ELFENBEINKÜSTE BÜRGERKRIEG (Part 10) – OUATTARA: DIPLOMATIE – GBAGBO: BOMBEN – REBELLEN: BEWAFFNETER WIDERSTAND in ABOBO – Côte d’Ivoire (Part 9), Guerre civile – Ouattara: diplomatie – Gbagbo: bombes – Rebelles: résistance armée

Mit deutschen Untertiteln, avec soutitres allemands: Verlasse die Macht, von Tiken Jah Fakoly, Quitte le pouvoir, Live
Reggae-Star Tiken Jah Fakoly, der “afrikanische Bob Marley” aus der Elfenbeinküste – Deutsche Untertitel von der lieben Blogfreundin und fleissigen Helferin aramata.

1. Côte d’Ivoire: entscheidende Sitzung der Afrikanischen Union und erste diplomatische Reise von Ouattara
Addis Abeba (AFP) – 2011.03.09 10.03
Die afrikanischen Staatschefs begannen am Mittwoch in Addis Abeba eine entscheidende Sitzung, um eine Lösung für die Krise in Côte d’Ivoire zu finden, aber in der Nähe von Präsident Laurent Gbagbo wurde bereits erklärt, dass es “nichts zu verhandeln gibt.” Sie müssen bis Donnerstag Alassane Ouattara hören, den von der internationalen Gemeinschaft designierten Präsidenten, der offiziell Abidjan zum ersten Mal seit der umstrittenen Wahl vom 28. November verliess.
2. Côte d’Ivoire: Ouattara setzt seine diplomatische Offensive in Nigeria fort
Addis Abeba (AFP) – 2011.11.03 11.52
Mit der unmissverständlichen und bekräftigten Unterstützung der Afrikanischen Union setzt Alassane Ouattara Freitag seine diplomatische Offensive durch den Besuch von Nigeria fort und kündigt seine Rückkehr nach Abidjan in den kommenden Tagen an.
3. Der Horror in “Bagdad” oder Krieg im Herzen von Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 2011.03.11 07.00
Männer, maskiert oder nicht, oft bewaffnet, durchsuchen Fahrzeuge an einer Straßensperre: Willkommen in Abobo, nunmehr bekannt als “Bagdad”, einem Viertel im Norden von Abidjan, ein Kriegsgebiet nach wochenlangen Kämpfen zwischen Aufständischen und Truppen loyal zu Gbagbo. Das “Kommando unsichtbar” (siehe auch Teil 9), wie es sich selbst nennt, ist mit bloßem Auge zu sehen.
4. Hubschrauber und gepanzerte Pro-Gbagbo in Abidjan gegen Aufständische
ABIDJAN (AFP) – 12.03.2011 23.36 Uhr
Kräfteloyal zu Laurent Gbagbo führten Samstag für mehrere Stunden einen Angriff mit Hubschraubern und gepanzerten Fahrzeugen in der Nähe von Abobo, einer Hochburg seines Rivalen Alassane Ouattara und Nest von Aufständischen, durch.
5. Côte d’Ivoire: Schüsse in der Nähe der Residenz des Oberbefehlshabers des Heeres Pro-Gbagbo in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 14.03.2011 11.41 Uhr
Von schwerem Gewehrfeuer zu hören war gestern Morgen in Abidjan im südlichen Stadtteil Yopougon, eine Bastion des ivorischen Ex-Präsidenten Laurent Gbagbo, wie Augenzeugen berichteten. Dies ist das erste Mal, dass schwere Waffen in dieser Hochburg Gbagbo’s eingesetzt sind seit Beginn der Krise.
6. In Abidjan, eine Stadt-Guerilla mit hohem Risiko und ungewissem Ausgang
ABIDJAN (AFP) – 16/03/2011 14.43
Aufständische infiltrieren Viertel von Abidjan, kämpfen mit schweren Waffen mit dem Militär das versucht, sie auszuschalten: die ivorische Stadt ist in einem städtischen Guerillakrieg verwickelt, mit hohem Risiko für Zivilisten und ungewisser Zukunft.
7. Die Côte d’Ivoire Krise bedroht ernsthaft die Volkswirtschaften der Nachbarländer, nach Angaben des IWF
WASHINGTON (AFP) – 2011.03.17 09.15
Die politische Krise in Côte d’Ivoire stellt “ernste Risiken” für den wirtschaftlichen Aufschwung im Gange in den Ländern der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) dar, sagte am Donnerstag der Internationale Währungsfonds.
8. radioabidjan Exklusiv: Communiqué Nr. 1 der Top-Hierarchie des Unsichtbaren Kommandos
ABIDJAN (radioabidjan.net) – 06/03/2011

