DR KONGO: SOCIETY-TRENDS – MODE — RDC: les nouvelles tendances de la Sape Kinshasa

DRK : neue Trends in der Sape
Kinshasa ( AFP) – 2014.11.02 09.43 – Für Habibou Bangre
“Ich liebe die Kleider von japanischen Designern und anderen, aber ich bevorzuge , mich in Papier zu kleiden”: wie Cedrick Mbengi sind einige „Sapeure“ in Kinshasa den großen französischen, italienischen und japanischen Designern durch die Einführung von originellen Kreationen etwas untreu.
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=> PART II (2015) DANDYISMUS CONGO: Frauen in der Männerwelt – les sapeuses, une minorité dans un monde d’hommes

RDC: les nouvelles tendances de la Sape
Kinshasa (AFP) – 11.02.2014 09:43 – Par Habibou BANGRE
“J’aime beaucoup les habits des créateurs japonais et autres, mais je préfère m’habiller en papier”: comme Cédrick Mbengi, certains sapeurs de Kinshasa font des infidélités aux grands couturiers français, italiens ou japonnais en lançant d’originales créations.
Cédrick Mbengi, 23 ans, estime que le papier est un “tissu comme les autres” depuis un rêve en 2004. Sa marque de fabrique: en fin de défilé, il déchire ses vêtements taillés dans le papier rigide servant à emballer poissons, viandes ou arachides. Et peu importe s’il finit en caleçon. En coton, lui.
Le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes) est né dans les années 60 au Congo. Les sapeurs étaient alors – et restent – des dandys, comme l’illustre une nouvelle publicité du brasseur Guinness. En République démocratique du Congo voisine, le style est résolument excentrique.

Un membre du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les années
Mitglieder der Bewegung Sape (Gesellschaft der Gutelauneverbreiter und stilvollen Menschen) , die in den 60er Jahren im Kongo entstand, Kinshasa 10. Februar 2014
Des membres du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les années 60 au Congo, à kinshasa le 10 février 2014
afp.com – Junior D. Kannah

Le concept initial est de défiler avec grandiloquence dans les vêtements, chaussures et accessoires des grands créateurs, vénérés comme des dieux. Un spectacle haut en couleurs et en slogans vantant le talent de Gaultier, Vuitton, Cerruti, Versace, Yamamoto, Miyake, Weston, Dolce&Gabbana…
Griffes offertes par la diaspora
A Kinshasa, où la plupart des quelque 10 millions d’habitants sont démunis, “plusieurs milliers” de sapeurs débutants et confirmés défilent avec des griffes très souvent offertes par la diaspora, selon le collectif Solidarité des artistes pour le développement intégral (Sadi).
Mais depuis quelques années, on ne fait plus uniquement l’éloge des rois du ciseaux. D’après Lydia Nsambayi, historienne de l’art et du costume à l’Institut supérieur des arts et des métiers, tout est parti des difficultés financières des expatriés pour saper leurs frères restés au pays.
“Des expatriés se sont lancés dans le trafic de drogue pour acheter facilement des vêtements, précise-t-elle. Voyant qu’ils ne pouvaient pas continuer à ce rythme, des sapeurs ont décidé d’acheter des marques dans les friperies ou de mélanger leurs créations avec celles de Yamamoto, par exemple.”
