EBOLA: NEBENWIRKUNGEN AUF AFRIKANISCHE KÜCHE UND NATUR – Surprenants effets d’Ebola sur la cuisine africaine et la nature

In Côte d’Ivoire, Agoutis den Feinschmeckern wegen Ebola verboten
Bouaké (Elfenbeinküste ) ( AFP) – 2014.11.04 09.06 – Von Adama Bakayoko
Sein Fleisch mit speziellem Nachgeschmack kann westliche Gaumen überraschen, aber die Ivorer lieben es : Agoutis , große Busch-Nagetiere, sind verschwunden aus den “Maquis” , den kleinen lokalen Restaurants, weil die Behörden befürchten, dass sie das Virus Ebola übertragen. In Bouaké (Mitte), der zweitgrößten Stadt in der Republik Côte d’Ivoire , sind Agoutis, bis zu einem halben Meter lange Nager mit dunkelbraunem Fell, nicht mehr populär. Jäger und Gastronomen sind traurig.
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En Côte d’Ivoire, l’agouti, interdit aux gourmets pour cause d’Ebola
Bouaké (Côte d’Ivoire) (AFP) – 11.04.2014 09:06 – Par Adama BAKAYOKO
Sa viande à l’arrière-goût particulier peut surprendre les palais occidentaux mais les Ivoiriens en raffolent : l’agouti, gros rongeur de brousse, a disparu des “maquis”, petits restaurants locaux, les autorités craignant qu’il ne transmette le virus Ebola. A Bouaké (centre), deuxième ville de Côte d’Ivoire, l’agouti, sorte de gros ragondin pouvant atteindre un demi-mètre de long, au pelage marron foncé, n’a plus la cote. Chasseurs et restaurateurs font triste mine.

L'entrée d'un maquis, petit restaurant local, le 8 avril 2014 à Kobakro dans la banlieue d'Abidjan
Eingang eines “Maquis” , kleines lokales Restaurant , in Kobakro am Stadtrand von Abidjan
L’entrée d’un “maquis”, petit restaurant local, le 8 avril 2014 à Kobakro dans la banlieue d’Abidjan
afp.com – Issouf Sanogo