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

=> PART 9, 24.02. – 07.03. : Fast-Bürgerkrieg in ELFENBEINKÜSTE (Part 9 Machtkampf) : GBAGBO LÄSST AUF FRAUEN SCHIESSEN – ERKLÄRUNG “KOMMANDO UNSICHTBAR” – Côte d’Ivoire (Part 9): Guerre civile? Gbagbo fait tirer sur des femmes, Declaration du Commando Invisible

=> PART 11 : Machtkampf ELFENBEINKÜSTE (Part 11): BÜRGERKRIEG ESKALIERT, UNO GEFORDERT – Crise ivoirienne (Part 11): les armes lourdes du camp Gbagbo inquiètent l’ONU

1er ARTICLE SUR HUIT: Côte d’Ivoire: réunion cruciale de l’Union Africaine et premier déplacement de Ouattara
ADDIS ABEBA (AFP) – 09.03.2011 22:03
Des chefs d’Etat africains ont entamé mercredi à Addis Abeba une réunion cruciale pour trouver une sortie de crise en Côte d’Ivoire mais un proche du président sortant Laurent Gbagbo a d’ores et déjà affirmé qu’il n’y avait “rien à négocier”.

Une des rues principale d'Abidjan, le 15 mars 2011
Foto (c) AFP: Une des rues principale d’Abidjan, le 15 mars 2011
Eine der Hauptstaßen in Abidjan 15. Mäz 2011

