DR KONGO, nach den WAHLEN (Part II): ERGEBNISSE HOCH UMSTRITTEN Portraits Kabila + Thsisekedi – Présidentielle en RDC (II): Joseph Kabila déclaré élu, Tshisekedi se proclame président

1. Presidential DRC: Joseph Kabila gewählt; Tshisekedi ernannte sich selbst zum Präsidenten
Kinshasa (AFP) – 2011.09.12 21.05
Der scheidende Präsident der Demokratischen Republik Kongo Joseph Kabila war als Sieger der Präsidentschaftswahlen von der Wahlkommission ernannt worden, aber sein Rivale Etienne Tshisekedi erklärte sich sofort selber zum “gewählten Präsidenten”, und erste gewalttätige Zwischenfälle wurden aus Kinshasa berichtet .
2. PORTRAIT Kabila: ein diskretes Staatsoberhaupt, an der Macht seit 10 Jahren
Kinshasa (AFP) – 2011.09.12 03.57
Joseph Kabila, Sohn eines ehemaligen, mit Waffen Präsident gewordenen Rebellen, selber zum ersten Mal im Jahre 2006 Vorsitzender der Demokratischen Republik Kongo geworden, gelang Freitag der “Doppelpass”. Der Kandidat musste zwar schwitzen, “Kabila 2” scheint aber immer noch ein Mysterium zu bleiben, und auch weit entfernt.
3. PORTRAIT – Etienne Tshisekedi, der alte kongolesische Gegner, der niemals aufgibt
Kinshasa (AFP) – 2011.09.12 07.18
KO gegangen, steht er auf. Freitag offiziell besiegt von Joseph Kabila laut der Wahlkommission, hat Etienne Tshisekedi den Ring nicht verlassen: mit 78 wird er bis zum Ende gehen, auch als selbsternannter Präsident der Demokratischen Republik Kongo.
4. Presidential DRC: tödliche Zwischenfälle in der Zeit nach einem umstrittenen Ergebnis
Kinshasa (AFP) – 10.12.2011 17.04 Uhr
Die Spannung stieg Samstag in der Demokratischen Republik Kongo, insbesondere in Kinshasa, wo die Gewalt zu mehreren Todesfällen führte nach der umstrittenen Wiederwahl von Joseph Kabila.
5. DR Kongo: angeprangerte Unregelmäßigkeiten bei der Präsidentschaftswahl, eine Rückkehr zur Ruhe in Kinshasa
Kinshasa (AFP) – 2011.11.12 24:51
Die Situation blieb angespannt Samstag in der Demokratischen Republik Kongo, insbesondere in Kinshasa, wo Gewalt zu mindestens vier Toten nach der umstrittenen Wiederwahl von Joseph Kabila führte. Carter Center Beobachter haben in einer Erklärung geschätzt, dass der Prozess der Erstellung der Ergebnisse “nicht glaubwürdig” war.
6. DR Kongo: Kabila räumt “Fehler” ein, die die Wahlen nicht ungültig machen
Kinshasa (AFP) – 2011.12.12 03.08
Der wiedergewählte Präsident des Kongo (DRK) Joseph Kabila räumte Montag “Fehler” während der Präsidentschaftswahlen vom 28. November ein, aber fühlte sie nicht zum Erlöschen der Wahlergebnisse zwingend; die Opposition will mit “friedlichen Märschen” protestieren.
7. DR Kongo: Armee zerstreut einen Marsch der Opposition in Lubumbashi, Verwundete
Lubumbashi (DR Kongo) (AFP) – 14/12/2011 15.09
Mehrere Menschen wurden von Soldaten der Republikanischen Garde am Dienstag in Lubumbashi im Südosten der Demokratischen Republik Kongo verletzt, während der Dispersion eines “friedlichen” Marsches lokaler Parteikader des Gegners Etienne Tshisekedi, hat AFP festgestellt.
8. KURZMELDUNGEN : DR Kongo: Anwälte eines Kandidaten sehen eine “Justizparodie”
Kinshasa (AFP) – 15.12.2011 18.55 Uhr
Die Rechtsanwälte des Präsidentschaftskandidaten Vital Kamerhe, der die Nichtigkeitserklärung der Wahl wegen Betrugs fordert, verurteilten Donnerstag “eine Travestie der Justiz” und verließen die Verhandlung beim Obersten Gerichtshof (SCJ).
Südafrika bezeichnet Wahlen in der Demokratischen Republik Kongo “in der Regel OK”
PRETORIA (AFP) – 15.12.2011 05.36 Uhr
Südafrika, im Gegensatz zu den Vereinigten Staaten oder der Europäischen Union, nannte Donnerstag die Wahlen in der Demokratischen Republik Kongo “in der Regel OK”, durch die Stimme des Ministers für auswärtige Angelegenheiten , Maite Nkoana-Mashabane.
© 2011 AFP

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DEUTSCHE (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DER GROßEN FOTOSERIE (MITTE, in gelb)

=> PART I 28.11. – 09.12 : DR KONGO, WAHLEN 2011: CHAOS und GEWALT und NORMALITÄT – Zählung, Ergebnisse: KABILA SIEGER, KLIMA HEIZT AUF – Présidentielle en RDC: violences meurtrières, chaos, mais aussi normalité, résultats Kabila vainceur, climat chauffe!

1er ARTICLE SUR HUIT : Présidentielle en RDC: Joseph Kabila déclaré élu, Tshisekedi se proclame président
KINSHASA (AFP) – 09.12.2011 21:05
Le président sortant de la RD Congo Joseph Kabila a été désigné vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi s’est immédiatement proclamé “président élu”, et de premiers incidents violents ont été signalés à Kinshasa.

Le vice-président du parti de l'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social, FabieUne fillette pleure après l'arrestation de son frère, soupçonné d'avoir jeté des pierres contre la
Fotos (c) AFP: Le vice-président du parti de l’opposition UDPS, Fabien Mutomb (C) molesté par l’armée à Lubumbashi , le 14 décembre 2011
Une fillette pleure après l’arrestation de son frère, soupçonné d’avoir jeté des pierres contre la police 10/12/2011, Kinshasa
Vizepräsident der UDPS, von Armeesoldaten getreten
Mädchen weint nach Verhaftung ihres Bruders wegen Steineschmeissen gegen die Polizei


