DR KONGO, KIVU-SEE: TÄGLICHER KAMPF UM SAUBERES TRINKWASSER – RDC: au bord du lac Kivu, la ville de Goma veut de l’eau

DRK: am Rande des Lake Kivu, will Goma Wasser
GOMA (DRC) (AFP) – 2014.07.13 01.59 – Von Albert Kambale
Die kongolesische Stadt Goma liegt an einem der größten Süßwasserreservoire der Welt, dem Kivu-See, und es regnet in Hülle und Fülle. Die meisten ihrer Bevölkerung von rund einer Million Menschen warten jedoch noch darauf, Wasserhähne zu Hause haben. Von Tagesanbruch an fahren Massen von Radfahrern an den Strand. Arm gekleidet, kommen sie, um ihre Kanister am See zu füllen. In einem provisorischen Bungalow wacht Fideline Kabuhu darüber, dass kein Kanister die Räumlichkeiten ohne seine Dosis von Chlor verlässt, die sie mit einer Spritze injiziert.
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RDC: au bord du lac Kivu, la ville de Goma veut de l’eau
GOMA (RDCongo) (AFP) – 13.07.2014 13:59 – Par Albert KAMBALE
La ville congolaise de Goma est bordée par un des plus grands réservoirs d’eau douce au monde, le lac Kivu, et il y pleut en abondance. La majorité de sa population d’environ un million d’habitants attend cependant toujours d’avoir des robinets chez elle.

Un homme transporte des bidons contenant de l'eau du lac Kivu, le 16 juin 2014 à Goma
Ein Mann transportiert Kanister mit Wasser aus dem Kivu-See, in Goma, DR Kongo
Un homme transporte des bidons contenant de l’eau du lac Kivu, le 16 juin 2014 à Goma
afp.com – Junior D. Kannah

