DR KONGO: WER IST UND WAS WILL DIE REBELLEN-BEWEGUNG M23? — RD Congo, Nord-Kivu : qui est et que veut le M23?

Nord-Kivu : Was will die M23?

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Nord-Kivu : que veut le M23?

Territoire malmené par près de 20 années de conflits ininterrompus, le Nord-Kivu, province de la République démocratique du Congo est aujourd’hui à nouveau convoitée par un groupe rebelle, le M23. Leur surnom fait référence au 23 mars 2009, date à laquelle l’armée congolaise avait signé des accords avec leurs membres pour une meilleure intégration au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo. Pour les rebelles du M23, l’accord n’a pas été respecté. Christophe Boisbouvier, journaliste à Radio France International, éclaire cette situation complexe en trois questions.

10.08.2012 – Propos recueillis par Anna Ravix

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Des mutins du M23 dans le Nord-Kivu (photo AFP)

Qui sont ceux qui composent le M23 et que veulent-ils?

Les gens du M23 sont des anciens rebelles du CNDP (Conseil national pour la défense du peuple) du général Nkunda. Le CNDP était déjà composé d’anciens militaires de l’armée régulière du Congo, c’est à dire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui s’étaient révoltés en 2008 et qui réclamaient déjà à l’époque, ce que réclament aujourd’hui les gens du M23, c’est à dire officiellement de meilleures conditions de recrutement dans l’armée, mais en réalité une meilleure prise en compte de leur communauté, qui est la communauté des Tutsis congolais.

Cette reconnaissance des Tutsis congolais dans la société congolaise est un vieux problème de fond qui remonte aux années Mobutu, et qui n’a jamais été résolu. Il y a même eu, au moment de la deuxième guerre civile en 1998, une chasse aux Tutsis à Kinshasa. C’est donc un problème endémique.
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il y a onze provinces au Congo-Kinshasa, dont la province du Nord-Kivu avec Goma pour capitale. A la tête de chacune de ces provinces, il y a un gouverneur, un parlement, avec des gens élus et des gens nommés. Ce que veulent les membres du M23 c’est une meilleure représentativité à l’intérieur des autorités du Nord-Kivu.
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Des civils fuient les combats vers les camps de réfugiés mis en place par la MONESCO

Quel est le rôle des forces occidentales dans la région?

Elles sont représentées par la MONUSCO, la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo. Globalement, l’intérêt des puissances occidentales est d’éviter une nouvelle guerre dans le Kivu qui est dans une région très dense, abritant l’une des plus fortes densités de population au monde. A chaque fois qu’il y a un conflit, il y a des femmes et des enfants qui sont tués, soit dans le cadre de dégâts collatéraux, soit dans le cadre de massacres en représaille à des attaques précédentes. Donc la première chose que la communauté internationale veut éviter, c’est une répétition, évidemment du génocide rwandais de 1994 mais aussi, des massacres inter-ethniques, comme ceux commis en 1996/1997 au Nord-Kivu et dans la province du Congo Kinshasa lors de l’avancée des troupes rebelles de Kabila-père aidés par l’armée rwandaise, il y a eu des massacres de dizaines de milliers de Hutus rwandais dans cette région. Et puis il y a eu les grand massacres entre Hema et Lemdu, deux communautés un peu plus au Nord, dans l’Ituri, en 2001/2002, massacres pour lesquels Thomas Lubanga vient d’être condamné par la Cour pénale Internationale (CPI).

Tout ça est très présent dans les calculs des occidentaux, d’autant plus que l’un des deux chefs du M23, qui en est en tout cas officieusement le chef, Bosco Ntaganda est poursuivi par la CPI pour avoir participé aux massacres de 2001/2002 au côté de Thomas Lunbanga. Du coup, la communauté internationale soutient les FARDC, et donc Joseph Kabila, le président de la RDC. Kabila a un double avantage, celui d’être le chef d’Etat du pays attaqué par une rébellion, et l’avantage d’avoir en face de lui un groupe armé dont le chef militaire principal est un présumé criminel de guerre poursuivi par la CPI.
Cette position assez forte sur les plans politique et diplomatique met le Rwanda en porte-à-faux par rapport à cette affaire, parce que le Rwanda a beau crier qu’il n’a rien à voir avec le M23, il y a quand même un rapport de l’ONU, publié il y a un mois avec beaucoup de détails, qui accuse les rwandais de soutenir leurs frères Tutsis du M23. Paul Kagamé et sa ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, ont eu beau se défendre d’un tel soutien, les Etats-Unis ont réduit leurs aides à l’armée rwandaise, les britanniques également, or, Washington et Londres sont les deux principaux soutiens politiques du régime rwandais. Mais je ne suis pas sûr que le soutien au M23 soit une décision du président rwandais, je pense que tout ça se passe au niveau des officiers de l’armée rwandaise et de ceux du M23, parce qu’il y a une solidarité entre Tutsis rwandais et Tutsis congolais.
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Une mine clandestine de Coltan dans la région de l’Ituri (photo AFP)

Guerres-civiles, massacres, génocides… Pourquoi cette région est-elle en guerre permanente depuis vingt ans?

