DR KONGO: ERZIEHUNG DER STRAßENKINDER durch BRASILIANISCHEN KAMPFSPORT – RDC: la capoeira, un sport brésilien dans les rues de Kinshasa

DRC : Capoeira, ein brasilianischer Sport in den Straßen von Kinshasa
Kinshasa (AFP) – 04.09.2013 07.11 Uhr – von Pierre Briand
schulebannerAuf dem Platz von Limete , einem populären Viertel von Kinshasa, fand Capoeira, ein rhytmischer brasilianischer Kampfsport, unerwartete Praktiker: die Straßenkinder. Die Hauptstadt der Demokratischen Republik Kongo mit ihren 12 Millionen Einwohnern ist die zweitgrößte Stadt in der Welt nach Rio de Janeiro , Brasilien in Bezug auf die Zahl der verlassenen Kinder.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN UNTEREN FOTOS

=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI BRASILIEN/BRESIL in AFRIKANEWS ARCHIV
=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI KINDER-ENFANTS in AFRIKANEWS ARCHIV
=> SIEHE AUCH – VOIR AUSSI SPORT in AFRIKANEWS ARCHIV

RDC: la capoeira, un sport brésilien dans les rues de Kinshasa
Kinshasa (AFP) – 04.09.2013 07:11 – Par Pierre BRIAND
Sur la place de Limete, un quartier populaire de Kinshasa, la capoeira, une lutte rythmée brésilienne, a trouvé des pratiquants inattendus: les enfants des rues.

Deux enfants pratiquent la capoeira, un art martial brésilien, le 24 août 2013 à Kinshasa
Zwei Kinder üben Capoeira, eine brasilianische Kampfkunst , 24. August 2013 in Kinshasa
Deux enfants pratiquent la capoeira, un art martial brésilien, le 24 août 2013 à Kinshasa
afp.com – Junior D. Kannah

La capitale de la République démocratique du Congo, avec ses 12 millions d’habitants, est la seconde ville du monde, après Rio de Janeiro au Brésil, pour le nombre de ses enfants abandonnés.
Leur nombre est estimé à environ 200.000 sans qu’aucune étude approfondie ne vienne le confirmer. Certains ont quitté leurs familles, d’autres en ont été rejetés.
On les appelle “shégués” (enfants des rues en lingala), un nom synonyme de “voleurs” car ils vivent souvent de rapines. Ils refusent les aides que des dizaines d’ONG leur apportent et se retrouvent souvent dans la rue où la prostitution, la malnutrition et la violence les attendent.
Certains ont trouvé un sens à leur vie grâce à la discipline et l’énergie de la capoeira.
Ils la pratiquent dans la rue, avec Yannick N’Salambo, un informaticien congolais d’une trentaine d’années qui s’est pris de passion pour cet art martial appris auprès d’un Brésilien de passage. Trois fois par semaine, il se rend à Limete et se déniche une place au milieu des marchandes de charbon ou de légumes, des cireurs de chaussures et des vendeurs de crédit téléphonique.
Munis de harpes, appelées “berimbau”, de tambourins ou de “reco-reco”, des percussions pour le rythme, ses assistants et lui commencent l’échauffement. Puis, deux par deux, les acteurs se lancent. Musclés, athlétiques, ils virevoltent, sur les mains, sur les pieds, en s’évitant soigneusement.
