KLEINE afrikanische FLÜCHTLINGSGESCHICHTEN aus LIBYEN, KONGO, SOMALIA – Trois petites histoires de migrations

1. Eine verfallene Kathedrale, Schutz für die Opfer der Dürre in Somalia
Mogadischu (AFP) – 13.08.2011 11.01 Uhr
Unter den Bögen in Ruinen der römisch-katholischen Kathedrale von Mogadischu, Somalier, die in ganzen Familien fliehen vor Dürre und Hungersnot, haben sich in Notunterkünften aus Lumpen und Plastikfetzen niedergelassen.
2. Nach dem Exil nach Gabun, Kongo-Flüchtlinge auf dem Weg zurück
Libreville (AFP) – 12.08.2011 14:53
“Ich bin glücklich nach Hause zu gehen”, scherzt Colette Bonang, als sechzig kongolesische Flüchtlinge die Lastwagen besteigen, durch den UN-Hochkommissar für Flüchtlinge (UNHCR) für die Rückfahrt gechartert, nach Jahren des Exils in Gabun.
“Ich fahre lieber zurück nach Hause und leide dort, auch wenn es keine Arbeit gibt. Drüben (in Kongo), ist die Familie”, erklärt diese Mutter (38), die ihr Land verlassen hat zu Fuß mit Mann und Kindern im Jahr 1999.

3. Von Tripolis nach Calais: Libyer im Exil
CALAIS (AFP) – 13.08.2011 18:30 Uhr
“Ich möchte in Frieden in Frankreich leben”, sagt Hassan, ein Libyer von 25, der aus seinem Land im Krieg geflohen ist und Zuflucht in Calais gefunden hat, wie viele seiner Landsleute, in der Hoffnung, sich wieder aufzubauen.
Nach einigem Nachdenken nach England zu gehen, änderte er seine Meinung auf den Rat der Filiale des UNHCR (UN-Agentur für Flüchtlinge) in Calais und hat Schritte unternommen, um Asyl in Frankreich zu beantragen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM VORLETZTEN FOTO

=> => RUBRIK MIGRATIONEN in AFRIKANEWS ARCHIV, 125 posts 10/2009 – 12/2013

Cyril Ngado et sa femme Colette Bonanga arrivent à Dolisié, au Congo, le 6 août 2011 après 10 ans d
Foto (c) AFP: Cyril Ngado et sa femme Colette Bonanga arrivent à Dolisié, au Congo, le 6 août 2011 après 10 ans d’exil au Gabon – Cyril Ngado und seine Frau Colette Bonanga bei der Ankunft in Dolisié im Kongo, am 6.August 2011 nach 10 Jahren Exil in Gabun

Un réfugié congolais montre sa carte de séjour au Gabon, le 5 août 2011 à Tchibanga, au Gabon
Foto (c) AFP: Un réfugié congolais montre sa carte de séjour, le 5 août 2011 à Tchibanga, au Gabon – Ein kongolesischer Flüchtling zeigt seine Aufenthaltsgenehmigung, am 5.August 2011 in Tchibanga, Gabun

