ELFENBEINKÜSTE: ILLEGALE BAUERN AUS GESCHÜTZTEN WÄLDERN VERTRIEBEN – Côte d’Ivoire: soldats et bulldozers pour reconquérir les forêts

Côte d’Ivoire: Soldaten und Bulldozer, um Wälder zurückzufordern
Sassandra (Elfenbeinküste) (AFP) – 09.07.2013 15.58 Uhr – von Christophe Koffi
Die ivorische Regierung hat große Mittel aufgefahren, Soldaten und Bulldozer, um den geschützten Wald von Niégré im Südwesten des Landes zurück zu erobern, und so Tausende von Bauern, die ihn seit Jahren illegal ausbeuten, im Stich zu lassen. Feste Häuser, Lehmhütten, aber auch Schule, Markt und Kirche erlitten den Ansturm der Bulldozer, während manchmal mit Raketenwerfern bewaffnete Soldaten den Ort einnahmen.
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Côte d’Ivoire: soldats et bulldozers pour reconquérir les forêts
Sassandra (Côte d’Ivoire) (AFP) – 09.07.2013 15:58 – Par Christophe KOFFI
Le gouvernement ivoirien a sorti les gros moyens, soldats et bulldozers, pour reconquérir la forêt classée de Niégré, dans le sud-ouest du pays, laissant sur le carreau des milliers de paysans qui l’exploitaient illégalement depuis des années.

Des fermiers quittent le village de Baleko-Niégré en Côte d'Ivoire, le 22 juin 2013
Bauern verlassen das Dorf Baleko-Niégré in Côte d’Ivoire, 22. Juni 2013
Des fermiers quittent le village de Baleko-Niégré en Côte d’Ivoire, le 22 juin 2013
afp.com – Sia Kambou

Maisons en dur, cases en terre mais aussi école, marché et église ont subi les assauts des bulldozers, tandis que des militaires armés parfois de lance-roquettes investissaient les lieux.
“Nous avons occupé la forêt classée à la recherche de nourriture”, explique à l’AFP un des paysans qui l’occupaient, Raymond N’Dri Kouadio. Comme lui, beaucoup s’étaient installés pour cultiver le cacao, dont le pays est le premier producteur mondial. Désormais, ce planteur, la mine défaite, “ne sait où partir”.
Certes, les villageois vivaient ici “clandestinement”, mais “l’évacuation a été brutale et surprenante”, soupire Léon Koffi N’Goran, un octogénaire.
Un homme passe, chargé d’un vieux matelas, près d’un véhicule militaire. Au total, au moins 20.000 clandestins auraient été chassés de Baléko et d’autres campements disséminés dans la même forêt.
Le pouvoir a évoqué un prochain recasement des clandestins, mais le plus grand flou règne. Beaucoup de villageois ont trouvé refuge dans d’autres campements, souvent chez des proches.
“Le gouvernement a décidé de reprendre le contrôle de ses forêts classées, qui lui a échappé pendant dix ans”, a justifié le ministre des Eaux et forêts, Mathieu Babaud Darret.
La Côte d’Ivoire a connu une longue décennie de tourmente qui a culminé avec la crise postélectorale de 2010-2011 ayant fait quelque 3.000 morts.
Durant cette période, de nombreux clandestins se sont installés dans des forêts, pourtant théoriquement protégées en raison de leurs richesses végétales et animales. Parfois des “seigneurs de guerre” y ont de facto privatisé et exploité des zones entières.
Pour le ministre, il faut enfin agir pour protéger de l'”exploitation abusive et illégale” les trois millions d’hectares de forêts restants.
Exactions
Dans les années 1960, le couvert forestier atteignait 16 millions d’hectares. S’il s’est réduit comme peau de chagrin, c’est en raison surtout de l’essor du cacao et de l’exploitation du bois.
Cependant, les conditions dans lesquelles l’évacuation de la forêt de Niégré a été menée a suscité des critiques, d’abord parmi les expulsés eux-mêmes.
Nombre de villageois ont fait état d’exactions. Des militaires “ont même violé des filles, et ils m’ont pris deux motos, 800.000 FCFA (1.200 euros) et une broyeuse” pour les aliments, s’est indigné un habitant.
L’opération a été “bien menée”, il n’y a eu ni “heurts” ni “viols”, a assuré le ministre, Mathieu Babaud Darret, accusant les clandestins de “dévaster” des sites “importants pour l’environnement écologique”.
Les spécialistes s’accordent en effet à dire qu’il y a péril en la demeure pour la forêt ivoirienne.
“L’exploitation illégale des forêts est pour la Côte d’Ivoire une question politique de premier plan”, a souligné Thierry de Saint Maurice, chef de la délégation de l’Union européenne (UE) dans le pays, lors d’une rencontre récente sur ce thème.
Il a aussi fait valoir que la gestion des forêts posait de grands défis en matière de “gouvernance”. Il faut “davantage de règles et de respect des règles”, a-t-il plaidé, alors qu’Abidjan compte signer en 2014 un Accord de partenariat volontaire (APV) avec l’UE pour lutter contre l’exploitation sauvage des forêts.
De nombreux acteurs du secteur pointent la responsabilité d’agents de l’administration, notamment des Eaux et forêts, dans la mise en pièces de la forêt observée depuis des années.
“La corruption a gangréné le milieu des agents des Eaux et forêts”, accuse Paul N’Goran, de l’ONG Action pour la conservation de la biodiversité en Côte d’Ivoire. Selon lui, beaucoup “ont vendu, sans être inquiétés, des centaines d’hectares, voire des pans entiers de la forêt”, à des politiques ou encore des industriels du bois.
A Moussadougou, autre gros village érigé dans la forêt classée de Monogaga, à l’ouest de Sassandra, les habitants craignent de voir à leur tour débarquer les bulldozers.
“Si nous sommes chassés, il ne me restera qu’une chose: attendre ma mort”, lâche Moussa Diaby, 70 ans, le fondateur du village.
© 2013 AFP

