DR KONGO, ELFENBEINKÜSTE: Über MASSAKER und VERGEWALTIGUNGEN AN FRAUEN – RDCongo, Côte d’Ivoire: Sur les massacres et les viols des femmes

1. DR Kongo, März – Juni 2011: Mehr als 100 Opfer von Vergewaltigungen und Gewalt in einem Dorf im Osten
Kinshasa (AFP) – 2011.06.23 10.18
Mehr als hundert Menschen aus einem Dorf im Osten der Demokratischen Republik Kongo (DRC) sind Opfer von Vergewaltigungen und Gewalt zwischen 10.03. und 12. Juni 2011 gewesen, berichtete gegenüber AFP am Donnerstag die NGO Ärzte Ohne Grenzen (MSF)…….

2. DRK: 248 Frauen bezeugen ihre Vergewaltigung in Süd-Kivu zwischen 10. und 13. Juni 2011
NAKIELE (DRC) (AFP) – 2011.04.07 05.04
248 Frauen deklarierten, zwischen 10. und 13. Juni von fliehenden Soldaten (von einem Oberst geführt) in Abala, Kanguli und Nakiele in der Provinz Süd-Kivu (Ost) in der Demokratischen Republik Kongo vergewaltigt worden zu sein, nach einer Zählung der AFP von Daten aus medizinischen Quellen vor Ort gesammelt.

3. DR Kongo: in Nakiele werden Frauen, die Opfer von Vergewaltigungen wurden, von ihren Ehemännern abgelehnt
NAKIELE (DRC) (AFP) – 2011.07.05 08.44
“Mein Mann teilt sich nicht mehr das Bett mit mir. Ich schlafe auf dem Boden”; – wie Adele, werden Frauen von ihren Ehemännern abgelehnt, seit sie über ihre Vergewaltigung von Soldaten berichteteten. “Mein Mann weigert sich auch Mahlzeiten, die ich vorbereitet habe, zu essen. Er isst, was seine Schwestern kochen. Ich verstehe nicht, warum man mich fallenlässt”, sagt die junge Frau im Alter von 19, Mutter eines Kindes von 6 Monaten .
DEUTSCHE TEXTE UNTER DEM LETZTEN BILD

Liebe Leserinnen, liebe Leser
Dutzende von Malen hatte ich hier das “Recht”, über Gewalt an Frauen zu berichten, über abscheuliche Gewalt zu politischen und ökonomischen Zwecken. In meinem deutschen Blog gibt es dazu ein dickes Dossier.
Normalerweise kommentiere ich in diesem Blog nicht, hier mal wieder eine Ausnahme:
SCHNAUZE VOLL ! ENDGÜLTIG !
Lesen Sie also bitte hier, vor den neuen Horrormeldungen aus der DR Kongo, quasi als Vorwort, das analytische Essay des Psychologen aus der Elfenbeinküste Alexandre Dieth “Das Massaker an den Frauen oder die symbolische Schande für die Diktatur Gbagbos”

DEUTSCHE TEXTE UNTER DEM LETZTEN BILD

1. RDC: plus de 100 victimes de viols et violences dans un village de l’est
KINSHASA (AFP) – 23.06.2011 10:18
1. Plus d’une centaine de personnes d’un village de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont été victimes de viols et de violences entre le 10 et le 12 juin, a déclaré jeudi l’AFP l’ONG Médecins sans frontières (MSF)……..

2. RDC: 248 femmes se sont déclarées victimes de viol dans le Sud-Kivu
NAKIELE (RDCongo) (AFP) – 04.07.2011 17:04
Quelque 248 femmes ont déclaré avoir été violées entre le 10 et le 13 juin par des soldats en fuite emmenés par un colonel, à Abala, Kanguli et Nakiele dans la province du Sud-Kivu (est) en République démocratique du Congo, selon un décompte de l’AFP établi à partir de chiffres recueillis auprès de sources médicales sur place…..

3. RDC: à Nakiele, des femmes victimes de viol rejetées par leur mari
NAKIELE (RDCongo) (AFP) – 05.07.2011 08:44
“Mon mari n’accepte plus de partager le lit avec moi. Je dors par terre”: comme Adèle, des femmes sont rejetées par leur époux depuis qu’elles ont dit avoir été violées début juin par des soldats à Nakiele, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). “Mon mari refuse aussi les repas que je lui prépare. Il mange ce que mes soeurs lui font. Je ne comprends pas pourquoi on doit m’abandonner”, poursuit la jeune femme âgée de 19 ans, mère d’un enfant de 6 mois….

…….LIRE PLUS BAS

Chères lectrices, chers lecteurs,
Des douzaines de fois et bien plus “j’ai eu le droit” ici de reporter sur les différentes graves violences commises envers des femmes, au nom de la “politique” ou bien encore dans des stratégies de semer la terreur, de gagner des terrains, des pouvoirs, des influences, des terrains d’exploitations de richesses.
Dans mon blog allemand, j’en avais fait un large dossier.
Le sujet, notamment le sujet du génocide en RD du Congo me poursuit depuis quelques années.
Normalement, je ne commente pas dans ce blog-ci. Voici une exception:
Y EN A MARRE! DEFINITIVEMENT!
Veuillez lire ici, avant les dernières nouvelles de l’est du Congo, en guise d’un avant-propos, l’essai engagé d’un psychologue ivoirien, “Le massacre des femmes et la dictature de Laurent Gbagbo”, par Dieth.

Arrivée du ministre de la Famille de RDC, le 16 octobre 2010 à Mwenga, dans le Sud-Kivu
Foto (c) AFP: Ankunft des Familienministers der DRK in Mwenga, wo tausende von Frauen gegen sexuelle Gewalt demonstrieren, 16.10.2010
Arrivée du ministre de la Famille de RDC, le 16 octobre 2010 à Mwenga, dans le Sud-Kivu, où des milliers de femmes ont manifesté contre les violences sexuelles

Par Dr. Dieth Alexis
Le massacre des femmes ou L’ignominie symbolique de la dictature de Gbagbo