Ils doivent entendre jeudi Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, qui a quitté officiellement pour la première fois Abidjan depuis le scrutin contesté du 28 novembre.
Plus de trois mois après le scrutin, l’UA doit conjurer la guerre civile qui menace alors que plus de 370 personnes ont été tuées depuis fin 2010 selon l’ONU, et que les hostilités ont repris dans l’ouest entre forces loyales au président sortant et ex-rebelles alliés à M. Ouattara.
Les cinq présidents membres d’un “panel” de l’Union africaine sur la crise ivoirienne ont entamé leurs débats mercredi en fin d’après-midi: il s’agit de Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et Blaise Compaoré (Burkina Faso).
Ce “panel” doit reprendre ses discussions à huis clos jeudi matin, puis soumettre ses conclusions dans l’après-midi à une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, à laquelle ont également été conviés les deux protagonistes de l’élection.
M. Ouattara est arrivé à l’aéroport d’Addis Abeba mercredi soir peu avant 22h00 locales (19h00 GMT), a-t-on appris auprès de son entourage.
Il s’agit, depuis le début de la crise, de sa première sortie officielle du Golf hôtel d’Abidjan où il est retranché depuis mi-décembre avec son gouvernement sous un blocus terrestre des forces loyales à son adversaire.
Quelques heures après son départ, le gouvernement de M. Gbagbo a interdit la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) et à force française Licorne “de survol et d’atterrissage” dans le pays.
L’Onuci assure traditionnellement le transport, grâce à ses hélicoptères, des personnalités du camp Ouattara qui quittent le Golf hôtel ou qui y reviennent, mais ni la force onusienne ni l’équipe de M. Ouattara n’ont voulu dire par quel moyen celui-ci est parti pour le siège de l’UA.
M. Gbagbo a choisi de se faire représenter par le chef de son parti, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, arrivé mercredi dans la capitale éthiopienne.
Les partisans du président sortant avaient ces derniers jours donné de la voix pour qu’il ne quitte pas le pays, et l’un de ses proches a clairement indiqué qu’il n’attendait pas grand-chose du rendez-vous de jeudi.
“On ne négocie pas les résultats d’une élection, il n’y a rien à négocier”, a averti mercredi à Abidjan Laurent Dona-Fologo, président du Conseil économique et social ivoirien.
L’Union africaine avait, au diapason du reste de la communauté internationale, rapidement reconnu Alassane Ouattara comme vainqueur de l’élection.
Le Conseil constitutionnel ivoirien a au contraire proclamé la réelection de Laurent Gbagbo, invalidant partiellement les résultats proclamés par la commission électorale.
Pour tenter de sortir de cette impasse, l’UA a chargé fin janvier un panel de chefs d’Etat de formuler des positions “contraignantes” envers les deux prétendants à la présidence.
Mais ce panel est à son tour apparu divisé, M. Compaoré notamment campant sur une ligne dure à l’encontre de M. Gbagbo, alors que M. Zuma a semblé beaucoup plus compréhensif envers le président sortant.
Le ministre des Affaires étrangères de M. Gbagbo, Alcide Djédjé, a assuré que son camp pouvait compter sur le soutien de plusieurs “alliés” au sein de l’UA, “notamment l’Angola, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, la RDC (République démocratique du Congo), la Gambie, la Guinée Equatoriale, le Ghana”.
© 2011 AFP

Alassane Ouattara (g), reconnu par la communauté internationale comme le président ivoirien élu, et
Foto (c) AFP: Alassane Ouattara (l), von der internationalen Gemeinschaft als der gewählte ivorische Präsident anerkannt, und der nigerianische Präsident Goodluck Jonathan in Abuja 11. März 2011
Alassane Ouattara (g), reconnu par la communauté internationale comme le président ivoirien élu, et le président nigérian Goodluck Jonathan à Abuja le 11 mars 2011

