DR KONGO: EINSATZ FÜR SCHUTZ DER BONOBO-AFFEN VOR WILDEREI – RDC: protection des singes bonobo contre le braconnage

In der Demokratischen Republik Kongo ist eine Belgierin leidenschaftliche Verfechterin der Bonobos
Kinshasa (AFP) – 2013.08.03 10.14 – Von Pierre Briand
Claudine André, eine siebenundsechzigährige Belgierin, hat sich leidenschaftlich dem Schutz der Bonobos, eine in der Demokratischen Republik Kongo geschützte und endemische Affenart gewidmet: sie übernimmt die Überlebenden illegalen Handels oder Waisen, deren Eltern von Wilderern getötet wurden.
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En RDC, une Belge défend passionnément les bonobos
KINSHASA (AFP) – 08.03.2013 10:14 – Par Pierre BRIAND
Claudine André, une Belge de 67 ans, se consacre avec passion à la protection des bonobos, une espèce de singes protégée et endémique à la République démocratique du Congo: elle récupère les rescapés de trafics illégaux ou les orphelins de parents tués par des braconniers.

Claudine André (g) regarde un jeune bonobo orphelin recueilli dans son sanctuaire Lolo ya bonobo, le
Claudine André (l) beobachtet eine junge Bonobos Waisenkind in seinem Schutzgebiet “Lolo ya Bonobo”, 5. März 2013 in der Nähe von Kinshasa
Claudine André (g) regarde un jeune bonobo orphelin recueilli dans son sanctuaire “Lolo ya bonobo”, le 5 mars 2013 près de Kinshasa
Foto © AFP – by Junior D. Kannah

Sortant du ministère de l’Environnement, où elle venue déposer une réquisition pour récupérer un jeune singe exhibé dans un bar, “Maman Claudine”, comme elle est surnommée affectueusement, est anxieuse. “Il faut y aller demain, dit-elle, j’ai vu des photos, il n’a pas trois ans, mesure quelques dizaines de centimètres et a le nez qui coule, il va mourir.”
Pour que l’opération réussisse, mais aussi pour sa sécurité, elle n’ira pas elle-même récupérer l’animal: on a déjà crevé deux fois les pneus de sa voiture. Mais ces péripéties ne découragent pas cette femme toujours souriante.
Arrivée au Congo à l’âge de 4 ans, Claudine André est mariée à un commerçant et mère de 5 enfants. En 1993, avec l’aide de donateurs et de fondations de défense de la nature, dont la Fondation Brigitte Bardot, elle a créé “Lolo ya bonobo” – le paradis des bonobos, en lingala.
Ce “sanctuaire” de 35 hectares près de Kinshasa accueille les bonobos sauvés du trafic illégal. Un business lucratif: selon elle, un jeune bonobo acheté 50.000 francs congolais (55 dollars) peut être revendu 15.000 dollars sur internet.
Récupérés souvent anémiés et toujours stressés, les singes sont d’abord remis sur pied par une “mère de substitution”, dans les bras de laquelle ils passent la plus grande partie de la journée. Puis ils rejoignent le groupe, avant de pouvoir un jour vivre dans leur habitat naturel: une région de 275.000 kilomètres carrés au coeur de la RDC où ils sont isolés, encerclés par le fleuve Congo et les rivières Kasaï et Samburu.
Près de 70 pensionnaires attendent de rejoindre les 15 qui sont déjà retournés dans la nature.
“La conservation, c’est par l’éducation”
Estimée à 100.000 en 1980, la population des singes bonobos n’est plus que de 10 ou 20.000 en raison du braconnage pour la viande de brousse, regrette Claudine André. Elle admet que cela correspond à l’expansion démographique – le pays compte 68 millions d’habitants – et à la pauvreté car la faim pousse les villageois au braconnage et à la revente de viande boucanée.
Selon elle, pour un animal capturé, dix meurent sous les coups des braconniers qui ne laissent vivants que les bébés, dont ils ne tirent pas assez de viande et qu’ils espèrent revendre.
Ces singes ont un patrimoine génétique identique à 98,7% à celui de l’homme, selon la revue Nature. Ils passionnent les anthropologues et fascinent les visiteurs car malgré leur organisation sociale avancée, ils n’ont aucune idée d’appropriation géographique ni sexuelle. “L’alliance des femmes gère l’agitation des mâles”, explique un panneau du “paradis” qui fait la joie de Claudine, fervente féministe.
Comme le rhinocéros, les quatre grands singes africains – gorilles de montagne et de plaines, chimpanzés et bonobos – présents en RDC, figurent sur l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), qui en interdit tout commerce.
La CITES, actuellement réunie à Bangkok, dresse un bilan pessimiste de son action. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), le trafic d’animaux vivants rapporte 15 milliards d’euros par an. “Ca rapporte plus que le trafic de drogue”, dit Claudine André, dont l’oeil se fait farouche parmi ses boucles rousses.
Il y a quelques mois, un avion gros porteur était attendu à Kisangani, une ville du nord-est de la RDC, pour embarquer des animaux et les emporter à Shanghaï, affirme-t-elle, dénonçant un “Nigerian” qui vend ces bêtes en Asie ou au Moyen-Orient. Là-bas, selon elle, de riches particuliers créent des “zoos” sans passer par les circuits qui vendent ou échangent des animaux nés en captivité.
En avril prochain, Claudine André se rendra aux Etats-unis où le zoo de Columbus (Ohio), très engagé dans la conservation, a décidé de lui décerner son premier “Award” (prix).
“J’ai l’impression de tenir un barrage de mes deux mains, un jour il faudra tout lâcher”, dit-elle, en plaçant son espoir dans l’éducation. “Je garde l’espoir, la conservation, c’est par l’éducation”, dit-elle.
En 2012, 26.000 enfants sont venus visiter son “paradis”. “Ce sont eux qui m’appellent pour me dire où il y a un bonobo enchaîné”, se réjouit-elle.
© 2013 AFP

