DEN HAAG: KRIEGSVERBRECHER-PROZESS gegen Jean-Pierre BEMBA läuft – KONGO, CAR – à La Haye CPI: Ouverture du procès de Bemba (PORTRAIT)

“Der schönste Tag in meinem Leben” – “Le plus beau jour de ma vie”

1. Zentralafrika: die Qual der durch Männer von Jean-Pierre Bemba vergewaltigten Frauen
Bangui (AFP) – 2010.11.21 10.54
Der Tag der Eröffnung des Prozesses gegen Jean-Pierre Bemba “ist der schönste meines Lebens”, sagt Marie-Hélène Ngoïta, eine von vielen Frauen in Zentralafrika in den Jahren 2002-2003 vergewaltigt von den Kämpfenden des kongolesischen Oppositionellen, der ab Montag in Den Haag vor Gericht steht……
2. Vergewaltigung in Zentralafrika: Prozess Jean-Pierre Bemba begann in Den Haag
DEN HAAG (AFP) – 2010.11.22 02.06
Der Prozess gegen Jean-Pierre Bemba, ehemaliger stellvertretender Vorsitzender der Demokratischen Republik Kongo (DRC), beschuldigt der von seinen Truppen in Zentralafrika begangenen Kriegsverbrechen, insbesondere Vergewaltigungen, eröffnete Montag Nachmittag vor dem Inzternationalen Strafgerichtshof (IStGH) in Den Haag…..
3. PORTRAIT: Der Ex-Rebell Jean-Pierre Bemba, von der Vize-Präsidentschaft zum Internationalen Strafgerichtshof
Kinshasa (AFP) – 2010.11.22 10.56
Rebel und Vize-Präsident der Demokratischen Republik Kongo, wohlhabender Geschäftsmann beliebt in Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, 48, steht vor der internationalen Justiz, nachdem sein Schicksal wendete mit dem Verlust der kongolesischen Präsidentschaftswahlen 2006…..
REAKTIONEN IN ZENTRALAFRIKA:
4. Zentralafrika: “Bemba wird nicht akzeptieren, alleine zu sterben”
Bangui (AFP) – 2010.11.23 02.33
Der Kongolese Jean-Pierre Bemba, seit Montag in Den Haag vom Internationalen Strafgerichtshof (ICC) für die Gräueltaten von seinen Männern in Zentralafrika belangt “,wird nicht akzeptieren, allein zu sterben”, sagte am Dienstag eine zentralafrikanische Zeitung…..
5. In Zentralafrika, Ernst und Tränen bei der TV-Übertragung des Prozesses gegen Bemba
Bangui (AFP) – 2010.11.23 14.32
Einige Leute weinen, aber es ist eine schwere Stille als Dutzende von Menschen in Bangui die Übertragung vom Prozess gegen Bemba verfolgen.
“Ich frage mich, ob es wirklich Bemba ist, der endlich vor den Richtern steht”, sagt eine weinende Frau aus mehr als 200 Personen, montag nachmittag vor dem TV in einem Konferenzraum des 8. Arrondissements von Bangui (Norden) versammelt…..

ALLE 5 DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR CINQ: Centrafrique: le calvaire des femmes violées par les hommes de Jean-Pierre Bemba
BANGUI (AFP) – 21.11.2010 10:54
Le jour de l’ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba “sera le plus beau de ma vie”, assure Marie-Hélène Ngoïta, une des nombreuses femmes violées en Centrafrique en 2002-2003 par les combattants de l’opposant congolais, jugé à partir de lundi à La Haye.
=> OCTOBRE: LA DECISION POUR LE PROCES

L'ancien vice-président de RDC, Jean-Pierre Bemba, lors de sa comparution devant la cour pénale int
Foto (c) AFP: L’ancien vice-président de RDC, Jean-Pierre Bemba, lors de sa comparution devant la cour pénale internationale, le 2 décembre 2009 à La Haye
Der ehemalige Vizepräsident der Demokratischen Republik Kongo, Jean-Pierre Bemba, bei seinem Auftritt vor dem Internationalen Strafgerichtshof, 2. Dezember 2009 in Den Haag

