DIE RAREN SPUREN DER KOLONISIERUNG AFRIKAS in PARIS – Afrique: Sur les (rares) traces de la colonisation à Paris

Auf den (seltenen) Spuren der Kolonisierung in Paris
PARIS (AFP) – 15.02.2013 13:26 – Von Charlotte PLANTIVE
Ein Schwarzer in gestreiften Shorts serviert einem Weißen im Anzug Kaffee: die Keramik im Herzen von Paris ist eine der wenigen architektonischen Spuren , die der Kolonialismus in der Hauptstadt ließ, obwohl sie von dem Sklavenhandel weitgehend profitiert hatte.
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Sur les (rares) traces de la colonisation à Paris
PARIS (AFP) – 15.02.2013 13:26 – Par Charlotte PLANTIVE
Un Noir en short rayé sert un café à un Blanc en costume: cette céramique en plein coeur de Paris est l’une des rares traces architecturales laissées par la colonisation dans la capitale, qui a pourtant largement profité de la traite négrière.

Une céramique, rare trace à Paris de la colonisation, photographiée le 15 février 2013
Keramik, eine der seltenen Spuren der Kolonisierung in Paris, fotografiert am 15. Februar 2013
Une céramique, rare trace à Paris de la colonisation, photographiée le 15 février 2013
Foto © AFP – by Pierre Verdy

“A Paris, la traite a laissé moins de traces visibles dans l’architecture qu’à Nantes ou Bordeaux mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas”, souligne l’historien Gilles Manceron, auteur de “Marianne et les colonies”.
Pour “révéler ces traces auxquelles on ne fait pas attention”, il a participé jeudi, à bord d’un bus à impériale, à une visite guidée de lieux liés à l’esclavage et à la colonisation organisée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran).
Première étape de ce “colonial tour”: la Place des Victoires, à quelques pas du Louvre, où fut créé le premier lobby de colons esclavagistes en 1789.
Ici, pas de “têtes de nègres” sculptées dans des macarons sur les façades d’hôtels particuliers, comme dans les grandes ports de l’Ouest français. Le “comité des colons de résidant à Paris” n’a pas laissé d’empreintes, même l’hôtel Massiac qui l’abritait a disparu.
Ailleurs, les bâtiments sont toujours là, mais leurs liens avec la colonisation sont méconnus: l’Hôtel de la Marine fut longtemps le ministère des colonies; la Caisse des dépôts a encaissé les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance…
“A Paris, il n’y a guère qu’un macaron +tête de nègre+, la céramique du Planteur ou l’ancienne école coloniale“, comme vestiges évidents de la colonisation, souligne l’historien Marcel Dorigny. Pourtant la capitale fut “le réceptacle de l’Empire”, dit-il.
– Fers d’esclaves brisés –
“Armer un navire négrier coûtait très cher, on montait des sociétés par actions pour financer ces expéditions. Ces actions étaient anonymes mais des recherches ont montré que la finance parisienne était majoritaire dans toutes les opérations”, explique-t-il.
Les financiers ne mettant pas tous leurs oeufs dans le même panier, il est toutefois impossible de dire que tel hôtel particulier appartenait à une famille d’esclavagistes.
En revanche, il reste possible de se recueillir sur les “lieux de mémoire”: une statue “Le Cri, l’Ecrit“, dans les jardins du Luxembourg, célèbre l’abolition de l’esclavage; le Panthéon abrite les tombes des abolitionnistes Victor Schloecher, Condorcet et l’abbé Grégoire; dans le nord-ouest, un monument représente deux “fers d’esclave” brisés.
Ces sites sont largement “méconnus” à l’instar de l’histoire coloniale, déplore l’historien Pascal Blanchard, spécialiste de l’imaginaire colonial.
“Aux Etats-Unis, le combat pour l’émancipation des Noirs s’est accompagné de revendications sur la mémoire”, souligne-t-il. “En France, les différentes communautés liées à la colonisation – pieds-noirs (Français d’Algérie), harkis (forces supplétives en Algérie) ou descendants d’immigrés – s’opposent sur la manière de raconter cette histoire”.
Ces rivalités se sont illustrées en 2001 lors du vote de la Loi Taubira qualifiant l’esclavage et la traite de crimes contre l’humanité, puis en 2005 autour de la loi sur “le rôle positif” de la colonisation, que Jacques Chirac a fait abroger par la suite.
Pour M. Blanchard, “tant que ces acteurs seront vivants, on aura du mal à aborder en paix cette période. Il faudra 20 à 25 ans.”
© 2013 AFP

Commémoration de l'abolition de l'esclavage devant la sculpture de Driss Sans-Arcidet à Paris, le
Gedenken an die Abschaffung der Sklaverei vor der Skulptur von Driss Sans-Arcidet in Paris, 10. Mai 2009
Commémoration de l’abolition de l’esclavage devant la sculpture de Driss Sans-Arcidet à Paris, le 10 mai 2009
Foto © AFP/Archives – by Lionel Bonaventure

