DR KONGO, HOMOSEXUELLE: LEBEN ZWISCHEN LICHT UND SCHATTEN – RDC: la vie des homosexuels entre ombre et lumière

DR Kongo: Das Leben der Homosexuellen zwischen Licht und Schatten
Kinshasa ( AFP) – 16/05/2014 07.45 – Von Habibou Bangre
Sich unwohl fühlend in ihrer Haut oder in den Tennisschuhen, ziehen es die Homosexuellen und Lesben in der Demokratischen Republik Kongo, einem der wenigen afrikanischen Länder, die Homosexualität nicht kriminalisieren, vor, diskret zu bleiben. Dida, ein Friseur mit Fenster zur Straße in Kinshasa, sagt, keinen Komplex zu haben. “Meine eigenen Eltern haben mich akzeptiert wie ich bin, die anderen sind mir schnurzegal! “, sagt er mit Sicherheit. (Er wählte ein etwas härteres Wort, Anm. Übersetzer 😉 )
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RDC: la vie des homosexuels entre ombre et lumière
Kinshasa (AFP) – 16.05.2014 19:45 – Par Habibou BANGRÉ
Mal dans leur peau ou bien dans leurs baskets, les gays et lesbiennes préfèrent rester discrets en République démocratique du Congo, l’un des rares pays d’Afrique qui ne pénalise pas l’homosexualité.

Vicky, un musicien gay de 25 ans, à Kinshasa le 11 mai 2014
Vicky , ein homosexueller Musiker von 25 Jahren, in Kinshasa, DR Kongo
Vicky, un musicien gay de 25 ans, à Kinshasa le 11 mai 2014
afp.com – Junior D. Kannah

Dida, coiffeur ayant pignon sur rue à Kinshasa, dit n’avoir aucun complexe. “Mes propres parents m’ont accepté tel que je suis, les autres, je n’en n’ai rien à foutre!”, lâche-t-il avec assurance.
A l’inverse, Arthur (les prénoms ont été changés), basketteur de 30 ans qui ressent “beaucoup plus de plaisir avec les hommes”, est tétanisé par la perspective du rejet. “J’ai peur de ce que vont dire ma famille, mes amis, mon entourage. Je ne suis pas bien dans ma peau.”
En RDC, la loi ne condamne pas l’homosexualité et contrairement à ce qui peut se passer dans des pays à la législation homophobe, le programme gouvernemental de lutte contre le sida prévoit un volet de prévention à destination de la population homosexuelle.
Pour les associations et ONG humanitaires concernées, qui célèbrent samedi la journée internationale contre l’homophobie, cette implication de l’Etat, même à échelle réduite, est d’autant plus importante que les homosexuels sont globalement plus exposés que les autres aux relations non protégées, notamment du fait que nombre d’entre eux, rejetés par leur famille, en viennent à se prostituer pour subsister.
Mais comme en Afrique du Sud, au Rwanda ou en Côte d’Ivoire, aussi exempts de loi répressive, les homosexuels subissent “des violences verbales, morales et des cas isolés de chantage ainsi que de menaces” forçant beaucoup à vivre “en cachette”, voire à s’exiler, commente un militant surnommé “Justice Walu”.
– “Incompatible avec la Bible” –