Dans le même temps, certains ont commencé à priser le prêt-à-porter. “Si ce n’est pas Zara, c’est sida!”, fanfaronnent certains adeptes pour souligner que l’étiquette espagnole n’a pas à rougir. Plus encore, comme Cédrick “100% Papier” Mbengi, des sapeurs lancent leur propre ligne.
Ainsi Bwapwa Kumeso, qui a créé en 2009 Kadhitoza (“La Belle Créature, en tchokwe, langue parlée dans la moitié sud du pays). “Je m’inspire des animaux de notre continent: la chauve-souris, l’éléphant, le canard, le cancrelat… Les habits sont des êtres vivants!”, s’enthousiasme l’autodidacte de 44 ans, amoureux du lin, de la laine vierge et de la gabardine huilée. La forme de ses modèles évoque la faune du pays.
Joute vestimentaire
“J’aime Yohji Yamamoto et Issey Miyake. Mais, moi, je crée des habits très extravagants, plus extravagants qu’eux! Je fais des vêtements convertibles, qui changent de forme: entre autres, avec les boutons-pressions, un gilet peut devenir un sac”, précise-t-il avec verve.
La grande joute vestimentaire des sapeurs se déroule chaque 10 février – anniversaire du décès de l’artiste Stervos Niarcos, inventeur de la religion “kitendi” (“habillement”, en lingala), décédé en France en 1995 dans une prison où il était détenu pour une affaire de stupéfiants.
Dans cet exercice, qui s’achève inlassablement avec des dizaines de sapeurs dansant sur les tombes du cimetière de la commune privilégiée Gombe (nord de Kinshasa), certains tirent leur épingle du jeu. Cédrick “100% Papier” Mbengi et Bwapwa “Kadhitoza” Kumeso en font partie.
Belle revanche pour 100% Papier qui, à ses débuts, était considéré comme un “fou”. Le souriant tailleur Roger Bakandowa comptait d’ailleurs parmi les sceptiques, avant de retourner sa veste et de coudre les modèles de pantalons, salopettes, chapeaux ou chemises que dessine le jeune frigoriste…
“Ce qui m’intéresse dans la démarche de 100% Papier, Kadhitoza et d’autres, c’est qu’ils cherchent la personnalité des vêtements. Plus encore, ils affirment cette identité!”, commente le photographe Yves Sambu, président du collectif Sadi, qui travaille régulièrement avec une dizaine de sapeurs.
L’une des fiertés de Kadhitoza est d’avoir habillé Papa Wemba, le fameux “roi de la sape”. Problème, le grand chanteur de rumba a démenti l’information… “C’est parce que la marque n’est pas encore au top de la qualité”, imagine Yves Sambu, qui dit avoir vu des images prouvant les dires du tailleur.
“Ce qui manque à ces sapeurs, poursuit le photographe, c’est du soutien pour avoir de bonnes finitions.” “Ce sont des initiatives qu’il faut encourager, renchérit Lydia Nsambayi. Mais ici, c’est toujours le problème de l’industrie: comme ça manque, tout reste artisanal.”
Reste que le succès semble se consolider. Cédrick Mbengi en vient à être sollicité davantage que d’autres sapeurs “classiques”, suscitant des jalousies. Il a par ailleurs rassemblé quelques dizaines de personnes en décembre 2012 lors d’une exposition dans un quartier populaire.
Quant à Kadhitoza, une dizaine de “disciples” et quelques sapeurs portent sa marque. Et en attendant d’avoir une “petite industrie pour vendre partout dans le monde”, il a placé quelques vêtements dans une boutique de l’aéroport international de Ndjili.
© 2014 AFP

