DR KONGO: MODE, INSPIRIERT VON DER KUNST DER PYGMÄEN – RDC: Meni Mbugha, le styliste qui s’inspire de l’art des Pygmées

DR Kongo: Meni Mbugha , der von der Kunst der Pygmäen inspirierte Designer
Kinshasa ( AFP) – 18/5/2014 07.19 – Von Habibou Bangre
Herstellung von mit traditionellen Mustern der Pygmäen bedruckten Stoffen für die Mode oder Touristen: das ist das Ziel eines kongolesischen Stylisten, der sich der Sache der ausgegrenzten und ausgebeuteten Waldmenschen Wälder annahm. In seiner kleinen Werkstatt in Kinshasa , einem dunklen Raum von etwa 10 Quadratmetern voller Stoffballen und Gewebe haucht Meni Mbugha seinen Kreationen Leben ein.
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RDC: Meni Mbugha, le styliste qui s’inspire de l’art des Pygmées
Kinshasa (AFP) – 18.05.2014 07:19 – Par Habibou BANGRE
Fabriquer des tissus imprimés de motifs traditionnels pygmées à destination de la mode ou des touristes: c’est l’objectif d’un styliste congolais qui a pris fait et cause pour ce peuple des forêts marginalisé et exploité. Dans son petit atelier de Kinshasa, une pièce sombre d’environ 10 mètres carrés encombrée de malles et de tissus, Meni Mbugha donne vie à ses créations.

Meni Mbugha derrière sa machine à coudre à Kinshasa le 2 avril 2014
Meni Mbugha hinter seiner Nähmaschine, in Kinshasa, DR Kongo
Meni Mbugha derrière sa machine à coudre à Kinshasa le 2 avril 2014
afp.com – Junior D.Kannah

Ses robes, jupes, vestes et écharpes sont souvent taillées dans de la ramie, qu’il fait sérigraphier avec des motifs noirs et rouges au préalable dessinés sur ordinateur. Des techniques modernes pour reproduire des motifs ancestraux que les pygmées dessinent d’âge en âge sur écorce.
Avec sa collection Protos (“premier”, en grec), l’artiste de 33 ans veut reproduire la beauté de l’art séculaire de ce peuple qui tire son identité et sa subsistance des forêts tropicales d’Afrique centrale, deuxième poumon vert de la planète après la forêt amazonienne.
Qu’est-ce qui a poussé un Congolais d’ethnie Nande à s’intéresser à ce peuple de chasseurs-cueilleurs de petite taille, marginalisés dans les pays (RDCongo, République centrafricaine, Rwanda, Ouganda, Cameroun) où ils vivent?
Cette minorité ethnique s’est vue de plus en plus chassée de sa zone de subsistance par la déforestation, les mines, l’extension des terres agricoles et l’exploitation des multinationales.
Déplacés, ils font l’objet de discriminations, méprisés par les autres ethnies qui les exploitent contre une rémunération faible ou en nature – comme des cigarettes ou de l’alcool, favorisant les addictions.
En outre, malgré des progrès, ils peinent à accéder à l’éducation ou à la santé.
Meni Mbugha, tête rasée et barbe de trois jours, est né dans l’est de la France, à Nancy, d’un père nutritionniste et d’une mère au foyer, qui élève quatre enfants. A six ans, la famille s’envole pour son pays d’origine, la République démocratique du Congo, à l’époque le Zaïre.
Doué en danse, il se passionne vite pour le stylisme. Mais ses parents font grise mine. “Mon père disait que c’était une école de filles, que j’allais finir par m’asseoir sous un arbre pour coudre des vêtements pour les femmes…”, confie-cet homme au sourire et au regard doux.
Sans conviction, il fait trois ans d’informatique, puis s’inscrit aux Beaux-Arts. Mais en cachette, il commence un cycle à l’Institut supérieur des arts et métiers (Isam) de Kinshasa.
Très “écolo”, il décide d’étudier le lien entre la mode et la protection de la forêt. C’est sa rencontre en 2007-2008 avec une famille pygmée qui lui ouvre les yeux sur le destin dramatique du peuple des forêts.
D’ethnie mbuti, cette famille s’est réfugiée à Kinshasa pour fuir les miliciens qui commettent des exactions dans la forêt d’Epulu (Nord-Est), d’où elle est originaire.
La famille lui offre un livre de photos montrant des écorces battues et ornées de dessins. “Je me suis dit: pourquoi ne pas avoir ces motifs sur des tissus?”, explique le jeune homme à l’AFP.
En 2011, Meni Mbugha s’est rendu une première fois dans la forêt d’Epulu, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, notamment pour ses okapis.
– ‘Leur vision du monde sur des écorces’ –
Dans les villages, il a constaté que les Mbutis “expriment leur vision du monde sur des écorces d’arbres battues selon une philosophie et une technique bien particulières”, décrit cet amateur de revues scientifiques sur son blog, où il détaille son séjour.
Ces écorces collectées par les hommes sur des ficus, sont peintes à l’aide de pigments extraits de végétaux délivrant des teintes noire, rouge ou jaune.
Les dessins, réalisés par des femmes sous l’oeil attentif des enfants, représentent la faune et la flore.
Portées ou utilisées dans les cérémonies rituelles, ces écorces sont appréciées des touristes et des collectionneurs occidentaux. “Je me suis dit que les autochtones pouvaient utiliser du tissu à la place des écorces (…) et gagner de l’argent avec leur savoir”, raconte-t-il.
Avec son projet baptisé Ndura (“forêt”, en kibila, langue du Nord-Est du Congo), qui pourrait être lancé avant la fin de l’année, il espère pouvoir leur donner un moyen supplémentaire de subsistance.
Il doit être en partie financé par sa marque de vêtements Vivuya, lancée en 2012 et dévoilée à la Kinshasa Fashion Week de juillet 2013, où le concept a été salué.
En juillet, avec ses “modestes moyens” d’enseignant de l’Isam, il prévoit une exposition à l’Institut culturel français de Kinshasa, et une autre à Kisangani, capitale de la Province orientale, qui abrite Epulu. Pour faire mieux connaître le savoir-faire du peuple des forêts.
© 2014 AFP