Joseph Kabila, 40 ans – élu une première fois en 2006 – l’a emporté avec 48,95 % des voix (8.880.994 voix), loin devant l’opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi qui a totalisé 32,33 % des suffrages (5.864.775 voix), selon les chiffres provisoires communiqués par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avec trois jours de retard.
Sur les 32.024.640 électeurs inscrits, 18.911.752 ont voté, soit un taux de participation de 58,81%, avec un total de 18.143.104 suffrages exprimés valables. Ces résultats doivent encore être validés par la Cour Suprême de Justice (CSJ) qui désignera le 17 décembre le vainqueur définitif.
Dans une déclaration à l’AFP, Etienne Tshisekedi a rejeté les résultats de la Céni, et s’est aussitôt auto-proclamé “président élu de la République démocratique du Congo”.
“Je considère (les résultats de la Céni) comme une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc. En conséquence je me considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo”, a déclaré M. Tshisekedi.
“Il n’y a pas deux présidents. Nous avons des PV (procès-verbaux) qui montrent clairement que je suis gagnant et de loin!”. M. Tshisekedi a donné son propre score: “54% des voix qui me sont attribuées contre 26% pour monsieur Kabila”.
Il a exhorté les Congolais “à rester soudés” derrière lui “pour faire face aux évènements qui vont suivre”, a-t-il poursuivi, en demandant à la population de “rester calme et sereine”. Il a aussi appelé à la communauté internationale à faire en sorte que “le sang des Congolais ne puisse plus couler sur le sol de ce pays”.
Sur la chaîne France 24, il a refusé de contester la victoire annoncée de Joseph Kabila devant la CSJ.
“Il n’y a pas de justice chez Kabila. Cette Cour est une institution privée de M. Kabila. On ne peut pas leur faire l’honneur de recourir à eux (les juges de la Cour). Ce serait leur reconnaître une certaine légitimité. Je ne le ferai jamais”, a-t-il précisé.
Peu après le scrutin du 28 novembre, M. Tshisekedi avait menacé de lancer un “mot d’ordre” si (le président) Kabila ne respectait pas “la volonté du peuple”.
Arrivé en 3e position (7,74%) selon la Céni, l’opposant Vital Kamerhe a également rejeté “catégoriquement” ces résultats et reconnu la victoire de Tshisekedi.
Dans quelques quartiers de Kinshasa, sous haute surveillance policière et militaire depuis mardi, quelques incidents ont éclaté et des tirs ont été entendus vendredi peu après l’annonce de la victoire de Kabila, ont constaté des journalistes de l’AFP. Quelques pillages limités ont également eu lieu.
Aucun incident majeur n’avait été signalé jusque-là dans le reste du pays.
“rendez vous en 2016”
Signe de l’inquiétude ambiante, la Belgique, ancienne puissance coloniale, a appelé à éviter la violence, tandis que Paris a exhorté les autorités congolaises à “assurer l’ordre public dans le respect de l’Etat de droit”, sans mentionner nulle part dans son communiqué la victoire de Joseph Kabila.
Le Royaume-Uni s’est dit “préoccupé” par des soupçons d'”irrégularités” et a appelé la CSJ à examiner tous les recours “rapidement et de façon transparente”. L’Union européenne a appelé au calme et à une contestation éventuelle des résultats “par les voies légales”.
“Cette 2ème élection dans un pays qui a connu le chaos (deux guerres de 1996 à 2003 qui ont fait près de 5 millions de victimes), personne ne pouvait y croire”, a pour sa part lancé le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, qui a donné “rendez-vous en 2016” – date de la prochaine présidentielle – sans apparemment attendre le verdict de la CSJ.
Avant de livrer le résultat final provisoire de la Céni, le pasteur Mulunda a longuement expliqué et justifié le travail de sa commission durant les sept derniers mois.
“C’est un miracle électoral congolais. La Céni a agi en toute indépendance, neutralité et impartialité pour organiser des élections libres et transparentes”, a-t-il affirmé.
Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d’élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu’à l’été 2013.
© 2011 AFP

2. PORTRAIT – Joseph Kabila, un chef d’Etat discret, au pouvoir depuis 10 ans
KINSHASA (AFP) – 09.12.2011 15:57
Fils d’un ex-rebelle devenu président par les armes, élu lui-même une première fois en 2006 président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a réussi vendredi la “passe de deux”. Si le candidat a dû mouiller la chemise, “Kabila 2” paraît toujours aussi secret, voire lointain.
Joseph Kabila a été proclamé vendredi vainqueur de la présidentielle à un tour du 28 novembre, a annoncé la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Selon les résultats provisoires communiqués par la Céni, Kabila, l’a emporté avec 48,95 % des voix, devant l’opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi qui a totalisé 32,33 % des suffrages.
Durant la campagne électorale, disposant d’un gros budget, il a visité les 11 provinces du pays. On a vu son visage partout, décliné sur des affiches et à la télévision nationale qui a suivi ses moindres faits et gestes dans ses déplacements.
Le président réélu de la République Démocratique du Congo Joseph Kabila, le 24 octobre 2010 à Montre
En 2001 ce jeune de 30 ans est installé à la place de son père assassiné. La communauté internationale ne souffle mot.
Dix ans plus tard, celui que ses partisans appellent “Raïs”, a certes gagné en assurance, un peu de rondeurs aussi, mais reste toutefois loin de l’image écrasante de son père, Laurent-Désiré Kabila, un rebelle massif qui avait mis fin en 1997 à 32 ans de pouvoir du maréchal Mobutu avant d’être assassiné en 2001.
Kabila junior, lui, cultive plutôt le mystère, derrière un sourire mesuré.
Après avoir été propulsé sur le fauteuil paternel, le jeune Kabila gagnera finalement ses “galons électoraux” en 2006 en remportant largement (58,05%) le second tour de la présidentielle, face à Jean-Pierre Bemba, aujourd’hui jugé à la Cour pénale internationale.
Né à Lulenge, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu, est) fief du maquis de son père, Kabila junior part dès l’âge de 5 ans en exil en Tanzanie, où il passera presque toute sa jeunesse.
Dès le déclenchement de la guerre contre Mobutu en septembre 1996, il rejoint son rebelle de père et évolue dans l’ombre de James Kabarebe, un militaire rwandais qui prendra la tête de l’armée après l’accession de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir en mai 1997.
Bombardé général-major, Joseph Kabila part en Chine pour une formation militaire, mais rentre précipitamment à cause d’une nouvelle rébellion en août 1998, prémisse d’une guerre régionale qui durera jusqu’en 2003.
Après une difficile transition lancée en 2003, durant laquelle il cohabite avec quatre vice-présidents dont deux ex-rebelles, il est élu en 2006 en promettant la paix et la reconstruction à son pays ravagé par la guerre.
Dès le début de sa campagne pour obtenir un second mandat, il se dit “sûr” de ne pas perdre avec un bilan qui, dit-il “sans fausse modestie, est positif”.
Ses détracteurs l’accusent de diriger une “dictature”, “une pseudo démocratie où le régime a cette souplesse de terroriser les populations”, dit un proche de son rival Etienne Tshisekedi.
Quand certains dénoncent un “gouvernement parallèle” à la présidence, le président répond “rumeurs” et demande des preuves.
Peu à l’aise dans des cérémonies officielles hors d’Afrique où il va peu, il préfère sillonner “ses” provinces, notamment pour inaugurer des chantiers, casque sur la tête.
Ses interviews aux médias internationaux et les conférences de presse sont rares: ces trois dernières années il n’en a tenu que deux, début 2009 et le 18 octobre dernier, durant laquelle il a d’abord parlé en parfait anglais, souvenir de son exil tanzanien. S’il maîtrise le swahili, la langue de l’est, il est hésitant en lingala, parlé à l’ouest.
On le dit amateur de jeux vidéo et de voitures, on le voit souvent conduire lui-même son 4X4 blindé dans Kinshasa, au milieu d’un cortège d’autres véhicules.
Joseph Kabila est marié et père de deux enfants, Sifa, âgée de 13 ans, et Laurent-Désiré Junior, qui a 3 ans.
© 2011 AFP