La forêt classée de Niégré en Côte d'Ivoire, le 22 juin 2013Des fermiers attendent le camion qui leur permettra de fui le village de Niégré en Côte d'Ivoire,
Der geschützte Wald in Niégré, Elfenbeinküste, 22. Juni 2013
Farmers warten auf die Lkw, die es ihnen ermöglichen, das Dorf Niégré zu verlassen, 22 Juni 2013
La forêt classée de Niégré en Côte d’Ivoire, le 22 juin 2013
Des fermiers attendent le camion qui leur permettra de fuir le village de Niégré en Côte d’Ivoire, le 22 juin 2013
afp.com – Sia Kambou

Côte d’Ivoire: Soldaten und Bulldozer, um Wälder zurückzufordern
Sassandra (Elfenbeinküste) (AFP) – 09.07.2013 15.58 Uhr – von Christophe Koffi
Die ivorische Regierung hat große Mittel aufgefahren, Soldaten und Bulldozer, um den geschützten Wald von Niégré im Südwesten des Landes zurück zu erobern, und so Tausende von Bauern, die ihn seit Jahren illegal ausbeuten, im Stich zu lassen. Feste Häuser, Lehmhütten, aber auch Schule, Markt und Kirche erlitten den Ansturm der Bulldozer, während manchmal mit Raketenwerfern bewaffnete Soldaten den Ort einnahmen.
“Wir besetzten den geschützten Wald auf der Suche nach Nahrung”, sagte der AFP gegenüber einer der squattenden Bauern, Raymond N’Dri Kouadio. Wie er waren viele hier, um Kakao zu kultivieren, dessen weltweit größter Produzent das Land ist. Nun sagt dieser Pflanzer mit trauriger Mine: “ich weiß nicht, wohin gehen.”
Während die Dorfbewohner hier sicherlich “illegal” lebten, “kam die Evakuierung doch plötzlich und überraschend”, seufzt Leon N’Goran Koffi, ein Achtzigjähriger.
Ein Mann, der eine alte Matratze trägt, steht in der Nähe von einem Militärfahrzeug. Insgesamt wurden mindestens 20.000 illegale Einwanderer aus Baléko und anderen in der gleichen Gesamtstruktur verstreuten Siedlungen vertrieben.
Die Macht hat anderweitige Unterbringung versprochen, aber alles ist unklar. Viele Dorfbewohner haben Zuflucht in anderen Lagern gesucht, oft bei Verwandten.
“Die Regierung hat beschlossen, die Kontrolle über ihre Waldreservate, die ihr zehn Jahre lang entzogen waren, wieder zu übernehmen”, erklärte der Minister für Wasser-und Forstwirtschaft, Mathieu Babaud Darret.
Côte d’Ivoire hatte ein Jahrzehnt lang Turbulenzen erlebt, die in der Krise nach den Wahlen von 2010-2011mit rund 3.000 Toten gipfelte.
Während dieser Zeit, ließen sich viele illegal in den Wäldern nieder, welche aber theoretisch aufgrund ihrer pflanzlichen und tierischen Reichtümer geschützt waren. Manchmal hatten “Kriegsherren” sie de facto privatisiert und beuteten ganze Landstriche aus.
