Machtkampf in ELFENBEINKÜSTE (I) nach Wahlen: ZWEI PRÄSIDENTEN, DRUCK INTERN UND EXTERN WÄCHST – La Côte d’Ivoire avec deux présidents -pression interne et externe monte

=>DANACH, LA SUITE: Machtkampf Teil II, Dispute du pouvoir part II

1. Elfenbeinküste mit zwei Präsidenten, nach der Vereidigung von Gbagbo und Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 2010.05.12 07.12
Côte d’Ivoire findet sich wieder seit Samstag mit zwei Präsidenten, dem scheidenden Laurent Gbagbo und dem ehemaligen Premierminister Alassane Ouattara, dies in auffallendem Zusammenfassung mit der großen Teilung eines Landes durch ein Jahrzehnt Krisen ruiniert.
2. CHRONIK – Elfenbeinküste seit der Ankunft von Laurent Gbagbo an der Macht im Jahr 2000
ABIDJAN (AFP) – 12.03.2010 24:08
Am 26. Oktober 2000 wurde Laurent Gbagbo Präsident nach einer umstrittenen Wahl; von der Bédié (der ehemalige Präsident im Dezember 1999 gestürzt) und der ehemalige Ministerpräsident Alassane Ouattara ausgeschlossen wurden.
Wichtige Daten in Côte d’Ivoire seitdem…..

3. Côte d’Ivoire: verstärkter internationale Druck, UN-Mitarbeiter werden zurückgezogen
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.06 08.55
Internationaler Druck stieg Montag, damit die Krise in Côte d’Ivoire zwischen beiden Präsidenten Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara wird so schnell wie möglich gelöst werden, während die UN den Abzug eines Teils ihrer Belegschaft angekündigt hat .
4. “Eine Lösung ist dringend” für Côte d’Ivoire, laut ADB-Präsident
PARIS (AFP) – 2010.12.07 11.19
Der Präsident der African Development Bank (ADB) Donald Kaberuka sagte, es sei “dringend” die ivorische Krise zu lösen, die mögliche “operationelle” Sanktionen der ADB nach sich ziehen könnte, wenn die “Effizienz” ihrer Operationen in Côte d’Ivoire würde nicht mehr gelten.
5. Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo bildet ein Kampfkabinett, ECOWAS ruft ihn zur Kapitulation
ABIDJAN (AFP) – 2010.07.12 07.50
Laurent Gbagbo bildete Dienstag eine Kampfregierung, um seinen Rivalen Alassane Ouattara zu besiegen, und ignorierte die internationale Gemeinschaft, die ihn zum Rücktritt drängt, wie die ECOWAS, die sein Land suspendiert.
6. Zwischen Staus und Ausgangssperre, nahm das Leben wieder seinen Gang in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 2010.07.12 05.51
Trotz der schweren politischen Krise in Côte d’Ivoire nahm das Leben seinen Gang in Abidjan, das wieder einmal brodelt nach Tagen der Lethargie und Angst.
7. Côte d’Ivoire: AU Vorsitzender sagt: Laurent Gbagbo “muss zurücktreten”
Blantyre (AFP) – 2010.08.12 24:07
Der Vorsitzende der Afrikanischen Union (AU), der malawische Bingu wa Mutharika, sagte am Mittwoch, dass der scheidende Staatschef in Cote d’Ivoire Laurent Gbagbo sollte zurücktreten, um “den Willen des Volkes” zu respektieren und zu vermeiden ” Blutbad ” nach den Präsidentschaftswahlen am 28. November.
8. Côte d’Ivoire: Wettlauf Gbagbo gegen Ouattara um die Macht
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.08 08.16
Die beiden Präsidenten der Elfenbeinküste, Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara, sind in einem Wettlauf gegen die Zeit, um die Macht zu sichern; der zweite, der von der internationalen Gemeinschaft unterstützt wird, sucht die öffentlichen Finanzen zu kontrollieren.
Nun, wo jede Seite seine Regierung hat, ist der Kampf um das Eigentum an der Verwaltung wirklich begangen.

9. Côte d’Ivoire: Sicherheitsrat unterstützt Ouattara als Präsident
NEW YORK (UNO) (AFP) – 2010.09.12 05.46
Der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen teilte am Mittwoch in einer Erklärung seine Unterstützung von Alassane Ouattara als gewählten Präsidenten der Côte d’Ivoire mit, nach heftigen Diskussionen wegen Widerstands aus Russland.
10. Afrikanische Union suspendiert die Elfenbeinküste
Addis Abeba (AFP) – 2010.12.09 17.41
Die Afrikanische Union hat Donnerstag Cote d’Ivoire nach der Ablehnung des amtierenden Präsidenten Laurent Gbagbo, den Wahlsieg seines Rivalen Alassane Ouattara zu respektieren, suspendiert.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> VORHER, AVANT: WAHLEN ELFENBEINKÜSTE 2. RUNDE: OUATTARA SIEGER – MACHTBESCHLAGNAHME GBAGBOs? – UN-SICHERHEITSRAT GREIFT EIN – Côte d’Ivoire, présidentielle: Vainqueur Ouattara – Usurpateur Gbagbo? – ONU s’active

Nicht informiert über die politischen Zusammenhänge? Tipp: Mein Gastartikel im Blog “Der Spiegelfechter” => Afrika – Zwei Briefe an einen An-der-Macht-Kleber, Teil I, => hier Teil II (vier Texte der ivorischen Autoren Venance Konan und Tiburce Koffi, umrahmt von einer thematischen Einführung und einem Ausblick meinerseits.

1er ARTICLE SUR DIX: La Côte d’Ivoire avec deux présidents, après les prestations de serment de Gbagbo et Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 05.12.2010 07:12
La Côte d’Ivoire s’est retrouvée samedi avec deux présidents, le sortant Laurent Gbagbo et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara qui ont tour à tour prêté serment, saisissant résumé de l’immense division d’un pays abîmé par une décennie de crises.

Laurent Gbagbo lors de la cérémonie de prestation de serment le 4 décembre 2010 à AbidjanAlassane Ouattara lors de la cérémonie de prestation de serment le 4 décembre 2010 dans un hôtel d'
Foto (c) AFP: Laurent Gbagbo (g) lors de la cérémonie de prestation de serment le 4 décembre 2010, Alassane Ouattara (dr) lors de la cérémonie de prestation de serment le 4 décembre 2010
Beide am 4. Dember bei ihren jeweiligen Amtseiden


“Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution”, a lancé M. Gbagbo lors de sa prestation de serment au palais présidentiel à Abidjan. Dix ans après son élection déjà controversée, il a été investi devant environ 200 personnes, parmi lesquelles les ambassadeurs de pays africains alliés comme l’Angola, ainsi que du Liban.
Il avait été proclamé vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre avec 51,45% des suffrages par le Conseil constitutionnel, qui avait invalidé les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) donnant son rival en tête avec 54,1%.
Mais, fort du soutien de l’ONU et de grandes capitales occidentales, M. Ouattara a lui aussi prêté serment “en qualité de président”, cette fois par courrier adressé au Conseil et déposé “samedi matin”, selon son entourage. L’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui tient le nord du pays depuis le putsch manqué de septembre 2002, lui a apporté son appui.
Chef du gouvernement depuis l’accord de paix de 2007, le leader des FN Guillaume Soro a remis sa démission à M. Ouattara, qui l’a reconduit dans ses fonctions.
La Côte d’Ivoire “sera désormais en paix”, a promis M. Ouattara, au terme d’une journée marquée par des violences.
Durant le couvre-feu nocturne, au moins deux personnes ont été tuées après des tirs nourris des forces de l’ordre, certains “à l’arme lourde” selon des habitants du quartier de Port-Bouët (sud), où s’affrontaient partisans des deux concurrents, ont indiqué des riverains.
A la lisière du quartier populaire d’Abobo et de la banlieue d’Anyama, au nord d’Abidjan, des tirs à l’arme légère s’étaient longuement fait entendre pendant la nuit.
Dans la journée, des quartiers d’Abidjan avaient été livrés à la colère de sympathisants de M. Ouattara, furieux que leur champion ait été mis hors course.
Le quartier de Treichville, où des dizaine de pneus avaient été incendiés le long des rues, était alors noyé sous un énorme nuage de fumée. La police a procédé à des tirs de sommation.
M. Gbagbo se retrouve seul contre une bonne partie de la communauté internationale, comme il l’avait été après l’éclatement de la crise politico-militaire de 2002. Mais, se posant en garant de la “loi” et de la “souveraineté” de son pays, il a fustigé les “ingérences” venues du “dehors”.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exprimé sa “profonde inquiétude” devant cette impasse, “en dépit du résultat transparent et crédible” du scrutin.
De façon très ferme, le représentant de l’ONU dans le pays, Youn-jin Choi, avait contesté les résultats du Conseil constitutionnel. La réplique n’a pas tardé, le pouvoir menaçant d’expulser cet “agent de déstabilisation”.
Les Etats-Unis – qui ont déconseillé à leurs ressortissants tout voyage en Côte d’Ivoire -, l’Union européenne et la Grande-Bretagne ont aussi reconnu l’élection de M. Ouattara.
La France, ex-puissance coloniale, a pris fortement position, alors que parmi les partisans de M. Gbagbo les sentiments antifrançais et anti-“Blancs” se réveillaient. Le président Nicolas Sarkozy a appelé au respect de “la nette et incontestable” élection de M. Ouattara. Quelque 15.000 Français vivent en Côte d’Ivoire. La première secrétaire du Parti socialiste français, Martine Aubry, a elle jugé que M. Gbagbo “se devait de respecter le choix de son peuple” et de “tout faire pour garantir la paix civile”.
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a souligné que son institution, dont Abidjan attend un considérable allègement de dette, ne travaillerait pas avec un gouvernement non reconnu par l’ONU, comme celui de Laurent Gbagbo.
Quant au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, il a également avalisé la victoire d’Alassane Ouattara et a rejeté “toute tentative visant à créer un fait accompli”. L’UA a envoyé en “mission d’urgence” en Côte d’Ivoire l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur dans la crise ivoirienne par le passé.
© 2010 AFP

