EBOLA: ETHISCHE FRAGEN UM TESTMEDIKAMENT ZMAPP – WHO OMS – Traiter Ebola, une question d’éthique

1. Medikament gegen Ebola-Erkrankung Hoffnung auf ein heilendes Serum
Stand: 08.08.2014 01:31 Uhr http://www.tagesschau.de/ausland/
Ein an Ebola erkrankter US-Arzt hat in seiner Heimat ein Serum erhalten, das zwar noch im Teststadium ist, die Krankheit aber eventuell heilen kann. Die USA wollen das Mittel noch nicht an betroffene Ländern weitergeben. Es fehlen klinische Studien.
2. WHO will ZMapp prüfen – Ebola: Was kann das nicht zugelassene Mittel?
07.08.2014 http://www.hna.de/nachrichten/
Genf – Den beiden Ebola-Patienten aus den USA geht es besser. Doch liegt das wirklich an ZMapp? Die WHO will den eventuellen Einsatz des bislang nicht zugelassenen Mittels prüfen. US-Präsident Obama ist dagegen.
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1. Ebola: polémique éthique autour du sérum expérimental
AFP Naomi Seck 7 août 2014
WASHINGTON – La décision d’utiliser un médicament expérimental pour soigner deux Américains infectés par le virus Ebola, tandis que près d’un millier d’Africains ont déjà succombé à l’épidémie, a déclenché une vive polémique mais les experts américains l’estiment justifiée éthiquement.

Une affiche d'information Ebola au Nigeria
Informationsplakat über Ebola in Nigeria
Une affiche d’information sur “la maladie Ebola” à l’entrée du minsitère de la Santé, à Abuja, le 6 août 2014
afp.com –

ation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi une réunion extraordinaire la semaine prochaine pour examiner l’éventualité d’utiliser le sérum ZMAPP expérimental en Afrique de l’ouest.
Ce traitement a été administré à deux Américains travaillant pour l’organisation caritative Samaritan’s Purse au Liberia, l’un des trois pays avec la Sierra Leone et la Guinée qui font face à une épidémie d’une ampleur sans précédent d’Ebola.
Mais il n’est qu’à un stade très précoce de son développement, n’ayant été testé pour l’instant que sur des singes. Il n’a jamais été produit à grande échelle.
Pour l’heure, il n’existe pas de traitement confirmé pour soigner les personnes infectées. Reste que les deux humanitaires, le docteur Kent Brantly et son assistante Nancy Writebol ont vu leur état s’améliorer après avoir reçu le sérum.
Pourquoi pas en Afrique?
Avec ce constat, des appels ont immédiatement été lancés pour qu’il soit également administré dans les pays africains affectés par cette épidémie qui a déjà tué plus de 930 personnes.
Le Nigeria, où sept cas dont deux décès ont été confirmés à ce stade, a indiqué être déjà en négociation avec les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) aux États-Unis pour obtenir du ZMAPP.
Et trois experts du virus, dont le professeur belge Peter Piot qui avait co-découvert le virus en 1976, ont plaidé pour qu’il soit mis à disposition du plus grand nombre.
«Il est plus que probable que si Ebola se répandait dans les pays occidentaux, les autorités de santé publique administreraient aux patients à risques des médicaments ou des vaccins au stade expérimental», ont indiqué ces experts dans un communiqué commun.
«Les pays africains où sévit l’épidémie actuelle devraient bénéficier de la même opportunité», ont-ils estimé.
Mapp Pharmaceuticals, société américaine qui a développé le sérum en collaboration avec la Canadienne Defyrus, a fait savoir que toute décision concernant son utilisation devrait être prise par les équipes médicales dans le respect de la réglementation. Elle a précisé qu’elle essayait d’augmenter sa production.
Risqué sans tests?
Le président américain Barack Obama a indiqué mercredi que les pays affectés devraient se concentrer sur une amélioration de leurs mesures de santé publique, plutôt que sur un médicament expérimental.
Selon les experts, augmenter la diffusion du ZMapp n’est pas une décision simple et ils ont justifié son administration en premier lieu, pour l’instant, à deux Américains blancs.
«Lorsque vous faites face à un taux de mortalité élevé, les pressions peuvent sembler irrésistibles maisil faut se rappeler qu’il peut y avoir des effets secondaires néfastes avec des médicaments expérimentaux», a commenté Kevin Donovan, directeur du centre de bioéthique de l’université de Georgetown.
Il a néanmoins estimé que Kent Brantly et Nancy Writebol étaient de bons candidats pour recevoir ce sérum, car leur formation médicale leur a sans doute permis d’apprécier l’ampleur du danger. De plus, a-t-il ajouté, ils étaient particulièrement méritants «parce qu’ils se sont mis en danger».
Mais parmi les personnes décédées figurent de nombreux travailleurs sanitaires et médecins africains, également infectés en prenant soin des malades. Le responsable médical d’un centre de traitement anti-Ebola au Sierra Leone, le Dr Umar Khan, 43 ans, a succombé à la maladie le 29 juillet.
La principale différence, a relevé Arthur Caplan, directeur du service d’éthique médicale de la New York University, est que «l’ONG religieuse pour laquelle travaillaient les deux Américains a pris sur elle de trouver le traitement».
Et, a-t-il pointé, même si l’état des deux patients s’est amélioré jusqu’à présent, on est «très, très loin» d’avoir déterminé que le traitement est vraiment efficace.
Pour lui, il faut avant tout «redoubler d’efforts pour endiguer l’épidémie par la prévention», a-t-il souligné.
Car, renchérit le professeur Nancy Kass de Johns Hopkins, «il y a une raison pour laquelle les médicaments doivent être testés avant d’être administrés aux humains».
Au-delà du risque de dangerosité, en administrant ces produits en-dehors de tout protocole d’étude, il peut s’avérer ensuite difficile d’en analyser les effets.