2. Côte d’Ivoire: Ouattara poursuit au Nigeria son offensive diplomatique
ADDIS ABEBA (AFP) – 11.03.2011 11:52
Fort du soutien réitéré et sans équivoque de l’Union africaine, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara poursuivait vendredi son offensive diplomatique en se rendant au Nigeria et annonce son retour à Abidjan dans les prochains jours.
Après le panel de l’UA jeudi, M. Ouattara a rencontré vendredi, toujours à Addis Abeba, les ambassadeurs et représentants d’une trentaine de pays et organisations internationales, leur demandant de le “soutenir” dans ses fonctions de “président élu de la République de Côte d’Ivoire”.
Il doit se rendre à la mi-journée au Nigeria pour y rencontrer le président Goodluck Jonathan, président en exercice du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, resté à Abuja pour cause de campagne électorale.
Jeudi, le CPS a avalisé les propositions du panel de l’UA sur la Côte d’Ivoire, qui a confirmé sans ambiguïté la victoire de M. Ouattara au scrutin présidentiel contesté du 28 novembre.
Le camp rival du président sortant Laurent Gbagbo, qui lui n’avait pas fait le déplacement à Addis Abeba, a rejeté “catégoriquement” ces conclusions, en théorie “contraignantes”, et a agité la menace d’une reprise de la guerre civile.
Pour sa première sortie hors du pays –et de l’hôtel du Golf où il vit retranché à Abidjan sous le blocus de forces pro-Gbagbo– depuis le début de la crise, M. Ouattara a donc remporté une importante victoire diplomatique: une reconnaissance incontestée sur le continent africain, où le régime de M. Gbagbo affirmait pourtant récemment compter de nombreux “alliés”.
Sans doute soucieux de capitaliser ce succès, Alassane Ouattara a multiplié les rendez-vous diplomatiques pour mobiliser la communauté internationale autour de son futur “gouvernement d’union nationale”, avant son retour annoncé à Abidjan “dans les prochains jours”.
“Je suis très heureux d’être devant vous ce matin pour solliciter votre soutien”, a-t-il lancé vendredi matin, devant un parterre de diplomates, peu avant une rencontre avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.
“Il est important que la Côte d’Ivoire, il y a dix ans encore la troisième économie d’Afrique (…), retrouve son rôle de leadership. Mon ambition est que mon pays retrouve son rang”, a plaidé M. Ouattara.
“Je mettrai en place un gouvernement d’unité nationale où tous les principaux partis sont représentés”, a-t-il répété, se disant par ailleurs convaincu que la position de l’UA allait conduire à “un changement complet du comportement dans la hiérarchie de l’armée” ivoirienne.
A Abuja, il s’entretiendra avec M. Jonathan –partisan de la ligne dure contre M. Gbagbo– de la prochaine réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, prévue le 24 mars dans la capitale nigériane, et consacrée à la mise en oeuvre des décisions de l’UA sur la Côte d’Ivoire.
Aux yeux de ses partisans, cette première sortie internationale de M. Ouattara ne sera cependant vraiment réussie qu’avec un retour effectif sur le sol ivoirien à Abidjan, où l’interdiction de vols des aéronefs de l’Onuci et de la force française Licorne annoncée par le gouvernement de M. Gbagbo pourrait compliquer sa réinstallation à l’hôtel du Golf.
Interrogé vendredi matin à ce propos, M. Ouattara s’est dit “pas du tout préoccupé” par cette interdiction. “Je crois que l’Onuci et Licorne continuent de voler en Côte d’Ivoire”, a-t-il simplement commenté, alors qu’on ignore encore par quel moyen –hélicoptère ou convoi blindé– celui-ci a quitté l’hôtel du Golf mercredi pour se rendre à Addis Abeba.
© 2011 AFP

Casques bleus nigériens devant le QG de la force de l'ONU, le 5 janvier 2011 à Abidjan
Foto (c) AFP: Nigrische Friedenstruppen vor dem Hauptquartier der UN-Truppe, 5. Januar 2011 in Abidjan
Casques bleus nigériens devant le QG de la force de l’ONU, le 5 janvier 2011 à Abidjan

3. L’horreur à “Bagdad”, ou la guerre au coeur d’Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 11.03.2011 19:00
Des hommes, encagoulés ou non, souvent armés, fouillent les véhicules à un barrage: bienvenue à Abobo, alias “Bagdad”, quartier nord d’Abidjan devenu zone de guerre après des semaines de combats entre insurgés et forces loyales au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo.
Le “commando invisible”, comme il se fait appeler, se voit à l’oeil nu.
A ce barrage fait de carcasses de voitures, de barres de fer et de tables, des insurgés, vêtus de treillis ou en civil, inspectent les coffres. On aperçoit la lame d’un couteau ou le bout d’un fusil qui dépasse d’une chemise ou d’un tee-shirt, mais d’autres tiennent bien en vue une Kalachnikov.
En ce vendredi, les fouilles sont particulièrement strictes. “Cette nuit, on a été attaqués par les FDS”, les Forces de défense et de sécurité fidèles à M. Gbagbo, dit sèchement l’un d’eux.
Une fois le barrage passé, un habitant raconte: “il y a un obus qui est tombé dans une cour à Marley”, un “sous-quartier” d’Abobo.
Dans une concession faite de plusieurs petites maisons construites autour d’une cour commune, le toit d’une habitation a été défoncé. Des gravats jonchent le sol, des traces de sang restent sur des rideaux, un matelas. Sur une natte gît le corps sans vie d’une fillette de 12 ans, Karidja.