1. Une cathédrale en ruine, refuge pour les victimes de la sécheresse en Somalie
MOGADISCIO (AFP) – 13.08.2011 11:01
Sous les voûtes en ruine de la cathédrale catholique de Mogadiscio, des Somaliens fuyant par familles entières la sécheresse et la famine se sont installés dans des abris faits de haillons et d bouts de plastique.
Plus de 100.000 personnes ont gagné la capitale somalienne au cours des deux derniers mois à la recherche de nourriture, d’eau et de soins et les camps d’accueil y sont surpeuplés. Du coup, des centaines de gens se sont réfugiés dans la carcasse de la grande église construite par les colons italiens dans les années 1920 et détruite depuis par la guerre.
“On a dû partir parce que tous nos animaux étaient morts”, raconte Numur Moalim, qui a fui la région de Bay, dans le sud du pays le plus gravement touché par la sécheresse dans la Corne de l’Afrique. Il lui a fallu quinze jours de marche pour gagner Mogadiscio avec sa femme et ses cinq enfants.
Dans la cathédrale, partout où l’on pouvait trouver un peu de place, des cabanes ont été construites, coincées entre les blocs de maçonnerie de l’édifice de pierre blanche, toujours impressionnant malgré les destructions. D’autres abris ont poussé dans le cimetière attenant.
“Je ne suis pas venu parce que c’était une église mais parce que j’avais besoin de protection et qu’il n’y avait nulle part ailleurs où aller”, dit M. Moalim.
La sécurité demeure fragile: on entend des coups de feu à proximité, dont l’écho résonne entre les hauts murs de la cathédrale.
Mais le réfugié ne panique pas. Accroupi sur le sol, il tente d’y fixer des branches qui serviront d’armature à sa cabane.
“Nous n’avons rien, mes enfants pleurent parce qu’ils ont faim, mais je n’ai pas eu de nourriture à leur donner”, dit-il en maniant des sacs de plastique et des débris qui doivent servir de toit à son abri.
Au mur, des statues du Christ et de ses disciples, la tête criblée de balles, semblent contempler la foule de gens occupés à survivre dans l’église qui aurait servi de champ de tir aux islamistes du temps de leur occupation des lieux.
Les insurgés ont quitté Mogadiscio début août mais ils contrôlent toujours la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, et la capitale reste une ville extrêmement dangereuse.
Elle fait aussi partie des zones de Somalie que l’ONU a décrétées en état de famine.
“Des gens sont morts dans mon village. Je n’ai pas choisi de venir ici”, dit Huwa Adan Ismail, venue du Bas Shabelle, une autre région frappée par la faim.
Elle se plaint de la pluie qui est tombée à verse au cours des dernières nuits. “On n’a pas de protection contre la pluie, il fait froid”, dit cette mère de sept enfants.
De l’intérieur de la cabane, quelques uns d’entre eux regardent la scène par les trous du mur pendant que leur mère fait bouillir une poêlée de grains sur un feu allumé près d’un pilier de la cathédrale.
“On n’est pas assez aidés”, se plaint Mohamed Ahmed Ali, un des chefs de ce camp de déplacés.
“Des gens viennent pour évaluer la situation, on voit passer des avions au dessus de nos têtes mais on attend toujours la nourriture qu’ils apportent”, dit-il.
© 2011 AFP
Les tentes des réfugiés somaliens devant les ruines de la cathédrale de Mogadiscio, le 12 août 2011
Foto (c) AFP: Les tentes des réfugiés somaliens devant les ruines de la cathédrale de Mogadiscio, le 12 août 2011 – Die Zelte der somalischen Flüchtlinge vor den Ruinen der Kathedrale von Mogadischu, am 12.August 2011