“Ce jour-là, je dirai que justice est faite et ce sera ma consolation”, déclare à l’AFP cette femme de 48 ans, maigre et claire, rencontrée dans le quartier Fatima de Bangui où elle reçoit un traitement antirétroviral.
Elle affirme avoir été infectée par le virus du sida lorsqu’elle a été violée par des hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC, milice à l’époque) dirigé par Jean-Pierre Bemba.
En 2002 et 2003, le MLC a appuyé le régime du président centrafricain Ange-Félix Patassé pour contrer une tentative de coup d’Etat. Les combattants congolais sont accusés d’avoir commis de nombreuses exactions lors d’attaques au nord de Bangui: PK12, PK13, Bégoua, PK 22 ou plus loin dans les provinces : Bossembélé et Bossangoa (nord), Paoua, Ngaoundaye, Bozoum, Bocaranga (nord-ouest), Mongoumba (sud)…
Marie-Hélène Ngoïta a croisé ses agresseurs à Mongoumba, à environ 200 km au sud de Bangui, le 5 mars 2003. “Les gens fuyaient en disant : ils arrivent, ils arrivent! . Alors que je sortais de la maison, trois éléments du MLC se tenaient déjà devant la porte”, raconte-t-elle.
“L’un a ordonné que je sorte de la maison et que je me couche par terre. J’ai refusé. Le second a levé le canon de son arme dans ma direction se faisant plus menaçant encore. Ils m’ont précipitée à terre et se sont mis à me violer à tour de rôle. Il n’y avait personne pour me venir en aide”.
Elle apprend sa séropositivité huit mois plus tard. “Je vis malgré moi, je sais que je peux mourir à tout moment mais ce procès doit me consoler”.
Marie-Chantal Solamosso, 43 ans, du PK22 (“point kilométrique” 22), aux pieds difformes, a été violée sous les yeux de son père “ligoté”, dans sa maison où sont entrés un matin “près d’une dizaine de combattants du MLC”.
“L’un a pris son arme et il a tiré sur mes deux pieds. Je suis tombée. Cinq se sont relayés et sont passés sur moi. (…) Plusieurs semaines durant, je ne sentais plus mon corps. Mes deux pieds étaient enflés et infectés. C’est dans une brouette que j’ai été ramenée à Bangui”, poursuit celle qui est devenue “malgré (elle)”, dit-elle mère d’un enfant de père inconnu, qui n’a plus revu son mari et veut aujourd’hui “aller témoigner” à La Haye.
Judith Kobaba, 15 ans, est dubitative. “Je ne sais pas si ce procès aura lieu, et si on pourra vraiment regarder Bemba se tenir à la barre pour répondre de ses actes”, affirme cette adolescente, violée lorsqu’elle avait 8 ans par un homme du MLC au PK12.
Sa soeur aînée, qui venait de subir une césarienne, et sa soeur cadette, alors âgée de 5 ans, ont connu le même sort, après que leur père eut été abattu sous leurs yeux. “Notre soeur aînée (…) saignait et avait les entrailles dehors. Elle a eu la vie sauve grâce à Médecins Sans Frontières (MSF)”.
Selon l’Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodéfad), une association locale, de nombreuses victimes de viols sont mortes, ont le sida ou vivent avec des enfants nés grossesses non désirées. D’autres sont stigmatisées sur leur lieu de travail ou à l’école et sont obligées de vivre repliées sur elles-mêmes.
© 2010 AFP

Des soldats fidèles à Jean-Pierre Bemba, leader du MLC, en patrouille le 8 novembre 2002 au nord de
Foto (c) AFP: Soldaten loyal zu Jean-Pierre Bemba, MLC Führer, auf Patrouille 8. November 2002 nördlich von Bangui
Des soldats fidèles à Jean-Pierre Bemba, leader du MLC, en patrouille le 8 novembre 2002 au nord de Bangui

Viols en Centrafrique : le procès de Jean-Pierre Bemba s’est ouvert à La Haye
LA HAYE (AFP) – 22.11.2010 14:06
Le procès de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), accusé de crimes de guerre, principalement des viols, commis par ses troupes en Centrafrique, s’ouvre lundi après-midi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.
“Nous commençons la première audience”, a déclaré la juge brésilienne Sylvia Steiner peu après 14H30 (13H30 GMT), en présence de l’accusé, vêtu d’un costume marine et d’une cravate bleu ciel, assis derrière ses conseils.
L’accusation devait présenter lundi après-midi dans sa déclaration liminaire un résumé des charges pesant contre M. Bemba, 48 ans, qui plaide non coupable.
L’opposant congolais, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2006 en RD Congo, est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, à savoir des viols, pillages et meurtres, commis en 2002 et 2003, en Centrafrique par sa milice du Mouvement de libération du Congo (MLC).
Quelque 1.500 hommes du MLC s’étaient rendu en Centrafrique en octobre 2002 à la demande du président centrafricain Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.
Cinq mois durant, jusqu’en mars 2003, ils ont, selon l’accusation, violé, pillé et tué ceux qui opposaient une résistance.
“C’étaient des crimes pour humilier et dominer”, a affirmé le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo, lors d’une conférence de presse à La Haye lundi matin.
M. Bemba, arrêté à Bruxelles en 2008, qui risque la réclusion à perpétuité, est poursuivi par la CPI en tant que “chef militaire” : il lui est reproché d’avoir su que ses troupes commettaient des crimes et de ne pas avoir pris toutes les mesures pour les en empêcher.
Les crimes commis par le MLC étaient “les plus importants”, a répondu le procureur à un journaliste qui lui demandait pourquoi M. Bemba est la seule personne poursuivie par la CPI dans ce dossier.
“Au début, nous pensions que Bemba et Patassé étaient les plus responsables mais les éléments de preuve montrent que les troupes qui ont commis les crimes étaient sous le contrôle de Bemba”, a expliqué le procureur.
La CPI a autorisé la participation de 759 victimes au procès et doit encore examiner plus de 500 demandes, a annoncé lundi matin la greffière de la CPI Sylvana Arbia.
“C’est la première fois dans l’histoire de la justice internationale qu’un groupe aussi nombreux est autorisé à participer”, a souligné de son côté Paolina Massidda, responsable du Bureau de conseil public pour les victimes.
Représentées par deux avocats centrafricains en fonction de leur origine géographique, elles peuvent obtenir des réparations devant la CPI, premier tribunal pénal international permettant la participation des victimes aux procédures.
Jean-Pierre Bemba qui avait fui la RDC en 2007, avait été arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles en vertu d’un mandat d’arrêt de la CPI, saisie en 2004 par François Bozizé, au pouvoir en Centrafrique depuis 2003.
En détention provisoire depuis son arrestation, M. Bemba n’a pas été reconnu indigent par la CPI. Ses avoirs et ses biens ont été gelés à la demande de la Cour qui avance l’argent nécessaire à sa défense, 30.150 euros par mois.
Le procès de M. Bemba est le troisième procès de la CPI, entrée en fonction en 2002. Les deux premiers procès, en cours, sont ceux de trois chefs de milice de RDC.
© 2010 AFP