Le corps d'une jeune fille tuée à Abobo, le 11 mars 2011
Foto (c) AFP: Der Körper eines jungen Mädchens in Abobo getötet, 11. März 2011
Le corps d’une jeune fille tuée à Abobo, le 11 mars 2011

“Ils ont tué ma fille, ma maman est blessée, ma petite soeur est blessée”, dit Toumoutou Dosso d’une voix tremblante, accusant les FDS.
Les six autres membres de sa famille qui se trouvaient dans la maison de deux pièces “ont été blessés”, indique un oncle. Sans cesse, des voisins viennent présenter leurs condoléances.
“Hier (jeudi), ça a tiré de 23H30 (locales et GMT) à 4H00, on n’a pas dormi”, témoigne Ali, un apprenti-chauffeur de 22 ans.
Mais à quelques pas de là, les événements de la veille semblent déjà loin, et “Bagdad” a des airs de bourgade.
Des jeunes devisent tranquillement sur une terrasse. Des vieux font de même de l’autre côté de la route asphaltée.
Des femmes sont assises derrière leurs étals de légumes. Ateliers de couture, blanchisserie et boutiques de commerçants mauritaniens sont tous ouverts. Des enfants courent et jouent au ballon en criant.
Mais soudain cette quiétude est troublée par un, puis deux tirs à l’arme lourde. Une fumée noire se lève depuis les environs de la gare, à quelques minutes de là à pied.
A ce bruit puissant, les vendeuses du marché de Marley se pressent pour ranger leurs affaires, mais se ravisent dès que les tirs cessent. Personne ne demande l’origine des tirs, désormais quotidiens, d’un camp ou de l’autre.
“Les tirs ici, nous sommes habitués, on sait que la souffrance que nous vivons aujourd’hui, c’est pour Alassane. Donc pour cela nous n’avons pas peur, on est obligé d’accepter, parce que quand tu veux quelque chose il faut aller jusqu’au bout”, dit posément l’une d’elles, Amy Traoré, foulard jaune noué autour de la tête.
“La nuit, quand on entend les tirs on se lève, on fait les ablutions et on prie pour qu’on s’en sorte. Tous les jours que Dieu fait, il y a des tirs. Si tu ne peux pas vivre avec les tirs, tu t’en vas d’ici”, lance Amy, qui n’envisage pas une seconde de partir.
Hervé, lui, n’a eu d’autre choix que de fuir Abobo. Habitant d’Anonkoi, une enclave réputée pro-Gbagbo au coeur d’Abobo, il n’a pas attendu l’assaut meurtrier du début de la semaine sur ce village pour gagner un autre quartier.
“Les rebelles sont dans le village, tout le monde a fui”, indique-t-il. “Etre réfugié dans son propre pays, c’est impensable”.
© 2011 AFP

Des débris de maisons après des combats dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, le 11 mars 2011
Foto (c) AFP: Trümmer von Immobilien nach dem Kampf in der Nachbarschaft von Abobo, Abidjan, 11. März 2011
Des débris de maisons après des combats dans le quartier d’Abobo, à Abidjan, le 11 mars 2011