Parce qu’il ya pas d’ethnie dominante, il y a une coexistence de nombreuses communautés… Hutu, Tutsi, et autres communautés de l’est du Congo, les Nande, les Hema, les Pendu, vous avez de nombreuses communautés qui coexistent au Nord-Kivu parce que c’est une région très riche à la fois sur le plan minier et sur le plan agricole. Donc une forte densité de population et tout ça rend la région explosive parce qu’évidemment, le partage des richesses minières et le partage du foncier ça fait deux matières explosives.

Derrière ces combats, il y a aussi le contrôle des exploitations clandestines de Coltan (un minerai de tantale servant à la fabrication électronique miniaturisée comme pour les téléphones ou les ordinateurs portables – ndlr), et d’autres métaux rares très très prisés. Il y a une espèce de partage clandestin du territoire entre différents groupes armés, notamment entre les ex-CNDP devenus M23, les Maï-maï, les rebelles Hutu-rwandais et les FARDC qui ont leur propre secteur. Donc vous avez une sorte de partage du gâteau mais évidemment, il s’agit toujours de partages très fragiles parce que vous pouvez avoir une trêve armée qui va durer un an ou deux jusqu’au moment où l’un des groupes armés va se sentir plus fort qu’un autre et rompre la trêve…

source
mutinerie en rd congo

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Nord-Kivu : Was will die M23?

Die Provinz Nord-Kivu im Osten der Demokratischen Republik Kongo das von fast 20 Jahren ununterbrochener Konflikte misshandelte Territorium, wird nun von einer neuen Rebellengruppe begehrt, der M23. Ihr Spitzname bezieht sich auf den 23. März 2009, als die kongolesische Armee Verträge mit Mitgliedern ehemaliger Milizen für deren bessere Integration in die regulären Streitkräfte der Demokratischen Republik Kongo unterzeichnete. Für die Rebellen der Bewegung M23 ist die Vereinbarung nicht eingehalten worden. Christophe Boisbouvier, Journalist bei Radio France International, beleuchtet drei der komplexen Fragen:
2012.10.08 – Interview von Anna Ravix
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Meuterer von M23 in Nord-Kivu (Foto AFP)

Wer sind diejenigen, die die M23 bilden, und was wollen sie?

Die Leute vom M23 sind ehemalige CNDP-Rebellen (Nationaler Rat für die Verteidigung des Volkes) von General Nkunda. Der CNDP bestand früher bereits aus ehemaligen Militärs der kongolesischen Armee, dh der Streitkräfte der Demokratischen Republik Kongo (FARDC), welche im Jahr 2008 revoltierten und bereits zum damaligen Zeitpunkt forderten, was die Leute von M23 heute verlangen, dh offiziell bessere Rekrutierungsbedingungen bei der Armee – aber tatsächlich wollen sie eine bessere Berücksichtigung ihrer Gemeinschaft, die der kongolesischen Tutsis.
Diese Anerkennung der kongolesischen Tutsi in der kongolesischen Gesellschaft ist ein altes grundlegendes Problem schon aud der Ära Mobutu , das nie gelöst wurde. Es gab auch in der Zeit des zweiten Bürgerkriegs, im Jahr 1998, eine Jagd auf Tutsis in Kinshasa . Dies ist also ein endemisches Problem.
Was wir verstehen müssen, ist, dass es elf Provinzen in der DR Kongo gibt, einschließlich der Provinz Nord-Kivu mit Goma als Hauptstadt. An der Spitze jeder Provinz gibt es einen Gouverneur und ein Parlament mit gewählten und mit ernannt Menschen. Die M23 wil eine bessere Repräsentativität in den Behörden der Provinz Nord-Kivu.
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Zivilisten fliehen vor den Kämpfen in Flüchtlingslager von MONESCO

Was ist die Rolle der westlichen Kräfte in der Region?

Sie sind durch MONUSCO, der UN-Mission zur Stabilisierung im Kongo, vertreten. Insgesamt ist das Interesse der Westmächte, einen neuen Krieg in der Region Kivu zu verhindern, in einer sehr dichten Region mit einer der höchsten Bevölkerungsdichten der Welt. Jedesmal wenn es einen Konflikt gibt, werden Frauen und Kinder getötet, entweder durch Kollateralschäden oder durch Massaker als Vergeltung für frühere Angriffe. Das erste, was die internationale Gemeinschaft vermeiden will, ist eine Wiederholung natürlich des 1994 Völkermords in Ruanda, aber auch von inter-ethnischen Massakern, wie sie in 1996/1997 in Nord-Kivu und in der Provinz Congo Kinshasa begangen worden waren, im Zuge des Vormarsches von Kabila-Vater mit Hilfe der ruandischen Armee: da gab es Massaker an zehntausenden von ruandischen Hutus in der Region. Und dann waren da noch die großen Massaker zwischen Hema und Lemdu, zwei Gemeinden ein wenig weiter nördlich in Ituri, in 2001/2002, Massaker, für die Thomas Lubanga vor dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH, ICC) verurteilt wurde .