2. Traiter Ebola, une question d’éthique
Dernière mise à jour: 11 août, 2014 – 12:35 GMT http://www.bbc.co.uk/afrique/
Un groupe d’experts en matière d’éthique se réunit dans les locaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour déterminer les principes moraux qui devraient être respectés quant à l’utilisation éventuelle d’un médicament expérimental pour traiter les personnes atteintes du virus Ebola.
Le “ZMAPP”, médicament antiviral mis au point aux Etats-Unis, jamais testé auparavant sur l’homme, a été expérimenté sur deux Américains infectés au Libéria, rapatriés et hospitalisés aux Etats-Unis.
Pour autant, ce médicament n’avait jusque lors été expérimenté que sur des animaux.
Doit-on l’administrer sans qu’il ait été testé correctement ? Et dans ce cas, doit-on l’administrer à tous ceux atteints de la maladie ou privilégier les cas d’urgences ?
C’est sur ces questions fondamentales que ces spécialistes de l’éthique médicale se pencheront lundi.
La fièvre hémorragique Ebola a tué quelque milliers de personnes depuis sa découverte en 1976.
Nous ne savons pas quel animal héberge le virus bien que les chauves-souris aient longtemps été soupçonnées, ce qui rend la prévention et la lutte difficile.
Il s’agira notamment d’anticiper ce qui pourrait arriver si le médicament est introduit et se révèle inefficace, voire dangereux, comment les médias et les communautés locales vont réagir et les conséquences de ces réactions pour les victimes, les employés médicaux, et comment le processus de sélection des candidats devrait avoir lieu.