Les consignes de la ministre de la Santé Raymonde Goudou Coffie, appelant fin mars à délaisser ce rongeur, ainsi que le porc-épic, “jusqu’à être sûr qu’il n’y a plus de risques”, pénètrent les esprits à marche forcée.
La semaine dernière, ces recommandations n’étaient pas toujours respectées dans le plus grand marché de viande de brousse de Bouaké, avait constaté l’AFP.
Emile, la quarantaine, légèrement éméché, commandait ouvertement “de la viande d’Ebola”, soit de l’agouti braisé. “Ebola ne résiste pas à l’alcool ni à l’eau chaude”, assurait Rigobéli, au visage scarifié, après s’en être repu. Plus loin, un chasseur alléchait le client, un rongeur mort à la main.
De telles scènes appartiennent au passé. L’interdiction de manger de la viande de brousse (antilopes, chimpanzés, porc-épics, agoutis, etc.) est désormais appliquée sur le terrain. Le marché qui lui est consacré à Bouaké est vide.
Des agents de l’Etat (eaux et forêts ou services d’hygiène) patrouillent partout dans le pays en quête de contrevenants. A Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, 200 kilos de gibier fumé ont ainsi été brûlés lundi.
L’enjeu est de taille. Les fièvres hémorragiques, dont Ebola, sont au départ véhiculées par des animaux sauvages. Les chauve-souris sont désignées comme l’agent transmetteur pour l’épisode actuel.
Les humains se contaminent ensuite entre eux par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés.
La crainte d’Ebola, mortel dans 90% des cas, est vivace en Côte d’Ivoire, voisine de la Guinée, même si le pays n’est pour l’instant pas touché, selon les autorités.
Les populations intègrent progressivement les consignes.
– “On préfère sauver nos vies” –
“On aime bien l’agouti mais on préfère sauver nos vies”, affirme Ernest, la trentaine, à l’AFP. “En Ivoirien, j’apprécie cette viande. Mais avec le risque d’Ebola, j’ai changé, je n’en consomme plus”, témoigne un peu plus loin Kassoum.
Mais tous ne jouent pas le jeu. Une restauratrice, sous couvert d’anonymat, raconte l’existence d’un “code” avec ses plus fidèles consommateurs.
“Lorsqu’il arrivent, ceux qui ne peuvent pas se passer d’agouti me font signe en cachette et je fais croire aux autres clients que je leur sers du bœuf”, explique-t-elle.
Autre restauratrice spécialiste du gibier convertie malgré elle au bœuf et au poisson, Adèle Coulibaly, 48 ans, qui a perdu une grande partie de sa clientèle et donc ses revenus, met en doute les directives gouvernementales.
“Je suis née et j’ai trouvé ma mère en train de faire ce commerce, il n’y a jamais eu de maladie”, remarque-t-elle. Et d’affirmer : “la viande de brousse n’a rien avoir avec Ebola”.
A l’inverse, l’épidémie pourrait aider la faune sauvage à se régénérer. Un arrêté prohibant la chasse au gibier a bien été promulgué en 1974. Mais faute d’empêcher sa consommation, il était peu suivi d’effets.
Agoutis, antilopes, chimpanzés, porc-épics, etc. tous en danger d’extinction en Côte d’Ivoire, vivent donc quelques semaines de répit.
Ironiquement, “Ebola est une bonne chose pour la préservation de la faune”, remarque le colonel Jérôme Aké, directeur régional des Eaux et forêts de Yamoussoukro.
Pour la nature également. Les chasseurs traquent le gibier en allumant de gros feux de brousse, qu’ils ne maîtrisent pas toujours.
En dix ans, ces incendies ont tué 120 personnes et détruit plus de 5.000 kilomètres carrés de terres et de forêts en Côte d’Ivoire, soit deux fois la superficie du Luxembourg. Leur nombre devrait diminuer le temps d’Ebola.
© 2014 AFP

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Un maquis, petit restaurant local, le 8 avril 2014 à Kobakro dans la banlieue d'AbidjanUne femme cuisine dans un maquis petit restaurant local, le 8 avril 2014 à Kobakro dans la banlieue Un agouti
“Maquis” , kleines Restaurant , in Kobakro am Stadtrand von Abidjan
Eine Frau in einer Küche eines “Maquis” in Kobakro
Ein Agouti
Un “maquis”, petit restaurant local, le 8 avril 2014 à Kobakro dans la banlieue d’Abidjan
Une femme cuisine dans un “maquis” petit restaurant local, le 8 avril 2014 à Kobakro dans la banlieue d’Abidjan
afp.com – Issouf Sanogo
Un agouti
afp.com – Mayela Lopez