Dès le lever du jour, une noria de cyclistes se succèdent sur la plage. Pauvrement vêtus, ils viennent emplir au lac des bidons usés.
Sous une guérite de fortune, Fideline Kabuhu, veille à ce qu’aucun jerrican ne quitte les lieux sans sa dose de chlore, qu’elle injecte à l’aide d’une seringue.
“Cette eau, les gens la boivent, ils font tout avec”, explique cette femme de 46 ans missionnée par une organisation caritative française.
Chaque bicyclette transporte environ 120 litres qui seront écoulés dans les quartiers privés d’eau. A raison de dix allers-retour au lac, les porteurs peuvent espérer gagner 10 dollars dans la journée.
Mais en cette fin de matinée, il pleut et Lambert Biriko ne remplira pas ses bidons. “La journée est foutue”, explique-t-il: les gens vont récupérer les eaux de ruissellement “et ne nous achèteront rien.”
Située à la frontière rwandaise, Goma est la capitale du Nord-Kivu. En vingt ans sa population a explosé avec l’afflux de réfugiés venus du Rwanda et du Burundi et de populations déplacées par les conflits qui n’en finissent pas de meurtrir l’est de la République démocratique du Congo.
Au rond-point Cercle-Sportif, dans le centre de la ville, une vieille femme fait sa toilette dans une flaque à côté d’une pompe de la Regideso (la société publique de distribution) à laquelle des camions-citernes privés viennent acheter de l’eau qu’ils vendront dans certains quartiers.
Fiston Mugisho, chômeur âgé de vingt ans, passe la journée ici à tenter de laver les taxis-motos qui veulent bien s’arrêter. Chez lui, il n’y a pas d’eau. Tous les jours, dit-il, il faut en acheter “aux vélos”, ou marcher jusqu’à un quartier où des particuliers reliés au circuit d’adduction revendent ce qui sort de leurs robinets.
“Mais on ne trouve pas toujours”, ajoute-t-il. Même chez les gens qui bénéficient du réseau public, les coupures sont fréquentes.
– ‘Manque de sérieux’ –
Comme ailleurs au Congo, pays le moins développé au monde selon l’ONU, la population a appris à ne compter que sur elle-même.
Cette situation révolte les jeunes qui ont créé la Lucha (Lutte pour le changement). Le manque d’eau – comme la pénurie d’électricité et la rareté du travail – révèle “un problème de gouvernance”, “un manque de programmation” et un “manque de sérieux” estime Micheline Mwendike, militante de ce mouvement apolitique.
Avec d’autres organisations, explique-t-elle, la Lucha a déposé fin mai une première pétition de 3.500 signatures demandant au gouverneur de la province, Julien Paluku, de s’engager à relier à brève échéance certains quartiers au circuit d’adduction et de publier “un plan pour [la fourniture d’eau à] toute la ville”.
Soutenu par une partie de l’opposition provinciale, le mouvement de grogne grandit et reproche aux autorités de se servir de l’insécurité comme d’un prétexte pour ne rien faire.
Les manifestations se succèdent et utilisent l’influence des réseaux sociaux Twitter et Facebook avec le mot-dièse #GomaVeutdelEau (#GomaNeedsWater en anglais).
Sollicité à maintes reprises pour s’exprimer sur le sujet, M. Paluku n’a pas répondu aux appels de l’AFP. Deogratias Kizibisha, directeur de la Regideso pour le Nord-Kivu, déclare que 45% des habitants de Goma sont reliés au réseau d’adduction. Mais il ne suffit pas de l’être pour avoir de l’eau et, selon la Lucha, le taux de desserte réel tourne autour de 20%.
Jean-Pierre Kambere est infirmier dans le quartier insalubre de Birere. “L’ajout de chlore ne suffit pas” à rendre potable l’eau du lac, dit-il, “chaque semaine des patients viennent se faire soigner pour des diarrhées ou des fièvres” liées à une hydratation insuffisante et une mauvaise qualité de l’eau.
Non loin de son centre de santé, Joëlle, frêle jeune femme de 20 ans, revient d’un robinet public, courbée sous le poids du bidon qu’elle porte sur le dos, attaché à son front par une écharpe. “Ce n’est pas normal de vivre comme cela, se plaint-elle, il faut que les autorités apportent de l’eau dans chaque maison.”
© 2014 AFP

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Une ONG française incite les habitants de Goma à mettre du chlore dans l’eau du lac Kivu avant de la boire
afp.com – Junior D. Kannah