Ils ont osé faire ce qu’au pire moment de la colonisation étrangère française les colons français n’avaient pas osé faire : tirer à la mitrailleuse lourde de calibre 12.7 sur des femmes ivoiriennes, des manifestantes pacifiques rassemblées pour crier leur haine de la guerre et réclamer l’arrêt des violences. Après ce crime absolu, ils n’ont pas l’once de courage qui devrait leur permettre d’assumer l’ignominie insondable de leur forfait. Ils se répandent en dénégations et concessions en rétablissant l’eau et l’électricité dans le nord pour obtenir une clémence du Juge. Comme le malfaiteur dominé par ses passions, qui promet de s’amender pour faire diversion ; mais qui recommence le crime à la première occasion et à la première tentation, ils manœuvrent pour se soustraire à la sanction de la justice universelle des hommes tout en préparant le prochain coup et la prochaine violation des droits humains ! L’on se rappelle que la manifestation des femmes ivoiriennes, la marche des femmes sur Grand-Bassam, durant la colonisation fut une étape décisive dans la marche vers l’Indépendance. Aujourd’hui, dans cet Etat indépendant de Côte d’Ivoire, des femmes ivoiriennes sont massacrées à la mitrailleuse lourde par un gouvernement minoritaire ivoirien dont le pouvoir a été contesté dans les urnes et qui s’y accroche envers et contre tous en recourant à la violence systématique et au massacre des femmes. Ce massacre, symbole de l’ignominie et de la barbarie d’un régime condamné à se consumer sous peu, en rappelle d’autres : le massacre des femmes et des enfants lors de la manifestation pacifique de Sharpeville du 21 mars 1960, lors d’une manifestation pacifiste de l’ANC, et le massacre des manifestants de la procession funéraire, organisée en commémoration de cet évènement, à Port Elisabeth le 21 mars 1985. Ces crimes furent commis sous l’apartheid et révélèrent au monde entier son inhumanité et sa laideur morale intrinsèque. Ils devaient hâter ensuite sa fin programmée. Tout comme la haine raciale de l’apartheid sud-africain, la haine xénophobe intolérante ivoirienne, et la volonté de domination politique totale qui l’accompagne, est exterminatrice de la différence et de la vie. Le massacre des femmes d’Abobo hâtera la fin du régime inhumain xénophobe et criminel ivoirien comme le massacre de Sharpeville a hâté la fin du régime raciste sud-africain du temps de l’apartheid.

L’entité morbide qui s’accroche, contre la volonté du peuple, au flanc du Gouvernement de l’Etat ivoirien est une force colossale de mort et d’abyssale régression. Elle n’est pas une force de vie et progrès. Les corps ensanglantés des mères et des filles gisant sur l’asphalte, recouverts de ces pagnes qui servent dans la vie quotidienne à emmailloter les nouveaux nés, à confectionner des baluchons dans lesquels les petits enfants sont portés au dos de leur mère, hanteront longtemps les consciences. Ces corps ensanglantés des femmes pudiquement recouverts des pagnes de vie et d’intimité par le petit peuple massacré disent éloquemment toute la monstruosité d’un régime auquel manquent la pudeur et la justice, vertus politiques cardinales, dont Platon disait dans Le Protagoras qu’ils étaient indispensables à la gestion de la cité, et dont l’absence chez un homme indiquait qu’il était un fléau de la cité qui devait être mis à mort pour cette raison. Ces corps ensanglantés des femmes massacrées disent par-dessus tout, la destruction de la Côte d’Ivoire comme demeure accueillante et l’instrumentalisation de la femme qui est le caractère insigne du régime xénophobe, et somme toute misogyne, que les accidents de l’histoire ont malencontreusement porté à la tête de l’Etat ivoirien.

Depuis l’aube des temps, l’humain sait que la femme est source de vie et dépositaire de cette intériorité salvatrice dont témoigne le respect naturel de son intimité. La culture dans son évolution a tôt fait de rétablir dans ses droits le respect de la femme qu’une masculinité belliqueuse et dominatrice, mais en réalité craintive et peureuse, tente toujours de soumettre. Comme Levinas l’a souligné dans Totalité et Infini , la femme est l’altérité salvatrice, la figure à travers laquelle s’accomplit l’accueil hospitalier par excellence qui permet à l’homme de demeurer dans l’existence et de n’y être pas jeté comme une pierre qu’on lance derrière soi. L’accueil de la demeure est symbolisé par la femme. Et c’est dans la relation à l’altérité féminine que Martin Buber voit par excellence la relation interhumaine. « Les allées et venues silencieuses de l’être féminin qui fait résonner de ses pas les épaisseurs sécrètes de l’être » donnent corps à la demeure, terre d’asile, lieu d’accueil où l’humain peut venir à soi et s’y recueillir afin de pouvoir se représenter la nature et la travailler pour en faire un monde. C’est cette intériorité sacrée universelle de la femme, célébrée dans le rite traditionnel ivoirien de l’Adjanou, la danse sacrée des femmes, que les brutes au pouvoir ont violé dans le massacre des femmes d’Abobo. Soit dit en passant : lorsque les gardes armées se sont enfuis devant la nudité contestatrice des femmes de Treichville nous avons espéré qu’un reste de pudeur respectueuse de la vie demeurait encore dans le cœur des criminels. Nous devions malheureusement revenir très vite de nos illusions. En apportant leur soutien à d’autres femmes qui manifestent au même moment devant le siège de l’Onuci, les brutes ne témoignent guère d’un respect envers les femmes. Ils montrent plutôt qu’elles ne sont que des instruments au service de leurs passions. La femme n’est bonne a quelque chose que lorsqu’ils peuvent l’utiliser pour conquérir des voix dans le nord durant l’élection présidentiel ou lorsqu’ils peuvent s’en servir pour confisquer le pouvoir.

Cette exploitation perverse de la féminité transparaît dans la manipulation qui est faite de la manifestation téléguidée des femmes devant le siège de l’ONUCI. En contrepoint du massacre des femmes d’Abobo une image du journal pro-gbagbo Le Temps montre un sit-in de femmes prétendument « patriotes » devant le siège de l’Onuci Riviera 3. Ces femmes, mères et épouses sont assises tranquillement. Elles ne sont ni bastonnées ni massacrées à la mitrailleuse. Le gouvernement minoritaire et battu dans les urnes, qui s’accroche au pouvoir de la criminalisation à grande échelle de la jeunesse et du massacre des femmes, se déclare solidaire de Bro Grébé et de ses camarades au moment même où il donne l’ordre à ses milices de réprimer dans le sang à la mitrailleuse lourde d’autres femmes, d’autres mères et épouses ivoiriennes qui manifestent à Abobo pour réclamer l’arrêt des violences et le respect du verdict des urnes. La scandaleuse contradiction que représente cette image paisible de femmes ivoiriennes manifestant tranquillement, en soutien au gouvernement battu dans les urnes, devant le siège de l’ONUCI en face de forces armées étrangères qui ne les brutalisent pas et les respectent en tant que femmes, et l’image violente et horrifiante de femmes ivoiriennes baignant dans leur sang à Abobo, attaquées à la mitrailleuse lourdes par des éléments de l’armée ivoirienne pose question. Pourquoi le clan Gbagbo accomplit-il contre sa propre population le massacre symbolique absolu qu’un gouvernement étranger n’ose pas entreprendre contre la population du territoire qu’il occupe ? Ce crime s’explique-t-il par le fait que l’esprit obscurci par la passion criminelle du pouvoir illégitime qui résiste à la contestation populaire ne parvient pas à faire la différence entre une manifestation pacifique de femmes ou d’enfants et une manifestation violente d’hommes adultes et armés ? On ne peut pas répondre positivement à cette dernière question parce que la moindre anicroche entre les troupes de l’ONUCI et les milices de Blé Goudé qui entravent leur déplacement et les provoquent est montée en épingle. En étant donc clairement conscient que la vie humaine est sans prix, le clan Gbagbo recherche systématiquement l’incident en exhibant la moindre égratignure de ses troupes, par les forces onusiennes ou par les opposants, comme étant une atteinte à la dignité humaine et à la souveraineté ivoirienne.