Des partisans de Jean-Pierre Bemba manifestent face aux policiers, le 21 novembre 2006 à Kinshaha
Foto (c) AFP: Unterstützer von Jean-Pierre Bemba Gesicht Polizei zeigen, 21. November 2006 bei Kinshaha
Des partisans de Jean-Pierre Bemba manifestent face aux policiers, le 21 novembre 2006 à Kinshaha

PORTRAIT: L’ex-rebelle Jean-Pierre Bemba, de la vice-présidence à la CPI
KINSHASA (AFP) – 22.11.2010 10:56
Rebelle puis vice-président de la République démocratique du Congo, opulent homme d’affaires très populaire à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, 48 ans, est confronté à la justice internationale après avoir vu son destin tourner en perdant la présidentielle de 2006.
Son procès devant la Cour pénale internationale (CPI) s’ouvre lundi à La Haye. L’ex-chef de la rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) y sera jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.
A l’époque, le MLC était allé appuyer le président centrafricain d’alors, Ange-Félix Patassé, pour écraser une tentative de coup d’Etat du général François Bozizé, qui parviendra plus tard à s’emparer du pouvoir.
Avant son arrestation à Bruxelles en mai 2008, en vertu d’un mandat d’arrêt de la CPI, Bemba, colosse de 1,90 m au visage rond, vivait entre le Portugal et la Belgique en “exil forcé”.

Joseph Kabila (G) et Jean-Pierre Bemba, candidats à la présidentielle, le 7 novembre 2006 à Kinshaha
Foto (c) AFP: Joseph Kabila (G) et Jean-Pierre Bemba, candidats à la présidentielle, le 7 novembre 2006 à Kinshaha
Joseph Kabila (L) und Jean-Pierre Bemba, Präsidentschaftskandidaten, 7. November 2006 bei Kinshaha

Il avait quitté Kinshasa sous escorte blindée de l’ONU dans la nuit du 11 avril 2007, après de sanglants combats entre l’armée congolaise et sa garde rapprochée, totalement défaite.
Après son échec au second tour de la présidentielle d’octobre 2006 contre Joseph Kabila, l’actuel chef de l’Etat congolais, M. Bemba s’était engagé à conduire une “opposition républicaine”.
Mais, élu sénateur, il avait refusé de voir ses soldats regagner les rangs de l’armée nationale, estimant que sa sécurité n’était pas garantie.
Des combats avaient éclaté en mars 2007 en plein coeur de Kinshasa, faisant au moins 300 morts selon l’ONU. Le gouvernement l’avait accusé d’entretenir une milice et le parquet général avait ouvert une information judiciaire contre lui.
L’enfant chéri de Kinshasa, où il avait obtenu 70% des suffrages contre M. Kabila, avait finalement pris le chemin de l’exil.
Né le 4 novembre 1962 à Bogada, dans la région forestière de l’Equateur (frontalière de la Centrafrique), Jean-Pierre Bemba est le fils d’un riche homme d’affaires, décédé début juillet 2009 en Belgique et qui était proche de l’ancien dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko.
Il dirige les entreprises familiales puis se lance à son compte dans la téléphonie mobile, le fret aérien, crée deux chaînes de télévision.
Mais le “Mobutu miniature”, tel que le surnommait la rue kinoise, quitte brusquement la capitale en 1997 après l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel président.
Il dirige pendant la dernière guerre en RDC (1998-2003) une rébellion soutenue par l’Ouganda, le MLC, créé pour renverser le régime de Kabila père et qui règnera en maître dans la région de l’Equateur.
A la fin de la guerre, ce personnage controversé, réputé autoritaire et audacieux, obtient un des quatre postes de vice-président.
En 2006, il apparaît dès le début de la campagne électorale comme l’adversaire le plus sérieux de Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001 à la mort de son père. Il est néanmoins battu sur le score honorable de 42%, après une campagne de second tour émaillée de violences.
Deux ans et demi après son départ de Kinshasa et à l’heure de son procès, Bemba a gardé le titre de président national du MLC, dont les locaux sur une avenue de Kinshasa sont barrés d’un immense portrait du toujours sénateur.
Le 30 octobre dans la capitale congolaise, lors de la commémoration des douze ans du MLC, ses partisans lui ont adressé une vibrante ovation à distance pour “lui manifester (leur) soutien à sa cause”.
© 2010 AFP
=> Bon article chez Deutsche Welle World:
Afrique | 22.11.2010
Jean-Pierre Bemba devant la CPI
Ouverture, à La Haye, du procès de Jean-Pierre Bemba, pour des crimes de guerre perpétrés en Centrafrique. L’ancien vice-président de RDC est la personnalité la plus haut placée ayant jamais comparu devant la CPI.