Sous l’oeil d’un maître
Parfois l’un des participants, faute d’être entré dans le rythme de son partenaire, le touche. “Malembe” (doucement, en lingala), prévient le maître du jeu qui prend la place du fautif et lui montre comment agir sans meurtrir.
Autour, une douzaine d’enfants âgés de 5 à 13 ans sont accroupis, attentifs.
Pieds nus, portant leurs vêtements ordinaires, tee shirt, pantalon large, le duo s’arrête au bout de quelques minutes, pour être aussitôt remplacé par deux autres partenaires qui s’efforcent de montrer qu’ils ont assimilé les figures.
Les enfants ne montrent aucun effort apparent, ne transpirent pas, mais ils font preuve d’une grande concentration avant de s’arrêter et de reprendre leur souffle.
Le cours dure deux heures et se termine par un rappel de la charte des capoeiristes: s’astreindre d’abord aux obligations scolaires, puis avoir une posture présentable, respecter les fonctions de chacun au sein du groupe et enfin être ponctuel.
“J’ai vu de grosses évolutions” dit Yannick. “J’avais des enfants qui refusaient tous les ordres, agressifs, impolis. La capoeira a restructuré leur psychologie” dit-il.
La capoeira enseigne aux jeunes de la rue ce que ni l’école, ni la famille n’ont pu leur apprendre.
L’un de ses assistants, Ninja, 30 ans, est sorti de la rue grâce à cette pratique. Renfermé, timide, il y avait vécu 20 ans.
“La capoeira lui a permis de s’exprimer”, dit Yannick, qui gagne un peu d’argent en donnant des cours à des expatriés dans deux clubs sportifs.
“C’est un sport qui nous apprend à être des amis” dit Jérémie Tchibenda, 14 ans. Francis, 9 ans, “se sent en bonne santé” quand il pratique.
Tous ne viennent pas de la rue, certains ont des familles et habitent à proximité. Alex Karibu, 25 ans maintenant, avait quinze ans et était déjà orphelin quand il a commencé.
Le jeune ambassadeur du Brésil, Paulo Uchoa, est “très fier” que cette activité brésilienne s’implante en RDC et apporte quelque chose à la vie de ces enfants.
“Je vais tout faire pour les soutenir”, assure-t-il, ne manquant pas une occasion pour rappeler que le Brésil et l’Afrique resserrent toujours leurs liens. En 10 ans, les échanges commerciaux de son pays avec le continent sont passés de 5 à 26 milliards de dollars, et le nombre d’ambassades brésiliennes sur le sol africain de 15 à 38.
Juste retour des choses: la capoeira, en essor au Brésil et dans le monde depuis les années 70, revient en Afrique où elle a ses racines.
Mi-danse, mi-lutte, la capoeira s’est développée au XIXe siècle au Brésil, dans la clandestinité, dans les populations d’esclaves venant d’Afrique. Il leur était interdit de s’entraîner à la lutte et ils cachaient la pratique de cet art martial sous l’apparence du jeu et de la danse.
© 2013 AFP