C’est donc en toute conscience et en toute connaissance de cause que les femmes aux mains nues d’Abobo sont attaquées et massacrées à la mitrailleuse lourde. A supposer que les troupes de l’ONUCI aient ouvert le feu sur les femmes du FPI manifestant devant leur siège, on peut imaginer que le clan Gbagbo aurait crié au scandale, aurait rameuté le monde entier pour dénoncer ce crime absolu. On ne massacre pas des femmes et des enfants à la mitrailleuse lourde. Le respect dû aux femmes et aux enfants est un impératif catégorique de la civilisation. Il trace la ligne de démarcation entre la civilisation et la barbarie. De cette démarcation, le clan Gbagbo est clairement conscient. Pourquoi s’autorise-t-il alors envers sa propre population le mal absolu qu’il aurait sûrement dénoncé, venant d’un pouvoir étranger, avec la vigueur qui le caractérise ? On remarquera qu’au moment où la soldatesque du clan massacre les femmes d’Abobo, ses thuriféraires et ses plumitifs se taisent. Ils relayeront ensuite les dénégations honteuses et lâches du clan refusant d’assumer le massacre des femmes. Ils braquent plutôt les projecteurs sur un fait divers qui met aux prises leurs miliciens et la Force Licorne. Ils dénoncent à cors et à cri, comme agression inadmissible, l’incident durant lequel un char des troupes françaises de La Licorne écrase un véhicule ivoirien vide de ses occupants pour se dégager d’un barrage anarchique illégalement dressé par les miliciens de Blé Goudé. Aux yeux des brutes qui refusent de lâcher le pouvoir ivoirien, la destruction d’une voiture vide de ses occupants est le crime absolu , tandis que la guerre menée contre les civils par les armées et les milices surarmées, et pour finir, le massacre des femmes ivoiriennes, est un bien absolu en tant que sommet de la terreur qui leur permettra de conserver le pouvoir, les privilèges et les rentes afférentes. Le massacre des femmes qui, dans la culture, incarnent la demeure, l’accueil, l’hospitalité et la vie, révèle la xénophobie viscérale du régime et sa faillite morale porteuse de génocide.

La faillite morale de Gbagbo dont parlent les Américains signifie précisément que les barrières intérieures, qui empêchent le déferlement de la barbarie dont témoigne le massacre des femmes d’Abobo, ont cédé dans l’esprit et dans l’âme de Gbagbo et de ses complices. Cette faillite morale est celle de la personne juridique et morale. Et elle désigne la corruption du caractère. La corruption du caractère n’est pas de la folie. Elle est une perversion morale. Elle a trait a un certain usage délibéré de sa liberté par une personne qui décide toujours, à partir d’un choix transcendantal, d’agir contre les impératifs de la conscience, et même de l’entendement, pour en tirer profit ou de manière désintéressé. La faillite morale disqualifie celui qui en est atteint, de toute prétention à jouer un rôle politique. Cette faillite morale caractérisée du clan Gbagbo montre que la solution à la crise politique ivoirienne ne se trouve guère dans le partage du pouvoir avec ceux dont le caractère est si intérieurement corrompu. S’il s’avère être la solution incontournable, un éventuel gouvernement d’union national devra nécessairement se construire en excluant les auteurs et les complices de l’ignominie absolue dont la place légitime est le banc des accusés d’un tribunal international. La gestion du pouvoir gouvernemental dans le cadre de la civilisation requiert du scrupule, de la mesure, de la pudeur, de la pondération, de la conscience, de la sollicitude, et un sens aigu de la justice. Ce sont les digues intérieures qui empêchent les usurpations, les massacres et la dictature. Ce sont les vertus politiques et morales qui garantissent le souci de la promotion du bien public, le respect des enfants, des femmes, le respect de la vie et de la dignité humaines.
Dr Dieth Alexis, Vienne Autriche
source: http://www.connectionivoirienne.net/on-dit-quoi-au-pays-actualites/cote-divoire-le-massacre-des-femmes-et-la-dictature-de-laurent-gbagbo-decryptage/

3 juillet 2011 dans le village de Nakiele, dans le province du Sud-Kivu, où 121 femes ont déclaré av
Foto (c) AFP: Vergewaltigungsopfer in Nakiele, Süd-Kivu, DR KOngo
3 juillet 2011 dans le village de Nakiele, dans le province du Sud-Kivu