2.Après l’exil au Gabon, des réfugiés congolais sur la route du retour
LIBREVILLE (AFP) – 12.08.2011 14:53
“Je suis contente de rentrer chez moi”, lance Colette Bonanga, au moment où une soixantaine de réfugiés congolais chargent les camions affrétés par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la route du retour, après des années d’exil au Gabon.
“Je préfère encore rentrer souffrir chez moi, même s’il n’y a pas de travail. Là-bas (au Congo), il y a la famille”, explique cette mère de famille de 38 ans, qui avait quitté son pays à pied avec mari et enfants en 1999.
Entre 1997 et 2003, près de 20.000 Congolais avaient fui la guerre civile pour le Gabon voisin. Dans un contexte désormais apaisé, le statut de réfugié des quelque 9.300 Congolais demeurant encore au Gabon a pris fin le 31 juillet.
Le gouvernement gabonais leur demande désormais de choisir entre le rapatriement volontaire au Congo ou la délivrance d’une carte de séjour associée à un statut de migrant.
“Plus de 450 réfugiés ont demandé le rapatriement ces dix derniers jours”, explique Céline Schmitt, porte-parole du HCR, qui offre une prime au retour de 100.000 FCFA (150 euros) par adulte et de 50.000 FCFA par enfant.
“Il y a plus d’engouement pour la carte de séjour que pour le retour”, souligne Mme Schmitt. Au moins 1.700 adultes ont opté pour la carte de séjour, sur laquelle seront aussi inscrits leurs enfants.
Cependant, bien que les accords entre le gouvernement gabonais et le HCR permettent un accès simplifié au précieux sésame, et que le HCR prenne en charge les frais administratifs à hauteur de 150.000 FCFA (228 euros), 168.000 FCFA (256 euros) demeurent à la charge des demandeurs.
Certains réfugiés affirment être contraints de rentrer au pays, faute de pouvoir payer cette somme.
De Tchibanga (sud du Gabon) à Dolisie (centre du Congo), il y a 300 km environ à vol d’oiseau mais plus de dix heures de pistes défoncées.
Beaucoup des réfugiés semblent peu confiants sur ce qui les attend de l’autre côté de la frontière. “Des soudeurs comme moi, là-bas, il y en a plein… Qui dit que j’aurai du travail?”, s’interroge Christ Makanga, 21 ans.
La longue route commence. Après les premières heures de bus et beaucoup de poussière avalée, le convoi passe la frontière dans les cris de joie.
Une fois la barrière franchie, de nombreux ex-réfugiés se précipitent au maki (café africain) du coin pour arroser leur retour avec une bière “100 % congolaise”, payée avec l’argent de l’aide au retour.
Et déjà les bus repartent sur les pistes accidentées. Lors d’un arrêt, des curieux s’approchent des véhicules et apostrophent les voyageurs sur le “retour à cette vie de misère”, persuadés que de l’autre côté de la frontière la vie est forcément plus aisée.
Pour Achille Paka, l’espoir de mieux vivre au Congo semble fondée: militaire avant l’exil, il espère que l’Etat congolais tiendra sa promesse de réintégrer les anciens fonctionnaires: “J’espère pouvoir retrouver mon poste et mon grade comme d’autres avant moi”, raconte-t-il.
Encore quelques heures éprouvantes de route, et le convoi arrive à Dolisie, dans un hôtel dans lequel les nouveaux arrivants se mêlent à ceux du convoi précédent, encore épuisés par la route effectuée en camion.
Le lendemain, certains ignorent encore où ils vont aller, alors que çà et là entre les monts de bagages, les premiers à retrouver leurs familles se jettent dans les bras les uns des autres.
“Le plus important, c’est d’être ensemble, et c’est tellement mieux d’être en plus chez nous”, lance Cyril, le mari de Colette en s’installant avec leurs six enfants dans une petite pièce louée à la hâte. Rien encore n’a été déballé. Pour les anciens réfugiés, tout reste à construire. Une nouvelle fois.
© 2011 AFP
Des réfugiés congolais adressent un signe avant leur départ pour le Congo, le 6 août 2011 à Tchibang
Foto (c) AFP: Des réfugiés congolais adressent un signe avant leur départ pour le Congo, le 6 août 2011 à Tchibanga, au Gabon – Kongolesische Flüchtlinge winken vor ihrer Abfahrt in den Kongo, am 6.August 2011 in Tchibanga, Gabun