3. PORTRAIT – Etienne Tshisekedi, le vieil opposant congolais qui n’abandonne jamais
KINSHASA (AFP) – 09.12.2011 19:18
KO debout, il se relève. Officiellement battu vendredi par Joseph Kabila selon la commission électorale, Etienne Tshisekedi ne veut pas quitter le ring: à 78 ans il ira jusqu’au bout, quitte à s’auto-proclamer président de la République démocratique du Congo.
Etienne Tshisekedi wa Mulumba n’a pas de divisions mais il compte sur le peuple qui l’a déjà “proclamé”, comme il aime à dire.
Il a ferraillé hier contre le maréchal-président Mobutu, aujourd’hui il jette le gant du défi au président sortant et président élu, malgré un écart de 3 millions de voix.
“Je considère (les résultats de la Céni) comme une véritable provocation à notre peuple et je les rejette en bloc. En conséquence je me considère depuis ce jour comme le président élu de la République démocratique du Congo”, déclare gravement à l’AFP l’homme à l’éternelle casquette.
A son retour au pays fin 2010 après trois ans d’exil médical, la détermination est intacte mais les épaules autrefois carrées se sont légèrement voûtées, le sourire s’est fait plus rare sur son visage tout en rondeurs.
Etienne Tshisekedi, candidat battu à l'élection présidentielle de la RDC, le 26 novembre 2011
Derrière cette apparente bonhomie se cache un caractère trempé. Et têtu: en 2006 il avait boycotté la présidentielle, déjà face à Joseph Kabila. En 2011 il a refusé une candidature unique de l’opposition… autre que la sienne.
Les premiers résultats tombent le 2 décembre, il les rejette aussitôt et se fait menaçant avec un éventuel “mot d’ordre” à ses “combattants”.
Au dernier jour de campagne le 26 novembre, alors que ses partisans se faisaient disperser au gaz lacrymogène près de l’aéroport de la capitale, il reste assis huit heures dans sa voiture cernée par la police, impassible.
Intraitable, il a aussi refusé de signer le “code de bonne conduite” pour des élections “apaisées”, et appelé début novembre ses partisans à “casser” les prisons pour libérer des “combattants” de son parti, l’UDPS.
Né le 14 décembre 1932 à Kananga, au Kasaï occidental (centre), il devient à 29 ans le premier docteur en droit du Congo indépendant.
Il est étudiant lorsque le jeune colonel Joseph-Désiré Mobutu “neutralise” le président Joseph Kasa-Vubu et son Premier ministre Patrice Lumumba.
Dès lors, il ne quittera plus la politique. Comme “Commissaire à la justice” il signe en janvier 1961 le mandat d’arrêt contre Lumumba, assassiné peu après.
Après le coup d’Etat de Mobutu en novembre 1965, il enchaîne les portefeuilles (Intérieur, Justice, Plan) qu’il cumule à partir de 1968 avec le titre de premier secrétaire du Mouvement populaire de la révolution (MPR), le parti unique de Mobutu. Il est élu député en 1970.
En 1980, c’est la rupture. Dans une lettre ouverte au maréchal, il dénonce les dérives d’un régime de prédation, et passe par la case prison.
Libéré en 1982, il fonde avec d’autres l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qui deviendra huit ans plus tard le premier parti d’opposition au MPR, après l’instauration du multipartisme.
A la faveur d’une Conférence nationale souveraine destinée à ouvrir une période de transition démocratique, Tshisekedi est élu le 15 août 1992 Premier ministre. Il tiendra sept mois.
Après la chute de Mobutu en 1997, il s’oppose rapidement à Laurent-Désiré Kabila, tout comme aujourd’hui à son fils et successeur, Joseph, depuis la transition initiée en 2003 après une guerre de près de 5 ans.
Signataire de l’Accord global de transition, il refuse toutefois de participer au gouvernement et campe dans le rôle de l’irréductible opposant.
Au soir de sa “défaite”, le “Sphinx de Limete”, du nom de son quartier kinois, n’a pas raccroché les gants, et ne veut même pas entendre parler d’un éventuel recours devant la Cour suprême de justice. “Une institution privée de M. Kabila”, lache “l’homme qui voulait être président”.
© 2011 AFP

4. Présidentielle en RDC: incidents mortels au lendemain d’un résultat contesté
KINSHASA (AFP) – 10.12.2011 17:04
La tension était croissante samedi en République démocratique du Congo, surtout à Kinshasa, où des violences qui auraient fait plusieurs morts ont éclaté après la réélection contestée de Joseph Kabila, et où le gouvernement menace l’opposant Etienne Tshisekedi pour s’être autoproclamé président.
Il était difficile d’établir un bilan sûr des incidents qui se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi après la proclamation des résultats par la Commission électorale (Céni), qui ont donné Joseph Kabila vainqueur avec 48,95% des voix face à Etienne Tshisekedi (32,33%).
Radio Okapi, la radio parrainée par la mission de l’ONU, a fait état de six morts dans la capitale.
D’autres sources consultées par l’AFP parlent de deux décès, un enfant et un policier, sans pouvoir donner de circonstances précises.
Dans un hôpital du quartier de Lukunga (ouest de Kinshasa) un photographe de l’AFP a vu un homme d’une vingtaine d’années tué d’une balle en pleine tête.
“Kin” est quadrillée par la police, des militaires et des éléments de la garde républicaine, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Quasiment aucun taxi ou véhicules ne circulent, les stations-service sont fermées comme de nombreux magasins, dont quelques-uns ont été pillés vendredi soir. On entendait encore quelques détonations sporadiques à la mi-journée.
A Bumbu (centre), des civils armés de battes de base-ball secondent des policiers qui procèdent à des interpellations musclées.
Des habitants accusent les policiers de vol. “Le gouvernement nous a dit de travailler calmement. Mais comment ils peuvent nous piller comme ça?”, grogne un vendeur de pain qui s’est fait voler sa recette.
A Limete (est), où Etienne Tshisekedi a son QG, un témoin a affirmé à l’AFP que des “combattants” (militants) du parti de ce dernier, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), étaient armés de kalachnikov.
C’est depuis ce quartier populaire que le vieil opposant de 78 ans s’est autoproclamé “président élu” de la RDC vendredi soir. En rejetant “en bloc” le résultat de la Céni, il a donné son propre score: 54% des voix contre 26% à Joseph Kabila.
Il a exhorté les Congolais “à rester soudés” derrière lui “pour faire face aux évènements qui vont suivre”, mais a toutefois appelé la population à “rester calme et sereine”.
Dans une première réaction, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a qualifié samedi cette proclamation d'”infraction à la loi” et d'”atteinte à la Constitution”.
“Nous devons dénoncer fermement l’autoproclamation (comme président élu) de M. Etienne Tshisekedi (…) Il s’agit d’un acte irresponsable qui viole les lois de la République”, a-t-il déclaré à la presse Lambert Mende.
Inquiète des violences, la communauté internationale, de Washington, à Londres, Bruxelles et Paris, a appelé au dialogue et à l’apaisement, invitant les acteurs politiques à utiliser “les moyens légaux” s’ils veulent contester le résultats. Les 11 candidats en lice ont 48 heures pour le faire à partir de l’annonce de la Céni.
Appelant au calme, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a demandé “que tous les différends concernant les résultats provisoires des élections soient résolus pacifiquement par l’intermédiaire des mécanismes légaux et de médiation existants”.
Depuis vendredi, la Cour suprême de justice (CSJ) a pris le relais de la Céni et proclamera officiellement le vainqueur le 17 décembre.
Etienne Tshisekedi a exclu d’emblée tout recours devant la CSJ, en la qualifiant d'”institution privée de M. Kabila”.
Le Royaume-Uni s’est dit “préoccupé” par des soupçons d'”irrégularités” et a appelé la CSJ à examiner tous les recours “rapidement et de façon transparente”.
La CSJ a déjà l’objet de critiques. Fin novembre les missions de l’Union Européenne (UE) et du Centre Carter ont dénoncé son “manque de transparence” en matière de contentieux électoraux. Jusqu’au 28 octobre, la Cour suprême comptait sept magistrats, mais le président Kabila en a nommé de nouveaux pour arriver à un total de 27.
© 2011 AFP