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Meni Mbugha à Kinshasa le 2 avril 2014Des créations de Meni Mbugha à Kinshasa le 2 avril 2014
Meni Mbugha und seine Kreationen
Des créations de Meni Mbugha à Kinshasa le 2 avril 2014
afp.com – Junior D. Kannah

DR Kongo: Meni Mbugha , der von der Kunst der Pygmäen inspirierte Designer
Kinshasa ( AFP) – 18/5/2014 07.19 – Von Habibou Bangre
Herstellung von mit traditionellen Mustern der Pygmäen bedruckten Stoffen für die Mode oder Touristen: das ist das Ziel eines kongolesischen Stylisten, der sich der Sache der ausgegrenzten und ausgebeuteten Waldmenschen Wälder annahm. In seiner kleinen Werkstatt in Kinshasa , einem dunklen Raum von etwa 10 Quadratmetern voller Stoffballen und Gewebe haucht Meni Mbugha seinen Kreationen Leben ein.
Seine Kleider , Röcke , Jacken und Schals werden oft aus Ramie (Stoff aus Chinagras, einem asiatischen Brennesselgewächs) geschneidert und mit mit schwarzen und roten Mustern, die vorher auf dem Computer gezeichnet wurden, bedruckt. Moderne Technik, um althergebrachte Muster zu reproduzieren, die die Pygmäen vor Zeitaltern auf Rinde zeichneten.
Mit seiner Kollektion Protos ( “Der Erste” in Griechisch) will der Künstler von 33 Jahren die Schönheit der antiken Kunst der Menschen reproduzieren, die ihre Identität und Subsistenz in den tropischen Wäldern Zentralafrikas finden, der zweiter Lunge der Welt nach dem Amazonas-Regenwald.
Was brachte einen kongolesischen Nande (Ethnie) dazu, sich für dieses kleinwüchsige Volk von Jägern und Sammlern zu interessieren, die in den Ländern (DR Kongo , Zentralafrikanische Republik , Ruanda , Uganda, Kamerun) wo sie leben, marginalisiert werden?
Diese ethnische Minderheit wurde zunehmend von ihren Lebensgebieten vertrieben, durch Abholzung , Bergbau, Landwirtschaft, und Betrieb der multinationalen Konzerne.
Die Vertriebenen werden dann diskriminiert, von den anderen ethnischen Gruppen, und ausgebeutet gegen geringe Bezahlung oder Sachlohn – wie Zigaretten oder Alkohol , was Suchtkrankheiten fördert.
Trotz einiger Fortschritte haben sie darüber hinaus kaum Zugang zu Bildung oder Gesundheitsversorgung.
Meni Mbugha , rasierter Schädel und Dreitagebart , wurde in Ost-Frankreich , Nancy, geboren Ernährungsberater und einer Hausfrau , die vier Kinder großzog. Mit seinen sechs Jahren flog die Familie in das Heimatland zurück, die Demokratische Republik Kongo, damals Zaire .