1. RDC, mars – juin 2011: plus de 100 victimes de viols et violences dans un village de l’est
KINSHASA (AFP) – 23.06.2011 10:18
Plus d’une centaine de personnes d’un village de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont été victimes de viols et de violences entre le 10 et le 12 juin, a déclaré jeudi l’AFP l’ONG Médecins sans frontières (MSF).
“Nos équipes ont soigné depuis ce mardi plus de 100 personnes qui ont été victimes de viols ou de violences physiques entre le 10 et le 12 juin”, dans la zone du village de Nyakiele (est), a déclaré à l’AFP Megan Hunter, chef de mission MSF Hollande dans la province du Sud-Kivu.
Selon le député provincial Jean-Marie Ngoma, interrogé par l’AFP, “plus de 60 femmes” de ce village ont été victimes de viols commis par des “militaires de l’armée congolaise” dirigés par le colonel Kifaru, ancien milicien Maï Maï, qui se sont enfuis d’un centre militaire.
Mercredi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU avait évoqué, sans faire état de viols, des pillages et exactions commis dans la nuit du 10 au 11 juin dans les localités de Kanguli, Abala et Niakiele, par près de 200 militaires du colonel Kifaru après avoir fait défection.
Le colonel Vianney Kazarama, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) au Sud-Kivu, a démenti à l’AFP que le colonel Kifaru soit impliqué dans les viols: “C’est faux, il n’a jamais commis d’infraction. Il y a des milices Maï Maï dans la zone, et aussi des (rebelles) des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)”.
Le porte-parole des FARDC a en revanche admis que le colonel avait “pris le chemin de la brousse, car il réclamait que les militaires (au centre de brassage) soient pris en considération, parce qu’ils n’ont pas d’eau, pas à manger”.
MSF Hollande se trouvait dans cette zone, reculée et difficile d’accès, pour une campagne de vaccination contre la rougeole. Une équipe de six personnes de l’ONG a été dépêchée dans le centre de santé d’Abala et le centre hospitalier de Niakiele pour soigner les victimes, des hommes comme des femmes.
“Nous n’avons pas encore de chiffre final sur le nombre de victimes de viols. C’est bien possible qu’il y en ait plus que 60, mais c’est difficile de le dire pour l’instant”, a ajouté la chef de mission de MSF au Sud-Kivu, sans vouloir dire qui aurait commis les viols.
Les FARDC procèdent depuis plusieurs semaines à la formation de régiments dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, à la suite de l’intégration dans leurs rangs de plusieurs groupes armés locaux.
Selon le député provincial Ngoma, le colonel Kifaru est un ancien membre de la milice Maï Maï des Patriotes résistants congolais (PARECO), qui commandait le 42e secteur des FARDC basé à Fizi, une localité à trois heures de route de Niakiele.
Le centre militaire d’où lui et ses hommes ont fait défection se trouve à 10 km de Fizi, selon le député, affirmant qu’ils se dirigent actuellement vers le Nord-Kivu (plus au nord) en “commettant de nombreuses exactions”.
© 2011 AFP

Des femmes brandissent à Bukavu des cartons stigmatisant les abus sexuels en République démocratique
Foto (c) AFP: Frauendemonstration am Internationalen Frauentag 2010 in Bukavu, Ost-Kongo, gegen sexuelle Gewalt als Kriegswaffe
Des femmes brandissent à Bukavu des cartons stigmatisant les abus sexuels en République démocratique du Congo pour la Journée mondiale de la femme en 2010

2. RDC: 248 femmes se sont déclarées victimes de viol dans le Sud-Kivu
NAKIELE (RDCongo) (AFP) – 04.07.2011 17:04
Quelque 248 femmes ont déclaré avoir été violées entre le 10 et le 13 juin par des soldats en fuite emmenés par un colonel, à Abala, Kanguli et Nakiele dans la province du Sud-Kivu (est) en République démocratique du Congo, selon un décompte de l’AFP établi à partir de chiffres recueillis auprès de sources médicales sur place.
Le médecin de l’hôpital de Nakiele a ainsi précisé à l’AFP que 121 femmes de cette localité ont déclaré avoir été violées dans la nuit du 11 au 12 juin, comme l’a confirmé vendredi l’ONU. A Abala, l’infirmier du Centre de santé a donné le chiffre de 55 femmes ayant dit avoir été violées dans la nuit du 10 au 11 juin, et l’infirmier de Kanguli a enregistré les déclarations de 72 femmes de ce village ayant affirmé avoir été victimes de viol, dans la même nuit.
Kanguli (7.000 habitants) et Abala (6.400) sont situés respectivement à 5 et 7 km de Nakiele (12.300), dans le territoire de Fizi au sud du Sud-Kivu.
Selon le chef du village de Nakiele, Losema Etamo Ngoma, interrogé sur place par l’AFP, ces viols et aussi des pillages ont été commis par au moins 150 soldats armés emmenés par le colonel Nyiragire Kulimushi, alias “Kifaru”, qui avaient fui à pied le 8 juin le centre militaire de Kananda, à 64 km au sud de Nakiele.
Le colonel Kifaru est un ancien milicien Maï Maï des Patriotes résistants congolais (Pareco), intégré en 2009 dans l’armée nationale à la suite d’un accord de paix avec Kinshasa.
© 2011 AFP

Le village de Nakiele dans la province du Sud-KivuFoto (c) AFP: Nakiele dans la province du Sud-Kivu

3. RDC: à Nakiele, des femmes victimes de viol rejetées par leur mari
NAKIELE (RDCongo) (AFP) – 05.07.2011 08:44
“Mon mari n’accepte plus de partager le lit avec moi. Je dors par terre”: comme Adèle, des femmes sont rejetées par leur époux depuis qu’elles ont dit avoir été violées début juin par des soldats à Nakiele, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). “Mon mari refuse aussi les repas que je lui prépare. Il mange ce que mes soeurs lui font. Je ne comprends pas pourquoi on doit m’abandonner”, poursuit la jeune femme âgée de 19 ans, mère d’un enfant de 6 mois.
A Nakiele, un village de 12.300 habitants perché sur la crète d’une colline dans les moyens plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu (est), 121 femmes ont déclaré au médecin de l’hôpital avoir été victimes de viols commis dans la nuit du 11 au 12 juin par des soldats ayant fui un centre militaire.
Depuis, plus d’une dizaine d’entre elles ont été rejetées par leur mari.
Le 11 juin en fin de matinée dans ce village isolé — la piste étroite qui y mène s’arrête 2 km plus loin –, à l’arrivée de plus de 150 soldats déserteurs commandés par un colonel, ancien membre d’une milice Maï Maï, les hommes ont fui dans la brousse.
Ils ont abandonné femmes et enfants par peur d’être utilisés comme porteur par les militaires qui les frappent s’ils refusent. Seuls une poignée sont restés, dont le chef du village et le médecin de l’hôpital avec ses infirmiers.
Lors des opérations militaires successives menées depuis 2009 contre les groupes armés dans la région, les soldats passent dans les villages et “demandent des rations, une chèvre, et les femmes restent en toute quiétude. Mais cette fois ça a tourné mal”, explique à l’AFP le chef de la localité de Nakiele, Losema Etamo Ngoma.
Quand son mari est revenu chez lui le matin du 12 juin après le départ des soldats, Sifa, 20 ans lui a dit avoir été violée.
“Il m’a dit que maintenant j’étais une femme de militaire, que je devais suivre les soldats et ne pas rester ici. Mais il ne m’a pas encore chassée. Je ne comprends pas pourquoi il dit ça”, dit-elle en nouant et dénouant machinalement le noeud de l’étoffe qui enserre dans son dos son enfant d’un an.
Souvent en RDC le viol reste un tabou. Les victimes se taisent par crainte d’être rejetées par leur mari, leur famille et aussi leur communauté.
A Nakiele, “les femmes ont eu le courage de le dire, il y a eu un phénomène collectif, et la sensibilisation d’ONG pour qu’elles se déclarent”, relève Eugène Byamoni, un psychologue qui a entendu une cinquantaine d’entre elles les 16 et 17 juin.
“J’ai honte de passer dans le village. Je suis l’objet de critiques, de moqueries, on dit que je suis une femme de militaire, porteuse de maladie (ndlr: le Sida)”, dit d’une voix faible Dekila, 28 ans. Son mari lui a dit “de partir et de laisser le lit”.
bannerwomen“Il faut réunir les hommes et les femmes, les sensibiliser, expliquer que le malheur qui est arrivé n’est pas de la faute des femmes”, ajoute-elle.
“Depuis que ce problème a éclaté, j’ai réuni un groupe de dix sages pour parler avec ces hommes, pour qu’ils puissent encore vivre avec ces femmes, leur dire que ce qui est arrivé aux femmes l’a été par la force, contre leur gré, et qu’ils doivent supporter cela”, se désole le chef du village.
A la fin de l’entretien avec le journaliste, il dit avoir une “recommandation”: “le groupe de sages n’a pas la méthodologie, il faudrait que des spécialistes viennent leur apporter des méthodes, le plus vite possible, sinon les foyers vont continuer à se disloquer”.
Dans deux autres villages proches, 127 femmes ont aussi dit avoir été violées par les soldats.
© 2011 AFP