5. RDC: des irrégularités dénoncées lors de la présidentielle, retour au calme à Kinshasa
KINSHASA (AFP) – 11.12.2011 12:51
La situation restait tendue samedi en République démocratique du Congo, surtout à Kinshasa, où des violences ont fait au moins quatre morts après la réélection contestée de Joseph Kabila, et où le pouvoir menace l’opposant Etienne Tshisekedi pour s’être autoproclamé président.
Les observateurs du Centre Carter ont estimé dans un communiqué publié samedi soir que le processus de compilation des résultats “n’était pas crédible”.
Mais l’ONG de l’ancien président américain Jimmy Carter a évité de conclure que les irrégularités relevées suffisaient à remettre en cause l’arrivée en tête de la présidentielle du 28 novembre du président sortant Joseph Kabila.
Après deux jours de violences qui ont fait au moins quatre morts à Kinshasa, la situation y était “relativement calme” dimanche, selon une source policière. Les rues étaient plus animées et les forces de police plus discrètes.
Les taxis “ont repris timidement. C’est un jour sacré, les gens doivent aller à l’église. Le travail devrait reprendre lundi”, a ajouté cette source.
Dans la nuit de samedi à dimanche, toutefois, une tentative d’évasion de la prison militaire Ndolo, au centre de la capitale, a fait trois morts et 4 blessés, selon une source de sécurité.
Les 70 observateurs du Centre Carter ont noté des “irrégularités graves” dans le fonctionnement des Centres locaux de compilation (CLCR), chargés de rassembler les résultats des quelques 64.000 bureaux de vote répartis dans 169 circonscriptions.
Le processus de compilation s’est avéré particulièrement problématique à Kinshasa, favorable à M. Tshisekedi, et Lubumbashi (au Katanga, sud-est), où M. Kabila a fait des scores très élevés.
Selon le Centre Carter, “les déficiences généralisées se sont déclinées à l’extrême dans ces deux sites”.
Dans la capitale, “près de 2.000 plis de résultats de bureaux de vote ont été perdus (représentant à peu près 350.000 électeurs) et ne seront jamais comptés”, ainsi que 1.000 autres plis perdus dans le reste du pays (environ 500.000 électeurs), révèle l’ONG.
Les résultats de la Céni “relèvent plusieurs données qui manquent de crédibilité”, particulièrement au Katanga.
L’ONG cite le cas de la circonscription de Malemba-Nkulu, où tous les 493 bureaux de vote ont été pris en compte, le taux de participation est de 99,46%, et M. Kabila totalise 100% des voix.
Dans de nombreux bureaux du Katanga, M. Kabila récolte 100% des suffrages, avec des taux de bureaux compilés et de participation très hauts.
En revanche, à Kinshasa notamment, les taux de compilation et de participation sont souvent plus faibles. Ainsi, dans la circonscription de Lukunga, seuls 1.709 bureaux (sur 2.593) ont été pris en compte, avec 386.288 votants sur 833.513 inscrits.
Dans la province du Kasaï occidental (centre), où M. Tshisekedi a souvent obtenu des très bons scores, “dans 11 des 12 CLCR le taux de participation était inférieur à la moyenne nationale”, qui a été de 58,81%.
Le Centre Carter a observé dans plusieurs CLCR des sacs de bulletins “empilés dans tout espace disponible ou renversés sur le sol où ils étaient piétinés”, et à Kinshasa des fiches de résultats “ont été mises à sécher sur un étendoir” après une forte pluie. Mais ces constations “ne remettent pas en cause l’ordre des résultats des (11) candidats tels qu’annoncés par la Céni”, conclut l’ONG.
La France a jugé la situation “explosive” en République démocratique du Congo après l’annonce de la réélection du président Joseph Kabila qui a entraîné des violences à Kinshasa, alors que le Centre Carter a relevé des “irrégularités graves” au cours du processus électoral
“La situation est explosive. J’en ai parfaitement conscience, parce que la tentation de recours à la violence est extrêmement forte, donc nous essayons de faire tout notre possible pour l’éviter”, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé à des médias français.
Les candidats et partis ont jusqu’à mardi pour déposer des recours devant la Cour suprême de justice, qui a pris le relais de la Céni et doit proclamer officiellement le nom du vainqueur le 17 décembre.
© 2011 AFP

6. RDC: Kabila admet des “erreurs” qui n’invalident pas la présidentielle
KINSHASA (AFP) – 12.12.2011 15:08
Le président réélu de la RD Congo (RDC), Joseph Kabila, a reconnu lundi des “erreurs” lors de la présidentielle du 28 novembre mais a estimé qu’elles n’invalidaient pas les résultats du scrutin, rejetés par l’opposition qui pourrait appeler à des “marches pacifiques” pour protester.
“Y a-t-il eu des fautes, des erreurs ? Bien sûr, comme lors des autres élections sur le continent ou ailleurs. Mais cela jette-t-il un doute sur la crédibilité de ces élections ? Je ne pense pas”, a déclaré le président Kabila lors d’une conférence de presse à Kinshasa selon la BBC qui y assistait.
Il s’agit de la première déclaration du chef de l’Etat sortant, depuis l’annonce vendredi de sa réélection, rejetée par l’opposition et qui a occasionné des violences ayant fait au moins quatre morts à Kinshasa.
Après la mission d’observation du Centre Carter qui a jugé samedi que le processus électoral “manquait de crédibilité” en relevant des “irrégularité graves”, c’est l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, qui a jugé lundi les résultats “non conforme à la vérité”.
© 2011 AFP

7. RDC: l’armée disperse une marche de l’opposition à Lubumbashi, des blessés
LUBUMBASHI (RDCongo) (AFP) – 14.12.2011 15:09
Plusieurs personnes ont été blessées par des soldats de la Garde républicaine mardi à Lubumbashi, dans le sud-est de la RD Congo, lors de la dispersion d’une marche “pacifique” de cadres locaux du parti de l’opposant Etienne Tshisekedi, a constaté l’AFP.
Encadrés par la police, une trentaine de responsables locaux de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont marché vers le palais de justice pour dénoncer la fermeture depuis plusieurs jours de leur siège après des violences avec des partisans du président Joseph Kabila.
La police a été débordée quand 200 à 300 habitants se sont mis à suivre et soutenir le groupe, provoquant l’intervention musclée -sans tirs- de la Garde républicaine pour disperser les responsable de l’UDPS, dont plusieurs ont été blessés.
“C’était une marche pacifique (…) Nous avons été surpris de voir un arsenal militaire déployé devant nous. La Garde républicaine est intervenue brutalement, on a violenté des personnes”, a dénoncé Fabien Mutomb, vice-président de l’UDPS de la province du Katanga, dont Lubumbashi est le chef-lieu.
Mardi à Bukavu et Goma, dans l’est du pays, des marches “pacifiques” de l’opposition ayant rassemblé respectivement 500 et 100 personnes environ, ont également été dispersées par la police. Les maires de ces villes avaient interdit les marches organisées pour protester contre la réélection de M. Kabila.
Arrêtés mardi à Goma lors de la marche, le responsable local de l’UDPS, deux membres de son parti et deux autres d’un mouvement allié ont été placés en détention mercredi, a-t-on appris de source policière.
© 2011 AFP

8. BREVES: RDC: les avocats d’un candidat dénoncent une “parodie de justice”
KINSHASA (AFP) – 15.12.2011 18:55
Les avocats du candidat à la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) Vital Kamerhe, qui demande l’annulation du scrutin pour fraudes, ont dénoncé jeudi “une parodie de justice” et ont quitté l’audience de la Cour suprême de justice (CSJ)
L’Afrique du Sud juge “globalement ok” les élections en RDC
PRETORIA (AFP) – 15.12.2011 17:36
L’Afrique du Sud, contrairement aux Etats-Unis ou l’Union européenne, a jugé jeudi “globalement ok” les élections en République démocratique du Congo (RDC) ayant confirmé Joseph Kabila au pouvoir, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane.
© 2011 AFP