Des chars de l’Onu sécurisent le QG d’Alassane Ouattara à Abidjan le 6 décembre 2010

Des chars de l'Onu sécurisent le QG d'Alassane Ouattara à Abidjan le 6 décembre 2010Foto (c) AFP: Tanks der UNO in Abidjan 6. Dezember 2010 sichern Hauptquartier von Alassane Ouattara

2. La Côte d’Ivoire depuis l’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en 2000
ABIDJAN (AFP) – 03.12.2010 12:08
Le 26 octobre 2000, Laurent Gbagbo accède à la présidence à l’issue d’une élection controversée dont ont été exclus Henri Konan Bédié (ex-président renversé en décembre 1999) et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara.
Dates-clés de la Côte d’Ivoire, depuis l’arrivée au pouvoir de Laurent Ggagbo en 2000, une décennie marquée par une série de crises politico-militaires:

– 26 oct 2000: L’opposant historique Laurent Gbagbo accède à la présidence à l’issue d’une élection controversée dont ont été exclus Henri Konan Bédié (ex-président renversé en décembre 1999) et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara. L’investiture a été précédée de trois jours de violences politiques et parfois ethnico-religieuses.

– 19 sept 2002: Début d’une rébellion militaire, avec des attaques visant le coeur du pouvoir à Abidjan, Bouaké (centre) et Korhogo (nord). Elle échoue à renverser M. Gbagbo et se replie sur le nord, dont elle prend le contrôle. La rébellion prétend défendre la cause des habitants du nord majoritairement musulman, qu’elle juge ostracisés depuis des années.

– 24 jan 2003: Les principaux partis et les mouvements rebelles signent à Marcoussis (France) un accord prévoyant un partage du pouvoir, avec un gouvernement de réconciliation dans lequel entrent les rebelles. Manifestations antifrançaises pour dénoncer les accords.

– 4 nov 2004: Relance du conflit par des raids aériens contre des rebelles.

– 6 nov: Neuf soldats français sont tués dans un raid loyaliste à Bouaké, entraînant la destruction par les militaires français de l’aviation ivoirienne. Manifestations antifrançaises et exactions provoquent le départ de plus de 8.000 Français. 57 civils ivoiriens sont tués par l’armée française, selon Abidjan. Le 15, sanctions de l’ONU contre le pouvoir.

– 21 oct 2005: L’ONU accepte le maintien de M. Gbagbo à son poste au terme de son quinquennat, en lui adjoignant un Premier ministre doté de “tous les pouvoirs nécessaires”. En décembre, Charles Konan Banny est nommé Premier ministre.

– 4 mars 2007: Laurent Gbagbo et le chef de la rébellion rebaptisée Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro signent l’accord de paix de Ouagadougou. Le 29, Soro Premier ministre.

– 29 nov 2009: L’élection présidentielle est reportée pour la sixième fois depuis 2005.

– 9 sept 2010: Adoption de la liste électorale définitive, deux ans après le début du recensement et à l’issue de nombreux retards et conflits entre acteurs politiques.

– 31 oct: Premier tour de la présidentielle dans le calme. Laurent Gbagbo (38%) et Alassane Ouattara (32%) se qualifient pour le second tour, fixé au 28 novembre.

– 28 nov: Le second tour se déroule dans un climat tendu, marqué par la mort de trois personnes dans l’ouest et des incidents localisés, portant le bilan des violences à au moins sept morts en quatre jours. L’ONU estime que le scrutin “s’est tenu globalement dans un climat démocratique”.

– 30 nov: Le camp Ouattara accuse Gbagbo de vouloir “confisquer le pouvoir” tandis que des représentants de Gbagbo empêchent l’annonce des résultats, dénonçant un “hold-up électoral”.

– 1er déc : Le camp Gbagbo veut l’annulation des votes “frauduleux” dans des régions du nord dont celle de Bouaké (centre), fief de l’ex-rébellion.

– 2 déc : La CEI annonce la victoire de Ouattara avec 54,1% des voix, des résultats provisoires aussitôt rejetés par le Conseil constitutionnel, présidé par un proche de Gbagbo.
© 2010 AFP

Joie des partisans d’Alassane Ouattara le 2 décembre 2010 à Bouaké

Joie des partisans d'Alassane Ouattara le 2 décembre 2010 à BouakéFoto (c) AFP: Freude der Anhänger von Alassane Ouattara 2. Dezember 2010 in Bouake

3. Côte d’Ivoire: pressions internationales accrues, l’ONU retire du personnel
ABIDJAN (AFP) – 06.12.2010 20:55
La pression internationale est montée lundi pour que la crise en Côte d’Ivoire, déchirée entre deux présidents proclamés, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, soit résolue au plus vite, tandis que l’ONU a annoncé le retrait d’une partie de ses effectifs.
Au moins 20 personnes ont été tuées dans des “incidents violents” en Côte d’Ivoire depuis le second tour de la présidentielle le 28 novembre, a annoncé par ailleur annoncé Amnesty International dans un communiqué.
“Du fait de la situation sur le plan sécuritaire”, les Nations unies ont décidé de retirer leur personnel non essentiel, soit 460 personnes, a indiqué un porte-parole. La mission de l’ONU dans le pays compte plus de 10.000 Casques bleus, policiers et employés civils.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon demeurait “profondément préoccupé” par la crise.
Autre signe que la tension restait forte: le couvre-feu nocturne qui devait s’achever ce lundi, tout en étant allégé de quelques heures, a été prolongé d’une semaine par Laurent Gbagbo.
Interrogé par la radio française Europe 1 sur le fait de savoir s’il était prêt à “déloger” ce dernier, le Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro, n’a pas exclu une confrontation.
“S’il nous oblige, on n’aura pas d’autre choix”, a averti M. Soro, également ministre de la Défense, tout en plaidant pour une issue pacifique.
Alors que l’Union européenne faisait planer la menace de sanctions, la France a appelé à “une transition ordonnée, sereine et digne”.
Dépêché dimanche par l’Union africaine pour tenter une médiation, l’ex-chef d’Etat sud-africain Thabo Mbeki a exhorté les dirigeants ivoiriens à faire “tout leur possible” pour “préserver la paix”, après une nouvelle rencontre avec M. Gbagbo. Il a quitté le pays en fin de journée.
La déchirure s’aggravait entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qui se déclarent tous deux présidents et ont chacun nommé un Premier ministre.
Reconduit par M. Ouattara au poste de Premier ministre qu’il occupait depuis 2007 sous la présidence Gbagbo, M. Soro, leader de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui tient le nord depuis le coup d’Etat manqué de 2002, a réuni lundi son gouvernement.
En l’absence d’Alassane Ouattara, la réunion s’est tenue dans le grand hôtel où les deux hommes ont établi leurs quartiers, sous la protection de la mission onusienne et d’éléments FN.
Fort du soutien de la communauté internationale, ONU en tête, qui le reconnaît comme seul légitime, l’ex-Premier ministre Ouattara n’entend pas renoncer à la victoire qui lui était promise par les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI), le donnant en tête avec 54,1% des suffrages.
Mais M. Gbagbo, au pouvoir depuis dix ans, a ensuite été proclamé vainqueur par un Conseil constitutionnel acquis à sa cause, avec 51,45% des suffrages, moyennant l’invalidation de votes dans le nord.
Le président sortant a à son tour nommé dimanche soir son Premier ministre, l’universitaire et économiste Gilbert Marie N’gbo Aké.
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) doit tenir un sommet mardi à Abuja auquel, selon un porte-parole, aucun dirigeant ivoirien n’a été convié. M. Gbagbo a envoyé des émissaires en tournée dans la sous-région à la veille de cette rencontre.
Le monde entier redoute un nouveau cycle de violences après des incidents meurtriers ces derniers jours.
Lundi matin, des jeunes pro-Ouattara ont manifesté dans les rues des quartiers d’Adjamé, Abobo (nord), Treichville et Koumassi (sud), mettant le feu à des pneus et érigeant des barricades avant que la police ne les disperse à l’aide de gaz lacrymogènes.
Seule bonne nouvelle pour les Ivoiriens: les frontières, notamment aériennes, fermées depuis jeudi par l’armée régulière dans la zone sud qu’elle contrôle, ont été rouvertes lundi.
A l’étranger, la crise actuelle inspire toujours une “grande inquiétude”, selon l’expression employée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui s’interrogeaient sur la poursuite de leur aide.
France Télécom-Orange a décidé de rapatrier lundi et mardi ses salariés français ou binationaux non indispensables ainsi que leurs familles, soit une vingtaine de personnes.
© 2010 AFP