Auf den (seltenen) Spuren der Kolonisierung in Paris
PARIS (AFP) – 15.02.2013 13:26 – Von Charlotte PLANTIVE
Ein Schwarzer in gestreiften Shorts serviert einem Weißen im Anzug Kaffee: die Keramik im Herzen von Paris ist eine der wenigen architektonischen Spuren , die der Kolonialismus in der Hauptstadt ließ, obwohl sie von dem Sklavenhandel weitgehend profitiert hatte.
“In Paris hat der Menschenhandel in der Architektur weniger sichtbare Spuren hinterlassen als in Nantes oder Bordeaux, aber das bedeutet nicht, dass es keine gibt”, sagt der Historiker Gilles Manceron, Autor von “Marianne und die Kolonien. ”
Um “die Spuren zu offenbaren, auf die man nicht achtet”, nahm er Donnerstag an Bord eines Doppeldecker-Busses an einer Rundfahrt durch die Orte der Sklaverei und Kolonisierung teil, die von den Vertretern des Rates der schwarzen Verbände(Cran) organisiert war .
Erste Station dieser “Kolonialtour” ist die Place des Victoires, nur wenige Schritte vom Louvre, wo die erste Lobby der kolonialen Sklavenhändler/ der sklavenhandelden Siedler im Jahr 1789 gegründet wurde.
Hier gibt es keine “Mohrenköpfe”, dargestellt auf Plaketten an den Mauern privater Herrenhäuser, wie in den großen Häfen Westfrankreichs. Das “Komitee der Siedler von Saint Domingue mit Wohnsitz in Paris” hat keine Spuren hinterlassen, auch das Hôtel Massiac, wo es untergebracht war, ist verschwunden.
Woanders sind die Gebäude immer noch da, aber ihre Beziehung zur Kolonisierung ist unbekannt: das Hôtel de la Marine war lange das Ministerium der Kolonien; die Caisse des dépôts verbuchte die von Haiti im Austausch für seine Unabhängigkeit bezahlten Beträge …
“In Paris gibt es höchstens eine kleine Plakette Mohrenkopf, die Keramik des Pflanzers (hier kann man sie auch sehen) oder die alte koloniale Schule” (Text auf wikipedia, nur französisch: HIER), als offensichtliche Spuren der Kolonisierung, betont der Historiker Marcel Dorigny. Dabei war doch die Hauptstadt “der Blütenboden des (Kolonial-)Reiches”, sagt er.
– Zerbrochene Sklaveneisen –
“Ein Sklavenschiff auszurüsten war sehr teuer, man schuf Aktiengesellschaften, um diese Expeditionen zu finanzieren. Solche Aktien waren anonym, aber die Forschung hat gezeigt, dass die Pariser Finanzwelt die Mehrheit in allen Operationen hielt”, sagt er.
Da die Finanziers nicht all ihre Eier in einen Korb legten, ist es unmöglich zu sagen, ob ein bestimmtes Herrenhaus einer Familie von Sklavenhändlern gehörte.
Allerdings ist es möglich, die “Orte der Erinnerung” aufzusuchen: eine Skulptur “Der Schrei, das Schreiben” in den Jardins du Luxembourg feiert die Abschaffung der Sklaverei ( http://www.youtube.com/watch?v=nECzLCDBfcI ); das Pantheon beherbergt die Gräber der Abolitionisten Victor Schloecher, Condorcet und des Abbé Grégoire; im Nord-Westen stellt ein Denkmal zwei zerbrochene “Fußfesseln von Sklaven” dar (s. Foto oben).
Diese Orte sind weitgehend “unbekannt” wie die Kolonialgeschichte selbst, beklagt der Historiker Pascal Blanchard, Spezialist für koloniale Vorstellungen.
“In den Vereinigten Staaten wurde der Kampf für die Emanzipation der Schwarzen von Forderungen über die Erinnerung begleitet”, sagt er. “In Frankreich gehen die Meinungen, wie man diese Geschichte zu erzählen hat, zwischen den verschiedenen Gemeinschaften im Zusammenhang mit Kolonisierung – pieds-noirs (Franzosen aus Algerien), harkis (Hilfstruppen in Algerien) oder Nachkommen von Einwanderern – auseinander.”
Diese Rivalitäten wurden im Jahr 2001 deutlich, als das Gesetz Taubira, das Sklaverei und Menschenhandel als Verbrechen gegen die Menschlichkeit qualifizierte, verabschiedet werden sollte, und im Jahr 2005 um das Gesetz über die “positive Rolle” der Kolonisierung, das Jacques Chirac danach außer Kraft gesetzt hat.
Für Mr. Blanchard “solange diese Akteure am Leben sind, wird es schwierig sein, diese Periode in Frieden anzusprechen. Es wird 20 bis 25 Jahre dauern.”
© 2013 AFP

4 thoughts on “DIE RAREN SPUREN DER KOLONISIERUNG AFRIKAS in PARIS – Afrique: Sur les (rares) traces de la colonisation à Paris”

  1. HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE :lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l’ isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd’hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

    Sur radio-alpes.net – Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) – Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone…émotions et voile de censure levé ! Les Accords d’Evian n’effacent pas le passé, mais l’avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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