Un agent électoral devant des urnes le 5 décembre 2011 à Lubumbashi
Un agent électoral devant des urnes le 5 décembre 2011 à Lubumbashi

Des agents de la Commission électorale congolaise le 3 décembre 2011 à Kinshasa
Des agents de la Commission électorale congolaise le 3 décembre 2011 à KinshasaDes forces de l'ordre congolaises montent la garde près du quartier général du parti de l'opposant
Des forces de l’ordre congolaises montent la garde près du quartier général du parti de l’opposant Etienne Tshisekedi

Des partisans d’Etienne Tshisekedi le 9 décembre 2011 à Kinshasa
Des partisans d'Etienne Tshisekedi le 9 décembre 2011 à KinshasaDes policiers en patrouille le 8 décembre 2011 à Kibumba à la frontière de la RDC et du Rwanda
Des policiers en patrouille le 8 décembre 2011 à Kibumba à la frontière de la RDC et du Rwanda

La police a interpellé des partisans de l’opposition, le 10 décembre 2011 à Kinshasa
La police a interpellé des partisans de l'opposition, le 10 décembre 2011 à KinshasaDes supporters du président sortant Joseph Kabila, le 8 décembre 2011 à Goma, en RDC
Des supporters du président sortant Joseph Kabila, le 8 décembre 2011 à Goma, en RDC

Des partisans d’Etienne Tshisekedide et de l’UDPS, le 14 décembre 2011 à Lubumbashi dans le sud-est de la RD Concgo
Des partisans d'Etienne Tshisekedide et de l'Union pour la démocratie et le progrès social, le 14

1. Presidential DRC: Joseph Kabila gewählt; Tshisekedi ernannte sich selbst zum Präsidenten
Kinshasa (AFP) – 2011.09.12 21.05
Der scheidende Präsident der Demokratischen Republik Kongo Joseph Kabila war als Sieger der Präsidentschaftswahlen von der Wahlkommission ernannt worden, aber sein Rivale Etienne Tshisekedi erklärte sich sofort selber zum “gewählten Präsidenten”, und erste gewalttätige Zwischenfälle wurden aus Kinshasa berichtet .
Joseph Kabila, 40 Jahre – erstmals 2006 gewählt – gewann mit 48,95% der Stimmen (8.880.994 Stimmen) vor dem gegnerischen 78-jährigen Etienne Tshisekedi, der 32,33% der Stimmen erreichte (5.864.775 Stimmen), nach vorläufigen Zahlen von der Unabhängigen Nationalen Wahlkommission (INEC), mit drei Tagen Verspätung zur Verfügung gestellt.
Von den 32.024.640 registrierten Wähler stimmten 18.911.752, eine Wahlbeteiligung von 58,81%, mit 18.143.104 abgegebenen gültigen Stimmen. Diese Ergebnisse müssen durch den Obersten Gerichtshof (SCJ), der die Gewinner am 17. Dezember endgültig benennen wird, validiert werden.
In einer Erklärung an AFP hat Etienne Tshisekedi die Ergebnisse der INEC abgelehnt und ernannte sich selbst zum “gewählten Präsidenten der DR Kongo.”
“Ich halte (die Ergebnisse der INEC) als eine echte Zumutung für unser Volk und ich sie lehne sie insgesamt ab. Deshalb halte ich mich ab dem heutigen Tag für den gewählten Präsident des Kongo”, sagte Mr. Tshisekedi.
“Es gibt nicht zwei Präsidenten. Wir haben PV (Protokolle), die deutlich zeigen, dass ich bei weitem gewinne”. Mr. Tshisekedi hat seine eigene Partitur gegeben: “54% der Stimmen für mich gegen 26% für Herrn Kabila.”
Er forderte die kongolesische Bevölkerung auf, hinter ihm “vereint zu bleiben” “im Angesicht der Ereignisse, die folgen”, sagte er und hat die Öffentlichkeit aufgefordert, zu “bleiben ruhig und gelassen.” Er rief die internationale Gemeinschaft auf, sicherzustellen, dass “das Blut der kongolesischen Menschen auf dem Boden dieses Landes nicht mehr fließt.”
Auf dem Kanal France 24, weigerte er sich den Sieg von Joseph Kabila vor dem CSJ (Oberstes Gericht) zu beklagen.
“Es gibt keine Gerechtigkeit in Kabila. Dieses Gericht ist eine private Institution von Herrn Kabila. Wir können ihnen nicht die Ehre erweisen, zu ihnen (den Richtern des Gerichts) zu gehen. Es gäbe ihnen eine gewisse Legitimität. Ich werde es nie tun”, sagte er.
Kurz nach der Wahl am 28. November, Herr Tshisekedi drohte, ein “Slogan” (Marschbefehl) zu starten, wenn (Präsident) Kabila nicht einhalten würde “den Willen des Volkes.”
Auf Platz 3 (7,74%) durch INEC, der Gegner Vital Kamerhe wies auch “kategorisch” die Ergebnisse zurück und erkannte den Sieg von Tshisekedi an.
In einigen Gebieten von Kinshasa, unter starker polizeilicher und militärischer Überwachung seit Dienstag, brachen ein paar Zwischenfälle aus und Schüsse waren zu hören Freitag kurz nach der Ankündigung des Sieges von Kabila, laut Journalisten von AFP. Einige begrenzte Plünderungen fanden auch statt.
Keine größeren Zwischenfälle wurden bisher im Rest des Landes gemeldet.
“Sie gehen im Jahr 2016”
Zeichen der Angst, Belgien, ehemalige Kolonialmacht, hat zur Vermeidung von Gewalt aufgerufen, während Paris die kongolesischen Behörden aufgefordert hat zur “Aufrechterhaltung der öffentlichen Ordnung unter Wahrung der Rechtsstaatlichkeit” ohne Erwähnung des Sieges von Joseph Kabila.
Das Vereinigte Königreich sagte, er sei “besorgt” über einen Verdacht auf “Unregelmäßigkeiten” und rief die CSJ auf, alle Möglichkeiten zu prüfen “schnell und nahtlos.” Die Europäische Union hat für Ruhe aufgerufen und jede Streitigkeit über die Ergebnisse “über legale Kanäle auszutragen.”
“Diese zweite Wahl in einem Land, das Chaos erlebt hat (Kriege von 1996 bis 2003, wo fast 5 Millionen Menschen starben), niemand konnte es glauben,” für seinen Teil startete der Vorsitzende der INEC, Pastor Daniel Ngoy Mulunda, und gab “Au Wiedersehen in 2016” , offenbar ohne zu warten auf das Urteil der CSJ.
Vor Abgabe der endgültigen Entwurf des INEC, erklärte Pastor Mulunda und begründet ausführlich die Arbeit seines Ausschusses in den letzten sieben Monaten.
“Es ist ein Wunder, diese kongolesischen Wahlen. Die INEC hat gehandelt in völliger Unabhängigkeit, Neutralität und Unparteilichkeit , um freie und transparente Wahlen zu organisieren”, sagte er.
Das vorläufige Ergebnis der Parlamentswahl, die gleichzeitig stattfand, wird voraussichtlich Mitte Januar kommen. Die doppelte Stimmabgabe begann einen Zyklus von Wahlen (Provinz-, Senats-und lokaler Ebene), die sich bis zum Sommer 2013 fortsetzen müssen.
© 2011 AFP