partisans d’Alassane Ouattara le 4 décembre 2010 à Abidjan

Partisans d'Alassane Ouattara le 4 décembre 2010 à AbidjanFoto (c) AFP: Anhänger des Alassane Ouattara 4. Dezember 2010 in Abidjan

4. “Une solution est urgente” pour la Côte d’Ivoire, selon le président de la BAD
PARIS (AFP) – 07.12.2010 11:19
Le président de la Banque africaine de développement (BAD) Donald Kaberuka a estimé “urgent” de résoudre la crise ivoirienne, évoquant de possibles sanctions “opérationnelles” si les conditions “d’efficacité” de ses interventions en Côte d’Ivoire n’étaient plus réunies.
“La crise a trop duré (…) une solution est urgente”, a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes organisée à Paris par l’European American Press Club. Il a appelé à laisser l’Union africaine (UA) et son médiateur Thabo Mbeki “travailler” sans “jeter de l’huile sur le feu”.
Interrogé sur l’élection ivoirienne, Donald Kaberuka n’a pas pris position en faveur d’un des deux candidats, le chef d’Etat sortant Laurent Gbagbo qui revendique la victoire, et l’opposant Alassane Ouattara, élu président selon les résultats de la Commission électorale indépendante et dont la victoire a été reconnue par la quasi-totalité de la communauté internationale.
“Les statuts de la BAD m’interdisent de prendre des positions politiques”, a-t-il expliqué.
D’ailleurs, a-t-il rappelé, son institution n’a “jamais imposé de sanctions politiques”. Pour autant, elle peut avoir recours à “des sanctions techniques et opérationnelles” si les “conditions d’efficacité” de l’aide ne sont pas réunies, a-t-il ajouté.
L’ancien ministre rwandais a ainsi évoqué l’exemple de la Guinée où la BAD a “tout de suite stoppé ses opérations” après le massacre du 28 septembre 2009 perpétré par les forces de défense et de sécurité à Conakry, “parce que nous avons estimé que nous ne pouvions plus être efficaces dans ces conditions”. En septembre 2009, un rassemblement pacifique organisé par l’opposition avait été réprimé dans le sang. Le bilan avait été d’au moins 157 morts, selon les organisations de défense des droits humains.
Dans un communiqué conjoint avec la Banque mondiale, la BAD avait affirmé lundi souhaiter “continuer à travailler avec le peuple de Côte d’Ivoire dans le combat contre la pauvreté”. “Mais il est difficile de le faire efficacement dans un contexte d’incertitude et de tension qui se prolongent”, avaient indiqué les deux institutions.
Abidjan abrite théoriquement le siège de la BAD mais la banque africaine a dû se délocaliser à Tunis après la crise ivoirienne de 2002. En mai, Donald Kaberuka s’était montré rassurant sur un prochain retour dans la capitale ivoirienne.
© 2010 AFP

5. Côte d’Ivoire: Gbagbo forme un gouvernement de combat, la Cédéao lui demande de céder
ABIDJAN (AFP) – 07.12.2010 19:50
Laurent Gbagbo a formé mardi un gouvernement de combat pour mettre en échec son rival Alassane Ouattara, l’autre président proclamé de la Côte d’Ivoire, ignorant la communauté internationale qui le pousse vers la sortie, à l’image de la Cédéao qui a suspendu son pays.
Devant la montée de la tension qui fait redouter à beaucoup une confrontation violente, les Nations unies ont commencé à retirer leur personnel non essentiel, soit 460 personnes – sur plus de 10.000 Casques bleus, policiers et employés civils sur place – qui devaient être évacuées vers la Gambie.
Mais Abidjan semblait s’accommoder de cette situation hors norme et depuis le Plateau, repaire des cols blancs, jusqu’à la turbulente commune de Treichville, les rues étaient presque aussi animées qu’à l’ordinaire.
Si son adversaire a dû établir ses quartiers dans un grand hôtel gardé par la mission onusienne Onuci et des membres de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), c’est au palais présidentiel que le chef de l’Etat sortant Laurent Gbagbo a présidé le premier Conseil des ministres de sa nouvelle équipe.
L’heure n’est plus aux cabinets d'”union nationale” que lui avaient imposés les accords de paix signés après la crise née en 2002 du coup d’Etat manqué des FN, qui contrôlent depuis lors le nord du pays.
Face au gouvernement Ouattara dirigé par le chef des ex-rebelles Guillaume Soro, M. Gbagbo s’est doté d’une équipe de combat, plaçant des fidèles à des postes stratégiques comme Alcide Djédjé, puissant conseiller et ambassadeur aux Nations unies propulsé ministre des Affaires étrangères.
Alors que l’ex-puissance coloniale française l’exhorte à quitter la scène, il réplique en confiant à Charles Blé Goudé le portefeuille de la jeunesse et de l’emploi.
Soumis depuis plusieurs années à des sanctions de l’ONU, le chef des “jeunes patriotes” pro-Gbagbo a été le fer de lance des manifestations antifrançaises, parfois violentes, aux heures les plus chaudes de la crise de 2002.
Avec ce gouvernement, M. Gbagbo opposait par avance une fin de non-recevoir à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui, à l’issue d’un sommet extraordinaire à Abuja en fin d’après-midi, l’a appelé à “rendre le pouvoir sans délai”.
L’organisation a également suspendu la Côte d’Ivoire “de toutes ses activités”, a annoncé le président nigérian Goodluck Jonathan, après cette réunion à laquelle aucun des deux rivaux ivoiriens n’avait été convié.
A l’instar de la Cédéao, la communauté internationale, à commencer par l’ONU, soutient fermement M. Ouattara qu’elle reconnaît comme seul président légitime.
“Un seul candidat a remporté l’élection, avec une nette avance”, a martelé devant le Conseil de sécurité le représentant de l’ONU dans le pays, Choi Youn-jin, lors d’une vidéoconférence.
Le résultat du scrutin a été “clair” et M. Gbagbo doit “reconnaître la volonté du peuple de Côte d’Ivoire et entamer une transition pacifique”, ont appuyé les Etats-Unis.
Le président Barack Obama a formellement mis en garde le sortant contre un “isolement accru” et dit qu’il subirait les “conséquences de ses actes injustes” s’il s’accrochait au pouvoir, avait indiqué dès lundi un responsable de la présidence américaine à l’AFP.
© 2010 AFP