DRK: am Rande des Lake Kivu, will Goma Wasser
GOMA (DRC) (AFP) – 2014.07.13 01.59 – Von Albert Kambale
Die kongolesische Stadt Goma liegt an einem der größten Süßwasserreservoire der Welt, dem Kivu-See, und es regnet in Hülle und Fülle. Die meisten ihrer Bevölkerung von rund einer Million Menschen warten jedoch noch darauf, Wasserhähne zu Hause haben. Von Tagesanbruch an fahren Massen von Radfahrern an den Strand. Arm gekleidet, kommen sie, um ihre Kanister am See zu füllen. In einem provisorischen Bungalow wacht Fideline Kabuhu darüber, dass kein Kanister die Räumlichkeiten ohne seine Dosis von Chlor verlässt, die sie mit einer Spritze injiziert.
“Dieses Wasser, die Leute trinken es, sie tun alles damit”, sagt die 46 Jahre alte Frau, die für eine französische karitative Organisation arbeitet.
Jedes Fahrrad trägt etwa 120 Liter, die in Bezirken mit Wassermangel verkauft werden. Mit zehn Reisen zurück zum See, können die Inhaber erwarten, $ 10 an einem Tag zu verdienen.
Aber am Ende des Morgens regnet es und Lambert Biriko kann seine Dosen nicht füllen. “Der Tag ist ruiniert”, sagt er, die Menschen werden ihr Wasser in Abflüssen sammeln “und uns nichts abkaufen.”
Der Ort liegt an der ruandischen Grenze und ist die Hauptstadt der Region Nord-Kivu, Goma. In zwanzig Jahren ist die Bevölkerung mit dem Zustrom von Flüchtlingen aus Ruanda und Burundi und dem nicht endenden Blutvergießen im Osten der Demokratischen Republik Kongoexplodiert.
Am Kreisverkehr Cercle-Sportif in der Mitte der Stadt wäscht sich eine alte Frau in einer Pfütze neben einer Pumpe der REGIDESO (öffentliche Vertriebsgesellschaft), wo private Tankwagen Wasser holen, das sie in einigen Vierteln verkaufen.
Fiston Mugisho, 20 Jahre und arbeitslos, verbringt den Tag, indem er versucht, die Motorrad-Taxis, die anhalten wollen, zu waschen. Bei ihm zu Hause gibt es kein Wasser. Jeden Tag, sagte er, müsse man den “Fahrrädern” Wasser abkaufen, oder zu Fuß zu einem Viertel gehen, in dem Leute an das Versorgungsnetz angeschlossen sind und weiterverkaufen, was aus ihren Wasserhähnen kommt.
“Aber das klappt nicht immer”, fügt er hinzu. Selbst bei Menschen, die von dem öffentlichen Netz profitieren, sind Unterbrechungen der Versorgung häufig.
– “Mangel an Ernsthaftigkeit” –
Wie überall im Kongo, dem laut UN am wenigsten entwickelten Land in der Welt, haben die Menschen hier gelernt, sich nur auf sich selbst zu verlassen.
Diese Situation hat Jugendliche aufgebracht und sie haben die Gruppe Lucha (Kampf für Veränderung) gegründet. Der Mangel an Wasser – wie Stromknappheit und die Knappheit der Arbeit – zeigt “ein Governance-Problem”, “einen Mangel der Programmierung” und einen “Mangel an Ernsthaftigkeit”, meint Micheline Mwendike, Aktivistin dieser unpolitischen Bewegung.
Mit anderen Organisationen, sagt sie, reichte Lucha Ende Mai eine erste Petition von 3.500 Unterschriften an den Statthalter der Provinz, Julien Paluku, ein mit den Forderungen, einige Nachbarschaften kurzfristig an die Wasserversorgung anzuschließen und “einen Plan für [Wasserversorgung] die ganze Stadt.” zu veröffentlichen
Von einem Teil der Opposition des Landes unterstützt, wächst die Bewegung der Unzufriedenheit und kritisiert die Behörden, die die allgemeine Unsicherheit als Entschuldigung dafür verwenden, nichts zu tun.
Demonstrationen werden abgehalten und benutzen den Einfluss von sozialen Netzwerken Twitter und Facebook mit dem Schlüsselwort # GomaVeutdelEau (GomaWillWasser).
Wiederholt aufgefordert, über das Thema zu sprechen, hat Herr Paluku auf Anrufe von AFP nicht reagiert. Déogratias Kizibisha, Direktor der REGIDESO für Nord-Kivu, sagte, dass 45% der Menschen in Goma an das Versorgungsnetz angeschlossen sind. Aber das reicht nicht, um auch Wasser zu bekommen, und nach Lucha ist die eigentliche Abdeckungsquote rund 20%.
Jean-Pierre Kambere ist ein Krankenpfleger im Slum von Birere. “Der Zusatz von Chlor ist nicht genug”, um Trinkwasser aus dem Seewasser zu machen, sagte er: “Jede Woche kommen Patienten zur Behandlung bei Durchfall oder Fieber” durch unzureichende Flüssigkeitszufuhr und schlechte Qualität des Wassers.
Nicht weit weg vom Gesundheitszentrum kehrt Joëlle, eine gebrechliche Frau von 20 Jahren, von einem öffentlichen Wasserhahn zurück, unter dem Gewicht des Kanisters gebogen, den sie auf dem Rücken schleppt und an Stirn mit einem Schal befestigt hat. “Es ist nicht normal, so zu leben“, beschwert sie sich und fordert, „dass die Behörden Wasser in jedes Haus bringen.”
© 2014 AFP

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