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1. Medikament gegen Ebola-Erkrankung Hoffnung auf ein heilendes Serum
Stand: 08.08.2014 01:31 Uhr http://www.tagesschau.de/ausland/
Ein an Ebola erkrankter US-Arzt hat in seiner Heimat ein Serum erhalten, das zwar noch im Teststadium ist, die Krankheit aber eventuell heilen kann. Die USA wollen das Mittel noch nicht an betroffene Ländern weitergeben. Es fehlen klinische Studien.
Von Susanne Heberer, ARD-Hörfunkstudio Washington
Der Arzt Dr. Kent Brantly und die Missionarin Nancy Writebol hatten sich bei ihrer Arbeit mit Ebola-Patienten in Liberia infiziert. Sie bekamen erste Dosen eines neuen Mittels mit dem Namen “ZMapp”, das noch nicht als Medikament zugelassen ist. Nach der Verabreichung habe sich Brantlys Zustand binnen einer Stunde gebessert, hatte der Nachrichtensender CNN berichtet. Auch bei Writebol schlug das Serum an. Was also hindert die Ärzte daran, das Mittel auch in Afrika einzusetzen?
Bislang nur Versuche an Affen
Afrikanern wird das Medikament vorenthalten, sagen Kritiker in den USA.
Für Dr. Ezekiel Emanuel, Ethik-Professer an der Universität von Pennsylvania, gibt es einen entscheidenden Grund. “Man muss zuerst klinische Studien durchführen, um zu wissen, ob und wie dieses Mittel funktioniert. Wir sind da noch in einem sehr frühen Stadium, es gibt bislang nur Versuche an Affen. Wir haben großes Interesse an diesem Medikament, aber wir sollten nichts überstürzen, bevor wir nicht alle Daten haben. Wir müssen erst wissen, wie das Serum funktioniert.”
Das Mittel war erstmals im Januar durch ein Forschungsprogramm der US-Regierung und des Militärs als mögliches Gegenmittel erkannt worden. Es zielt darauf ab, das Immunsystem der Infizierten zu stärken und enthält Antikörper von Labortieren, die Teilen des Virus ausgesetzt waren.
“Das sieht immer verdächtig aus”
In Liberia müssen Ebola-Tote eingeäschert werden.
Für die Zulassung als Medikament sind klinische Tests vorgeschrieben – nur in Ausnahmefällen kann das übersprungen werden, wie bei den beiden Amerikanern. Von solchen Ausnahmefällen hält Dr. Emanuel nichts, denn automatisch stellt sich, wie jetzt auch, die Frage der Auswahlkriterien. “Wenn du für Einzelne aus Mitleid eine Ausnahme machst, sieht das immer verdächtig aus, denn du pickst einen Menschen raus aus einer Masse”, so der Philosoph. “Auch in klinischen Studien gibt es das Problem, aber da gibt es Regeln:  Weder darfst du reiche Leute bevorzugen, noch arme durch besonders risikoreiche Behandlungen belasten.”
Außerdem gibt es offenbar zur Zeit gar nicht genug Serum, um damit viele Menschen zu behandeln. Die Herstellerfirma Mapp Pharmaceutical ließ in San Diego mitteilen, man arbeite mit “zuständigen staatlichen Gesundheitsbehörden” daran, die Produktion des Mittels “so schnell wie möglich zu erhöhen”. 
Obama: “ZMapp” ist kein Wundermittel
Aber auch US-Präsident Barack Obama warnte inzwischen davor, das Serum als Wundermittel gegen Ebola zu feiern. “Wir müssen uns von der Wissenschaft leiten lassen” sagte er, “wir wissen ja noch nicht einmal, ob das Medikament auf Dauer hilft.” Was man aber wisse, ist, dass der Ebola-Virus kontrolliert werden könne, wenn es ein stabiles Gesundheitssystem vor Ort gebe. “Denn die Behörden in den betroffenen Ländern müssen als erstes und schnell reagieren. Jetzt war es aber offenbar so, dass die Behörden von dem Ausmaß der Krankheit überfordert waren”, so Obama.
Deshalb hat die Obama-Administration zahlreiche Experten in die am stärksten belasteten Ländern Liberia, Sierra Leone und Guinea geschickt, um die weitere Ausbreitung des Virus zu verhindern.