6. Entre embouteillages et couvre-feu, la vie reprend son cours à Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 07.12.2010 17:51
Malgré la grave crise politique en Côte d’Ivoire qui se retrouve avec deux présidents proclamés, la vie reprend son cours à Abidjan, de nouveau bouillonnante après des jours de léthargie et de peur.
“Aujourd’hui les gens commencent à sortir, on va en profiter pour faire de bonnes recettes!”, exultait mardi Siaka Traoré, chauffeur de taxi.
A cause des manifestations d’opposants dans la capitale économique, “ça faisait quatre jours que je ne pouvais pas rouler”, dit-il en se faufilant entre des barricades laissées sur des voies du quartier populaire de Koumassi (sud).
Dans certaines rues, des pneus calcinés témoignent aussi de ces manifestations éclatées: des inconditionnels d’Alassane Ouattara, proclamé président comme son rival, le sortant Laurent Gbagbo, criaient leur rage de ne pas voir leur champion installé au palais présidentiel.
S’il n’a pas connu cette fièvre, le quartier du Plateau (centre), dédié à l’administration et aux affaires, avait eu pendant une semaine un aspect fantomatique. Mais il retrouve ses embouteillages et son animation habituels, du quartier des banques, avec ses cadres à la mise impeccable, jusqu’à la “Sorbonne”, fief des pro-Gbagbo et haut lieu du commerce de disques piratés.
Les forces de l’ordre se montrent discrètes, hors les lieux stratégiques comme le siège de la télévision publique RTI, sous la garde des militaires.
Privés des chaînes d’informations étrangères depuis une semaine, des habitants de Treichville (sud), quartier historique et cosmopolite, ont réussi à pirater certaines d’entres elles, qu’ils regardent en famille dans leur modeste maison.
Une dame confie: “on veut autre chose que la RTI”, qui, à longueur de journée, donne la parole aux représentants du camp Gbagbo.
Si les transporteurs respirent, rassurés par l’allègement du couvre-feu nocturne instauré depuis la veille de la présidentielle du 28 novembre – il est désormais en vigueur de 22H00 à 05H00 (locales et GMT) – nombre de petits commerçants attendent en vain leurs clients.
“Ca ne va pas. Toute la journée d’hier, je n’ai rien eu”, se lamente Ousmane, vendeur d’objets d’art dans un centre commercial du quartier chic de Cocody. Assis devant son magasin, il a rouvert lundi, après avoir fermé ses portes pendant dix jours par crainte de troubles.
“Dix jours sans travailler, c’est comme si on nous avait tués!”, lâche son voisin Waigalo Sambourou.
Mais Waigolo fait contre mauvaise fortune bon coeur: pour lui, pouvoir rouvrir son magasin de chemises et de robes “est déjà un bon signe”.
Cependant, comme “tantie Régine”, patronne d’un petit restaurant, beaucoup d’Abidjanais se plaignent de la hausse des prix des denrées alimentaires et du gaz butane, passant parfois du simple au triple.
A un client qui lui demande pourquoi ses plats de riz en sauce ont augmenté, passant de 500 à 750 FCFA (autour d’un euro), elle répond du tac au tac: “c’est à l’image du pays”.
Il est vrai que la Côte d’Ivoire connaît elle-même une singulière inflation de présidents, de Premiers ministres et de gouvernements.
© 2010 AFP

7. Côte d’Ivoire: Gbagbo “doit se retirer”, selon le président de l’UA
BLANTYRE (AFP) – 08.12.2010 12:07
Le président de l’Union africaine (UA), le Malawite Bingu wa Mutharika, a estimé mercredi que le chef de l’Etat sortant en Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo devait se retirer pour “respecter la volonté du peuple” et éviter un “bain de sang” après l’élection présidentielle du 28 novembre.
“J’ai demandé au leader ivoirien Laurent Gbagbo de se retirer et de donner le pouvoir au chef de l’opposition Alassane Ouattara. Il est le vainqueur de l’élection. Le président Gbagbo doit respecter la volonté du peuple exprimée par les urnes et de ce fait, doit se retirer pour éviter un autre bain de sang en Afrique”, a déclaré le président du Malawi dans un communiqué.
“Il est grand temps que les leaders africains respectent la volonté du peuple exprimée par les urnes”, a-t-il poursuivi. “J’ai reçu des informations fiables et convaincantes au sujet de l’élection. Je suis d’accord avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) et les observateurs internationaux pour dire que Ouattara a remporté l’élection ivoirienne du 28 novembre”, a précisé le président de l’UA.
M. Mutharika s’est dit “attristé” que Laurent Gbagbo ait prêté serment durant les efforts de médiation de l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki, envoyé par l’UA dimanche et lundi en Côte d’Ivoire. Cela “a accru la crise constitutionnelle”, a-t-il souligné.
“Un rapport de (…) Thabo Mbeki montre qu’il y a un fossé profond et grandissant entre les parties. L’ONU et des organismes africains, dont l’Union africaine, ont reconnu que ce scrutin était libre et équitable et que Ouattara avait remporté l’élection”, a poursuivi M. Mutharika.
Le président de l’UA a appelé les leaders politiques ivoiriens à “se rapprocher et à trouver une solution durable”.
L’UA s’était alors publiquement démarquée du chef de sa mission d’observation en Côte d’Ivoire, l’ancien Premier ministre togolais Joseph Kokou Koffigoh, qui venait d’assister à la cérémonie d’investiture du président sortant Laurent Gbagbo. “M. Koffigoh ne représentait pas l’Union Africaine qui n’est en rien engagé par cet acte individuel”, a-t-elle estimé.
© 2010 AFP

8. Côte d’Ivoire: course contre la montre Gbagbo-Ouattara pour le pouvoir
ABIDJAN (AFP) – 08.12.2010 20:16
Les deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, sont engagés dans une course contre la montre pour s’assurer le pouvoir, le second, soutenu par la communauté internationale, cherchant à contrôler les finances publiques.
Maintenant que chaque camp a son gouvernement, la bataille pour la prise en main de l’administration est vraiment engagée.
Au pouvoir depuis dix ans, le dirigeant sortant Laurent Gbagbo a formé mardi un cabinet au complet d’une trentaine de ministres alors que son rival a nommé un gouvernement encore à parachever.
M. Gbagbo a placé des proches à des postes stratégiques, et pas seulement au gouvernement.
L’ex Premier ministre Alassane Ouattara entend lui aussi avancer ses pions, faute de quoi il sera un président purement nominal.
“C?est nous qui avons le pouvoir, il s?agit de le rendre effectif”, a résumé son Premier ministre Guillaume Soro, chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui tient le nord du pays depuis son coup d’Etat manqué de 2002.
Ambassadeurs et surtout finances publiques: le camp Ouattara veut au plus vite se donner des moyens d’action.
“D’ici la fin de la semaine”, M. Soro espère commencer à prendre le contrôle des régies financières, Trésor, douanes ou impôts.
Mais pour l’heure, les nominations en rafales de M. Ouattara dans la haute fonction publique ou au Comité de gestion du cacao – dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial – n’ont pas eu d’effet visible.
Et la télévision publique RTI, dont l’ex-opposant a “changé” sur le papier l’équipe dirigeante, reste un atout majeur pour Laurent Gbagbo.
De même, les pressions de la communauté internationale restent pour l’instant sans conséquence. Elles ne cessent pourtant de prendre de l’ampleur alors que le risque que la situation ne dégénère est pris très au sérieux. Guillaume Soro a averti de “risques réels” d’embrasement.
Mercredi, c’est le président de l’Union africaine, le Malawite Bingu wa Mutharika, qui a à son tour appelé M. Gbagbo à se retirer pour “respecter la volonté du peuple” et éviter un “bain de sang”.
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) l’a aussi fermement exhorté mardi à “rendre le pouvoir sans délai” et a suspendu la Côte d’Ivoire en tant que pays membre de l’organisation.
Prenant position pour la première fois, l’Afrique du Sud, qui avait assuré une médiation dans la crise ivoirienne entre 2004 et 2006, a appelé M. Gbagbo à “se plier” aux injonctions de l’UA et de la Cédéao.
La Côte d’Ivoire risque un “isolement” international, a prévenu M. Ouattara, jugeant que l'”intransigeance” de M. Gbagbo “ne peut qu’exposer (le) pays à des dangers qui le fragilisent davantage”.
Le sortant peut toutefois se réjouir de lézardes sur le front extérieur.
La Russie continuait mercredi de bloquer une déclaration conjointe des quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, en dépit de demandes croissantes de pays africains pour que le Conseil intervienne, ont indiqué des diplomates.
© 2010 AFP

9. Côte d’Ivoire: le Conseil de sécurité soutient Ouattara comme président
NEW YORK (Nations unies) (AFP) – 09.12.2010 05:46
Le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé mercredi soir dans une déclaration son soutien à Alassane Ouattara comme président élu de Côte d’Ivoire, à l’issue d’âpres discussions en raison de réticences de la Russie.
Dans un avertissement clair au président sortant Laurent Gbagbo, “les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts possibles tout effort de renverser la volonté du peuple”.
La Russie bloquait depuis vendredi l’adoption d’un texte conjoint des quinze pays du Conseil de sécurité en dépit du soutien affiché à Alassane Ouattara comme président élu par l’Union africaine, l’Organisation régionale ouest-africaine (Cedeao), les Etats-Unis, l’Union européenne et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.
Il a ajouté que toutes les parties en présence devaient “respecter” les résultats officiels du scrutin du 28 novembre pour lequel M. Ouattara a été déclaré vainqueur.
“Les membres du Conseil de sécurité réitèrent que celui-ci est prêt à imposer des mesures ciblées contre les personnes qui essayent de menacer le processus de paix ou de faire obstruction au travail” de la mission de l’ONU dans le pays, souligne la déclaration.
© 2010 AFP