Centrafrique: jugé par la CPI, “Jean-Pierre Bemba n’acceptera pas de mourir seul”
BANGUI (AFP) – 23.11.2010 14:33
Le Congolais Jean-Pierre Bemba, jugé depuis lundi à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) pour des atrocités commises par ses hommes en Centrafrique, “n’acceptera pas de mourir seul”, estime mardi un journal centrafricain.
“Tel que c’est parti, Jean-Pierre Bemba n’acceptera pas de mourir seul. Il va accuser l’ex-président (centrafricain Ange Félix) Patassé”, écrit le journal privé Le Citoyen, l’un des huit quotidiens paraissant régulièrement à Bangui à commenter le procès de M. Bemba.
Pour Le Citoyen, lors de son procès prévu pour durer plusieurs mois, Jean-Pierre Bemba accusera l’ex-président Patassé qui, “à son tour, se retournera contre son ministre de la Défense nationale” de l’époque, Pierre Angoa, “et son chef d’état-major” d’alors, François Bozizé.
“Mais que pouvaient faire ces deux-là quand l’ordre venait directement du président de la République, chef suprême des armées ? (…) Au lieu de faire appel à un Etat, Patassé s’est fait offrir les services d’un groupe rebelle, se passant (ainsi) d’une armée régulière en tout état de cause”, ajoute le journal.
La population centrafricaine “attend l’issue de ce procès avec beaucoup d’espoir”, déclare de son côté Le Confident. La plupart des autres parutions publient des communiqués de la CPI ou des dépêches d’agence. Quelques-uns passent le procès sous silence.
© 2010 AFP

En Centrafrique, gravité et larmes à la retransmission du procès de Bemba
BANGUI (AFP) – 23.11.2010 14:32
Certains ont pleuré mais c’est dans un lourd silence que des dizaines de personnes ont suivi à Bangui la retransmission du procès du Congolais Jean-Pierre Bemba, jugé depuis lundi à La Haye pour des atrocités commises par ses hommes en Centrafrique.
“Je me demande si c’est vraiment Bemba qui est enfin devant les juges”, lâche une femme, en larmes, parmi plus de 200 personnes rassemblées dans une salle de conférences du 8e arrondissement de Bangui (nord) pour l’ouverture, lundi après-midi, de ce procès devant la Cour pénale internationale (CPI).
Asta Keïta, 9 ans, explique à l’AFP l’émotion de sa mère, qui peine à s’exprimer: “Les hommes de Bemba ont tué papa en 2002 alors qu’il rentrait d’un voyage à l’intérieur du pays”.
“Nous n’avons pas vu son corps, c’est un voisin qui (l’)a reconnu et assisté à l’enterrement qui nous a prévenus deux jours après”, ajoute la fillette, rapportant un récit douloureux souvent entendu à la maison.
Jean-Pierre Bemba, qui plaide non coupable, est accusé par le procureur de la CPI d’avoir “sciemment permis aux 1.500 hommes” de son Mouvement de libération du Congo (MLC, milice à l’époque) de commettre viols, pillages et meurtres entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique. Le MLC y appuyait alors le président Ange Félix Patassé face à une tentative de coup d’Etat du général François Bozizé, qui a fini par le renverser et, depuis, dirige le pays.
“Nous avons vécu des moments de terreur indescriptible au PK12 (Point kilométrique 12, périphérie de Bangui) quand les combattants du MLC sont entrés en action”, dit à l’AFP Jean-Pierre Ndéma, 53 ans, instituteur, sans s’étendre sur ce vécu.
“Aujourd’hui, en voyant Bemba devant les juges de la CPI, je me dis que Dieu est grand et que tout se paie ici-bas. Jean-Pierre Bemba doit être jugé pour ses crimes”, déclare-t-il, l’air grave.
Dans la salle du Centre protestant pour la jeunesse prêtée au bureau extérieur de la CPI à Bangui, assis sur trois rangées de bancs en béton ou debout pour la plupart, étaient visibles de nombreux responsables d’ONG, journalistes, avocats et curieux mais aucune personnalité politique.
Beaucoup d’interlocuteurs de l’AFP ont salué le début du procès de l’ex-chef rebelle et ex-vice président de la République démocratique du Congo (RDC), aujourd’hui un des leaders de l’opposition dans son pays.
“En dehors des cas de viols, il y a eu des meurtres, des cas de mutilations, parce que les hommes de Bemba ont coupé les oreilles de certaines personnes”, affirme Me Mathias-Barthélémy Morouba, un des avocats centrafricains défendant les victimes
“Même si les victimes ont attendu plusieurs années avant l’ouverture de ce procès, mieux vaut tard que jamais. (…) Il ne faudrait pas que M. Bemba s’en tire après tout ce qui s’est passé”, ajoute-t-il, espérant que la CPI prononcera “un jugement irréfutable”.
“Ce procès consacre la force du droit sur le droit de la force”, il “prouve que désormais tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, commettront les crimes les plus graves contre l’humanité, ne seront jamais à l’abri des poursuites et seront traqués jusqu’à leur dernier retranchement”, estime le magistrat Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH).
Dans un communiqué mardi, Me Bruno-Hyacinthe Gbiégba, coordonnateur adjoint de la coalition centrafricaine pour la CPI, dit son “soulagement (…) pour de nombreuses victimes” et voit dans le procès “un signal fort” pour les criminels, qu’il met en garde: “l’impunité n’est plus la règle”.
© 2010 AFP