3. De Tripoli à Calais: des Libyens racontent leur exil
CALAIS (AFP) – 13.08.2011 18:30
“Je souhaite vivre en France en paix”, explique Hassan, un Libyen de 25 ans qui a fui son pays en guerre et trouvé refuge à Calais, comme plusieurs de ses compatriotes, dans l’espoir de se reconstruire.
Après avoir pensé rallier l’Angleterre, il s’est ravisé sur les conseils de l’antenne calaisienne du HCR (agence des nations unies pour les réfugiés) et a entamé des démarches pour demander l’asile en France.
Ce jeune homme chétif à la peau d’ébène explique calmement avoir fui la Libye après avoir été enrôlé de force dans l’armée. “Je suis contre la guerre, contre tuer des innocents”, explique-t-il.
Lorsque la compagnie pétrolière britannique qui l’employait comme ingénieur a été attaquée par “des jeunes ou des rebelles libyens”, il a dû ramener un des véhicules de l’entreprise à Tripoli. Il a alors été contrôlé par l’armée, “présente partout”, puis enrôlé contre son gré.
Quelques semaines plus tard, il a profité d’une permission pour déserter et embarquer clandestinement pour les côtes italiennes, d’où il a rejoint Rome, puis Marseille, Lyon et enfin Lille, en train.
“Si j’avais refusé de rejoindre l’armée, je serais sous terre. On ne peut pas dire: +non, je n’irai pas dans l’armée de Kadhafi, c’est impossible+”, explique-t-il. “Je n’aurais jamais imaginé quitter mon pays un jour. Je déteste Kadhafi, mais comme tout le monde, je m’étais un peu habitué à la situation”.
Hébergé depuis quelques semaines dans un foyer à Lens, il regarde, dubitatif, une pelleteuse éventrer les vestiges de l’usine désaffectée qui a été son premier refuge à Calais. Ce squatt baptisé “African house” par les dizaines de migrants de passage sera bientôt un quartier d’habitations.
En raison du manque de places en hébergement d’urgence, de nombreux migrants sont contrairement à Hassan sans domicile fixe et subissent “une pression policière importante avec des contrôles répétés de leur identité”, selon Mathilde Tiberghien, du HCR.
“J’ai vécu toute ma vie illégalement, la police me suit partout, j’espère trouver une solution”, explique d’ailleurs Idriss, 30 ans, qui a également fui la Libye, mais avant la guerre, en raison de son opposition au régime. Comme Hassan, il a déposé une demande d’asile.
Il se souvient d’une manifestation, à Londres, où il vivait encore il y a quelques mois. “Nous avons essayé d’écraser l’ambassade libyenne, mais nous avons été repoussés par les policiers britanniques. Au vu de la répression, on ne pouvait pas agir dans la demi-mesure”, s’excuse-t-il presque.
Il est alors contrôlé, et, sans papiers, renvoyé vers la France. Il souhaitait retourner chez lui, ne serait-ce que pour avoir des nouvelles de sa famille, dont il ne savait même pas si elle avait survécu, mais les autorités britanniques ont refusé de le renvoyer en Libye: “trop dangereux”.
Pour lui, “la guerre de l’Otan est insuffisante: tant qu’il n’y aura pas d’opération à terre, ça ne pourra pas marcher”.
En attendant que la situation se stabilise, il a décidé de se reconstruire en France, où il se verrait bien reprendre ses études de journalisme.
Hassan, lui, espère apprendre le français et obtenir le statut de réfugié, pour faire venir sa femme, restée au pays.
© 2011 AFP

Des réfugiés somaliens installés dans les ruines de la cathédrale de Mogadiscio, le 12 août 2011
Foto (c) AFP: Des réfugiés somaliens installés dans les ruines de la cathédrale de Mogadiscio, le 12 août 2011- Somalische Flüchtlinge wohnen in den Ruinen der Kathedrale von Mogadischu, am 12.August 2011