Für den Minister muss man endlich handeln, um die “missbräuchliche und illegale Ausbeutung” von drei Millionen verbliebenen Hektar geschützter Wälder zu beenden.
Übergriffe
Im Jahr 1960 war die Waldfläche 16 Millionen Hektar. Wenn sie sich wie Gänsehaut zusammengezogen hat, ist es in erster Linie wegen Ausbau von Kakao und Holz.
Allerdings sind die Bedingungen, unter denen die Evakuierung des Waldes Niégré durchgeführt wurde, kritisiert worden, zunächst von den Vertriebenen selber.
Viele Dorfbewohner berichteten Missbräuche. Soldaten haben “sogart Mädchen vergewaltig, und sie stahlen mir zwei Motorräder, 800.000 CFA-Francs (1.200 €) und eine Mühle” für Lebensmittel, sagte ein Bewohner empört.
Die Operation wurde “gut gemacht”, gab es keine “Zusammenstöße” oder “Vergewaltigung”, versicherte der Minister Mathieu Babaud Darret und beschuldigte die Illegalen, wichtige Standorte “für die ökologische Umwelt” zu”verwüsten”.
Experten sind sich einig und sagen, dass Gefahr im Verzug ist für den ivorischen Wald.
“Illegaler Holzeinschlag ist für die Elfenbeinküste eine prioritäre politische Frage”, sagte Thierry de Saint Maurice, Leiter der Delegation der Europäischen Union (EU) in dem Land, in einer kürzlichen Sitzung zu diesem Thema.
Er behauptete auch, dass die Waldbewirtschaftung große Herausforderungen an die “Regierungsführung” stellt. Es sollte “mehr Regeln und Respekt der Regeln geben”, argumentierte er, während Abidjan im Jahr 2014 ein Freiwilliges Partnerschaftsabkommen (FPA) mit der EU im Kampf gegen die rücksichtslose Ausbeutung der Wälder unterzeichnen will.
Viele Akteure des sektors weisen auf die Verantwortung der Verwaltungsbeamten, insbesondere die der Wasser und Wälder, in der kontinuierlichen Zerlegung des Waldes, hin.
“Die Korruption hat das Milieu der Gewässer- und Forstbeamten geplagt”, klagt Paul N’Goran von der NGO Aktion für die Erhaltung der biologischen Vielfalt in Côte d’Ivoire. Ihm zufolge “verkauften viele, unbehelligt, Hunderte von Hektar oder große Teile des Waldes”, an Politiker oder die Holzindustrie.
In Moussadougou, ein weiteres großes Dorf im Wald von Monogaga westlich von Sassandra, fürchten die Menschen, dass bald die Bulldozer landen.
“Wenn wir weggefahren sind, bleibt mir nur eins: warten auf meinen Tod”, sagt Moussa Diaby, 70, der Gründer des Dorfes.
© 2013 AFP

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