2. PORTRAIT Kabila: ein diskretes Staatsoberhaupt, an der Macht seit 10 Jahren
Kinshasa (AFP) – 2011.09.12 03.57
Joseph Kabila, Sohn eines ehemaligen, mit Waffen Präsident gewordenen Rebellen, selber zum ersten Mal im Jahre 2006 Vorsitzender der Demokratischen Republik Kongo geworden, gelang Freitag der “Doppelpass”. Der Kandidat musste zwar schwitzen, “Kabila 2” scheint aber immer noch ein Mysterium zu bleiben, und auch weit entfernt.
Joseph Kabila wurde zum Sieger der Präsidentschaftswahl 2011 erklärt, von der Unabhängigen Nationalen Wahlkommission (INEC).
Während des Wahlkampfes, mit einem großen Budget, besuchte er alle 11 Provinzen. Wir haben sein Gesicht überall auf Plakaten gesehen und im nationalen Fernsehen, das jeder seiner Bewegungen auf seinen Reisen folgte.
Im Jahr 2001, im jungen Alter von 30 , wird er an der Stelle seines ermordeten Vaters installiert. Die internationale Gemeinschaft sagt nicht ein Wort.
Zehn Jahre später hat er, den seine Anhänger “Rais” nennen, sicherlich an Vertrauen gewonnen, auch an Glätte, bleibt aber weit von dem überwältigenden Bild seines Vaters entfernt, Laurent Kabila, ein Rebell, der Ende 1997 mit Gewalt 32 Jahre Mobutudiktatur beendete, bevor er im Jahr 2001 ermordet wurde.
Kabila junior, er, kultiviert stattdessen das Mysterium, hinter einem gemessenen Lächeln.
Nachdem er auf dem Stuhl seines Vaters saß, gewinnt der junge Kabila schließlich seine “Streifen Wahlen” im Jahr 2006, gewinnt breit (58,05%) in der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen gegen Jean-Pierre Bemba, der heute beim Internationalen Strafgerichtshof einsitzt.
In Lulenge geboren im Gebiet Fizi (Süd-Kivu), eine Hochburg der Widerstandsgebiete von seinem Vater, kam Kabila junior im Alter von 5 Jahren ins Exil nach Tansania, wo er die meiste Zeit seiner Jugend verbrachte.
Vom Ausbruch des Krieges gegen Mobutu im September 1996 an trat er seinen Vater bei und der junge Rebell entwickelt sich im Schatten von James Kabarebe, einem ruandischen Militär, der die Armee von Laurent Kabila senior nach Machtantritt Mai 1997 befehlen wird.
Nun zum Generalmajor hochkatapultiert, fährt Joseph Kabila nach China für die militärische Ausbildung, kommt aber eilig zurück, weil ein neuer Aufstand im August 1998 ausbricht, die Prämisse eines regionalen Krieges, der bis 2003 dauern wird.
Nach einem schwierigen Übergang, in 2003 ins Leben gerufen, in dem er lebt mit vier Vizepräsidenten, darunter zwei ehemalige Rebellen, wurde er im Jahr 2006 mit Versprechen von Frieden und Wiederaufbau erstmals gewählt.
Zu Beginn seiner Kampagne für eine zweite Amtszeit sagte er, “sicher” zu sein nicht zu verlieren, “ohne falsche Bescheidenheit, es ist positiv.”
Seine Kritiker werfen ihm vor, er fahre eine “Diktatur”, “eine Pseudo-Demokratie, wo die Macht die Flexibilität hat, um die Menschen zu terrorisieren”, sagt ein enger Freund des Konkurrenten Etienne Tshisekedi.
Wenn einige eine “parallele Regierung” denunzieren, nannte er das “Gerüchte” und bat um Beweise.
In Zeremonien außerhalb Afrikas fühlt er sich unwohl, lieber wird er zu “seinen” Provinzen gehen, vor allem zu Baustellen, Helm auf dem Kopf.
Seine Interviews in internationalen Medien und Pressekonferenzen sind selten: in den letzten drei Jahren hat er nur zwei im Frühjahr 2009 und 18. Oktober gemacht, in denen er sprach zuerst in perfektem Englisch, Erinnerung seines Exils in Tansania. Er ist Meister in Swahili, die Sprache des Ostens, zögert aber in Lingala, gesprochen im Westen.
Es wird gesagt, er ist Fan von Videos und Autos, wird oft gesehen am Steuer seines eigenen gepanzerten 4X4 in Kinshasa, inmitten einer Vielzahl von anderen Fahrzeugen.
Joseph Kabila ist verheiratet mit zwei Kindern, Sifa, 13 Jahre alt, und Laurent-Désiré Junior, drei Jahre.
© 2011 AFP

3. PORTRAIT – Etienne Tshisekedi, der alte kongolesische Gegner, der niemals aufgibt
Kinshasa (AFP) – 2011.09.12 07.18
KO gegangen, steht er auf. Freitag offiziell besiegt von Joseph Kabila laut der Wahlkommission, hat Etienne Tshisekedi den Ring nicht verlassen: mit 78 wird er bis zum Ende gehen, auch als selbsternannter Präsident der Demokratischen Republik Kongo.
Etienne Tshisekedi wa Mulumba hat keine Divisionen, aber er stützt sich auf das Volk, das ihn schon “proklamierte”, wie er zu sagen pflegt.
Er polterte gestern gegen den Marschall-Präsident Mobutu, jetzt wirft er den Fehdehandschuh vor den scheidenden Präsidenten Kabila und nennt sich selber “gewählter Präsident”, trotz einer Differenz von 3 Millionen Stimmen.
-siehe Artikel #1 –
Nach seiner Rückkehr Ende 2010 nach drei Jahren des medizinischen Exils ist er intakt, aber die Schultern sind leicht gebeugt und sein Lächeln wurde immer knapper in seinem immer noch rundlichen Gesicht.
Hinter dieser scheinbaren Einfachheit verbirgt sich ein starker Charakter. Und stur: Im Jahr 2006 hatte er die Präsidentschaftswahlen , bereits mit Joseph Kabila, boykottiert. Im Jahr 2011 lehnte er einen Einheitskandidaten der Opposition ab … andere als er jedenfalls.
Die ersten Ergebnisse am 2. Dezember lehnt er sofort ab und droht mit einem “Aufruf” an seine “Kämpfer”.
Der letzte Tag der Kampagne am 26. November, während seine Anhänger mit Tränengas in der Nähe des Flughafens der Hauptstadt 8 Stunden lang zerstreut werden, sitzt er teilnahmslos in seinem Auto, von der Polizei umgeben.
Hartnäckig verweigerte er sich auch dem “Verhaltenskodex” “der Besänftigung” für die Wahlen und Anfang November rief er seine Anhänger auf, die Gefängnisse zu “zertrümmern”, um “Kämpfer” seiner Partei, die UDPS, zu befreien.
Geboren 14. Dezember 1932 in Kananga im Westen Kasai (Mitte), wurde er mit 29 Jahren der erste Doktor des Rechts des unabhängigen Kongo.
Er ist ein Student, als der junge Oberst Joseph-Desire Mobutu den Präsidenten Joseph Kasa und Premierminister Patrice Lumumba “neutralisiert”.
Seitdem verlässt er nie die Politik. Als “Kommissar für Justiz” unterzeichnete er im Januar 1961 den Haftbefehl gegen Lumumba, der kurz darauf ermordet wurde.
Nach dem Putsch von Mobutu in November 1965 verbindet er die Portfolios Innen-, Justiz und Plan in seiner Person im Jahr 1968, mit dem Titel Erster Sekretär der Volksbewegung für die Revolution (MPR), der Partei Mobutus. Er wurde 1970 als Abgeordneter gewählt.
Im Jahr 1980, der Bruch. In einem offenen Brief an den Marschall prangerte er die Exzesse des Regimes von Raubrittern an und geht ins Gefängnis.
Freigelassen im Jahr 1982 gründete er mit anderen die Union für Demokratie und sozialen Fortschritt (UDPS), die acht Jahre später die erste Oppositionspartei gegen die MPR wurde, nach der Einführung des Mehrparteien-Politik.
Von einer ‘Souveränen Nationalen Konferenz für einen Zeitraum von demokratischen Übergang’ wurde Tshisekedi 15. August 1992 zum Premierminister gewählt. Er bleibt es sieben Monate.
Nach dem Sturz des Mobutu im Jahre 1997 opponiert er schnell gegen Kabila, wie jetzt gegen seinen Sohn und Nachfolger Joseph, seit der neue Übergang begann im Jahr 2003 nach einem Krieg von fast 5 Jahren.
Er ist Unterzeichner der globalen Übergangsvereinbarung, aber er weigert sich, sich an der Regierung zu beteiligen und verlagert sich in die Rolle des unbeugsamen Gegners.
Am Ende seiner “Niederlage” hat die “Sphinx von Limete”, nach seinem Kinshasa-Hauptquartier benannt, nicht die Handschuhe hingehängt und will gar nichts über eine mögliche Berufungsklage beim Obersten Gerichtshof hören. “Eine private Einrichtung von Herrn Kabila,” sagt “der Mann, der Präsident werden wollte.”
© 2011 AFP