10. L’Union africaine suspend la Côte d’Ivoire
ADDIS ABABA (AFP) – 09.12.2010 17:41
L’Union africaine a suspendu jeudi la Côte d’Ivoire, après le refus de son président sortant Laurent Gbagbo de respecter le verdict des urnes qui donne la victoire à son rival Alassane Ouattara.
“La décision qui a été prise a été de suspendre la Côte d’Ivoire de toute participation aux activités des organes de l’UA jusqu’à l’exercice effectif du pouvoir par le président démocratiquement élu Alassane Ouattara”, a déclaré à la presse le Commissaire pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra.
La décision de l’UA intervient à la suite d’une réunion de son Comité pour la paix et la sécurité (CPS) au siège de l’organisation, à Addis Abeba.
© 2010 AFP

Un homme en arme devant le siège de campagne de Laurent Gbagbo le 2 dzécembre 2010 à Abidjan

Un homme en arme devant le siège de campagne de Laurent Gbagbo le 2 dzécembre 2010 à AbidjanFoto (c) AFP: Ein Mann mit einer Waffe vor der Wahlkampfzentrale von Laurent Gbagbo dzécembre 2, 2010 in Abidjan

1. Elfenbeinküste mit zwei Präsidenten, nach der Vereidigung von Gbagbo und Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 2010.05.12 07.12
Côte d’Ivoire findet sich wieder seit Samstag mit zwei Präsidenten, dem scheidenden Laurent Gbagbo und dem ehemaligen Premierminister Alassane Ouattara, dies in auffallendem Zusammenfassung mit der großen Teilung eines Landes durch ein Jahrzehnt Krisen ruiniert.
“Vor das souveräne Volk von Côte d’Ivoire, Ich schwöre feierlich zu ehren und zu respektieren und zu verteidigen getreu der Verfassung”, rief Herr Gbagbo während seiner Vereidigung im Präsidentenpalast in Abidjan. Zehn Jahre nach seiner umstrittenen Wahl, er war vor etwa 200 Menschen vereidigt, darunter die Botschafter der alliierten afrikanische Länder wie Angola und Libanon.
Er war zum Sieger der Präsidentschaftswahlen Freitag am 28. November mit 51,45% der Stimmen durch den Verfassungsrat erklärt worden, der erklärt hatte ungültig erklärt die Ergebnisse der unabhängigen Wahlkommission (IEC) die seinen Rivalen Ouattara an der Spitze führte mit 54,1%.
Aber mit tatkräftiger Unterstützung durch die Vereinten Nationen und großen westlichen Hauptstädten, wurde Herr Ouattara auch “als Präsident” vereidigt, dieses Mal mit Schreiben an den Rat und eingereicht “am Samstag Morgen”. Der ehemalige Rebell wird von den Neuen Kräfte (FN, Kontrolle im Norden seit dem gescheiterten Putsch vom September 2002) unterstützt.
Der Regierungschef seit dem Friedensabkommen von 2007, FN Anführer, Guillaume Soro hat seinen Rücktritt an Herrn Ouattara eingereicht, der ihn dann ins Amt zurückführte.
Côte d’Ivoire ist “im Frieden jetzt”, versprach Herr Ouattara, nach einem Tag geprägt von Gewalt.
In der Nacht-Ausgangssperre wurden mindestens zwei Menschen nach Schüssen von Sicherheitskräften getötet, so Bewohner von Port-Bouet (Süden), bei Zusammenstößen zwischen Befürwortern der beiden Konkurrenten, einige mit “schwere Waffen”, sagte Anwohner.
Am Rande der populären Viertel Abobo und Anyama (Vorort nördlich von Abidjan), der Knall der leichten Waffen schon lange in der Nacht zu hören war.
Tagsüber waren Viertel von Abidjan dem Zorn der Fans von Herrn Ouattara ausgeliefert, wütend, dass ihr Champion disqualifiziert wurde vom Verfassungsrat.
Der Bezirk Treichville, wo Dutzende von Reifen auf den Straßen brannten, dann unter einer riesigen Rauchwolke ertränkt worden war. Die Polizei ging hin, um Warnschüsse zu feuern.
Herr Gbagbo findet sich allein gegen einen Großteil der internationalen Gemeinschaft, wie es nach dem Ausbruch des politisch-militärischen Krise von 2002 war. Aber sich als ein Garant für das “Gesetz” und “Souveränität” seines Landes darbietend, er geißelt die “Einmischung” von “außen”.
Der UN-Generalsekretär Ban Ki-moon äußerte “tiefe Besorgnis” über diese Sackgasse “, trotz des transparenten und glaubwürdigen Ergebnisses” der Wahlen.
Sehr fest hatte der UN-Vertreter in dem Land, Youn-Jin Choi, die Ergebnisse des Verfassungsrates in Frage gestellt. Die Antwort kam schnell, die Macht droht, diesen “Agent der Destabilisierung” zu vertreiben.
Die Vereinigten Staaten -, die ihre Bürger gewarnt haben vor der Reise in Cote d’Ivoire – Die Europäische Union und Großbritannien haben auch die Wahl von Herrn Ouattara anerkannt.
Frankreich, ehemalige Kolonialmacht, hat eine starke Position eingenommen, während unter den Anhängern Gbagbos anti-Französisch und Anti-“weiß” Gefühle erwachten. Präsident Nicolas Sarkozy rief zur Respektierung der “klaren und unbestreitbaren” Wahl von Herrn Ouattara auf. Rund 15.000 französische Bürger leben in Elfenbeinküste. Die erste Sekretärin der Sozialistischen Partei Französisch, Martine Aubry, fand , dass Herr Gbagbo “habe die Wahl seines Volkes respektieren” und “alles tun, um inneren Frieden zu gewährleisten.”
Der Generaldirektor des Internationalen Währungsfonds (IWF), Dominique Strauss-Kahn, sagte, seine Institution, von der Abidjan erwartet einen erheblichen Schuldenerlass, würde nicht mit einer Regierung nicht von den Vereinten Nationen anerkannt, wie Laurent Gbagbo, arbeiten.
Wie auch der Rat für Frieden und Sicherheit der Afrikanischen Union billigte auch den Sieg des Alassane Ouattara und hat abgelehnt “jeder Versuch, ein fait accompli zu schaffen”. Die AU hat gesandt eine “dringende Mission” in Cote d’Ivoire mit dem früheren südafrikanischen Präsidenten Thabo Mbeki, um in der ivorischen Krise wie in der Vergangenheit zu vermitteln.
© 2010 AFP

2. CHRONIK – Elfenbeinküste seit der Ankunft von Laurent Gbagbo an der Macht im Jahr 2000
ABIDJAN (AFP) – 12.03.2010 24:08
Am 26. Oktober 2000 wurde Laurent Gbagbo Präsident nach einer umstrittenen Wahl; von der Bédié (der ehemalige Präsident im Dezember 1999 gestürzt) und der ehemalige Ministerpräsident Alassane Ouattara ausgeschlossen wurden.
Wichtige Daten in Côte d’Ivoire seit der Ankunft von Laurent Gbagbo im Jahr 2000, ein Jahrzehnt markiert durch eine Reihe von politisch-militärischen Krisen:

– 26. Oktober 2000: Der historische Oppositionelle Laurent Gbagbo wird Präsident nach einer umstrittenen Wahl, von der Bédié (der ehemalige Präsident im Dezember 1999 gestürzt) und der ehemalige Ministerpräsident Alassane Ouattara ausgeschlossen wurden. Der Einweihung gingen drei Tage der politischen und manchmal ethnisch-religiösen Gewalt voraus.

– 19. September 2002: Beginn einer militärischen Rebellion, mit Angriffen gegen das Herz der Macht in Abidjan, Bouake (Mitte), Korhogo (Norden). Sie scheitert Gbagbo zu stürzen und zieht sich in den Norden zurück, den sie andauernd kontrollieren wird. Die Rebellen behaupteten, die Sache des überwiegend muslimischen Norden zu vertreten , ihnen zufolge seit Jahren geächtet.

– 24. Januar 2003: Die großen Parteien und Rebellenbewegungen treffen in Marcoussis (Frankreich) eine Vereinbarung über eine Machtteilung, mit einer Regierung der Versöhnung, in die die Rebellen eintreten. Anti-Französisch Proteste begleiten die Abkommen.