4. Hélicoptères et blindés pro-Gbagbo contre les insurgés à Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 12.03.2011 23:36
Les forces fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ont mené samedi pendant plusieurs heures une offensive appuyée par des hélicoptères et blindés, dans le quartier d’Abobo, fief de son rival Alassane Ouattara et nid d’insurgés en plein Abidjan.
Le camp Ouattara a dénoncé des “tueries aveugles” de “civils innocents”, qualifiant l’opération, la première d’envergure depuis le début de la crise post-électorale fin novembre, d'”offensive du désespoir” du pouvoir.
En milieu de soirée, les tirs d’arme lourde ont cessé, ont constaté des journalistes de l’AFP. Aucun bilan des victimes n’était immédiatement disponible.
Cette brutale dégradation de la situation intervient deux jours après un sommet de l’Union africaine à Addis Abeba ayant confirmé le blocage politique: si l’UA a reconnu comme président élu M. Ouattara, le camp Gbagbo a catégoriquement rejeté cette position.
Le président sortant “tient à rassurer la population quant à l’issue certaine de cette crise” post-électorale, selon un communiqué lu à la télévision. Il “appelle toute la population à rester calme et l’informe qu’il s’adressera bientôt à toute la Nation”.
L’offensive a été lancée samedi en fin de matinée dans le quartier pro-Ouattara d’Abobo (nord d’Abidjan) où des insurgés ont pris ces dernières semaines le contrôle de larges zones.
L’objectif des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à M. Gbagbo est de “débarrasser Abobo des terroristes”, selon une source à l’état-major. “Ca passe ou ça casse”, a-t-elle indiqué à l’AFP.
Selon cette source, “deux hélicoptères Puma, des lance-roquettes RPG ainsi que des blindés” sont utilisés par les FDS. Selon des témoignages, les insurgés sont équipés de kalachnikov et de lance-roquettes.
Aux environs de 12H00 (locales et GMT), des tirs à l’arme lourde ont été entendus dans Abobo, situé au nord du quartier résidentiel de Cocody, un des centres du pouvoir.
Un habitant d’Abobo a dit à l’AFP avoir vu rouler vers Abobo quatre blindés, quatre transports de troupe “remplis de militaires”, et “deux pick-up avec des mortiers”.
Un autre habitant a vu “deux chars qui ouvraient un convoi et deux qui le fermaient en tirant”.
Dans les environs de la gare d’Abobo, “il y a des échanges de tirs de blindés et de kalachnikov”, a rapporté un habitant.
Dans le sous-quartier Plateau-Dokui, dans le sud d’Abobo proche de Cocody, un habitant a évoqué des tirs de mortiers: “on est tous enfermés chez nous. Personne ne peut sortir. C’est vraiment terrifiant”.
“On avait peur, on était terré chez nous. On entendait les tirs comme si cela était une vraie guerre. On voit des militaires FDS partout, ils sont en position de combat”, a raconté une habitante de la zone d’Angré, un quartier de Cocody frontalier d’Abobo.
Selon plusieurs témoignages, une dizaine de véhicules militaires étaient positionnés samedi soir, à Angré, sur un axe routier menant à Abobo.
Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, avait admis qu’Abobo, placé vendredi sous couvre-feu nocturne avec le quartier voisin d’Anyama, était “truffé de rebelles”.
Pour Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara, le camp Gbagbo est “dans sa logique de tueries aveugles” car “ils sont acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur”.
“A un kilomètre de distance (d’Abobo), ils tirent des obus, à l’aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires”, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, un Ghanéen de la mission de l’ONU a été blessé samedi à Abidjan dans l’attaque d’un véhicule civil de l’Onuci, a déclaré la force onusienne. Plusieurs témoins ont identifié les agresseurs comme des jeunes pro-Gbagbo.
Pendant ce temps, M. Ouattara enchaînait les rencontres avec ses alliés régionaux. Après le Nigeria et le Burkina, il est attendu au Sénégal.
© 2011 AFP