Des victimes de viol dans le village de Nakiele, dans la province du Sud-Kivu, le 3 juillet 2011
Foto (c) AFP: Vergewaltigungsopfer in Nakiele
Des victimes de viol dans le village de Nakiele, dans la province du Sud-Kivu, le 3 juillet 2011

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Das Massaker an den Frauen oder die symbolische Schande für die Diktatur Gbagbos

Deutsche Übersetzung: Reinhild Kim, aramata

Sie haben gewagt , was in der schlimmsten Zeit der französischen Kolonisation die französischen Kolonialisten nicht gewagt hatten zu tun: mit schwerem Maschinengewehr Kaliber 12,7 auf ivorische Frauen zu schießen, friedliche Demonstrantinnen, die ihren Hass auf den Krieg herausschreien wollten und die Beendigung der Gewalttaten forderten . Nach diesem absoluten Verbrechen haben sie nicht die eine Unze Mut, die unendliche Schande ihrer Tat anzunehmen. Sie verbreiten sich in Leugnungen und Zugeständnissen bei der Wiederherstellung der Wasser-und Stromversorgung im Norden, um Nachsicht des Richters zu erfahren. Wie der Übeltäter, der, überwältigt von seinen Leidenschaften, Besserung verspricht um abzulenken, aber bei der ersten Gelegenheit, bei der ersten Versuchung das Verbrechen neu beginnt, manövrieren sie, um sich der Sanktion durch die universelle menschliche Justiz zu entziehen, und bereiten gleichzeitig den nächsten Schlag und die nächste Verletzung der Menschenrechte vor! Erinnern wir uns daran, dass die Demonstration der ivorischen Frauen, der Marsch der Frauen auf Grand-Bassam, während der Kolonisation ein Meilenstein des Marsches zur Unabhängigkeit war. Heute, in diesem unabhängigen Staat Côte d’Ivoire, werden ivorische Frauen mit schwerem Maschinengewehr ermordet durch eine ivorische Minderheitsregierung, deren Macht durch die Wahlen in Frage gestellt worden war und die allen zum Trotz daran klebt, mit Hilfe von systematischer Gewalt und Massaker an den Frauen. Dieses Massaker, ein Symbol der Schande und Brutalität eines Regimes dazu verurteilt, binnen kurzem abgeschafft zu werden, erinnert an andere derartige Ereignisse: das Massaker an Frauen und Kindern anlässlich der friedlichen Demonstration in Sharpeville am 21. März 1960, anlässlich einer friedlichen Demonstration des ANC, und das Massaker an Demonstranten des Trauerzugs in Erinnerung an dieses Ereignis in Port Elizabeth am 21. März 1985. Diese Verbrechen wurden während der Apartheid begangen und zeigten der ganzen Welt deren Unmenschlichkeit und ihre innere moralische Hässlichkeit. Sie beschleunigten dann ihr Ende, das bereits vorprogrammiert war. Genau so wie der Rassenhass der Apartheid in Südafrika vernichtet der intolerante Fremdenhass in der Côte d’Ivoire und der ihn begleitende Wunsch nach totaler politischer Beherrschung die Verschiedenheit und das Leben. Das Massaker an den Frauen von Abobo wird das Ende des unmenschlichen fremdenfeindlichen und kriminellen ivorischen Regimes beschleunigen, so wie das Massaker von Sharpeville das Ende des rassistischen Regimes in Südafrika während der Apartheid beschleunigt hat.

Der moralische Verfall,der sich gegen den Willen des Volkes an die Fersen der ivorischen Regierung heftet, ist eine kolossale Kraft, die Tod und abgrundtiefe Regression befördert. Es ist keine Kraft des Lebens und des Fortschritts. Die blutigen Leichen von Müttern und Töchtern auf dem Asphalt, mit den Tüchern zugedeckt, die im täglichen Leben verwendet werden, um Neugeborene zu wickeln, um kleine Kinder auf dem Rücken ihrer Mutter zu tragen, werden uns lange Zeit keine Ruhe lassen. Diese blutigen Leichen der Frauen, schamhaft mit Tüchern des Lebens und der Intimität von den kleinen massakrierten Leuten zugedeckt, zeigen eloquent die ganze Ungeheuerlichkeit eines Regimes, dem Anstand und Gerechtigkeit abgehen, die politischen Kardinaltugenden. Platon sagte im Protagoras darüber, dass sie unabdingbar für die Verwaltung des Gemeinwesens waren, und dass deren Fehlen bei einem Menschen anzeigte, dass er eine Geißel des Gemeinwesens war, die aus diesem Grunde getötet werden musste. Diese blutigen Leichen der ermordeten Frauen zeigen vor allem die Zerstörung der Elfenbeinküste als einladende Wohnung, und die Instrumentalisierung der Frau, als Abzeichen des fremdenfeindlichen und insgesamt frauenfeindlichen Regimes, das die Zufälle der Geschichte in ungeeigneter Weise an die Spitze des ivorischen Staates gebracht haben.

