung zu machen. Für einige dieser Probleme sind schon Lösungen gefunden worden, wie Florence Uwayisaba Vizebürgermeisterin zuständig für soziale Angelegenheiten im Kicukiro Landkreis, skizziert.
“Wir waren auch in der Lage, die Immobilien von 5 Familien von Waisen zurückzuholen, es ist ein Prozess. Aber wo es Widerstand gibt, ermutigen wir die Waisen, vor Gericht zu gehen, und wir helfen ihnen dort. ”

Die Kommission, die all diese Probleme zu identifizieren hat, besucht alle Bezirken seit Januar und wird in Kürze die Empfehlungen dem Ministerpräsidenten unterbreiten, um Waisen zu ermöglichen, schnell wieder ihr Eigentum zu bekommen.
Datum 2013.05.04
Solange Ayanone, Autorin (Kigali)
Sandrine Blanchard , Redaktion

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