1. Eine verfallene Kathedrale, Schutz für die Opfer der Dürre in Somalia
Mogadischu (AFP) – 13.08.2011 11.01 Uhr
Unter den Bögen in Ruinen der römisch-katholischen Kathedrale von Mogadischu, Somalier, die in ganzen Familien fliehen vor Dürre und Hungersnot, haben sich in Notunterkünften aus Lumpen und Plastikfetzen niedergelassen.
Mehr als 100.000 Menschen haben die somalische Hauptstadt in den letzten 2 Monate auf der Suche nach Nahrung, Wasser und Pflege erreicht und die Auffanglager sind überfüllt. Hunderte von Menschen nahmen Zuflucht im Rumpf der großen Kirche, die von italienischen Kolonisten in den 1920er Jahren gebaut wurde und zerstört nach dem Krieg.
“Wir mussten gehen, weil alle Tiere tot waren”, sagte Numur Moalim, der aus der Bay Region geflohen, im Süden des Landes und am stärksten von der Dürre am Horn von Afrika betroffen. Er brauchte 15 Tage zu Fuß, um Mogadischu mit seiner Frau und fünf Kindern zu erreichen.
In der Kathedrale, überall wo man einen kleinen Platz finden konnte, sind Hütten gebaut worden, eingeklemmt zwischen den Mauerblocks des Gebäudes aus weißem Stein, immer noch beeindruckend trotz der Zerstörung. Andere Schutzhütten sind in dem angrenzenden Friedhof entstanden.
“Ich bin nicht gekommen, weil es eine Kirche war, sondern weil ich Schutz benötigte und man nirgendwo anders hingehen konnte”, sagt Herr Moalim.
Die Sicherheit bleibt noch fragil: Wir hören Schüsse in der Nähe, deren Echo hallt von den hohen Mauern der Kathedrale.
Aber der Flüchtling hat keine Panik. Auf dem Boden hockend, versucht er, Zweige anzubringen, die für seine Hütte als Rahmen dienen sollen.
“Wir haben nichts, meine Kinder weinen, weil sie hungrig sind, aber ich habe nichts, was ich ihnen zu essen geben könnte”, sagte er, schwingt Plastiktüten und Scherben, die seinem Unterschlupf als Dach dienen sollen.
An der Mauer, Statuen von Christus und seinen Jüngern, den Kopf mit Kugeln durchlöchert, scheinen die vielen Menschen zu betrachten, beschäftigt damit in der Kirche zu überleben, die vorher als Schießplatz für die Islamisten gedient haben muss.
Die Aufständischen haben Mogadischu Anfang August verlassen, aber sie haben immer noch die Kontrolle über den größten Teil des südlichen und zentralen Somalia, und die Hauptstadt bleibt eine extrem gefährliche Stadt.
Sie ist auch einer der Bereiche in Somalia, den die UN zum Hungerzone erklärt hat.
“Die Menschen starben in meinem Dorf. Ich konnte nicht wählen, hierher zu kommen”, sagt Adan Ismail Huwa, aus dem Unteren Shabelle, ein weiterer von Hunger betroffener Bereich.
Sie klagt über den Regen, der fiel in Strömen in den letzten Nächten. “Wir haben keinen Schutz gegen Regen, es ist kalt”, sagt die Mutter von sieben Kindern.
Aus dem Inneren der Hütte betrachten einige von ihnen die Szene durch die Löcher in der Wand, während ihre Mutter kocht ein paar Körner auf einem Feuer in der Nähe einer Säule der Kathedrale.
“Uns wird nicht genug geholfen”, klagt Ahmed Mohamed Ali, einer der Chefs in diesem Vertriebenenlager.
“Leute kommen, um die Situation einzuschätzen, wir sehen die Flugzeuge über uns, aber wir warten immer noch auf die Lebensmittel, die sie bringen”, sagt er.
© 2011 AFP