Seit Anbeginn der Zeit wissen die Menschen, dass die Frau die Quelle des Lebens und Bewahrerin dieser heilsamen Innerlichkeit ist, wovon der natürliche Respekt für ihre Privatsphäre zeugt. Die Kultur in ihrer Entwicklung hat schon früh den Respekt der Frau wieder eingeführt, die eine kriegerische und beherrschende Männlichkeit, die jedoch in Wahrheit ängstlich ist, stets zu unterwerfen versucht. Wie Levinas in “Totalität und Unendlichkeit” ausführt, ist die Frau heilbringende Andersartigkeit, die Person, durch die der gastfreundliche Empfang par excellence erfüllt wird, wodurch der Mensch in der Existenz bleiben kann und dorthin nicht wie ein Stein geschleudert wird, den man hinter sich wirft. Der Empfang zu Hause wird durch die Frau symbolisiert. In der Beziehung zum weiblichen Anderssein sieht Martin Buber die zwischenmenschliche Beziehung par excellence. “Das stille Kommen und Gehen der Frau, die mit ihrem Schritt die geheime dichte des Seins klingen lässt” lassen die Wohnung, den Ort des Asyls, den einladenden Ort Gestalt annehmen, wo der Mensch zu sich kommen und sich sammeln kann, um sich die Natur zu vergegenwärtigen und sie zu gestalten, um daraus seine Welt zu schaffen. Diese geheiligte universelle Innerlichkeit der Frau haben die brutalen Machthaber beim Massaker an den Frauen von Abobo verletzt, die im traditionellen Ritus des Adjanou gefeiert wird, dem heiligen Tanz der Frauen. Im Übrigen: als die bewaffneten Wachen vor der kämpferischen Nacktheit der Frauen von Treichville flohen, hofften wir, dass ein Rest von Scham und Respekt vor dem Leben noch in den Herzen der Verbrecher übrig geblieben war. Leider mussten wir unsere Illusionen sehr schnell wieder fallen lassen. Durch die Unterstützung anderer Frauen, die zur gleichen Zeit vor dem Büro der UNOCI demonstrieren, beweisen diese Rohlinge kaum Achtung gegenüber Frauen. Vielmehr zeigen sie, dass sie nur Instrumente im Dienst ihrer Leidenschaften sind. Die Frau ist nur dann zu etwas gut, wenn sie sie einsetzen können, um im Norden Stimmen bei der Präsidentschaftswahl zu gewinnen, oder wenn sie sie gebrauchen können, um die Macht zu übernehmen.

Diese perverse Ausbeutung der Weiblichkeit scheint in der Manipulation der ferngesteuerten Demonstration der Frauen vor dem UNOCI-Hauptquartier durch. Als Kontrapunkt zu dem Massaker an den Frauen von Abobo zeigt ein Bild in der Pro-Gbagbo Zeitung “Le Temps” ein Sit-in von Frauen, angeblichen “Patriotinnen”, vor dem Sitz der UNOCI Riviera 3. Diese Frauen, Mütter und Ehefrauen sitzen dort ruhig. Sie werden weder mit Schlagstöcken traktiert noch von Maschinengewehren niedergemetzelt. Das Minderheitsregime, bei den Wahlen unterlegen, klammert sich an die Macht der totalen Kriminalisierung der Jugend, des Massakers an Frauen. Es erklärt sich solidarisch mit Bro Grebé (Geniviève Bro-Grebé, ehemalige Ministerin unter Gbagbo und Einpeitscherin der “Patriotischen Frauen” wie Blé Goudé, die Übers.) und ihren Kameradinnen und befiehlt im selben Moment seinen Milizen, den Protest anderer Frauen, anderer Mütter und Ehefrauen mit schweren Maschinengewehren blutig zu unterdrücken – sie fordern in Abobo nur die Einstellung der Gewalt und die Beachtung des Wahlergebnisses. Der skandalöse Widerspruch zwischen diesen Bildern wirft eine Frage auf: zum einen das friedliche Bild ivorischer Frauen, die in Ruhe für ihre alte Regierung, die bei den Wahlen geschlagen wurde, demonstrieren, im Anblick der ausländischen Streitkräfte, die sie nicht brutal behandeln und sie als Frauen respektieren, zum anderen das gewalttätige und erschreckende Bild ivorischer Frauen, die in Abobo in ihrem Blut liegen, beschossen von Teilen der ivorischen Armee. Warum begeht der Gbagbo-Clan gegen sein eigenes Volk das absolute symbolische Verbrechen, das eine ausländische Regierung nicht gegen die Bevölkerung des besetzten Gebietes auszuführen wagt? Lässt sich dieses Verbrechen durch die Tatsache erklären, dass ein von der kriminellen Passion illegitimer Macht verdunkelter Geist, der sich dem Volksprotest widersetzt, nicht unterscheiden kann zwischen einer friedlichen Demonstration von Frauen oder Kindern und einer gewalttätigen Demonstration erwachsener bewaffneter Männer? Wir können diese letzte Frage nicht bejahen, da die geringste Schwierigkeit zwischen den UNOCI-Truppen und den Blé-Goudé-Milizen, die ihre Bewegungsfreiheit behindert und sie provoziert, sehr aufgebauscht wird. Der Gbagbo-Clan ist sich also des Wertes eines Menschenlebens voll bewusst und sucht trotzdem systematisch nach einem Vorwand, indem er den geringsten Kratzer, den seine Truppen durch UN- oder gegnerische Kräfte erleiden, als Angriff auf die Menschenwürde und die ivorische Souveränität anprangert.

Daher gilt: bei vollem Verstand und mit voller Kenntnis der Sachlage werden die unbewaffneten Frauen von Abobo angegriffen und mit schweren Maschinengewehren niedergeschossen. Nehmen wir an, UNOCI Truppen hätten das Feuer auf die Demonstration der Frauen am Rande des FPI-Sitzes eröffnet, so kann man sich vorstellen, dass der Gbagbo-Clan das als Skandal bezeichnet und die Welt zusammengetrommelt hätte, dieses absolute Verbrechen zu verurteilen. Man metzelt keine Frauen und Kinder mit dem Maschinengewehr nieder. Der Respekt gegenüber Frauen und Kindern ist ein kategorischer Imperativ der Zivilisation. Er zieht die Grenze zwischen Zivilisation und Barbarei. Dieser Grenze ist sich der Gbagbo-Clan klar bewusst. Warum erlaubt er sich gegenüber seinen eigenen Leuten das absolut Böse, während er das sicher denunziert hätte, wäre es von einer fremden Macht verübt worden? Bemerkenswerterweise schweigen seine Schmeichler und seine Federfuchser in dem Moment, wo seine Soldaten die Frauen von Abobo niedermetzeln. Sie nehmen dann die schändlichen und feigen Leugnungen wieder auf, ohne zu dem Massaker an den Frauen zu stehen. Vielmehr lenken sie die Aufmerksamkeit auf eine Art “vermischte Nachricht”, die ihre Milizen und die Force Licorne aufeinander hetzen. Sie beklagen lauthals als inakzeptable Aggression den Vorfall, bei dem ein Panzer der französischen Truppen ein unbesetztes Fahrzeug überfährt, um sich einer illegal von der Miliz Blé Goudés errichteten Straßensperre zu entledigen. In den Augen dieser brutalen Leute, die sich weigern, die ivorische Macht loszulassen, ist es das absolute Verbrechen ein unbesetztes Fahrzeug zu zerstören, während der Krieg gegen Zivilisten durch die Armee und bis an die Zähne bewaffnete Milizen, und schließlich das Massaker an ivorischen Frauen zum höchsten Gut wird: als Gipfel des Terrors, der es ihnen ermöglicht, Macht, Privilegien und Pensionen für sich zu behalten. Das Massaker an den Frauen, die in der Kultur die Bleibe, den Empfang, die Gastfreundschaft und das Leben verkörpern, offenbart die tief verwurzelte Fremdenfeindlichkeit des Regimes und seines moralischen Bankrotts, der den Völkermord in sich trägt.