Une femme et un homme pratiquent la capoeira, un art martial brésilien, le 24 août 2013 dans les rueDes enfants des rues de Kinshasa assistent le 24 août 2013 à un spectacle de capoeira, un art martia
Eine Frau und ein Mann üben Capoeira, eine brasilianische Kampfkunst , 24. August 2013 in den Straßen von Kinshasa
Straßenkinder in Kinshasa besuchen 24. August 2013 in eine Show von Capoeira
Une femme et un homme pratiquent la capoeira, un art martial brésilien, le 24 août 2013 dans les rues de Kinshasa
Des enfants des rues de Kinshasa assistent le 24 août 2013 à un spectacle de capoeira, un art martial brésilien, dans la capitale congolaise
afp.com – Junior D. Kannah

DRC : Capoeira, ein brasilianischer Sport in den Straßen von Kinshasa
Kinshasa (AFP) – 04.09.2013 07.11 Uhr – von Pierre Briand
Auf dem Platz von Limete , einem populären Viertel von Kinshasa, fand Capoeira, ein rhytmischer brasilianischer Kampfsport, unerwartete Praktiker: die Straßenkinder. Die Hauptstadt der Demokratischen Republik Kongo mit ihren 12 Millionen Einwohnern ist die zweitgrößte Stadt in der Welt nach Rio de Janeiro , Brasilien in Bezug auf die Zahl der verlassenen Kinder.
Ihre Zahl wird auf 200.000 geschätzt, ohne umfassende Studie zur Bestätigung. Einige verließen ihre Familien, andere wurden hinausgeworfen.
Sie nennt man “shégués” ( Straßenkinder in Lingalasprache ), ein Synonym für “Diebe”, weil sie oft von Raub leben. Sie weigern sich, Hilfe anzunehmen, die Dutzende von NGOs anbieten, und sind oft auf der Straße, wo Prostitution, Unterernährung und Gewalt sie erwarten.
Einige haben Sinn in ihrem Leben gefunden durch die Disziplin und die Energie der Capoeira .
Sie üben auf der Straße, mit Yannick N’Salambo , einem kongolesischer Informatiker von dreißig Jahren, der seine Leidenschaft für die Kampfkunst von einem brasilianischen Durchreisenden vermittelt bekam. Dreimal in der Woche geht er nach Limete und findet einen Platz auf dem Markt, inmitten der Verkäufer von Kohle oder Gemüse, von Schuhputzern und Verkäufer von Telefonkrediten.
Bewaffnet mit Harfen , genannt ” Berimbau ” , Tamburinen oder ” Reco- Reco ” , Schlagzeug für Rhythmus, beginnen seine Helfer und er die Aufwärmphase. Dann fangen die Akteure doppelpaarweise an. Muskulös , sportlich, drehen sie sich , auf Händen, auf Füßen, vermeiden sich sorgfältig.
Unter dem wachsamen Auge eines Meisters
Manchmal berührt jemand den anderen, weil er in den Rhythmus seines Partners gefallen ist. “Malembe” ( langsam in Lingala ) , sagt der Meister des Spiels und nimmt den Platz des Schuldigen ein und zeigt ihm , wie man ohne blaue Flecken zu handeln hat.
Rund ein Dutzend Kinder im Alter von 5 bis 13 Jahren hocken aufmerksam herum.
Barfuß und in ihrer gewöhnlichen Kleidung, Hemd, Hose , stoppt das Duo nach ein paar Minuten , nur um sofort von zwei anderen Partnern ersetzt zu werden, die versuchen zu zeigen, dass sie die Übung beherrschen.
Die Kinder zeigen keine sichtbare Anstrengung, sie schwitzen nicht, aber sie zeigen eine hohe Konzentration, bis sie stoppen und Atem holen.
Der Kurs dauert zwei Stunden und endet mit einer Erinnerung der Charta der capoeiristas: erstens die Schulverpflichtungen , dann eine vorzeigbare Haltung, dann die Funktionen von jedem in der Gruppe respektieren und dann pünktlich sein .
“Ich sah große Veränderungen “, sagt Yannick . “Ich hatte Kinder, die zunächst alle Befehle aggressiv und unhöflich abgelehnt hatten. Capoeira strukturiert ihre Psychologie um”, sagte er .
Capoeira lehrt der Straßenjugend , was weder die Schule noch die Familie lehren konnten.
Einer seiner Assistenten, Ninja , 30, ist von der Straße durch diese Praxis weggekommen. Zurückgezogen und schüchtern hatte er dort 20 Jahre gelebt .
“Capoeira hat ihm erlaubt, sich zu äußern “, sagte Yannick , der ein wenig Geld mit Kursen in zwei Sportvereinen verdient.
” Es ist eine Sportart , die uns lehrt , Freunde zu sein “, sagte Jeremiah Tchibenda , 14 . Francis , 9, ” fühlt sich gesund “, wenn er übt .
Nicht alle kommen von der Straße, einige haben Familien und leben in der Nähe. Alex Karibu, jetzt 25 , war 15 Jahre alt und war schon ein Waisenkind , als er anfing .
Der junge brasilianische Botschafter Paulo Uchoa ist “sehr stolz ” , dass diese brasilianische Aktivität sich in der DRC einpflanzt und etwas bringt für das Leben dieser Kinder .
“Ich werde alles tun, um sie zu unterstützen”, sagt er , der nicht eine Gelegenheit verpasst , daran zu erinnern , dass Brasilien und Afrika ihre Beziehungen weiter stärken . In 10 Jahren stieg der Handel zwischen seinem Land und dem Kontinent von 5 auf 26 Milliarden Dollar , und die Zahl der brasilianischen Botschaften auf afrikanischem Boden von 15 auf 38 .
Belohnung : Capoeira, auf Wachstumskurs in Brasilien und in der Welt seit den 70er Jahren, kommt wieder nach Afrika zurück, wo es seine Wurzeln hat.
Halb Tanz , halb Kampf, wurde Capoeira im neunzehnten Jahrhundert in Brasilien entwickelt , im Untergrund der Sklavenbevölkerungen aus Afrika. Ihnen wurde verboten , den Kampf auszuüben, und sie versteckten die Praxis dieser Kampfkunst unter dem Deckmantel des Spieles und des Tanzes.
© 2013 AFP

Leave a Reply