Un combattant de l’Armée de libération du Congo, loyale à Jean-Pierre Bemba, le 20 février 2003 à Sibut, à 200 km à l’est de Bangui, en Centrafrique

Un combattant de l'Armée de libération du Congo, loyale à Jean-Pierre Bemba, le 20 février 2003 à SFoto (c) AFP: Ein Veteran der Armee für die Befreiung des Kongo loyal zu Jean-Pierre Bemba, 20. Februar 2003 bei Sibut, 200 km östlich von Bangui, Zentralafrikanische Republik

Zentralafrika: die Qual der durch Männer von Jean-Pierre Bemba vergewaltigten Frauen
Bangui (AFP) – 2010.11.21 10.54
Der Tag der Eröffnung des Prozesses gegen Jean-Pierre Bemba “ist der schönste meines Lebens”, sagt Marie-Hélène Ngoïta, eine von vielen Frauen in Zentralafrika in den Jahren 2002-2003 vergewaltigt von den Kämpfenden des kongolesischen Oppositionellen, der ab Montag in Den Haag vor Gericht steht.
=> OKTOBER: DIE ENTSCHEIDUNG ZUM PROZESS
“An diesem Tag, ich würde sagen, dass der Gerechtigkeit Genüge getan wird und das ist mein Trost”, sagte gegenüber der Nachrichtenagentur AFP die 48 Jahre alte Frau, dünn und blass, getroffen im Stadtteil Fatima von Bangui, wo sie eine antiretrovirale Therapie verfolgt.
Sie sagt, dass mit dem AIDS-Virus wurde infiziert, als sie von den Männern der Bewegung für die Befreiung des Kongo (MLC-Miliz zu der Zeit) von Jean-Pierre Bemba wurde vergewaltigt.
In 2002 und 2003 unterstützte die MLC das Regimes des Präsidenten der Zentralafrikanischen Republik Ange-Félix Patassé gegen einen Putschversuch. PK12 (Kilometerpunkt), PK13, Bégou, PK 22 oder später in den Provinzen Bossembélé und Bossangoa (Norden), Paoua, Ngaoundaye, Bozoum, Bocaranga (Nordwesten), Mongoumba (Süd): Die kongolesischen Kämpfer sind beschuldigt, zahlreiche Missbräuche bei Angriffen nördlich von Bangui begangen zu haben.
Marie-Hélène Ngoïta kreuzte ihre Angreifer in Mongoumba, etwa 200 km südlich von Bangui, am 5. März 2003. “Die Menschen waren auf der Flucht, sagten sie kommen, sie kommen! Als ich das Haus verliess, drei Elemente des MLC standen schon vor der Tür”, sagt sie.
Banner Dossier Hillary“Einer von ihnen hat mir befohlen, heraus zu kommen und mich auf den Boden zu legen. Ich weigerte mich. Der Zweite hob den Lauf seiner Waffe in meine Richtung, wurde immer bedrohlicher. Sie stürzten mich zu Boden und fingen an, mich reihum zu vergewaltigen. Es war niemand da, mir zu helfen.”
Sie lernte ihren HIV-Status acht Monate später kennen. “Ich lebe trotz meiner selbst, ich weiß, ich kann jeden Augenblick sterben, aber dieser Prozess soll mich trösten.”
Marie-Chantal Solamosso, 43, von PK22, mit unförmigen Füßen, wurde eines Morgens voe ihrem “gefesselten” Vater in ihrem Haus vergewaltigt von “fast ein Dutzend MLC Kämpfer.”
“Einer nahm sein Gewehr und schoss in meine beiden Füße. Ich fiel. Fünf wechselten sich ab und fielen über mich her. (…) Einige Wochen lang fühlte ich meinen Körper ncith mehr. Meine beiden Füße waren geschwollen und infiziert. Es ist in einer Schubkarre, dass ich es nach Bangui schaffte”, sagt sie, die “trotz (meiner)” Mutter eines Kindes von unbekannten Vater wurde, die ihren Ehemann dann nicht mehr gesehen hat und nun in Den Haag “bezeugen” will..
Kobaba Judith, 15, zweifelt. “Ich weiß nicht, ob dieser Prozess stattfinden wird, und ob wir wirklich sehen Bemba in der Anklagebank, um für seine Taten zu antworten”, sagte der Teenager, der vergewaltigt wurde, als sie 8 Jahre alt war, von einem MLC-Kämpfer bei PK12.
Ihre ältere Schwester, die gerade einem Kaiserschnitt unterzogen worden ist, und ihre jüngere Schwester, damals im Alter von 5 Jahren, haben das gleiche Schicksal erlitten, nachdem ihr Vater vor ihren Augen getötet worden war. “Unsere älteste Schwester (…) blutete und hatte die Eingeweide aus dem Leib. Sie wurde von Médecins Sans Frontières (Ärzte ohne Grenzen, MSF) gerettet.
Nach Angaben der ‘Organisation für Mitgefühl und der Entwicklung der Familien in Trauer’ (Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse, OCODEFAD), einem lokalen Verein, sind viele Opfer von Vergewaltigungen gestorben, haben AIDS oder leben mit Kindern von ungewollten Schwangerschaften geboren. Andere sind bei der Arbeit oder Schule stigmatisiert und sind gezwungen, in sich selbst gefaltet zu leben.
© 2010 AFP
=> GUTER ARTIKEL BEI DEUTSCHE WELLE WORLD:
Zentralafrikanische Republik | 22.11.2010
Bemba in Den Haag vor Gericht
Späte Genugtuung für die Opfer: Acht Jahre nach Gewaltexzessen in Zentralafrika muss sich der ehemalige Führer der Kongolesischen Befreiungsbewegung (MLC) vor Gericht verantworten.