2. WHO will ZMapp prüfen – Ebola: Was kann das nicht zugelassene Mittel?
07.08.2014 http://www.hna.de/nachrichten/
Genf – Den beiden Ebola-Patienten aus den USA geht es besser. Doch liegt das wirklich an ZMapp? Die WHO will den eventuellen Einsatz des bislang nicht zugelassenen Mittels prüfen. US-Präsident Obama ist dagegen.
Der Ausbruch habe die Organisation in eine ungewöhnliche Situation gebracht, hieß es am Donnerstag am Rande einer Sitzung des Notfall-Komitees der Organisation. Darauf müsse unter Umständen auch mit ungewöhnlichen Maßnahmen reagiert werden.
Beratungen über eine eventuelle Freigabe von Mitteln, die zum Beispiel in US-Labors noch in einer frühen Entwicklungsphase sind, will die WHO in der kommenden Woche aufnehmen. Zunächst werde dazu der Rat von Medizin-Ethikern eingeholt, erklärte dazu die Stellvertretende WHO-Generaldirektorin Marie-Paule Kieny am Mittwochabend.
„Wir haben hier eine Krankheit mit hoher Sterberate, ohne dass es eine bewährte Behandlung oder Impfung gibt“, sagte sie. Die Ethiker müssten einschätzen, was für Ärzte in dieser Situation verantwortbar ist. Zwei aus den USA stammende Ebola-Patienten waren mit dem Mittel „ZMapp“ behandelt worden. Dieses war zuvor an Affen, noch nicht aber in den üblichen klinischen Testreihen erprobt worden.
Den US-Amerikanern geht es zwar besser, jedoch ist unklar, ob dies nicht auch ohne das Mittel erreicht worden wäre und welche längerfristigen Nebenwirkungen es möglicherweise hat.
Den am Mittwoch veröffentlichten neuen Zahlen der WHO zufolge erkrankten bis zum 4. August 1711 Menschen an dem Virus, 932 starben daran. Hilfsorganisationen warnen, die Krankheit sei inzwischen außer Kontrolle geraten.
Obama lehnt Einsatz von Ebola-Serum ab
US-Präsident Barack Obama hat Hoffnungen in Westafrika auf ein experimentelles Serum gegen die Ebola-Epidemie gedämpft: Der Einsatz des Serums ZMapp in Afrika wäre “voreilig”, es gebe noch keine ausreichenden Informationen über seine Wirkung, sagte Obama am Mittwochabend (Ortszeit) in Washington. Angesichts der mittlerweile mehr als 900 Ebola-Toten in Afrika hatte Nigerias Gesundheitsminister Onyebuchi Chukwu am Mittwoch erklärt, er sei in Kontakt mit den US-Behörden, um über eine mögliche Lieferung des Serums zu beraten.
“Wir müssen uns von der Wissenschaft leiten lassen”, sagte Obama mit Blick auf das erhoffte Mittel, das bislang nur bei Tieren getestet wurde. Statt auf das Mittel zu setzen, müssten die Gesundheitsbehörden in Westafrika die Ausbreitung der Epidemie wirksamer bekämpfen, sagte Obama. Die Gesundheitssysteme seien nicht in der Lage gewesen, die Ebola-Fälle rechtzeitig zu identifizieren und schnell genug zu isolieren, deswegen habe sich das Virus ausbreiten können. Er sagte den vier betroffenen Ländern Guinea, Liberia, Sierra Leone und Guinea die Hilfe der USA, der europäischen Partner und der Weltgesundheitsorganisation (WHO) bei der Eindämmung der Epidemie zu.
US-Behörden genehmigen Ebola-Test des Militärs
Die US-Gesundheitsbehörden haben ein vom amerikanischen Militär entwickeltes Verfahren zur Ermittlung von Ebola-Infektionen genehmigt. Der Test namens „DoD EZ1 Real-time RT-PCR Assay“ soll helfen, das hochansteckende Virus in Westafrika einzudämmen. Der Test sei für den Einsatz in den betroffenen Gegenden zugelassen, teilte die Gesundheitsbehörde FDA mit.
Angesichts der in Afrika wütenden Krankheit setzte die Seuchenbehörde CDC ihre Warnstufe unterdessen auf die höchstmögliche Kategorie 1. Der Schritt sei eine Reaktion auf das mögliche Übergreifen der Seuche nach Nigeria, teilte CDC-Direktor Tom Frieden auf Twitter mit. Stufe 1 bedeutet, dass mehr Personal und Mittel zur Verfügung gestellt werden.
Liberia verschärft  Notstand
Liberia hat im Zusammenhang mit der Ebola-Epidemie den Notstand verschärft. Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf verhängte am Mittwochabend einen dreimonatigen Ausnahmezustand. Dies bedeute, dass einige Bürgerrechte unter Umständen eingeschränkt werden könnten, sagte die Politikerin in einer landesweit übertragenen Ansprache laut Medienberichten aus der Hauptstadt Monrovia. Die Epidemie bedrohe nun die Gesellschaft. Dies erfordere Sondermaßnahmen. Der vor Wochen ausgerufene Notstand („national emergency„) habe nicht ausgereicht, um Ebola einzudämmen.
dpa/Afp

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