4. Presidential DRC: tödliche Zwischenfälle in der Zeit nach einem umstrittenen Ergebnis
Kinshasa (AFP) – 10.12.2011 17.04 Uhr
Die Spannung stieg Samstag in der Demokratischen Republik Kongo, insbesondere in Kinshasa, wo die Gewalt zu mehreren Todesfällen führte nach der umstrittenen Wiederwahl von Joseph Kabila.
Es war schwierig, eine Aufzeichnung der Ereignisse zu etablieren, die in der Nacht von Freitag auf Samstag kamen, nachdem die Ergebnisse der Wahlkommission (INEC) angekündigt wurden. Es wurden über sechs Todesfälle in der Hauptstadt gemeldet.
Andere Quellen von der AFP konsultiert sprechen über zwei Todesfälle, ein Kind und ein Polizist.
In einem Krankenhaus im Stadtteil Lukunga (westlich von Kinshasa) ein AFP-Fotograf sah einen Mann in seinen Zwanzigern in den Kopf geschossen.
“Kin” (Spitzname von Kinshasa) wird von der Polizei, Militär und Elementen der Republikanischen Garde durchzogen, laut Journalisten von AFP.
Fast kein Taxi oder Fahrzeuge zu sehen, Tankstellen, wie viele Geschäfte, von denen einige am Freitag Abend geplündert wurden, sind geschlossen. Man konnte hören ein paar vereinzelte Schüsse bis in in die Mittagszeit.
In Bumbu (Mitte) sekundierten mit Baseballschlägern bewaffnete Zivilisten die Polizisten, die Verhaftungen robust durchführte.
Anwohner beschuldigen Polizei des Diebstahls. “Die Regierung erzählte uns, ruhig zu arbeiten. Aber wie können sie uns so berauben?” , sagt ein Verkäufer von Brot, dem die Kasse gestohlen wurde.
In Limete (Ost), Hauptquartier von Etienne Tshisekedi, ein Zeuge sagte der Nachrichtenagentur AFP, dass “Kämpfer” (Militante) dessen Partei (UDPS) waren bewaffnet mit Kalaschnikows.
Es ist aus dieser Gegend, dass der 78-jährige Gegner sich selbst “president elect” der DRC erklärte am Freitagabend. In der Ablehnung “im Block” des Ergebnisses der INEC, gab er seine eigenen Resultate: 54% der Stimmen für ihn gegen 26% auf Joseph Kabila.
Er rief das Volk zur Einheit hinter ihm auf, aber auch zu Ruhe und Gelassenheit.
In einer ersten Reaktion nannte Regierungssprecher Lambert Mende Samstag den Aufruf “Gesetzesbruch” und “Untergrabung der Verfassung.”
“Wir verurteilen entschieden die Selbstproklamation (als gewählter Präsident) von Herrn Etienne Tshisekedi (…) Das ist eine unverantwortliche Tat, die die Gesetze der Republik verletzt”, sagte vor Reportern Lambert Mende .
Besorgt über die Gewalt, die internationale Gemeinschaft, Washington, London, Brüssel und Paris, haben für Dialog und Frieden aufgerufen und “legale Mitteln” zu verwenden, wenn sie die Ergebnisse in Frage stellen wollen. Die 11 Kandidaten haben 48 Stunden, um gerichtlich Einspruch zu erheben.
Aufruf zur Besonnenheit, der UNO-Generalsekretär Ban Ki-moon forderte “alle Streitigkeiten über die vorläufigen Wahlergebnisse friedlich durch Mediation und die existierenden rechtlichen Mechanismen zu lösen.”
Seit Freitag hat der Supreme Court of Justice (SCJ) das Dossier von der INEC übernommen und offiziell verkündet den Gewinner am 17. Dezember.
Etienne Tshisekedi hat eine Berufung auf den SCJ ausgeschlossen, beschrieb sie als “private Institution von Herrn Kabila.”
Das Vereinigte Königreich sagte, es sei “besorgt” über einen Verdacht auf “Unregelmäßigkeiten” und rief die CJS auf, alle Möglichkeiten zu prüfen “schnell und nahtlos.”
Das CSJ wurde schon kritisiert. Ende November haben die Europäische Union (EU) und das Carter Center seine “mangelnde Transparenz” in Wahlstreitigkeiten angeprangert. Bis 28. Oktober hatte der Supreme Court sieben Richter, aber Präsident Kabila hatte neue berufen, nun sind es insgesamt 27.
© 2011 AFP