Der moralische Bankrott Gbagbos, von dem die Amerikaner reden, bedeutet genaugenommen, dass die inneren Schranken, die barbarische Akte wie das Massaker an den Frauen von Abobo eindämmen würden, in den Gedanken und den Herzen von Gbagbo und seinen Komplizen gefallen sind. Dies ist der moralische Bankrott der juristischen Person. Und er steht für die charakterliche Korruption. Die charakterliche Korruption ist kein Wahnsinn. Sie ist eine moralische Perversion. Sie ist das Merkmal der entschiedenen Freiheitsnutzung durch eine Person, die sich immer, ausgehend von einer transzendentalen Wahl, gegen die Vorgaben des Gewissens, sogar des Verständnisses zu handeln entscheidet, um daraus einen Profit zu erzielen oder auch nicht. Moralischer Bankrott disqualifiziert den Befallenen von jeglichem Anspruch, eine politische Rolle zu spielen. Der moralische Bankrott des Gbagbo-Clans zeigt, dass die Lösung der ivorischen politischen Krise sicher nicht in der Teilung der Macht mit denen, deren Charakter innerlich so verdorben ist, finden lässt. Wenn es sich als unvermeidliche Lösung erweist, wird die Bildung einer möglichen Regierung der nationalen Einheit unter Ausschluss der Urheber und Komplizen der Gräueltaten erfolgen müssen. Deren rechtmäßiger Platz ist auf der Anklagebank eines internationalen Gerichtshofes. Die Ausübung der Regierungsgewalt, wenn sie sich im Rahmen der Zivilisation bewegen soll, erfordert Skrupel, Maß, Scham, Besonnenheit, Gewissen, Fürsorge und einen ausgeprägten Sinn für Gerechtigkeit. Dies sind die inneren Deiche, die Diebstahl, Massaker und Diktatur verhindern. Dies sind die politischen und moralischen Tugenden, die all dies garantieren: Kümmern um die Förderung des Allgemeingutes, Respekt für Kinder und Frauen, die Achtung des menschlichen Lebens und der menschlichen Würde.

Dr. Alexis Dieth, Wien, Österreich
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DR Kongo: Mehr als 100 Opfer von Vergewaltigungen und Gewalt in einem Dorf im Osten
Kinshasa (AFP) – 2011.06.23 10.18
Mehr als hundert Menschen aus einem Dorf im Osten der Demokratischen Republik Kongo (DRC) sind Opfer von Vergewaltigungen und Gewalt zwischen 10.03. und 12. Juni 2011 gewesen, berichtete gegenüber AFP am Donnerstag die NGO Ärzte Ohne Grenzen (MSF).
Im Ortsteil Nyakiele (Ost) “Unsere Teams haben seit Dienstag mehr als 100 Menschen, die Opfer von Vergewaltigung oder körperlicher Gewalt wurden zwischen 10. März und 12. Juni, behandelt”, sagte der Nachrichtenagentur AFP Megan Hunter , MSF Leiterin der Mission in der ost-kongolesischen Provinz Süd-Kivu.
Nach Angaben von Jean-Marie Ngoma, Parlamentsmiglied, “mehr als 60 Frauen” des Dorfes wurden die Opfer von Vergewaltigungen durch “Soldaten der kongolesischen Armee” von Colonel Kifaru (ehemaligen Mai-Mai-Miliz) , die aus einem militärischen Lager geflüchtet waren.
Am Mittwoch hatte das Amt für die Koordinierung humanitärer Angelegenheiten der Vereinten Nationen, ohne Berichte über Vergewaltigungen, Plünderungen und Grausamkeiten in der Nacht vom 10-11 Juni begangen in den Gemeinden Kanguli, Abala und Niakiele von fast 200 nach Kifaru abgewnderten Militärs berichtet.
Colonel Kazarama Vianney, der Sprecher der Streitkräfte der Demokratischen Republik Kongo (FARDC) in Süd-Kivu, dementiert gegenüber AFP, dass Colonel Kifaru in der Vergewaltigung beteiligt ist: “Nicht wahr, denn er nicht begangen hat Verletzung. Es gibt Mai-Mai-Milizen in der Gegend, und auch die (Rebellen) der Demokratische Kräfte zur Befreiung Ruandas (FDLR) “.
Der Sprecher FARDC hat jedoch zugegeben, dass der Oberst habe “den Weg in den Busch genommen, weil er forderte, dass das Militär berücksichtigt zu werden beansprucht, weil sie kein Wasser haben und nichts zu essen “.
MSF-Mitglied Holland war in der Gegend, die schwer zugänglich ist, für eine Impfkampagne gegen Masern. Ein Team von sechs Personen aus der NGO wurde in den Gesundheitszentren und Krankenhäusern Abala und Niakiele in der Fürsorge für die Opfer, Männer und Frauen eingesetzt.
“Wir haben keine endgültige Zahl auf die Zahl der Opfer von Vergewaltigungen. Es ist durchaus möglich, dass es mehr als 60 sind, aber es ist schwer zu sagen jetzt”, fügte der Leiter der Mission von Ärzte ohne Grenzen in Süd-Kivu hinzu, ohne es zu wollen sagen, wer hatte Vergewaltigung begangen.
FARDC gehen seit mehreren Wochen zur Bildung von Regimentern in den Provinzen Nord- und Süd-Kivu vor, für Integration der verschiedenen lokalen bewaffneten Gruppen.
Nach Angaben des Parlamentsmitglieds Ngoma ist Colonel Kifaru ein ehemaliges Mitglied der Mai-Mai-Milizen und des “kongolesischen patriotischen Widerstands (Pareco)” aus dem 42. Sektor der FARDC in Fizi, eine Stadt, drei Autostunden von Niakiele.
Das militärische Zentrum, wovon er und seine Männer hatten übergelaufen, ist 10 km vom Fizi entfernt, nach dem Parlamentarier, der sagt, sie bewegen sich nun in Richtung Nord-Kivu (weiter nördlich) und “begehen zahlreiche Übergriffe.”
© 2011 AFP