Vergewaltigung in Zentralafrika: Prozess Jean-Pierre Bemba begann in Den Haag
DEN HAAG (AFP) – 2010.11.22 02.06
Der Prozess gegen Jean-Pierre Bemba, ehemaliger stellvertretender Vorsitzender der Demokratischen Republik Kongo (DRC), beschuldigt der von seinen Truppen in Zentralafrika begangenen Kriegsverbrechen, insbesondere Vergewaltigungen, eröffnete Montag Nachmittag vor dem Inzternationalen Strafgerichtshof (IStGH) in Den Haag.
“Wir beginnen die erste Sitzung”, sagte Richterin die brasilianische Richterin Sylvia Steiner kurz nach 02.30 Uhr (1330 MESZ) in Gegenwart des Angeklagten, der einen marineblauen Anzug mit himmelblauer Krawatte trägt und sitzt hinter seinem Anwalt.
Die Staatsanwaltschaft hatte am Montag Nachmittag in ihrer Eröffnungsrede eine Zusammenfassung der Anklage gegen Bemba gegeben, 48, dier sich nicht schuldig bekannte.
Dem kongolesische Oppositionelle und nicht erfolgreichen Bewerber in der 2006 Präsidentschaftswahlen in der Demokratischen Republik Kongo werden Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit, einschließlich Vergewaltigung, Plünderung und Mord, vorgeworfen, begangen in den Jahren 2002 und 2003 in der Zentralafrikanischen Republik von seiner Miliz, der Bewegung für die Befreiung des Kongo (MLC).
Rund 1.500 Soldaten der MLC hatten die CAR im Oktober 2002 aufgesucht auf Antrag des Präsidenten Ange-Félix Patassé, das Opfer eines versuchten Staatsstreichs von General François Bozizé.
Fünf Monate, bis März 2003, haben sie, so die Anklage, vergewaltigt, geplündert und getötet diejenigen, die Widerstand leisteten.
“Das waren Verbrechen, um zu demütigen und zu beherrschen”, sagte Chefankläger des Internationalen Strafgerichtshofs Luis Moreno-Ocampo, während einer Pressekonferenz in Den Haag am Montag Morgen.
Bemba, der 2008 in Brüssel verhaftet wurde und lebenslange Haft riskiert, wird von der ICC als “militärischer Führer” verfolgt: angeblich war ihm bekannt, dass seine Truppen Verbrechen begehen und er habe nicht alle Maßnahmen ergriffen, um sie zu stoppen.
Die Verbrechen von der MLC begangen waren “die wichtigsten”, sagte der Staatsanwalt zu einem Reporter, der ihn fragte, warum Herr Bemba ist die einzige Person durch den Internationalen Strafgerichtshof in diesem Fall strafrechtlich verfolgt.
“Zuerst dachten wir Patassé und Bemba waren die Verantwortlichen, aber die Beweise zeigen, dass die Truppen, die Verbrechen begingen, unter der Kontrolle von Bemba standen”, sagte der Staatsanwalt.
Der IStGH hat die Beteiligung von 759 Opfer bei der Verhandlung zugelassen und hat noch mehr als 500 Bewerbungen zu prüfen, verlautbarte letzte Woche die Geschäftsstellenleiterin des ICC, Sylvana Arbia.
“Es ist Zum ersten Mal in der Geschichte der internationalen Justiz, dass einer große Gruppe erlaubt ist, sich zu beteiligen”, sagte Paolina Massidda, der Leiter des Öffentlichen Beratungsbüros für die Opfer.
Vertreten durch zwei zentralafrikanische Anwälte wegen ihrer geographischen Herkunft, können die Opfer Reparaturen vor dem IStGH erstreiten, dem ersten Internationalen Strafgerichtshof mit Beteiligung der Opfer im Verfahren.
Jean-Pierre Bemba, der die Demokratischen Republik Kongo im Jahr 2007 floh, wurde verhaftet 24. Mai 2008 in Brüssel unter einen Haftbefehl des ICC aus dem Jahr 2004, durch François Bozizé erlangt, welcher ergriff die Macht in CAR seit 2003.
In Untersuchungshaft seit seiner Festnahme ist Bemba nicht gefunden worden mittellos durch den IStGH. Sein Vermögen und seine Vermögenswerte wurden auf Antrag des Gerichts eingefroren, das das Geld für seine Verteidigung vorstreckt, 30.150 € pro Monat.
Der Prozess von Herrn Bemba ist der dritte Prozess des IStGH, gegründet 2002. Die ersten beiden Prozesse sind gegen drei Milizenführer in der Demokratischen Republik Kongo.
© 2010 AFP