Anne Marie, une vétérinaireDes bonobos orphelins
Anne Marie, ein Tierärztin in “Lolo ya Bonobo”, gibt Nahrung für eine junge Waise Bonobo, 5. März 2013
Verwaiste Bonobos im Gehäuse der “Lola ya Bonobo”, 6. März 2013
Anne Marie, une vétérinaire du centre “Lolo ya bonobo”, donne à manger à un jeune bonobo orphelin, le 5 mars 2013 près de Kinshasa
Des bonobos orphelins dans l’enclos du “Lola ya bonobo”, un sanctuaire créé par Claudine André près de Kinshasa, le 6 mars 2013
Foto © AFP – Junior D. Kannah

In der Demokratischen Republik Kongo ist eine Belgierin leidenschaftliche Verfechterin der Bonobos
Kinshasa (AFP) – 2013.08.03 10.14 – Von Pierre Briand
Claudine André, eine siebenundsechzigährige Belgierin, hat sich leidenschaftlich dem Schutz der Bonobos, eine in der Demokratischen Republik Kongo geschützte und endemische Affenart gewidmet: sie übernimmt die Überlebenden illegalen Handels oder Waisen, deren Eltern von Wilderern getötet wurden.
Aus dem Ministerium für Umwelt kommend, wo sie eine Bestellanforderung für einen jungen Affen, der in einer Bar ausgestellt wird, machte, ist “Mom Claudine”, wie sie liebevoll genannt wird, ängstlich. “Wir müssen ihn morgen haben“, sagte sie, „ich sah Bilder sah, er ist kaum drei Jahre alt, misst zehn Zentimeter und hat eine laufende Nase, er wird sterben.”
Für eine erfolgreiche Aktion, aber auch für ihre Sicherheit, wird sie nicht wieder selbst das Tier holen: zweimal schon wurden die Reifen ihres Wagens zerschnitten. Aber diese Ereignisse entmutigen diese immer lächelnde Frau nicht.
Angekommen im Kongo im Alter von 4 Jahren, heiratete Claudine André später einen Geschäftsmann und ist Mutter von fünf Kindern. Im Jahr 1993, mit der Hilfe von Spendern und Stiftungen von Naturfreunden, einschließlich der Brigitte Bardot Stiftung, schuf sie “Lolo ya Bonobo” – ein Paradies für Bonobos, in Lingala-Sprache.
Im “Heiligtum” (Schutzgebiet) von 35 Hektar in der Nähe Kinshasa befinden sich die Bonobos, die aus illegalem Handel gerettet wurden. Ein profitables Geschäft: nach ihr, kostet ein junger Bonobo 50.000 kongolesische Francs (55 $), und bis zu $ 15.000 können auf dem Internet erzielt werden.
Oft anämisch und immer wieder krank gefunden, werden die Affen zunächst von einer “Leihmutter” in den Armen gehalten, wo sie die meiste Zeit des Tages verbringen. Dann werden sie der Gruppe beitreten, bevor eines Tages in ihrem natürlichen Lebensraum leben: eine Fläche von 275.000 Quadratkilometern im Herzen der Demokratischen Republik Kongo, wo sie isoliert sind, durch den Fluss Kongo und die Flüsse Kasai und Samburu umgeben.
Fast 70 Bewohner warten, um den 15, die bereits zur Natur zurückgekehrt sind, zu folgen.