2. DRK: 248 Frauen bezeugen ihre Vergewaltigung in Süd-Kivu zwischen 10. und 13. Juni 2011
NAKIELE (DRC) (AFP) – 2011.04.07 05.04
248 Frauen deklarierten, zwischen 10. und 13. Juni von fliehenden Soldaten (von einem Oberst geführt) in Abala, Kanguli und Nakiele in der Provinz Süd-Kivu (Ost) in der Demokratischen Republik Kongo vergewaltigt worden zu sein, nach einer Zählung der AFP von Daten aus medizinischen Quellen vor Ort gesammelt.
Der Arzt des Krankenhauses Nakiele hat AFP gesagt, dass 121 Frauen in dieser Stadt haben berichtet, dass sie in der Nacht vom 11. bis 12. Juni vergewaltigt wurden, das bestätigten am Freitag die Vereinten Nationen. In Abala hat die Krankenschwester des Health Centre eine Zahl von 55 Frauen berichtet, die in der Nacht vom 10. bis 11. Juni vergewaltigt wurden, und die Krankenschwester in Kanguli zeichnete Erklärungen von 72 Frauen des Dorfes auf, die behauptet haben, in derselben Nacht vergewaltigt worden zu sein.
Kanguli (7.000 Einwohner) und Abala (6400) sind bei 5 und 7 km von Nakiele (12.300), in Fizi Gebiet südlich von Süd-Kivu.
Laut dem Leiter des Dorfes Nakiele, Losema Etamo Ngoma, interviewt vor Ort durch den AFP, wurden Vergewaltigungen und Plünderungen begangen von mindestens 150 bewaffneten Soldaten von Oberst Nyiragire Kulimushi geführt , alias “Kifaru”, die ab 8. Juni zu Fuß aus dem militärischen Zentrum Kananda, 64 km südlich von Nakiele, geflohen waren.
Der Oberst Kifaru war ein ehemaliger Milizionär Mai Mai vom kongolesischen patriotischen Widerstands (Pareco), im Jahr 2009 in die nationale Armee integriert nach einem Friedensabkommen mit Kinshasa.
© 2011 AFP

3. DR Kongo: in Nakiele werden Frauen, die Opfer von Vergewaltigungen wurden, von ihren Ehemännern abgelehnt
NAKIELE (DRC) (AFP) – 2011.07.05 08.44
“Mein Mann teilt sich nicht mehr das Bett mit mir. Ich schlafe auf dem Boden”; – wie Adele, werden Frauen von ihren Ehemännern abgelehnt, seit sie über ihre Vergewaltigung von Soldaten berichteteten. “Mein Mann weigert sich auch Mahlzeiten, die ich vorbereitet habe, zu essen. Er isst, was meine Schwestern (Mitfrauen) kochen. Ich verstehe nicht, warum man mich fallenlässt”, sagt die junge Frau im Alter von 19, Mutter eines Kindes von 6 Monaten .
In Nakiele, ein Dorf von 12.300 Menschen auf dem Kamm eines Hügels des Plateaux von Fizi in der Provinz Süd-Kivu (Osten), haben 121 Frauen ihre Vergewaltigung gemeldet. …s.o. ….
Seitdem wurden mehr als ein Dutzend von ihnen von ihren Ehemännern abgelehnt.
11. Juni, am späten Vormittag in diesem abgelegenen Dorf, bei der Ankunft von über 150 Deserteuren von einem Oberst geführt, einem ehemaligen Mitglied einer Miliz Mai Mai, flohen die Männer des Dorfes in den Busch.
Sie gaben die Frauen und Kinder auf aus Angst, als Träger durch das Militär verwendet zu werden und geschlagen zu werden, wenn sie sich weigern. Nur eine Handvoll sind geblieben, darunter der Häuptling des Dorfes und der Arzt im Krankenhaus mit Krankenpflegern.
Während der militärischen Operationen seit 2009 gegen bewaffnete Gruppen in der Region ziehen die Soldaten durch die Dörfer und “fragen nach Rationen, eine Ziege, und Frauen bleiben in Frieden. Aber dieses Mal ist es schief gegangen”, erklärt der AFP der Chef der Stadt Nakiele, Losema Etamo Ngoma.
Als ihr Mann nach Hause kam am Morgen des 12. Juni, nachdem die Soldaten gingen, sagte Sifa, 20 Jahre, ihm, dass sie vergewaltigt wurde.
“Er erzählte mir, dass ich nun eine Soldatenfrau bin, den Soldaten zu folgen habe und nicht hier bleiben kann. Aber ich bin noch nicht gegangen. Ich verstehe nicht, warum er das gesagt hatte”.
Oft ist Vergewaltigung in der Demokratischen Republik Kongo nach wie vor ein Tabu. Die Opfer bleiben aus Angst, von ihren Ehemännern, ihren Familien und auch ihrer Gemeinschaft abgelehnt zu werden, schweigsam.
In Nakiele, “Frauen haben den Mut gehabt auszusagen, es war ein kollektives Phänomen, und durch die Sensibilisierung seitens der NGOs zu erklären,” so Eugen Byamoni, ein Psychologe, der etwa fünfzig von ihnen gehört hat 16. und 17. Juni
“Ich schäme mich, ins Dorf zu gehen. Ich bin in der Kritik, im Spott, sagen sie, ich bin ein militärisches Frau, Träger von Krankheiten (zB: AIDS).”, sagte mit schwacher Stimme Dekila , 28. Ihr Mann sagte ihr, “wegzugehen und das Bett zu verlassen.”
“Wir müssen Männer und Frauen vereinen, erklären das Unglück, das Bewusstsein entwickeln, dass was geschehen ist, ist nicht die Schuld der Frauen”, fügt sie hinzu.
“Als dieses Problem begann, habe ich eine Gruppe von zehn Weisen zusammengebracht, um mit diesen Männern zu sprechen, dass sie immer noch mit diesen Frauen leben können, ihnen sagen, was passiert, passiert Frauen durch Gewalt gegen ihren Willen, und dass wir es gemeinsam ertragen müssen “, klagt der Dorfvorsteher.
Am Ende des Interviews mit dem Journalisten sagte er, er habe eine “Empfehlung”: “Die Gruppe der Weisen hat keine Methode, es sollten Experten kommen, so bald wie möglich, da sonst die Heimat weiter zerfallen wird. ”
In zwei anderen nahe gelegenen Dörfern, 127 Frauen sagten auch, dass sie von Soldaten vergewaltigt wurden.
© 2011 AFP

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