“Ces gens-là, c’est Dieu qui les a créés, je ne vois pas un grand problème”, dit Michel, chauffeur de taxi d’une quarantaine d’années, prêt cependant à renier son enfant si celui-ci devait se déclarer homosexuel. Pour de nombreux Congolais les homosexuels sont des “sorciers” et des “démons”.
Persuadés d’être possédés, certains enchaînent les séances de prière, qui renforcent souvent leur sentiment de culpabilité face à leur désir profond. “Je me dis que ce n’est pas de ma faute, mais que c’est incompatible avec la Bible”, déplore Arthur.
Les homosexuels se rencontrent via Internet ou dans les bars et boîtes de nuit qui tolèrent leur présence, et où la cohabitation avec les hétérosexuels se passe généralement bien. Les femmes se montrent plus discrètes que les hommes et se livrent moins.
Sirius, une journaliste lesbienne de 31 ans, a accepté de se confier : “Presque tous les jours dans la cité, ce sont des regards, des insultes, la stigmatisation.”
“Un jour, en 2007, des garçons m’ont encerclée, m’ont dit qu’ils allaient me violer pour me donner le goût des hommes, que quoi que je fasse je restais une femme. Ils m’ont mis des coups pour m’affaiblir et me violer, mais j’ai pu me défendre et courir”, narre-t-elle.
– “Savoir ce que cela fait d’être père” –
Récemment, des militants de la cause homosexuelle se sont inquiétés d’une montée de l’homophobie après le dépôt, en novembre, d’une proposition de loi visant à pénaliser l’homosexualité.
Ce projet a entraîné des tribunes de soutien violentes dans la presse. L’examen du texte n’est pas encore prévu au Parlement. Une initiative similaire, en 2010, avait échoué.
“L’homosexualité est un crime car ceux qui ont pris cette option ont décidé d’arrêter la procréation, plaide Robert, un défenseur des droits de l’Homme de 46 ans et partisan d’une pénalisation. C’est une menace pour l’humanité.”
“Comment peut-on priver quelqu’un de ses propres sentiments?”, rétorque un coiffeur qui se fait appeler Daniella. “Il ne faut pas voter une loi qui (…) pourrait aboutir à des agressions plus violentes”, avertit pour sa part Justice Walu.
Le climat hostile aidant, des homosexuels prennent une couverture en épousant une personne du sexe opposé mais continuent en secret de fréquenter une personne du même sexe. D’autres s’y refusent et rêvent parfois d’une union avec leur moitié.
“Je suis en couple depuis sept ans avec un Hollandais. Nous avons prévu de nous marier en juillet à Saint-Tropez”, dans le sud de la France, confie Dida. “On aimerait adopter. Ca, c’est un dossier que j’aimerais traiter dès le lendemain du mariage.”
Pierre, chômeur, vit en couple dans un petit appartement. Le mariage ne l’intéresse pas, mais il veut à tout prix avoir des enfants. “Je veux savoir ce que cela fait d’être père. L’amour qu’on porte à un enfant, c’est un amour différent.”
© 2014 AFP