Des membres du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les annéDes membres du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les annéDes membres du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les annéUn membre du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les années
Mitglieder der Bewegung Sape (Gesellschaft der Gutelauneverbreiter und stilvollen Menschen) , die in den 60er Jahren im Kongo entstand, Kinshasa 10. Februar 2014
5- Des membres du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les années 60 au Congo, à kinshasa le 10 février 2014
afp.com – Junior D. Kannah

DRK : neue Trends in der Sape
Kinshasa ( AFP) – 2014.11.02 09.43 – Für Habibou Bangre
“Ich liebe die Kleider von japanischen Designern und anderen, aber ich bevorzuge , mich in Papier zu kleiden”: wie Cedrick Mbengi sind einige „Sapeure“ in Kinshasa den großen französischen, italienischen und japanischen Designern durch die Einführung von originellen Kreationen etwas untreu.
Cedrick Mbengi , 23 , glaubt seit einem Traum im Jahr 2004, dass Papier ein “Stoff wie andere” ist. Sein Markenzeichen : am Ende der Parade , zerreisst er seine Kleidung aus steifem Papier zum Einwickeln von Fisch, Fleisch oder Erdnüssen. Und egal, ob es in Unterhose endet. Bei ihm Baumwolle.
Die Bewegung Sape (Gesellschaft der Gutelauneverbreiter und stilvollen Menschen) wurde in den 60er Jahren in der Republik Kongo geboren. Die Pioniere waren damals – und bleiben – Dandys , wie eine neue Werbung des Brauers Guinness zeigt. In der benachbarten Demokratischen Republik Kongo ist der Stil heute ausgesprochen exzentrisch.
Das ursprüngliche Konzept ist, mit Pathos in Kleidung , Schuhen und Accessoires von wie Göttern verehrten Top-Designern zu defilieren. Ein farbenfrohes Spektakel und Slogans loben das Talent von Gaultier, Vuitton, Cerruti , Versace, Yamamoto, Miyake , Weston , Dolce & Gabbana …
Von der Diaspora geschenkte Markenklamotten
In Kinshasa , wo die meisten der rund 10 Millionen Menschen arm sind, paradieren “viele Tausende” Anfänger und erfahrene Sapeure in oft durch die Diaspora angebotenen Markenkleidern, sagt das Kollektiv Solidarität der Künstler für Integrale Entwicklung ( Sadi ) .
Aber in den letzten Jahren ging es nicht mehr nur um das Lob der Könige der Schere. Laut Lydia Nsambayi , Kunsthistorikerin und Kostümspezialistin am Höheren Institut für Kunst und Gewerbe , fing alles an mit finanziellen Schwierigkeiten der Ausgewanderten, ihre Brüder zu Hause einzukleiden.
“Manche der Expatriates hatten sich im Drogenhandel engagiert , um leicht teure Kleidung zu kaufen“ , sagt sie . „Sehend , dass sie nicht in diesem Tempo weitermachen konnten, entschieden sich die Sapeure daheim, Marken in Secondhand-Läden zu kaufen oder ihre Werke mit denen von Yamamoto zum Beispiel zu mischen . ”
Zur gleichen Zeit begannen einige, prêt-à-porter zu mögen. ” Wenn es nicht Zara ist, ist es AIDS (in französisch: sida)! ” Einige Anhänger betonen so, dass das spanische Label nicht zu erröten hat. Und noch mehr: wie Cedrick “100% Papier” Mbengi starteten Pioniere ihre eigene Linie .
So auch Bwapwa Kumeso , der 2009 Kadhitoza gründete ( “Die schöne Kreatur“ in Tchokwe , der Sprache, die in der südlichen Hälfte des Landes gesprochen wird). “Ich bin von Tieren unseres Kontinents inspiriert : Fledermaus , Elefant, Ente, Kakerlake … Die Kleider sind Lebewesen”, rief der Autodidakt von 44 Jahren, Liebhaber von Leinen, Wolle und geölter Gabardine. Die Form seiner Modelle erinnert an die Tierwelt des Landes.
Kleidertournier
“Ich mag Yohji Yamamoto und Issey Miyake. Aber ich kreiere extravagante, viel extravagantere Kleidung, Kleidung , die die Form ändern kann! Unter anderem mit Druckknöpfen , kann eine Weste zu einer Tasche werden”, sagt er mit Verve.
Das große Kleiderturnier der Sapeure findet jeden 10. Februar statt – Todestag des Künstlers Stervos Niarcos , Erfinder dieser ” kitendi”- Religion ( “Kleidung” in Lingalasprache), der in Frankreich im Jahr 1995 in einem Gefängnis starb, in dem er für einen Drogenfall saß.
In dieser Übung, die mit Dutzenden unermüdlich auf den Gräbern des Friedhofs der privilegierten Kommune Gombe (nördlich von Kinshasa) tanzenden Sapeuren endet, haben einige ihr Schäfchen an Land gezogen. Wie Cedrick “100% Papier” Mbengi und Bwapwa “Kadhitoza” Kumeso.
Schöner Kontrast für 100% Papier, der in seinen frühen Tagen als “verrückt” bezeichnet wurde.
“Was mich interessiert an 100% Papier, Kadhitoza und anderen, ist, dass sie Kleidung mit Persönlichkeit suchen. Außerdem bejahen sie ihre Identität” , sagt der Fotograf Yves Sambu , Präsident des Kollektivs Sadi , der regelmäßig mit einem Dutzend Sapeuren arbeitet.
Ein Stolz von Kadhitoza: er hat Papa Wemba eingekleidet, den berühmten ” König der SAPE“. Problem: der große Sänger des Rumba verweigert Berichte… “Das ist , weil die Marke noch nicht in der Top- Qualität ist”, meint Yves Sambu.
” Was den Sapeuren fehlt“, sagte der Fotograf, „ist die Unterstützung von gut Platzierten. ” ” „Diese Initiativen sollten gefördert werden“, fügte Lydia Nsambayi hinzu. „Aber hier ist es immer das Problem der Industrie: die gibt es nicht, alles bleibt handgemacht. ”
Dennoch scheint der Erfolg sich zu festigen . Cedrick Mbengi ist gefragter als einige der “klassischen”, was auch Eifersucht auslöst. Er versammelte auch ein paar Dutzend Menschen im Dezember 2012 bei einer Ausstellung in einer beliebten Gegend .
Bei Kadhitoza tragen etwa ein Dutzend “Jünger” und einige Sapeure seine Werke. Und bis wir eine “kleine Industrie haben, um auf der ganzen Welt zu verkaufen”, stellt er einige Kleidungsstücke in einem Geschäft im International Airport Ndjili aus.
© 2014 AFP

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