– 4. November 2004: Revival des Konflikts durch Bombenangriffe gegen Rebellen.

– 6. November: Neun Französisch Soldaten werden in einem loyalistischen Razzia in Bouake getötet, was zur Zerstörung der ivorischen Luftwaffe durch die Französisch Soldaten führt. Anti-Französisch Proteste und Übergriffe haben zur Ausreise von mehr als 8.000 Französisch geführt. 57 ivorische Zivilisten von der frz. Armee getötet, nach Abidjan. Am 15.11., UN-Sanktionen gegen die Regierung Gbagbo.

– 21. Oktober 2005: UN stimmt zu, Gbagbo im Amt zu halten bis seine fünfjährige Amtszeit endet, mit Zugabe eines Ministerpräsidenten mit “allen notwendigen Befugnissen”. Im Dezember wurde Charles Konan Banny zum Premierminister ernannt.

– 4. März 2007: Laurent Gbagbo und Rebellenführer der umbenannten Neuen Kräfte (FN), Guillaume Soro, unterzeichnen in Ouagadougou Friedensabkommen. Am 29., Soro wird Ministerpräsident.

– 29. November 2009: Die Präsidentenwahl ist zum sechsten Mal seit 2005 vertagt.

– 9. September 2010: Annahme der endgültigen Liste der Wähler, zwei Jahre nach der Volkszählung, und nach vielen Verzögerungen und Konflikten zwischen den politischen Akteuren.

– Oct 31: Erste Runde der Präsidentschaftswahlen friedlich. Laurent Gbagbo (38%) und Alassane Ouattara (32%) voraus in die zweite Runde, für 28 November geplant.

– 28. November: Die zweite Runde findet in einer angespannten Athmosphäre statt, markiert durch den Tod von drei Menschen im Westen und lokalisierte Vorfälle, mindestens sieben Tote in vier Tagen. Die UNO schätzt, dass die Wahlen “allgemein in einer demokratischen Atmosphäre stattfand.”

– 30. November: Das Camp Ouattara wirft Gbagbo vor zu wollen “Machtergreifung”, während Vertreter des Gbagbo verhindern die Bekanntgabe der Ergebnisse unter Berufung auf einen “Wahl-Hold-up.”

– 1. Dezember: Das Camp Gbagbo will die Aufhebung der Abstimmung wegen “Betrug” in den nördlichen Regionen, einschließlich Bouake (Mitte), der Hochburg der ehemaligen Rebellion.

– 2. Dezember: Wahlkommission IEC verkündet Ouattara’s Sieg mit 54,1% der Stimmen, vorläufige Ergebnisse sofort vom Verfassungsrat abgelehnt, unter dem Vorsitz von einem in der Nähe von Gbagbo.
© 2010 AFP

3. Côte d’Ivoire: verstärkter internationaler Druck, UN-Mitarbeiter werden zurückgezogen
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.06 08.55
Internationaler Druck stieg Montag, damit die Krise in Côte d’Ivoire zwischen beiden Präsidenten Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara wird so schnell wie möglich gelöst werden, während die UN den Abzug eines Teils ihrer Belegschaft angekündigt hat .
Mindestens 20 Menschen wurden getötet in “gewalttätigen Zwischenfällen” in der Elfenbeinküste seit der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen am 28. November, sagte Amnesty International in einer Erklärung.
“Aufgrund der Situation im Sicherheitsbereich”, hat die UNO beschlossen, nicht wesentliches Personal, oder 460 Personen, zurückzuziehen, sagte ein Sprecher. Die UN-Mission im Land hat mehr als 10.000 Friedenssoldaten, Polizei und zivile Mitarbeitern.
Der UN-Generalsekretär Ban Ki-moon blieb “zutiefst besorgt” über die Krise.
Ein weiteres Zeichen, dass die Spannung hoch geblieben ist: die nächtliche Ausgangssperre, die diesen Montag enden sollte, verlängert wurde um eine Woche von Laurent Gbagbo.
Auf die Frage von Französisch Radio Europe 1, ob er bereit sei, Gbagbo “wegzuschieben” in diesem Jahr, hat der Premierminister von Alassane Ouattara, Guillaume Soro, eine Konfrontation nicht ausgeschlossen.
“Wenn er uns zwingt, wir keine andere Wahl haben”, warnte Herr Soro auch den Verteidigungsminister, trat aber ein für einen friedlichen Ausweg.
Während die Europäische Union Sanktionen androhte, hat Frankreich für “eine geordnete, friedliche und würdige” Transition aufgerufen.
Gesendet Sonntag von der Afrikanischen Union, zu versuchen zu vermitteln, forderte der ehemalige Staatschef Thabo Mbeki die ivorischen Führer auf, zu tun “alles möglich” auf “Wahrung des Friedens”, nach einem weiteren Treffen mit M . Gbagbo. Er verließ das Land gegen Ende des Tages.
Der Graben verteifert sich zwischen Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara, beide Präsidenten, und jeder hat einen Premierminister ernannt.
Verlängert durch Herrn Ouattara als Ministerpräsident, Soro, traf sich am Montag mit seine Regierung. In Abwesenheit von Alassane Ouattara, war das Treffen im Grand Hotel, wo die beiden Männer ihre Quartiere eingerichtet hatten, unter dem Schutz der UN-Mission und FN-Elemente gehalten.
Mit der Unterstützung der internationalen Gemeinschaft, vorneweg die UNO, die nur ihn erkennt als legitim, wird der ehemalige Premierminister Ouattara nicht verzichten auf den Sieg, der durch die Ergebnisse der unabhängigen Wahlkommission (IEC) ausgesprochen wurde mit 54,1% der Stimmen.
Aber Herr Gbagbo, in Kraft seit zehn Jahren, wurde anschließend zum Sieger durch ein Verfassungsrat erklärt, mit 51,45% der Stimmen, mit der Ungültigerklärung der Stimmen im Norden.
Der scheidende Präsident hat wiederum seinen Premierminister ernannt Sonntagabend, den Akademiker und Ökonom Marie Gilbert N’gbo Åke.
Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) hat einen Gipfel am Dienstag in Abuja zu halten, wo, so ein Sprecher, keine ivorischen Führer eingeladen worden sind. Gbagbo hat Emissäre in die Sub-Region am Vorabend der Sitzung geschickt.
Die Welt fürchtet eine neue Spirale der Gewalt nach den mörderischen Ereignissen in den letzten Tagen.
Montag Morgen, junge pro-Ouattara gingen auf die Straßen in Adjamé, Abobo (Norden), Kumasi und Treichville (Süden), verbrannten Reifen und bauten Barrikaden vor der Polizei, die zerstreute sie unter Einsatz von Tränengas.
Die einzige gute Nachricht für die Elfenbeinküste: Grenzen, einschließlich Luft, geschlossen seit Donnerstag durch die reguläre Armee im südlichen Bereich, wurden wiedereröffnet Montag.
Im Ausland inspiriert die aktuelle Krise zu “großer Sorge”, nach dem Ausdruck von der Weltbank und Afrikanische Entwicklungsbank, die ihre weitere Unterstützung in Frage gestellt hatten.
France Telecom-Orange hat beschlossen, ihre abkömmlichen Mitarbeiter Montag und Dienstag, Französisch oder binational, und ihre Familien, etwa zwanzig Personen, zu repatriieren.
© 2010 AFP

4. “Eine Lösung ist dringend” für Côte d’Ivoire, laut ADB-Präsident
PARIS (AFP) – 2010.12.07 11.19
Der Präsident der African Development Bank (ADB) Donald Kaberuka sagte, es sei “dringend” die ivorische Krise zu lösen, die mögliche “operationelle” Sanktionen der ADB nach sich ziehen könnte, wenn die “Effizienz” ihrer Operationen in Côte d’Ivoire würde nicht mehr gelten.
“Die Krise hat zu lange gedauert (…) eine Lösung ist dringend”, sagte er bei einem Treffen mit Journalisten in Paris von der European American Press Club organisiert. Er forderte auf, die Afrikanische Union (AU) und ihren Vermittler Thabo Mbeki lassen zu “arbeiten” ohne “zu werfen Öl in den Brand.”
Gefragt nach den Wahlen in der Elfenbeinküste, hat Kaberuka nicht Stellung zugunsten einer der beiden Kandidaten bezogen.
“Die Satzung der ADB hindert mich daran, politische Positionen einzunehmen”, sagte er.
Außerdem sagte er, seine Institution habe “nie politische Sanktionen verhängt.” Es können jedoch “technische und operationelle Sanktionen” verwendet werden, wenn “Bedingungen für die Wirksamkeit der Hilfe nicht erfüllt sind,” fügte er hinzu.
Der ehemalige ruandische Minister dann zitiert das Beispiel von Guinea, wo die ADB “umgehend stoppte ihre Operationen” nach dem Massaker von 28. September 2009 in Conakry in Guinea, “weil wir gespürt hatten, dass wir nicht mehr wirksam sein können in diesen Bedingungen.” Im September 2009 wurde eine friedliche Kundgebung der Opposition blutig niedergeschlagen, mit mindestens 157 Tote gegeben, nach Organisationen zur Verteidigung der Menschenrechte.
In einer gemeinsamen Erklärung mit der Weltbank, ADB sagte am Montag , zu hoffen “weiterhin mit den Menschen in Cote d’Ivoire im Kampf gegen die Armut zu arbeiten.” “Aber es ist schwierig, das effektiv in einem Umfeld von Unsicherheit und Spannung fortzusetzen”, hatten gesagt die beiden Institutionen.
Abidjan ist in der Theorie Sitz der ADB, aber die afrikanische Bank musste nach der ivorischen Krise des Jahres 2002 nach Tunis ausweichen. Im Mai hatte Donald Kaberuka sich in punkto einer Rückkehr in die ivorische Hauptstadt optimistisch gezeigt.
© 2010 AFP

5. Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo bildet ein Kampfkabinett, ECOWAS ruft ihn zur Kapitulation
ABIDJAN (AFP) – 2010.07.12 07.50
Laurent Gbagbo bildete Dienstag eine Kampfregierung, um seinen Rivalen Alassane Ouattara zu besiegen, und ignorierte die internationale Gemeinschaft, die ihn zum Rücktritt drängt, wie die ECOWAS, die sein Land suspendiert.
Vor dem Aufstieg der Spannung, wo viele eine gewaltsame Konfrontation fürchteten, begann die Evakuierung der Vereinten Nationen ihres nicht wesentlichen Personals – oder 460 Personen von mehr als 10.000 Friedenssoldaten, Polizei und zivilen Mitarbeitern vor Ort – nach Gambia.
Abidjan schien sich aber diese außergewöhnliche Situation zu gewöhnen, und von dem Businessviertel Plateau zu regeln bis zum turbulenten Stadtteil Treichville waren die Straßen fast so wie immer belebt.
Während sein Gegner hatte sein Hauptquartier in einem großen Hotel, von der UN-Mission UNOCI und Mitglieder der ehemaligen Rebellen Forces Nouvelles (FN) bewacht, etabliert, ist es der Präsidentenpalast, wo das scheidende Staatsoberhaupt Laurent Gbagbo Vorsitz bei der ersten Kabinettssitzung seiner neuen Mannschaft hält.
Es ist nicht mehr die Zeit der Regierunmgen der “nationalen Einheit”, die ihm die Friedensverträge nach der Krise von 2002 auferlegt hatten.
Angesichts der Regierung von Ouattara, vom ehemaligen Rebellenführer Guillaume Soro geleitet, hat Gbagbo ein Kampf Team eingesetzt, indem seine Gläubigen in strategischen Positionen sitzen, wie Alcide Djédjé, mächtiger Berater und Botschafter bei den Vereinten Nationen, nun Minister für auswärtige Angelegenheiten.
Während die ehemalige Kolonialmacht Französisch ihn drängt, die Szene zu verlassen, antwortete er, indem er Charles Ble Goude das Portfolio von Jugend und Beschäftigung gibt. Während mehreren Jahren Objekt von UN-Sanktionen, dieser Anführer der “jungen Patrioten” Pro-Gbagbo hatte anführt Anti-Französisch Demonstrationen, manchmal gewalttätig in den heißesten Stunden der Krise 2002.
Mit dieser Regierung reagierte Gbagbo im Vorfeld auf die Sitzung der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS), die ihn auf einem außerordentliche Gipfel in Abuja am späten Nachmittag aufforderte, “Die Macht unverzüglich abzugeben”.
Die Organisation hat auch suspendiert die Cote d’Ivoire “in allen ihren Tätigkeiten”, sagte der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan nach diesem Treffen, zu dem keiner der beiden rivalisierenden Ivorischen eingeladen worden war.
Wie ECOWAS, die internationale Gemeinschaft, beginnend mit den Vereinten Nationen, unterstützt Herrn Ouattara, erkennt ihn als den einzigen legitimen Präsidenten an.
“Nur ein Kandidat gewann die Wahl, und mit deutlichem Vorsprung”, betonte vor dem Sicherheitsrat der UN-Vertreter in dem Land, Choi Youn-jin, während einer Videokonferenz.
Das Ergebnis der Wahl war “klar” und Herr Gbagbo muss “erkennen den Willen des Volkes von Côte d’Ivoire und zu einem friedlichen Übergang beitragen”, unterstützten die Vereinigten Staaten.
Präsident Barack Obama hat offiziell gegen noch eine weitere Isolation “gewarnt” und gesagt, er würde die Folgen seines unfairen Handelns erleiden, wenn er an die Macht klammere, am Montag sagte ein Beamter der amerikanischen Präsidentschaft gegenüber AFP.
© 2010 AFP

6. Zwischen Staus und Ausgangssperre, nahm das Leben wieder seinen Gang in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 2010.07.12 05.51
Trotz der schweren politischen Krise in Côte d’Ivoire nahm das Leben seinen Gang in Abidjan, das wieder einmal brodelt nach Tagen der Lethargie und Angst.
“Heute die Menschen beginnen auszugehen, nehmen wir die Gelegenheit, gute Einnahmen zu tun!” Frohlockte Dienstag Siaka Traore, ein Taxifahrer.
Wegen der oppositionellen Demonstranten ” vier Tage konnte ich nicht fahren”, sagte er, und fuhr Slalom zwischen Barrikaden auf den Straßen des beliebten Stadtteil von Kumasi (Süden).
In einigen Straßen, verbrannte Reifen spiegeln auch diese Ereignisse: große Fans von Alassane Ouattara schrien ihre Wut, nicht zu sehen ihren Meister im Präsidentenpalast installiert.
Wenn er auch nicht das Fieber nicht erlebt hat, nahm der Geschäftsstadtteil Plateau über eine Woche ein gespenstisches Aussehen. Aber er fand seine übliche Staus und die Animation wieder, vom Bankenviertel mit seinen tadellos gekleideten Angestellten, bis zur “Sorbonne”, eine Hochburg der Pro-Gbagbo und der wichtigste Handelsplatz mit gefälschten CDs.
Die Polizei zeigt sich diskret, weg von strategischen Punkten wie der Sitz des staatlichen Fernsehens RTI, unter militärischem Gewahrsam.
Abgeschnitten von ausländische Nachrichtensender letzte Woche,gelang es Bewohnern von Treichville (Süden), historisches und kosmopolitisches Viertel, einige von ihnen zu hacken, und beobachten sie wie eine Familie in ihrem bescheidenen Zuhause.
Eine Dame sagt, “wir wollen etwas anderes als RTI”, die den ganzen Tag geben das Wort an die Vertreter vom Gbagbo Lager.
Wenn die Taxifahrer aufatmen, durch die Reduktion der nächtlichen Ausgangssperre seit dem Vorabend der Präsidentschaftswahlen – sie ist jetzt in Kraft von 22.00 Uhr bis 05.00 (GMT) -, die Zahl der kleinen Händler warten vergeblich auf ihre Kunden .
“Es geht nicht. Gestern den ganzen Tag, ich hatte nichts”, beklagt Ousmane, Verkäufer von Kunst in einem Einkaufszentrum in der gehobenen Viertel Cocody. Sitzt vor seinem Laden, er wiedereröffnete Montag, nachdem er zehn Tage lang aus Angst vor Unruhen geschlossen hatte.
“Zehn Tage ohne zu arbeiten, es ist als ob wir tot waren!” so Nachbar Waigalo Samburu.
Aber Waigolo sieht den Vorteil in der schlechten Situation: Für ihn seinem Laden Shirts und Kleider wieder zu öffnen “ist bereits ein gutes Zeichen.”
Aber wie “Tante Régine”, Patronin von ein kleines Restaurant, viele klagen über steigende Nahrungsmittelpreise und Butangas, manchmal über das Dreifache.
Von einem Kunden gefragt, warum ihre Gerichte mit Reis und Sauce von 500 auf 750 FCFA (etwa ein Euro) erhöhten, reagiert sie TIT FOR TAT: “Es ist das Bild des Landes.” Es stimmt, dass Côte d’Ivoire eine einzigartige Inflation von Präsidenten, Ministerpräsidenten und Regierungen hat.
© 2010 AFP