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DR Kongo: Das Leben der Homosexuellen zwischen Licht und Schatten
Kinshasa ( AFP) – 16/05/2014 07.45 – Von Habibou Bangre
Sich unwohl fühlend in ihrer Haut oder in den Tennisschuhen, ziehen es die Homosexuellen und Lesben in der Demokratischen Republik Kongo, einem der wenigen afrikanischen Länder, die Homosexualität nicht kriminalisieren, vor, diskret zu bleiben. Dida, ein Friseur mit Fenster zur Straße in Kinshasa, sagt, keinen Komplex zu haben. “Meine eigenen Eltern haben mich akzeptiert wie ich bin, die anderen sind mir schnurzegal! “, sagt er mit Sicherheit. (Er wählte ein etwas härteres Wort, Anm. Übersetzer 😉 )
Umgekehrt ist Arthur (die Namen wurden geändert), 30 Jahre alter Basketballer, der “viel mehr Spaß mit Männern” hat, von der Aussicht auf Ablehnung gelähmt. “Ich habe Angst, dass meine Familie, meine Freunde , meine Freunde sagen werden. Ich fühle mich nicht wohl in meiner Haut. ”
In der Demokratischen Republik Kongo verbietet das Gesetz nicht Homosexualität und entgegen dem, was in Ländern mit homophober Gesetzgebung passiert, bietet das Regierungsprogramm gegen AIDS-Prävention eine Komponente für die homosexuelle Bevölkerung.
Für die Selbsthilfeorganisationen und NGOs, die Samstag den Internationalen Tag gegen Homophobie feiern, ist die Beteiligung des Staates, auch im kleinen Maßstab, umso wichtiger , als dass Homosexuelle in der Regel mehr als andere nicht geschützten Sexualkontakten ausgesetzt sind, einschließlich der Tatsache, dass viele von ihnen von ihren Familien verstoßen werden und zur Prostitution kommen, um zu überleben.
Aber wie in Südafrika, Ruanda und der Elfenbeinküste , alle auch frei von repressiver Gesetzgebung , erleiden Homosexuelle ” verbale Gewalt, moralischen Druck und vereinzelte Fälle von Erpressung und Drohungen”, die viele zwingen, “heimlich” zu leben oder ins Exil zu gehen, sagt ein Aktivist namens “Justice Walu ” .
– ” Nicht kompatibel mit der Bibel ” –
“Diese Leute, es ist Gott, der sie erschaffen hat, da sehe ich kein großes Problem “, sagt Michel , ein Taxifahrer von 40 Jahren, der jedoch bereit ist, sein Kind zu verst0ßen, wenn es sich als homosexuell erklären würde. Für viele Kongolesen sind Homosexuelle “Hexer” oder ” Dämonen ” .
Überzeugt, vom Teufel besessen zu sein, gehen einige in Gebetsmarathons, die oft das Gefühl der Schuld wegen ihrem tiefsten Wunsch verstärken. ” Ich sage, es ist nicht meine Schuld , aber es ist mit der Bibel nicht vereinbar”, klagte Arthur .
Homosexuelle treffen sich über das Internet oder in Bars und Nachtclubs, die ihre Anwesenheit tolerieren, und wo das Miteinander mit Heterosexuellen allgemein gut geht . Frauen sind diskreter als Männer und zeigen sich weniger.
Sirius, eine lesbische Journalistin von 31 Jahren , hat sich bereit erklärt zu sprechen: “Fast jeden Tag in der Stadt gibt es schräge Blicke, Beleidigungen, Stigmatisierungen.”
“Eines Tages im Jahr 2007 kreisten Jungen mich ein, sagten mir, sie würden mich vergewaltigen, um mir den Geschmack auf Männer zu geben, eine richtige Frau zu werden. Sie haben mich geschlagen, um mich zu schwächen und mich zu vergewaltigen, aber ich konnte mich verteidigen und weglaufen”, erzählt sie .
– ” Wissen, was es heißt, ein Vater zu sein ” –
Vor kurzem haben Aktivisten für Homosexuellenrechte Sorge ausgedrückt über einen Anstieg der Homophobie nach der Einreichung im November eines Gesetzentwurfes zur Kriminalisierung der Homosexualität.
Dieses Projekt führte zu gewaltstrotzenden Support-Foren in der Presse. Die Untersuchung des Textes im Parlament ist noch nicht geplant. Eine ähnliche Initiative war im Jahr 2010 gescheitert.
“Homosexualität ist ein Verbrechen, denn diejenigen, die diese Option genommen haben, haben beschlossen, die Fortpflanzung zu stoppen“, argumentiert Robert , ein Verteidiger der Menschenrechte von 46 Jahren, der für eine Strafeist . „Dies ist eine Bedrohung für die Menschheit.”
“Wie kann man jemandem seiner eigenen Gefühle berauben? “, erwiderte ein Friseur , der sich Daniella nennt. “Wir sollten kein Gesetz bekommen, das zu mehr gewalttätigen Angriffen führen könnte”, warnte für seinen Teil Justice Walu .
Im feindseligen Klima gehen Homosexuelle oft in Deckung durch die Heirat mit einer Person des anderen Geschlechts , sind aber immer noch heimlich mit jemanden des gleichen Geschlechts zusammen. Andere tun das nicht und träumen manchmal von einer Vereinigung mit ihrer anderen Hälfte.
“Ich bin seit 7 Jahren ein Paar mit einem Niederländer. Wir planen zu heiraten im Juli in Saint- Tropez” im Süden von Frankreich, sagt Dida . ” Wir möchten ein Kind adoptieren. Diese Frage will ich den Tag nach der Hochzeit angehen. ”
Pierre, arbeitslos, lebt mit einem Partner in einer kleinen Wohnung . An der Ehe ist er nicht interessiert, aber er will um jeden Preis Kinder haben . “Ich will wissen, wie es sich anfühlt , ein Vater zu sein. Die Liebe, die man einem Kind gibt, ist eine andere Liebe. ”
© 2014 AFP

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