DR KONGO, KRIEGSVERBRECHEN: ICC SPRICHT KATANGA SCHULDIG – CPI: l’ex-milicien congolais Katanga coupable complicité de crimes de guerre

Kongo: Weltstrafgericht spricht Ex-Rebellenführer Katanga schuldig
7. März 2014, 11:22 http://derstandard.at/r652/Afrika
Verantwortlich für Massaker, Freispruch bei Vorwurf der Kindersoldaten-Rekrutierung – Strafmaß wird noch festgelegt
Den Haag – Der Internationale Strafgerichtshof in Den Haag hat den ehemaligen kongolesischen Warlord Germain Katanga für schwere Kriegsverbrechen wie Mord schuldig gesprochen. Der 35-Jährige mit dem Beinamen “Simba” (Löwe) sei mitverantwortlich für ein Massaker an über 200 Bürgern im Dorf Bogoro 2003, urteilten die Richter am Freitag in Den Haag.

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CPI: l’ex-milicien congolais Katanga coupable complicité de crimes de guerre
LA HAYE (AFP) – 07.03.2014 11:45 – Par Maude BRULARD
L’ancien chef de milice congolais Germain Katanga a été déclaré coupable vendredi d’avoir été complice de l’anéantissement d’un village de l’Ituri, région de l’est de la République démocratique du Congo en proie à des conflits interethniques depuis quinze ans.

Retransmission télévisée du procès de l'ancien chef de milice congolais Germain Katanga devant la CPLa juge Fatoumata Dembele Diarra le 7 mars 2014 à la CPI à La Haye
Angeklagter und Richterin
Retransmission télévisée du procès de l’ancien chef de milice congolais Germain Katanga devant la CPI, le 7 mars 2014 à La Haye
La juge Fatoumata Dembele Diarra le 7 mars 2014 à la CPI à La Haye
afp.com – Phhil Nijhuis

“La chambre à la majorité déclare Germain Katanga coupable (…) de complicité des crimes commis le 24 février 2003”, a déclaré le juge Bruno Cotte, à La Haye, où siège la Cour pénale internationale (CPI).
Les juges ont estimé que Germain Katanga, 35 ans, s’était rendu complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en facilitant et coordonnant l’approvisionnement en armes des membres de sa milice. Il a néanmoins été déclaré innocent d’avoir utilisé des enfants soldats ou d’avoir utilisé le viol comme crime de guerre.
Surnommé Simba (le lion), Germain Katanga était le commandant des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), une milice dont de nombreux membres, des ethnies Lendu et Ngiti, sont soupçonnés d’avoir participé à des massacres à caractère ethnique dirigés contre les Hema.
– Des terres riches –
Les affrontements interethniques entre milices qui se disputent les terres de l’Ituri, riche en ressources naturelles, dont l’or, le pétrole ou les diamants, avaient débuté en 1999 et ont, selon l’accusation, “dévasté” la zone. Selon les ONG, ces violences ont fait plus de 60.000 morts.
L’ancien milicien, qui plaidait non coupable, était accusé d’avoir participé “de manière indirecte” aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, liés à l’attaque le 24 février 2003 du village de Bogoro en Ituri.
Les juges, estimant ne pas avoir assez de preuves nécessaires pour condamner Germain Katanga sur cette base, ont modifié les charges, déclarant celui-ci coupable de complicité. La possibilité de cette modification ayant été annoncée tardivement, notamment après que M. Katanga ait choisi de témoigner, l’une des juges a joint une opinion dissidente, affirmant que les droits de celui-ci à un procès équitable n’avaient pas été respectés.
– Par balles ou à la machette –
Au centre du village Hema de Bogoro se trouvait un camp militaire des ennemis des FRPI, les militaires de l’Union des patriotes congolais de Thomas Lubanga, condamné à 14 ans de prison en 2012 pour avoir enrôlé des enfants soldats.
Les troupes de Germain Katanga et celles de son ancien co-accusé, Mathieu Ngudjolo Chui, avaient lancé l’attaque aux petites heures du matin, et pillé, violé les femmes et tué 200 personnes environ, par balles ou à la machette. Soixante d’entre-elles seulement ont été identifiées, “majoritairement des femmes, des enfants et des personnes âgées” ont assuré les juges.
L’attaque ne visait pas uniquement les militaires de l’UPC mais également la population civile Hema, considérée par les Ngiti comme les “ennemis”, a assuré Bruno Cotte.
Selon le bureau du procureur, cette attaque avait pour but de prendre le contrôle de la route voisine “pour faciliter l’acheminement de marchandises”. Cette route mène à Bunia, le chef-lieu de l’Ituri, et relie le Lac Albert, situé un peu plus à l’est, à la frontière avec l’Ouganda.
Le procès de M. Katanga s’était tenu en concomitance avec celui de Mathieu Ngudjolo Chui, acquitté en décembre 2012, pour faute de preuves suffisantes.
Le procureur, comme la défense, peuvent interjetter appel de ce jugement dans les 30 jours. La peine sera elle fixée lors d’une audience ultérieure.
Entrée en fonction à La Haye en 2003, la CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les responsables présumés de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
© 2014 AFP

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Kongo: Weltstrafgericht spricht Ex-Rebellenführer Katanga schuldig
7. März 2014, 11:22 http://derstandard.at/r652/Afrika
Verantwortlich für Massaker, Freispruch bei Vorwurf der Kindersoldaten-Rekrutierung – Strafmaß wird noch festgelegt
Den Haag – Der Internationale Strafgerichtshof in Den Haag hat den ehemaligen kongolesischen Warlord Germain Katanga für schwere Kriegsverbrechen wie Mord schuldig gesprochen. Der 35-Jährige mit dem Beinamen “Simba” (Löwe) sei mitverantwortlich für ein Massaker an über 200 Bürgern im Dorf Bogoro 2003, urteilten die Richter am Freitag in Den Haag.
Sie sprachen den Angeklagten jedoch vom Vorwurf frei, Kindersoldaten rekrutiert und Mädchen als Sexsklavinnen missbraucht zu haben. Es sei nicht erwiesen, dass er tatsächlich absolute Befehlsgewalt über die Miliz hatte. Das Strafmaß wird bei einer späteren Sitzung festgelegt.
Verbrechen bereits sehr früh
Katanga war seit 2003 einer der gefürchtetsten Warlords der kongolesischen Miliz “Kräfte des patriotischen Widerstands in Ituri” (FRPI). Bereits in jungen Jahren soll der heute 35-Jährige schwerste Verbrechen gegen die Menschlichkeit verübt haben.
Geboren wurde Katanga 1978 in Mambasa im rohstoffreichen Ostkongo. Anfang 2003 stieg er zum Anführer der FRPI auf und leitete die Miliz bei Attacken der ethnischen Lendu-Gruppe gegen die verfeindeten Hema. Katanga selbst soll den Ngiti angehören, einer Untergruppe der Lendu.
2005 wurde “Simba” auf Anordnung der kongolesischen Behörden festgenommen und im Oktober 2007 an den IStGH in Den Haag überstellt. Er ist verheiratet und hat zwei Kinder. (APA, 7.3.2014

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