7. Côte d’Ivoire: AU Vorsitzender sagt: Laurent Gbagbo “muss zurücktreten”
Blantyre (AFP) – 2010.08.12 24:07
Der Vorsitzende der Afrikanischen Union (AU), der malawische Bingu wa Mutharika, sagte am Mittwoch, dass der scheidende Staatschef in Cote d’Ivoire Laurent Gbagbo sollte zurücktreten, um “den Willen des Volkes” zu respektieren und zu vermeiden ” Blutbad ” nach den Präsidentschaftswahlen am 28. November.
“Ich habe den Führer Laurent Gbagbo zum Rücktritt aufgefordert und die Macht abzugeben an Oppositionsführer Alassane Ouattara. Er ist der Gewinner der Wahl. Präsident Gbagbo muss dem Willen des Volkes durch die Wahlurne und Respekt zollen. Deshalb muss er zurücktreten, um ein weiteres Blutbad in Afrika zu vermeiden “, sagte Präsident von Malawi in einer Erklärung.
“Es ist höchste Zeit, dass die afrikanischen Führer den Willen der Menschen, durch die Wahlurne zum Ausdruck gebracht, respektieren”, sagte er. “Ich erhielt zuverlässige Informationen und überzeugende über die Wahl. Ich stimme mit der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) und den internationalen Beobachtern überein, die sagen, dass Ouattara gewann die ivorische Wahl vom 28. November “, sagte der Vorsitzende der AU.
Mutharika sagte, er sei “traurig”, dass Gbagbo während der Vermittlungsbemühungen des früheren südafrikanischen Präsidenten Thabo Mbeki den Amtseid ablegte. Dies “erhöhte die Verfassungskrise”, sagte er.
“Ein Bericht (…) von Thabo Mbeki zeigt, dass es eine tiefe und wachsende Kluft zwischen den Parteien gibt. Die Vereinten Nationen und afrikanischen Organisationen, einschließlich der Afrikanischen Union, sind sich einig, dass diese Wahlen frei und fair waren und dass Ouattara hatte die Wahl gewonnen “, sagte Mr. Mutharika.
Der Vorsitzende der AU rief die ivorischen politischen Führer auf, “zusammen zu kommen und eine dauerhafte Lösung zu finden.”
Die AU hatte sich dann öffentlich abgegrenzt vom Kopf ihrer Beobachtermission in Côte d’Ivoire, dem ehemaligen Ministerpräsidenten Joseph Kokou Koffigoh von Togo, der zur Einweihung des amtierenden Präsidenten Laurent Gbagbo kam. “Mr. Koffigoh repräsentierte nicht die Afrikanische Union, die in keiner Weise mit der von dieser Person begangenen Handlung zu tun hat”, sagte sie.
© 2010 AFP

8. Côte d’Ivoire: Wettlauf Gbagbo gegen Ouattara um die Macht
ABIDJAN (AFP) – 2010.12.08 08.16
Die beiden Präsidenten der Elfenbeinküste, Laurent Gbagbo und Alassane Ouattara, sind in einem Wettlauf gegen die Zeit, um die Macht zu sichern; der zweite, der von der internationalen Gemeinschaft unterstützt wird, sucht die öffentlichen Finanzen zu kontrollieren.
Nun, wo jede Seite seine Regierung hat, ist der Kampf um das Eigentum an der Verwaltung wirklich begangen.
In Kraft seit zehn Jahren gründete der scheidende Leiter Laurent Gbagbo Dienstag ein Kabinett von etwa dreißig Minister, während sein Rivale eine Regierung noch nicht abgeschlossen ernannt hat.
Herr Gbagbo hat enge Freunde in strategische Positionen platziert, und nicht nur in der Regierung.
Auch der ehemalige Ministerpräsident Alassane Ouattara schiebt voran seine Bauern, sonst wird er ein rein nomineller Präsident werden.
“Wir haben die Macht, es geht darum, sie effektiv zu machen”, so sein Premierminister Guillaume Soro.
Botschafter und insbesondere die öffentlichen Finanzen: Das Camp Ouattara will schnell entwickeln die Handlungsmöglichkeiten.
“Bis Ende der Woche” Herr Soro hofft, zu beginnen die Kontrolle der Finanzbehörden, Schatzamt, Zoll und Steuern.
Aber momentan die Ernennungen von Herrn Ouattara im höheren Dienst oder beim Verwaltungsausschuss des Kakaos – davon Côte d’Ivoire ist der weltweit größte Produzent – hatte keinen sichtbaren Effekt.
RTI und öffentlich-rechtliche Fernsehen, wo der ehemalige Gegner “geändert” hat auf dem Papier das Management-Team, bleibt ein großes Plus für Laurent Gbagbo.
Ebenso bleibt der Druck der internationalen Gemeinschaft für jetzt ohne Folgen. Doch er wächst weiter, während das Risiko der Eskalation der Lage sehr ernst genommen wird. Guillaume Soro warnte vor “Gefahr” des Feuers.
Mittwoch der Präsident der Afrikanischen Union, der malawische Bingu wa Mutharika, wiederum rief Herr Gbagbo auf, sich zurückzuziehen, um “den Willen des Volkes” zu respektieren und vermeiden ein “Blutbad”.
Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) hat Gbagbo auch nachdrücklich aufgefordert Dienstag, “die Macht wieder ohne Verzögerung” loszulassen und setzte die Elfenbeinküste als Mitglied der Organisation aus.
Öffentlich für das erste Mal, Südafrika, das eine vermittelnde Rolle diente in der ivorischen Krise hatte zwischen 2004 und 2006, hat Herrn Gbagbo aufgefordert, zu “entsprechen” den Verfügungen der AU und der ECOWAS.
Côte d’Ivoire läuft Risiken einer “Isolation” International, warnte Herr Ouattara, und dass die “Unnachgiebigkeit” des Gbagbo “darf nicht aussetzen das Land den Gefahren, es noch weiter zu schwächen.”
Aber Gbagbo kann sich freuen über Risse an der äußeren Front:
Russland blockierte weiterhin Mittwoch eine gemeinsame Erklärung der fünfzehn Mitglieder des Sicherheitsrates der Vereinten Nationen zu Côte d’Ivoire, trotz wachsenden Forderungen aus afrikanischen Ländern an den Rat, zu intervenieren, sagten Diplomaten.
© 2010 AFP

9. Côte d’Ivoire: Sicherheitsrat unterstützt Ouattara als Präsident
NEW YORK (UNO) (AFP) – 2010.09.12 05.46
Der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen teilte am Mittwoch in einer Erklärung seine Unterstützung von Alassane Ouattara als gewählten Präsidenten der Côte d’Ivoire mit, nach heftigen Diskussionen wegen Widerstands aus Russland.
In eine klare Warnung an den amtierenden Präsidenten Laurent Gbagbo, “die Mitglieder des Sicherheitsrats verurteilen auf das Schärfste jeden Versuch, den Willen des Volkes zu stürzen.”
Russland blockierte seit Freitag die Verabschiedung eines gemeinsamen Entwurfs der fünfzehn Sicherheitsratsmitglieder trotz der Unterstützung von Alassane Ouattara als Präsident seitens der Afrikanischen Union, der regionalen Organisation der Wirtschaft Westafrikas (ECOWAS), der USA, EU und von UN-Generalsekretär Ban Ki-moon.
Er fügte hinzu, dass alle beteiligten Parteien sollten “Respekt” zollen den offiziellen Wahlergebnisse vom 28. November, auf die Herr Ouattara wurde zum Sieger erklärt.
“Die Mitglieder des Sicherheitsrats bekräftigen, dass sie bereit sind, gezielte Maßnahmen gegen diejenigen zu verhängen, die den Friedensprozess bedrohen oder den Fortgang der Arbeit” der UN-Mission in dem Land, betont die Erklärung.
© 2010 AFP

10. Afrikanische Union suspendiert die Elfenbeinküste
Addis Abeba (AFP) – 2010.12.09 17.41
Die Afrikanische Union hat Donnerstag Cote d’Ivoire nach der Ablehnung des amtierenden Präsidenten Laurent Gbagbo, den Wahlsieg seines Rivalen Alassane Ouattara zu respektieren, suspendiert.
“Die Entscheidung, die getroffen wurde, war die Aussetzung der Côte d’Ivoire an der Teilnahme an allen Aktivitäten der Organe der AU bis zur wirksamen Ausübung der Macht durch den demokratisch gewählten Präsidenten Alassane Ouattara”, sagte vor Reportern der AU-Kommissar für Frieden und Sicherheit Ramtane Lamamra.
Die AU Entscheidung kommt nach einer Sitzung seines Ausschusses für Frieden und Sicherheit (CPS) bei der Organisation mit Sitz in Addis Abeba.
© 2010 AFP

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