Talentiert in Tanz, entwickelte er schnell eine Leidenschaft für das Styling. Aber seine Eltern machen lange Gesichter. “Mein Vater sagte, es sei eine Mädchenschule , dass ich irgendwann unter einem Baum sitzen würde, um Kleidung für Frauen nzu ähen … “, sagte der Mann, lächelnd mit seinen sanften Augen.
Ohne Überzeugung studierte er drei Jahre Computer , wurde dann an der Ecole des Beaux -Arts (Kunsthochschule) aufgenommen. Aber heimlich beginnt er einen Zyklus an der Hochschule für Kunsthandwerk ( Isam ) in Kinshasa .
Sehr “grün” , beschloss er, die Verbindung zwischen Mode und Schutz des Waldes zu studieren. Es war sein Treffen in den Jahren 2007-2008 mit einer Zwergenfamilie, das seine Augen für das dramatische Schicksal der Waldleute geöffnet hatte.
Diese Familie vom Mbuti Stamm floh nach Kinshasa , um Miliz-Gräueltaten im Wald Epulu ( North East), ihrer Heimat, zu entkommen.
Die Familie schenkt ihm ein Buch mit Fotos von zerschlagener Rinde mit Zeichnungen. “Ich dachte : warum nicht diese Muster auf Gewebe haben “, sagte der junge Mann gegenüber AFP .
Im Jahr 2011 ging Meni Mbugha erstmals in den Epulu Wald, einem Weltkulturerbe von der UNESCO wegen seiner Okapi .
– “Ihre Weltsicht auf Rinde ” –
In den Dörfern stellte er fest, dass die Mbuti “ihre Sicht der Welt auf die Rinde der Bäume bringen, durch eine besondere Philosophie und eine sehr spezielle Technik “, beschreibt dieser Amateur wissenschaftlicher Zeitschriften auf seinem Blog , wo er seinen Aufenthalt beschreibt .
Diese Rinden von Männern von den Ficus(bäumen) gesammelt, dann mit Pigmenten aus Pflanzen in den Farben schwarz , rot oder gelb lackiert.
Die Zeichnungen werden von Frauen unter den wachsamen Augen von Kindern gemacht und stellen die Fauna und Flora dar.
Als Schmuck getragen oder in rituellen Zeremonien verwendet , sind diese Schalen auch bei Touristen und westlichen Sammlern beliebt. “Ich sagte, dass die Indigenen Stoff statt Rinde nutzen und Geld mit ihrem Wissen verdienen könnten”, sagt er.
Mit seinem Projekt namens NDura ( “Wald” in kibila , einer Sprache im nordöstlichen Kongo) , das vor dem Ende des Jahres ins Leben gerufen werden konnte , hofft er, ihnen zusätzliche Existenzmittel zu geben.
Es soll zum Teil finanziert werden durch die Bekleidungsmarke Vivuya, die er im Jahr 2012 startete und vorstellte in der Kinshasa Fashion Week im Juli 2013 , wo das Konzept begrüßt wurde.
Im Juli macht er mit seinen “bescheidenen Mitteln” als Lehrer im Isam eine Ausstellung im Französischen Kulturinstitut in Kinshasa , und eine andere in Kisangani, der Hauptstadt der östlichen Provinz Epulu . Um das Know-how der Waldmenschen bekannter zu machen.
© 2014 AFP

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