All dies ist sehr präsent im Kalkül des Westens, vor allem da einer der beiden Führer der M23, in jedem Fall ein Inoffizieller, nämlich Bosco Ntaganda vom ICC u.a. auch wegen der Verbrechen gesucht wird, wegen der Thomas Lunbanga verurteilt worden ist. Als Ergebnis des Kalküls unterstützt die internationale Gemeinschaft die FARDC und damit Joseph Kabila, Präsident der Demokratischen Republik Kongo. Kabila hat einen doppelten Vorteil:er ist das Staatsoberhaupt eines durch einen Aufstand angegriffenen Landes, und ihm gegenüber steht eine bewaffneten Gruppe, deren Führer als mutmaßlicher Kriegsverbrecher vom ICC verfolgt wird.
Diese starke Position auf der politischen und diplomatischen Ebene setzt Ruanda in den Tort in Bezug auf diese Angelegenheit, weil Ruanda schön herumschreien kann, nichts mit dem M23 zu tun zu haben, es aber doch einen UN-Bericht, vor einem Monat mit einer Menge von Details veröffentlicht, gibt, der den ruandischen Tutsi die Unterstützung ihrer Brüder vom M23 vorhält. Paul Kagame und sein Außenminister Mushikiwabo hatten versucht, eine solche Unterstützung zu dementieren, aber die Vereinigten Staaten haben ihre Hilfe für die ruandischen Armee reduziert, die Briten auch, und Washington und London waren die beiden wichtigsten politischen Unterstützer des ruandischen Regimes. Aber ich bin nicht sicher, dass die Unterstützung für M23 eine Entscheidung des ruandischen Präsidenten ist, eher geschieht alles bei den Offizieren der ruandischen Armee und denen des M23, denn es gibt eine Solidarität zwischen den ruandischen Tutsis und den kongolesischen Tutsis.
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Illegale Coltanmine in der Ituri-Region (Foto AFP)

Krieg, Massaker an der Zivilbevölkerung, Völkermorde … Warum ist in dieser Region seit 20 Jahren permanent Krieg?

Da gibt es keine dominierende ethnischen Gruppe, sondern ein Nebeneinander von vielen Gemeinden … Hutu, Tutsi, und anderen Gemeinden im Osten des Kongo, der Nande, Hema, Pendu. Da haben Sie viele Gemeinden, die nebeneinander leben im Nord-Kivu, weil es eine Region ist, die reich sowohl an Bodenschätzen wie für die Landwirtschaft ist. Deshalb ist dort eine hohe Bevölkerungsdichte und alles das macht diese Region explosiv, weil die Verteilung der beiden Reichtümer offensichtlich zwei explosive Materien schafft.
Hinter diesen Kämpfen geht es auch um die Kontrolle des illegalen Abbaus von Coltan (Tantalerz, verwendet, um miniaturisierte Elektronik wie Handys oder Laptops herzustellen – ed) und anderen seltenen Metallen. Es gibt eine Art von geheimer Aufteilung des Gebietes zwischen verschiedenen bewaffneten Gruppen, insbesondere zwischen der CNDP, nunmehr M23, den Mai-Mai, den ruandischen Hutu-Rebellen und der regulären kongolesischen Armee FARDC, die alle ihren eigenen Bereich haben. So haben Sie eine Art von Spaltung des Kuchens, aber offensichtlich ist es immer noch ein sehr fragiles Teilen, weil Sie einen Waffenstillstand ein Jahr oder zwei haben können, bis eine der bewaffneten Gruppen sich stärker als andere fühlt und den Waffenstillstand bricht …

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  1. DR KONGO-OST: KRIEG der M23-REBELLION, MAI MAI, KINDERSOLDATEN, VERGEWALTIGUNGEN – 08/2012- 0/2012 – FOTOS REPORTAGEN — guerre dans l’est du Congo, M23, Maï Maï, recrutement de mineurs, viols, pillages
    Deutsche Texte ganz unten — textes en francais dessous des 12 photos
    1. Der Aufstand in der DRK schafft beunruhigende interkommunitäre Spannungen
    Kinshasa (AFP) – 12.08.2012 09:14 – Von Pierre Briand
    2. In Ost-Kongo zieht der Mai-Mai-Chef Janvier …

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