In Côte d’Ivoire, Agoutis den Feinschmeckern wegen Ebola verboten
Bouaké (Elfenbeinküste ) ( AFP) – 2014.11.04 09.06 – Von Adama Bakayoko
Sein Fleisch mit speziellem Nachgeschmack kann westliche Gaumen überraschen, aber die Ivorer lieben es : Agoutis , große Busch-Nagetiere, sind verschwunden aus den “Maquis” , den kleinen lokalen Restaurants, weil die Behörden befürchten, dass sie das Virus Ebola übertragen. In Bouaké (Mitte), der zweitgrößten Stadt in der Republik Côte d’Ivoire , sind Agoutis, bis zu einem halben Meter lange Nager mit dunkelbraunem Fell, nicht mehr populär. Jäger und Gastronomen sind traurig.
Die Anweisungen der Ministerin für Gesundheit Raymonde Coffie Goudou von Ende März, dieses Nagetier und das Stachelschwein aufzugeben, “bis sicher ist, dass es kein Risiko mehr gibt”, durchdringen die Köpfe.
Letzte Woche wurden diese Empfehlungen allerdings noch nicht immer auf dem größten Markt für Buschfleisch in Bouaké beachtet, hatte die AFP festgestellt:
Emile , 40, leicht beschwipst , bestellte offen “Ebola-Fleisch”, sprich geschmortes Agouti. “Ebola ist nicht beständig gegen Alkohol oder heißem Wasser”, versicherte Rigobéli nach dem Kauf. Weiter hinten sprach ein Jäger mit einem Kunden, einen toter Nager in der Hand.
Solche Szenen sind heute aus der Vergangenheit. Das Verbot des Verzehrs von Wildfleisch ( Antilopen, Schimpansen , Stachelschweine, Agutis , etc.. ) wird nun strikt befolgt. Der betreffende Markt in Bouaké ist leer.
Agenten des Staates ( Wasser-und Forstwirtschaft oder Gesundheitsdienste) sind auf Patrouille im ganzen Land, auf der Suche nach Straftätern . In Yamoussoukro , der Hauptstadt der Elfenbeinküste , wurden 200 Pfund geräuchertes Wild allein am Montag verbrannt.
Die Einsätze sind hoch. Hämorrhagische Fieber, einschließlich Ebola , werden zunächst von Wildtieren übertragen. Fledermäuse sind als Sender Mittel für die aktuelle Episode geoutet worden.
Menschen kontaminieren sich danach untereinander durch direkten Kontakt mit Blut, Körperflüssigkeiten oder Gewebe der infizierten Personen .
Die Angst vor dem tödlichen Ebola (in 90% der Fälle), ist lebendig in Côte d’Ivoire , Guinea’s Nachbar , obwohl das Land noch nicht betroffen ist, nach Behörden .
Die Menschen befolgen nach und nach die Anweisungen.
– ” Wir ziehen vor, unser Leben zu retten” –
” Wir mögen die Agouti, aber wir bevorzugen , unser Leben zu retten”, sagte Ernest , 30, gegenüber AFP. “In der Elfenbeinküste schätzen wir das Fleisch. Aber mit dem Risiko von Ebola änderte ich meine Meinung, ich will es nicht mehr konsumieren “, sagte ein Schritt weiter Kassoum .
Aber nicht alle spielen das Spiel: eine Restaurateurin , unter der Bedingung der Anonymität, erzählte von der Existenz eines “Codes” mit seinen treuesten Konsumenten.
” Diejenigen, die nicht ohne Agouti können, machen mir heimlich ein Zeichen, und ich tue so, als ob ich ihnen Rindfleisch gebe”, erklärt sie.
Eine andere unfreiwillig zu Rindfleisch und Fisch konvertierte Wirtin, Adele Coulibaly , 48, die viel von ihren Kunden verloren hat und somit ihres Umsatzes, hat Zweifel an den Weisungen der Regierung.
“Meine Mutter machte schon dieses Geschäft , es hat nie Krankheiten gegeben”, sagt sie . Und: “Buschfleisch hat nichts mit Ebola zu tun. ”
Im Gegensatz dazu könnte die Epidemie Wildtieren helfen, sich zu regenerieren. Ein Jagd-Verbot war 1974 verkündet worden . Doch gab es wenig Folgewirkungen, wegen dem Konsum.
Agutis , Antilopen , Schimpansen , Stachelschweine , etc.. alle in Bedrohung in Côte d’Ivoire , haben so nun ein paar Wochen Atempause .
Ironischerweise “ist Ebola eine gute Sache für die Erhaltung der Tierwelt “, sagt Oberst Jerome Ake , Regional Direktor für Wasser und Wälder in Yamoussoukro.
Für die Natur auch . Die Jäger jagen das Wild durch Legen großer Buschbrände, die sie nicht immer bewältigen.
In zehn Jahren haben diese Feuer 120 Menschen getötet und mehr als 5.000 Quadratkilometer Land und Wälder, doppelt so groß wie Luxemburg, in Côte d’Ivoire zerstört. Auch Zahl sollte sich verringern zu Zeiten von Ebola .
© 2014 AFP

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