DR KONGO: DER GENIALE TRETROLLER – Tshukudu, la trottinette congolaise qui peut tout

Die Tshukudu, kongolesische Roller, die alles können
Goma (DR Kongo) (AFP) – 2014.07.03 09.57 – Von Albert Kambale
Hundertfünfzig Stangen Zuckerrohr, 300 Pfund Kartoffeln, dreißig Setzlinge von Eukalyptus oder acht große Säcke mit Kohle sollen geliefert werden? Kein Problem! Sie leben Goma im Osten der Demokratischen Republik Kongo, und zum Glück für Sie gibt es die Tshukudu. An den Ufern des Kivu-Sees konkurrieren diese Holzroller, die unwahrscheinliche Lasten kombinieren können, miteinander, um den Verkehr der Stadt fröhlich anarchisch zu machen.
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Le tshukudu, la trottinette congolaise qui peut tout
Goma (RD Congo) (AFP) – 03.07.2014 09:57 – Par Albert KAMBALE
Cent cinquante tiges de canne à sucre, 300 kilos de pommes de terre, une trentaine de baliveaux d’eucalyptus ou huit gros sacs de charbon à livrer? Sans doute habitez-vous Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, et heureusement pour vous, il y a le tshukudu. Sur les bords du lac Kivu, ces trottinettes en bois aux chargements improbables concourent à rendre la circulation de la ville joyeusement anarchique.

Un jeune homme pose à côté de son tshukudu, une trottinette en bois, à Goma, le 19 juin 2014
Ein junger Mann steht neben seinem Tshukudu, einem Holzroller , in Goma, DR Kongo
Un jeune homme pose à côté de son tshukudu, une trottinette en bois, à Goma, le 19 juin 2014
afp.com – Junior D. Kannah

Comme les taxi-motos, on les voit partout, sur les grandes artères goudronnées comme dans les rues cahoteuses qui forment l’essentiel des voies de circulation de cette cité d’un million d’habitants frontalière du Rwanda.
Long de deux mètres, le tshukudu (prononcer : tchoukoudou) est doté d’un haut et large guidon. Compte tenu des charges qu’il transporte, habilement équilibrées sur la trottinette, le tshukudeur (conducteur de tshukudu) pousse son engin plus souvent qu’il ne patine.
A Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, une sculpture dorée géante rend hommage depuis quelques années au labeur de ces jeunes hommes et à cette invention locale.
La ville compte 1.500 tshukudeurs, selon leur syndicat professionnel. Pour des centaines d’entre eux, qui vivent alentours, la journée commence par le transport des produits agricoles cultivés dans les montagnes verdoyantes au nord de l’agglomération et qui alimentent ses marchés. C’est “la descente”.
Une fois à Goma, ils assureront quelque commande ou reviendront chargés vers leur point de départ.
Jean-Marie Firiki se lève à quatre heures, mais sa descente s’arrête à Kibumba, à une trentaine de kilomètre au nord de Goma. Agé de 35 ans, il est tshukudeur à l’aube et constructeur de tshukudu la journée.
“Un tshukudu de qualité moyenne se vend 50 dollars”, dit-il, mais “le prix d’un beau tshukudu peut atteindre 80 à 100 dollars”, une somme au Congo, où la majeure partie de la population vit dans la misère extrême et où l’usage du billet vert supplante celui du franc congolais.
Pas de machine dans l’atelier qu’il partage avec d’autres artisans : comme la majeure partie du pays, Kibumba n’est pas électrifiée. On travaille le bois – ici de l’eucalyptus – à la scie égoïne, au ciseau à bois, au rabot et au papier de verre. Il faut deux jours à un artisan pour construire une patinette.
– Roulement à billes –
Kibumba se vante d’être le berceau du tshukudu. Paulin Barasiza travaille à côté de M. Firiki. Agé de 52 ans, il fait remonter “aux années 1973” la naissance de l’engin.
“Nos pères allaient vendre des patates et du tabac” sur un marché rwandais à quelques kilomètres, dit-il, “on y allait avec des brouettes, mais ce n’était pas efficace […] et on s’est inspiré du modèle du vélo”.
Les premiers tshukudus étaient tout en bois, et il fallait enduire plusieurs fois par jour le moyeu des roues d’huile de palme pour que l’engin roule.
Le ventes décollent en 1985-1990. La décennie suivante est marquée par les troubles inter-ethniques et les conflits régionaux qui vont dévaster le Kivu et qui saignent encore la province aujourd’hui.
C’est paradoxalement pendant cette période noire que le tshukudu connaît des améliorations notables : vieux pneus collés autour des roues en protection, utilisation d’un moyeu en métal et de roulements à billes, ajout de ressorts pour stabiliser la direction.
L’appareil couvre désormais des distances plus longues et peut supporter une demi-tonne. Certains modèles disposent d’un frein qui agit par frottement sur la roue arrière.
“Le tshukudu, c’est toute notre vie”, témoigne Damas Sibomana, tshukudeur qui peut espérer gagner jusqu’à 10 dollars un bon jour.
Lorsqu’il descend un gros chargement jusqu’à Goma, il embauche deux ou trois pousseurs qu’il rémunère pour la journée. Grâce à un système d’entraide entre tshukudeurs, il a pu acheter un pré et une parcelle où construire sa maison.
Sa profession est bien considérée. Marier sa fille à un tshukudeur, c’est savoir qu’elle “ne va pas mourir de faim”, dit Dany Kayeye, analyste politique qui fait figure d’historien local.
On ne compte plus d’ailleurs les exemples de tshukudeurs qui ont réussi. Au fil des années, nombre d’entre eux ont changé de braquet et sont devenus propriétaires de taxi-motos.
© 2014 AFP