PORTRAIT: Der Ex-Rebell Jean-Pierre Bemba, von der Vize-Präsidentschaft zum Internationalen Strafgerichtshof
Kinshasa (AFP) – 2010.11.22 10.56
Rebel und Vize-Präsident der Demokratischen Republik Kongo, wohlhabender Geschäftsmann beliebt in Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, 48, steht vor der internationalen Justiz, nachdem sein Schicksal wendete mit dem Verlust der kongolesischen Präsidentschaftswahlen 2006.
Sein Prozess vor dem Internationalen Strafgerichtshof (ICC) eröffnete Montag in Den Haag. Der ehemalige Anführer der Rebellengruppe Bewegung für die Befreiung des Kongo (MLC) wird wegen Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit, von seinen Männern in Zentralafrika 2002 und 2003 begangen, belangt.
Vor seiner Verhaftung in Brüssel im Mai 2008 im Rahmen eines Haftbefehls durch den Internationalen Strafgerichtshof, Bemba, Koloss von 1,90 m mit einem runden Gesicht, lebte zwischen Portugal und Belgien im “Exil”.
Er hatte Kinshasa unter gepanzerter UN-Eskorte in der Nacht vom 11. April 2007 verlassen, nach blutigen Kämpfen zwischen der kongolesischen Armee und seiner völlig besiegten Leibgarde.
Nach seinem Ausfall in der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen im Oktober 2006 gegen Joseph Kabila, der derzeitige Leiter der kongolesischen Regierung, hatte Bemba eine “republikanische Opposition” versprochen.
Aber, gewählter Senator, weigerte er sich, seine Soldaten wieder in die Reihen der nationalen Armee zu integrieren, weil er glaubte, dass seine Sicherheit nicht gewährleistet war.
Kämpfe brachen März 2007 im Herzen von Kinshasa aus, mit mindestens 300 Toten, nach den Vereinten Nationen. Die Regierung warf ihm vor die Aufrechterhaltung einer Miliz und der Generalstaatsanwaltschaft geöffnet hatte ein Ermittlungsverfahren gegen ihn.
Der Liebling von Kinshasa, wo er 70% der Stimmen gegen Herrn Kabila gewonnen hatte, hatte schließlich den Weg des Exils genommen.
Geboren 4. November 1962 bei Bogad in der Waldregion Ecuador (grenzt an die Zentralafrikanische Republik), Jean-Pierre Bemba, war der Sohn eines reichen Geschäftsmannes, der gestorben Anfang Juli 2009 in Belgien und Nahestehender des ehemaligen zairischen Diktators Mobutu Sese Seko war.
Er leitet das Familienunternehmen und dann macht sich selbstständig in der Mobiltelefonie, Luftfracht, schafft zwei TV-Kanäle.
Aber der “Miniatur-Mobutu”, wie Street Kinshasa ihn nannte, abrupt verließ die Hauptstadt im Jahr 1997 nach der Machtübernahme durch Laurent-Désiré Kabila, dem Vater des jetzigen Präsidenten.
Er führt im letzten Krieg in der Demokratischen Republik Kongo (1998-2003) einen Aufstand aus Uganda, die MLC, geschaffen, um das Kabila-Regime Vater zu stürzen, und die herrschen in der Region von Ecuador.
Am Ende des Krieges, diese umstrittene Figur, bekannt als autoritär und aggressiv, wird einer der vier Vizepräsidenten.
Im Jahr 2006 erscheint er früh in der Kampagne als der schwerste Gegner des Joseph Kabila, der an die Macht kam im Jahr 2001 nach dem Tod seines Vaters. Dennoch wird er nach einer zweiten Wahlrunde, von Gewalt durchsetzt, mit achtbaren 42% geschlagen.
Zweieinhalb Jahre nach seinem Weggang aus Kinshasa und zum Zeitpunkt seines Prozesses hat Bemba den Titel des Nationalen Präsidenten des MLC, deren Räumlichkeiten auf einer Allee in Kinshasa sind durch ein großes Porträt des immer noch Senators, beibehalten.
Am 30. Oktober in der kongolesischen Hauptstadt, während der Erinnerung an die zwölf Jahre des MLC, haben seine Anhänger ihm aus der Distanz mitreißende Ovationen geschickt, um zu “zeigen (ihre) Unterstützung für seine Sache.”
© 2010 AFP