5. DR Kongo: angeprangerte Unregelmäßigkeiten bei der Präsidentschaftswahl, eine Rückkehr zur Ruhe in Kinshasa
Kinshasa (AFP) – 2011.11.12 24:51
Die Situation blieb angespannt Samstag in der Demokratischen Republik Kongo, insbesondere in Kinshasa, wo Gewalt zu mindestens vier Toten nach der umstrittenen Wiederwahl von Joseph Kabila führte. Carter Center Beobachter haben in einer Erklärung geschätzt, dass der Prozess der Erstellung der Ergebnisse “nicht glaubwürdig” war.
Aber die NGO des ehemaligen US-Präsidenten Jimmy Carter hat den Schluss vermieden, dass die Unregelmäßigkeiten ausreichen, um in Frage zu stellen den Sieg amtierenden Präsidenten Joseph Kabila wurden vermieden.
Nach zwei Tagen der Gewalt mit mindestens vier Toten in Kinshasa, die Situation “relativ ruhig” am Sonntag war, teilte die Polizei mit. Die Straßen waren animierter und die Polizei mehr diskret.
“Taxis haben zaghaft wieder aufgenommen. Es ist ein heiliger Tag, Menschen müssen in die Kirche gehen. Die Arbeiter sollen am Montag wieder aufzunehmen”, sagte die Quelle.
In der Nacht von Samstag auf Sonntag wurden aber bei einem Versuch, aus dem Militärgefängnis Ndolo im Zentrum der Hauptstadt zu entkommen, drei Menschen getötet und vier verwundet, Sicherheits-Quellen sagten.
Die 70 Beobachter aus dem Carter Center bemerkten “schwere Unregelmäßigkeiten” im Betrieb der Zentren vor Ort (CLCR), verantwortlich für die Zusammenstellung der Ergebnisse der rund 64.000 Wahllokale in 169 Wahlkreisen. Der Vorgang ist besonders problematisch in Kinshasa, zu Gunsten von Herrn Tshisekedi, und in Lubumbashi (Katanga, im Südosten), wo Herr Kabila hat eine sehr hohe Punktzahl.
Nach dem Carter Center: “weit verbreitete Mängel, mit Extreme in beide Standorte.”
In der Hauptstadt “fast 2.000 Listen der Ergebnisse der Wahllokale gingen verloren (das entspricht etwa 350.000 Wähler) und werden nie gezählt werden”, und weitere 1.000 gingen verloren im Rest des Landes (etwa 500.000 Wähler), so die NGO.
Die Ergebnisse der INEC “sind Daten, denen die Glaubwürdigkeit fehlt”, vor allem in Katanga.
Die NGO zitiert den Fall des Wahlkreises von Malemba Nkulu, wo alle 493 Wahllokalen berücksichtigt worden sind: Wahlbeteiligung 99,46% und Herr Kabila hat 100% der Stimmen.
In vielen Büros von Katanga, Kabila erntet 100% der Stimmen, bei extrem hohen Wahlbeteiligungen.
Doch vor allem in Kinshasa, sind die Raten der Zusammenstellung und die Teilnahme oft niedriger. Im Wahlbezirk von Lukunga wurden nur 1.709 Wahlbüros (von 2593) eingerechnet, mit 386.288 registrierten Wähler von 833.513.
In der Provinz Kasai Occidental (Mitte), wo Herr Tshisekedi oft sehr gute Noten erhalten hat, “in 11 von 12 CLCR-Rechnungen die Wahlbeteiligung lag unter dem nationalen Durchschnitt”, der 58,81% war.
Das Carter Center hat in mehreren Büros der CLCR Stimmzettel gesehen “in jeden verfügbaren Raum gestapelt oder verschüttet auf dem Boden, wo sie waren mit Füßen getreten” (siehe Fotos), und in Kinshasa Ergebnislisten “wurden zum Trocknen auf eine Wäscheleine gehängt” nach einem schweren Regen . Aber diese Ergebnisse “nicht in Frage stellen die Reihenfolge der Ergebnisse (11) Kandidaten, wie durch INEC angekündigt”, schließt der NGO.
Frankreich findet die Lage “explosiv” in der Demokratischen Republik Kongo. “Die Situation ist explosiv. Ich bin dessen sehr wohl bewusst, denn die Versuchung zur Gewalt ist extrem hoch, so dass wir alles versuchen, was wir tun können, um sie zu vermeiden”, sagte am Sonntag der Französisch Außenminister Alain Juppé, nach Französisch-Medien.
© 2011 AFP

6. DR Kongo: Kabila räumt “Fehler” ein, die die Wahlen nicht ungültig machen
Kinshasa (AFP) – 2011.12.12 03.08
Der wiedergewählte Präsident des Kongo (DRK) Joseph Kabila räumte Montag “Fehler” während der Präsidentschaftswahlen vom 28. November ein, aber fühlte sie nicht zum Erlöschen der Wahlergebnisse zwingend; die Opposition will mit “friedlichen Märschen” protestieren.
“Es gab Fehler, Irrtümer? Natürlich, wie in anderen Wahlen auf dem Kontinent oder anderswo. Aber wirft das Zweifel auf die Glaubwürdigkeit dieser Wahlen? Ich glaube nicht,”, sagte Präsident Kabila im Rahmen einer Pressekonferenz in Kinshasa nach Angaben der BBC, die anwesend war.
Dies ist die erste Aussage des scheidenden Staatsoberhauptes seit der Ankündigung seiner Wiederwahl Freitag, zurückgewiesen von der Opposition, und der folgenden Gewalt mit mindestens vier Toten in Kinshasa.
Nach der Beobachtermission des Carter Center, die am Samstag entschieden hatte, dass dem Wahlprozess “Glaubwürdigkeit fehlte” unter Hinweis auf “ernste Unregelmäßigkeiten”, sagte der Erzbischof von Kinshasa, Kardinal Laurent Monsengwo, am Montag, die Ergebnisse entsprächen “nicht der Wahrheit.” Die Europäische Union äusserte sich auch dementsprechend
© 2011 AFP

7. DR Kongo: Armee zerstreut einen Marsch der Opposition in Lubumbashi, Verwundete
Lubumbashi (DR Kongo) (AFP) – 14/12/2011 15.09
Mehrere Menschen wurden von Soldaten der Republikanischen Garde am Dienstag in Lubumbashi im Südosten der Demokratischen Republik Kongo verletzt, während der Dispersion eines “friedlichen” Marsches lokaler Parteikader des Gegners Etienne Tshisekedi, hat AFP festgestellt.
Eingerahmt von der Polizei marschierten 30 Führer der Union für Demokratie und sozialen Fortschritt (UDPS) zum Gerichtsgebäude, um gegen die Schließung ihres Hauptquartiers für einige Tage zu protestieren, nach Gewalt mit Anhängern von Präsident Joseph Kabila.
Die Polizei war überfordert, als 200 bis 300 Leute anfingen der Gruppe zu folgen und sie zu unterstützen, was die starke Intervention auslöste – Schüsse der Republikanischen Garde, um die Versammlung der UDPS zu zerstreuen, viele wurden verletzt.
“Es war eine friedliche Veranstaltung (…) Wir waren überrascht, ein militärisches Arsenal vor uns eingesetzt zu sehen. Die Republikanische Garde hat brutal angegriffen Menschen dort,” denunziert Fabien MUTOMB, Vice President der UDPS in der Provinz Katanga, von der Lubumbashi ist die Hauptstadt.
Dienstag wurden in Bukavu und Goma im Osten “friedliche” Märsche der Opposition mit jeweils 500 und 100 Menschen ebenfalls von der Polizei zerstreut. Die Bürgermeister dieser Städte hatten die Demonstrationen, um gegen die Wiederwahl von Herrn Kabila zu protestieren, verboten.
In Goma wurden während des Marsches der örtliche Chef der UDPS, zwei Mitglieder seiner Partei und zwei andere von einer verbündeten Bewegung Dienstag festgenommen und Mittwoch noch festgehalten, sagten Beamte aus Polizei-Quellen.
© 2011 AFP

8. KURZMELDUNGEN : DR Kongo: Anwälte eines Kandidaten sehen eine “Justizparodie”
Kinshasa (AFP) – 15.12.2011 18.55 Uhr
Die Rechtsanwälte des Präsidentschaftskandidaten Vital Kamerhe, der die Nichtigkeitserklärung der Wahl wegen Betrugs fordert, verurteilten Donnerstag “eine Travestie der Justiz” und verließen die Verhandlung beim Obersten Gerichtshof (SCJ).
Südafrika bezeichnet Wahlen in der Demokratischen Republik Kongo “in der Regel OK”
PRETORIA (AFP) – 15.12.2011 05.36 Uhr
Südafrika, im Gegensatz zu den Vereinigten Staaten oder der Europäischen Union, nannte Donnerstag die Wahlen in der Demokratischen Republik Kongo “in der Regel OK”, durch die Stimme des Ministers für auswärtige Angelegenheiten , Maite Nkoana-Mashabane.
© 2011 AFP

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