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Un homme fabrique un tshukudu, une trottinette en bois, à Goma, le 18 juin 2014Des jeunes hommes transportent des marchandises sur leur tshukudu, une trottinette en bois, à Goma,
Ein Mann baut einen Tshukudu Holzroller
Junge Männer tragen Waren auf ihren Tshukudu
Un homme fabrique un tshukudu, une trottinette en bois, à Goma, le 18 juin 2014
Des jeunes hommes transportent des marchandises sur leur tshukudu, une trottinette en bois, à Goma, le 18 juin 2014
afp.com – Junior D. Kannah

Die Tshukudu, kongolesische Roller, die alles können
Goma (DR Kongo) (AFP) – 2014.07.03 09.57 – Von Albert Kambale
Hundertfünfzig Stangen Zuckerrohr, 300 Pfund Kartoffeln, dreißig Setzlinge von Eukalyptus oder acht große Säcke mit Kohle sollen geliefert werden? Kein Problem! Sie leben Goma im Osten der Demokratischen Republik Kongo, und zum Glück für Sie gibt es die Tshukudu. An den Ufern des Kivu-Sees konkurrieren diese Holzroller, die unwahrscheinliche Lasten kombinieren können, miteinander, um den Verkehr der Stadt fröhlich anarchisch zu machen.
Wie die Motorrad-Taxis sehen wir sie überall, auf großen gepflasterten Straßen wie in holprigen Gassen, die die wichtigsten Arterien dieser Stadt mit einer Million Einwohnern an Ruandas Grenze bilden.
Zwei Meter lang, hat das Tshukudu (ausgesprochen tchoukoudou) einen hohen und breiten Lenker. Angesichts der Belastungen, die sie tragen, gekonnt auf dem Roller ausgeglichen, schieben die tshukudeur (Tshukudu-Fahrer) ihre Maschinen öfter als dass sie damit rollen..
In Goma, der Provinzhauptstadt von Nord-Kivu, ehrt eine riesige vergoldete Skulptur die letzten Jahre diese jungen Männer und die lokale Erfindung.
Die Stadt hat 1.500 tshukudeurs, laut ihrer beruflichen Union. Für Hunderte von ihnen, die in der Nähe wohnen, beginnt der Tag mit dem Transport von Agrarprodukten aus den Bergen im Norden der Stadt auf die Märkte. Dies ist der “Abstieg”.
Sobald in Goma, werden sie etwas hin- und hertransportieren oder für die Rückkehr zum Ausgangspunkt geladen werden.
Jean-Marie Firiki steht um vier Uhr in der Frühe auf, aber sein Abstieg stoppt in Kibumba, dreißig Kilometer nördlich von Goma. Im Alter von 35, ist er in der Morgendämmerung tshukudeur und Hersteller von Tshukudu am Tag.
„Ein Tshukudu durchschnittlicher Qualität verkauft sich $ 50,” sagte er,”aber der Preis für einen schönen Tshukudu kann 80 bis 100 US-Dollar erreichen”, eine stolze Summe im Kongo, wo die Mehrheit der Bevölkerung in extremer Armut lebt und die Verwendung des Dollar den Kongo-Franc verdrängte.
Keine Maschine im Atelier, das er mit anderen Handwerkern teilt: wie die meisten Orte des Landes ist Kibumba nicht elektrifiziert. Hier bearbeitet man das Holz – Eukalyptus – mit Fuchsschwanz, ein Meißel und Schleifpapier. Es dauert zwei Tage für einen Handwerker, einen Roller zu bauen.
– Kugellager –
Kibumba rühmt sich, der Geburtsort der Tshukudu zu sein. Paulin Barasiza arbeiten neben Mr. Firiki. Im Alter von 52, setzt er “auf 1973” die Geburt der Maschine.
“Unsere Väter verkauften Kartoffeln und Tabak” auf einem ruandischen Markt ein paar Kilometer weg, sagte er, “sie gingen mit Schubkarren, aber es war nicht wirksam […] und so wurde der Roller inspiriert vom Modell des Fahrrades. ”
Die erste tshukudus waren ganz aus Holz, und mehrmals am Tag wurde die Nabe mit Palmöl für die Zahnräder in Bewegung beschichtet.
Die Verkäufe starten in 1985-1990. Das folgende Jahrzehnt wurde von inter-ethnischen Unruhen und regionalen Konflikten markiert, die Kivu bis heute noch verwüsten.
Paradoxerweise war es während dieser dunklen Zeit, dass das Tshukudu signifikante Verbesserungen zeigte: alte Reifen um die Räder geklebt, Metall-Nabe und Kugellager, und Federn, um die Richtung zu stabilisieren.
Das Gerät deckt nun längere Strecken und kann eine halbe Tonne tragen. Einige Modelle sind mit einer Bremse ausgestattet, die durch Reibung auf das Hinterrad wirkt.
“Die Tshukudu, das ist unser Leben”, reflektiert Damaskus Sibomana, tshukudeur, der bis zu $ ​​10 an einem guten Tag verdienen kann.
Wenn eine große Last für Goma gibt, stellte er zwei oder drei Schieber ein, die er für den Tag zahlt. Durch ein System der gegenseitigen Hilfe zwischen tshukudeurs, konnte er ein Grundstück, auf dem sein Haus baute, kaufen.
Sein Beruf ist angesehen. Seine Tochter mit einem tshukudeur verheiraten, ist, dass sie “nicht an Hunger sterben wird”, sagte Dany Kayeye, politischer Analyst und Heimatforscher.
Es gibt unzählige Beispiele für erfolgreiche tshukudeurs. Im Laufe der Jahre haben viele von ihnen sich verändert und wurden Besitzer von Motorrad-Taxis.
© 2014 AFP

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