Zentralafrika: “Bemba wird nicht akzeptieren, alleine zu sterben”
Bangui (AFP) – 2010.11.23 02.33
Der Kongolese Jean-Pierre Bemba, seit Montag in Den Haag vom Internationalen Strafgerichtshof (ICC) für die Gräueltaten von seinen Männern in Zentralafrika belangt “,wird nicht akzeptieren, allein zu sterben”, sagte am Dienstag eine zentralafrikanische Zeitung.
“Wie es läuft, wird Jean-Pierre Bemba nicht akzeptieren, allein zu sterben. Er wird den ehemaligen Präsident (Ange Felix) Patassé, beschuldigen”, meint die private Zeitung Le Citoyen, eine von acht Tageszeitungen, die regelmäßig in Bangui auf den Prozess gegen Bemba kommentieren.
Für Le Citoyen wird Bemba in seinem Prozess, der voraussichtlich mehrere Monate dauern wird, den ehemaligen Präsidenten Patassé beschuldigen, der “wiederum seinen damaligen Verteidigungdminidter Pierre Ango und seinen Stabschef” zu der Zeit, François Bozizé, beschuldigen wird.
“Aber was könnten diese beiden tun, wenn der Auftrag direkt kam von dem Präsidenten, Oberbefehlshaber der Armeen? (…) Anstelle eines Staates, benutzte Patassé die angebotenen Dienste von einer Rebellengruppe und verzichtete auf jeden Fall auf eine reguläre Armee”, die Zeitung schreibt.
Die zentralafrikanische Bevölkerung “ist in Erwartung der Ergebnisse dieses Prozesses mit großer Hoffnung”, sagt die Zeitung Le Confident. Die meisten anderen Publikationen veröffentlichen Nachrichten des ICC oder von Nachrichtenagenturen. Einige schweigen zu dem Prozess.
© 2010 AFP

In Zentralafrika, Ernst und Tränen bei der TV-Übertragung des Prozesses gegen Bemba
Bangui (AFP) – 2010.11.23 14.32
Einige Leute weinen, aber es ist eine schwere Stille als Dutzende von Menschen in Bangui die Übertragung vom Prozess gegen Bemba verfolgen.
“Ich frage mich, ob es wirklich Bemba ist, der endlich vor den Richtern steht”, sagt eine weinende Frau aus mehr als 200 Personen, montag nachmittag vor dem TV in einem Konferenzraum des 8. Arrondissements von Bangui (Norden) versammelt.
Asta Keita, 9, erklärt AFP die Emotion der Mutter, über die Kämpfe zu sprechen: “Bembas Männer hatten Vater im Jahr 2002 getötet, bei seiner Rückkehr von einer Reise innerhalb des Landes “.
“Wir haben nicht seinen Körper gesehen, den ein Nachbar hatte erkannt und war an der Beerdigung, von der wir zwei Tage später hörten”, fügte das Mädchen hinzu und brachte so eine oft gehörte schmerzhafte Geschichte.
“Wir erlebten Momente unbeschreiblichen Schreckens in PK12 (km 12, Stadtrand von Bangui), als MLC-Kämpfer in Aktion traten”, sagte der AFP Jean-Pierre Ndema, 53, Lehrer, ohne mehr davon zu erzählen.
“Heute sehen Bemba vor den Richtern des IStGH, sage ich mir, dass Gott groß ist und alle Rechnungen werden hier unten beglichen. Jean-Pierre Bemba sollte für seine Verbrechen verurteilt werden”, sagt er mit Grabesstimme.
In diesem Saal des Evangelischen Jugend-Center, geliehen an den ICC für sein Büro in Bangui, auf drei Reihen Bänke aus Beton oder im Stehen in den meisten Fällen, sieht man viele NGO Führer, Journalisten, Rechtsanwälte und Neugierige, aber keine Persönlichkeit aus der Politik ist sichtbar.
Viele von der AFP Befragte haben den Beginn des Prozesses begrüßt.
“Außer den Fällen von Vergewaltigung, es gab Morde, Fälle von Verstümmelung, weil Bembas Männer schneiden den Ohren einiger Leute ab”, sagt Mathias Morouba Bartholomäus, einer der zentralafrikanischen Anwälte der Verteidigung der Opfer.
“Selbst wenn die Opfer gewartet haben mehrere Jahre für die Eröffnung des Prozesses, besser spät als nie. (…) Es sollte nicht sein, dass Bemba nach allem, was passiert ist, sich aus der Affäre ziehen kann” , fügt er hinzu, in der Hoffnung, dass der IStGH wird liefern “eine überzeugende Entscheidung.”
“Dieser Prozess bestätigt die Macht des Gesetzes über das Gesetz der Gewalt”, so “beweist, dass nun all jene, die für einen oder anderen Grund verantworten die schlimmsten Verbrechen gegen die Menschlichkeit wwerden nie von Verfolgung frei und werden bis ins letzte Versteck gejagt werden “, sagte der Richter Joseph Bindoumi, Vorsitzender der zentralafrikanischen Liga für Menschenrechte (LCDH).
In einer Erklärung am Dienstag, benannte Bruno-Hyacinthe Gbiegba, stellvertretender Koordinator der Koalition für den Internationalen Strafgerichtshof seine “(…) Erleichterung für viele Opfer “und sieht den Prozess als ein” starkes Signal “für Kriminelle, das sie warnt: Straflosigkeit ist nicht mehr die Regel.”
© 2010 AFP

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