2. Nach dem Exil nach Gabun, Kongo-Flüchtlinge auf dem Weg zurück
Libreville (AFP) – 12.08.2011 14:53
“Ich bin glücklich nach Hause zu gehen”, scherzt Colette Bonang, als sechzig kongolesische Flüchtlinge die Lastwagen besteigen, durch den UN-Hochkommissar für Flüchtlinge (UNHCR) für die Rückfahrt gechartert, nach Jahren des Exils in Gabun.
“Ich fahre lieber zurück nach Hause und leide dort, auch wenn es keine Arbeit gibt. Drüben (in Kongo), ist die Familie”, erklärt diese Mutter (38), die ihr Land verlassen hat zu Fuß mit Mann und Kindern im Jahr 1999.
Zwischen 1997 und 2003 waren fast 20.000 Kongolesen vor dem Bürgerkrieg ins benachbarte Gabun geflohen. Unter den jetzt beruhigten Zuständen endete das Flüchtlingsstatut der rund 9.300 Kongolesen, die immer noch in Gabun leben, am 31. Juli. Die gabunische Regierung fordert sie auf, ab jetzt zwischen der freiwilligen Rückkehr in den Kongo oder der Erteilung eines Aufenthaltstitels als Migrant zu wählen.
“Mehr als 450 Flüchtlinge forderten die Rückkehr in den letzten 10 Tagen”, sagt Celine Schmitt, Sprecher des UNHCR, die eine Prämie anbietet von 100.000 FCFA (150 Euro) pro Erwachsenen und 50.000 FCFA pro Kind, um die Rückkehr zu erleichtern.
“Es gibt mehr Begeisterung für die Aufenthaltserlaubnis als für die Rückkehr”, sagt Frau Schmitt. Mindestens 1.700 Erwachsenen haben sich für die Aufenthaltserlaubnis entschieden, auf der auch ihre Kinder eingetragen sind.
Doch obwohl die Vereinbarungen zwischen der gabunischen Regierung und UNHCR den Zugang zu den wertvollen Dokumenten vereinfacht, und das UNHCR unterstützt die Verwaltungskosten von bis zu 150.000 FCFA (228 Euro), müssen noch 168.000 FCFA (256 Euro) von den Antragstellern getragen werden.
Einige Flüchtlinge bestätigen, sie würden gezwungen, nach Hause zurückzukehren, nicht in der Lage, diesen Betrag zu zahlen.
Von Tchibanga (im Süden Gabuns) zu Dolisie (Zentral Kongo) sind es rund 300 km Luftlinie, aber mehr als 10 Stunden auf stark beschädigten Straßen.
Viele Flüchtlinge scheinen nicht zuversichtlich, was sie erwartet auf der anderen Seite der Grenze. “Schweißer wie mich gibt, gibt es dort viele … Wer sagt, dass ich einen Job haben werde?”, fragt Christ Makanga (21).
Der lange Weg beginnt. Nach den ersten Stunden der Busreise und einer Menge Staub, überquert der Konvoi die Grenze unter Jubelrufen.
Sobald die Schranke hinter ihnen ist, viele ehemalige Flüchtlinge eilen zum maki (afrikanisches Café) an der Ecke, um ihre Rückkehr mit einem Bier “100% kongolesisch” zu begießen, bezahlt mit dem Rückkehr-Geld.
Und schon die Busse fahren wieder ab, auf unbefestigten Wegen. Bei einem Halt, Neugierige nähern sich den Fahrzeugen und sprechen die Reisenden auf die “Rückkehr zu diesem Leben in Elend” an, davon überzeugt, dass auf der anderen Seite der Grenze das Leben jedenfalls leichter ist.
Für Achilles Paka scheint die Hoffnung auf ein besseres Leben im Kongo fundiert zu sein: Militär vor dem Exil, hofft er, dass der kongolesische Staat wird sein Versprechen halten, die ehemaligen Mitarbeiter wieder zu integrieren: “Ich hoffe, ich kann meine Stellung und meinen Dienstgrad wiederbekommen wie andere vor mir”, sagt er.
Noch ein paar Stunden zermürbender Weg, dann kommt der Konvoi in Dolisie in einem Hotel an, in dem die Neuangekommenen mischen sich mit denen des vorherigen Konvois, noch erschöpft von der Reise per LKW.
Am nächsten Tag, einige wissen noch nicht, wohin es geht, während hier und dort zwischen den Bergen von Gepäck, die Ersten finden ihre Familien fallen sich in die Arme.
“Das Wichtigste ist, zusammen zu sein, und es ist viel besser zu Hause”, scherzt Cyril, der Ehemann von Colette mit ihren sechs Kindern in einem kleinen schnell gemieteten Raum. Es ist noch nichts ausgepackt. Für die ehemalige Flüchtlinge bleibt alles aufzubauen. Wieder von vorn.
© 2011 AFP
Hassan, 25 ans, réfugié libyen à Calais, le 10 août 2011
Foto (c) AFP: Hassan, 25 ans, réfugié libyen à Calais, le 10 août 2011 – Hassan (25), libyscher Flüchtling in Calais, am 10.August 2011