“Naturschutz geschieht durch Erziehung”
Schätzungsweise 100.000 im Jahr 1980, ist die Bevölkerung von Bonobos Affen nicht mehr als 10 oder 20 Tausend heute, durch Wilderei nach Buschfleisch, bedauert Claudine André. Sie gesteht ein, dass das Bevölkerungswachstum – 68 Millionen Menschen – , wachsende Armut und Hunger die Dorfbewohner zu Wilderei und Weiterverkauf von geräuchertem Fleisch treiben.
Nach ihr, sterben für ein gefangenes Tier zehn in den Händen von Wilderern, die nur Babys leben lassen: die geben nicht genug Fleisch und sie hoffen, sie zu verkaufen.
Diese Affen haben u 98,7% identische Gene mit dem Menschen, nach der Zeitschrift Nature. Sie faszinierten Anthropologen und faszinieren Besucher, denn trotz ihrer fortgeschrittenen sozialen Organisation scheinen sie keine Ahnung von geographischer oder sexueller Inbesitznahme zu haben. “Die Frauen-Allianz führt zur Agitation der Männchen”, sagte ein Schild am “Paradies” – zur Freude von Claudine, einer glühenden Feministin.
Wie das Nashorn sind die vier afrikanischen Menschenaffenarten – Gorillas der Berge und Ebenen, Schimpansen und Bonobos – in der Demokratischen Republik Kongo im Anhang I des Übereinkommens über den internationalen Handel mit gefährdeten Arten frei lebender und gefährdeter Tiere (CITES), welches den gesamten Handel verbietet.
CITES, derzeit in Bangkok versammelt, beurteilt die eigene Aktion pessimistisch. Nach Angaben des World Wide Fund for Nature (WWF), bringt der Handel mit lebenden Tieren 15 Mrd € pro Jahr. “Es ist profitabler als der Drogenhandel”, sagte Claudine André, deren Augen unter ihren roten Locken wütend blicken.
Vor ein paar Monaten kam ein Jumbo-Jet nach Kisangani, eine Stadt im Nordosten der Demokratischen Republik Kongo, sollte Tiere holen und nach Shanghai fliegen, sagt sie, unter Nennung eines “Nigerianers”, der diese Tiere verkauft nach Asien und dem Nahen Osten. Dort, sagt sie, gründen vermögende Privatpersonen “Zoos” ohne Umweg über die Netze von Verkauf oder Tausch von Tieren, die in Gefangenschaft geboren wurden.
Im April wird Claudine André die Vereinigten Staaten besuchen, wo der Columbus Zoo (Ohio), sehr zur Erhaltung verpflichtet, beschlossen hat, ihr seinen ersten “Award” (Preis) zu vergeben.
“Ich fühle mich so, als ob ich einen Damm nur mit meinen beiden Händen halte, bis er eines Tages bricht”, sagte sie und legte ihre Hoffnung in die Bildung. “Ich bleibe zuversichtlich, Erhaltung geschieht durch Bildung”, sagte sie.
Im Jahr 2012 kamen 26.000 Kinder, um das “Paradies” zu besuchen. “Sie rufen mich und sagen, wo ein Bonobo angekettet ist”, sagt sie.
© 2013 AFP

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