3. Von Tripolis nach Calais: Libyer im Exil
CALAIS (AFP) – 13.08.2011 18:30 Uhr
“Ich möchte in Frieden in Frankreich leben”, sagt Hassan, ein Libyer von 25, der aus seinem Land im Krieg geflohen ist und Zuflucht in Calais gefunden hat, wie viele seiner Landsleute, in der Hoffnung, sich wieder aufzubauen.
Nach einigem Nachdenken nach England zu gehen, änderte er seine Meinung auf den Rat der Filiale des UNHCR (UN-Agentur für Flüchtlinge) in Calais und hat Schritte unternommen, um Asyl in Frankreich zu beantragen.
Dieser schwächliche junge Mann mit der Ebenholzhaut erklärt ruhig, wie er aus Libyen floh, nachdem er in die Armee eingezogen wurde. “Ich bin gegen Krieg, dagegen unschuldige Menschen zu töten”, sagt er.
Als das britische Öl-Unternehmen, das ihn als Ingenieur angestellt hatte, “von jungen oder libyschen Rebellen” angegriffen wurde, hatte er ein Fahrzeug der Firma nach Tripolis zu bringen. Er wurde dann von der Armee kontrolliert, “überall vorgestellt”, dann gegen seinen Willen eingezogen.
Ein paar Wochen später nahm er eine Urlaubserlaubnis wahr um zu desertieren und illegal auf einem Boot an die italienische Küste überzusetzen, von wo er nach Rom und Marseille kam, nach Lyon und schließlich nach Lille, im Zug.
“Wenn ich mich geweigert hätte, in die Armee einzutreten, wäre ich unter der Erde. Wir können nicht sagen ‘nein, ich werde nicht in die Armee von Gaddafi eintreten, das ist unmöglich'”, sagt er. “Ich hätte nie gedacht, mein Land eines Tages zu verlassen. Ich hasse Gaddafi, aber wie jeder andere auch, hatte ich mich ein wenig an die Situation gewöhnt, .”
Untergekommen für mehrere Wochen in einem Heim in Lens, sieht er, zweifelnd, wie ein Bagger die Reste der verlassenen Fabrik einreißt, die seine erste Zuflucht in Calais war. Das besetzte Haus, genannt «African House” von den Dutzenden von Migranten, wird bald ein Viertel mit Wohnungen werden.
Aufgrund des Mangels an Plätzen in Notunterkünften, sind viele Migranten im Gegensatz zu Hassan obdachlos und leiden unter “starkem polizeilichen Druck mit wiederholten Kontrollen ihrer Identität”, sagt Mathilde Tiberghien, UNHCR.
“Ich lebte mein Leben lang illegal, die Polizei folgt mir überallhin, ich hoffe, eine Lösung zu finden”, sagt übrigens Idriss, 30, ebenfalls geflüchtet aus Libyen, aber vor dem Krieg, wegen seiner Opposition gegen das Regime. Wie Hassan reichte er einen Asylantrag ein.
Er erinnert sich an eine Demonstration in London, wo er noch vor ein paar Monaten lebte. “Wir haben versucht, die libysche Botschaft zu zerquetschen, wurden aber von der britischen Polizei zurückgeschlagen. Angesichts der Repression konnte man keinen halben Sachen machen”, entschuldigt er sich fast.
Es wird dann überprüft und, ohne Papiere, nach Frankreich zurückgeschickt. Er wollte nach Hause gehen, wenn auch nur, um von seiner Familie zu hören, er wusste nicht einmal, ob sie überlebt hatten, aber die britischen Behörden weigerten sich, ihn nach Libyen zurückzuschicken, “zu gefährlich”.
Für ihn ist “der Krieg der NATO nicht ausreichend: solange es keine Bodenoperationen gibt, es wird nicht funktionieren.”
Bis sich die Situation stabilisiert, entschied er, sich in Frankreich wieder aufzubauen, wo er bald seine Studien in Journalismus wieder aufnehmen will.
Hassan hofft Französisch zu lernen und erhalten den Flüchtlingsstatus, um seine Frau nachzuholen, die im Land geblieben ist.
© 2011 AFP

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