5. Côte d’Ivoire: tirs près de la résidence du chef de l’armée pro-Gbagbo à Abidjan

ABIDJAN (AFP) – 14.03.2011 11:41
Des tirs à l’arme lourde ont retenti lundi matin à Abidjan dans le sud du quartier de Yopougon, bastion du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ont rapporté des témoins.
C’est la première fois que des tirs d’armes lourdes sont rapportés dans ce fief de M. Gbagbo depuis le début de la crise née de la présidentielle de novembre 2010, qui a déjà fait près de 400 morts selon l’ONU, et menace de faire basculer le premier exportateur mondial de cacao dans la guerre civile.
Ces tirs dans le quartier de Yopougon (dans l’ouest d’Abidjan), bastion de M. Gbagbo, interviennent au lendemain d’une avancée de ses adversaires dans l’Ouest et alors que l’Union africaine a confirmé la victoire de l’opposant Alassane Ouattara, déjà reconnue par une grande partie de la communauté internationale mais rejetée par le camp Gbagbo.
Les tirs à l’arme lourde ont été entendus peu avant l’aube, vers 05H00 (locales et GMT) à proximité de la résidence du chef des Forces de défense et de sécurité (FDS), dans la zone d’Andokoua, dans le nord (bien: nord) de Yopougon, près de la forêt du Banco. Ils ont cessé environ deux heures plus tard, selon des témoins.
“On a été réveillés par des tirs à l’arme lourde, suivis de tirs de kalachnikov”, a raconté une habitante de la zone. “On est couché, on ne peut même pas sortir”, a-t-elle ajouté. Un autre habitant a évoqué “des tirs d’obus, de kalach”.
Samedi, les forces pro-Gbago ont lancé une offensive pour déloger les insurgés d’Abobo, faisant au moins une dizaine de morts. Mais cette opération n’a guère changé la situation sur le terrain, les insurgés gardant le contrôle d’une grande partie d’Abobo.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU examinait lundi un rapport sur la situation en Côte d’Ivoire, qui appelle notamment à la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme dans ce pays.
Le rapport de la haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, conclut “à une détérioration drastique de la situation” depuis novembre 2010.
“Les membres des Forces de défense et de sécurité loyales à Laurent Gbagbo ont fait un usage excessif et mortel de la force pour réprimer les opposants politiques, entraînant le pays dans la tourmente et créant un climat de suspicion, de peur et de répression”, selon le rapport.
Sur le front de l’ouest, les éléments des Forces nouvelles (FN), ex-rébelion alliée à M. Ouattara, ont pris dimanche la ville de Doké, entre Toulépleu et Bloléquin.
Depuis mi-février, les FN, qui tiennent le nord du pays depuis 2002, ont ainsi pris quatre localités de cette région frontalière du Liberia, leur prise majeure ayant été la ville de Toulépleu, tombée le 6 mars après des combats contre les FDS et les miliciens qui les appuient.
L’objectif des forces pro-Ouattara est de prendre la ville de Bloléquin, à une dizaine de kilomètres à l’est de Doké, qui leur ouvrirait un accès au centre-ouest et au port de San Pedro (sud-ouest), le plus grand port d’exportation de cacao au monde.
Une centaine de soldats FDS ont déserté et trouvé refuge au Liberia après les combats à Toulépleu, ont indiqué des réfugiés ivoiriens dans ce pays. Quelque 75.000 Ivoiriens ont fui au Liberia les violences depuis le début de la crise, dont la moitié depuis un mois.
© 2011 AFP

Un homme recouvre d'un tissu le corps d'un autre, mort, le 15 mars 2011 à AbidjanFoto (c) AFP: Un homme recouvre d’un tissu le corps d’un autre, mort, le 15 mars 2011 à Abidjan

6. A Abidjan, une guérilla urbaine à hauts risques et à l’issue incertaine
ABIDJAN (AFP) – 16.03.2011 14:43
Des insurgés qui s’infiltrent dans des quartiers d’Abidjan, des combats à l’arme lourde avec les militaires qui tentent de les contenir: la métropole ivoirienne s’enfonce dans une guérilla urbaine à hauts risques pour les civils et à l’issue incertaine.
Comme l’ont confirmé les affrontements des derniers jours, la “bataille d’Abidjan”, cité de cinq millions d’habitants, n’est gagnée ni pour un camp ni pour l’autre, même si le président sortant Laurent Gbagbo n’a jamais été en position plus difficile depuis le début de la crise post-électorale.
“Comment peut-on tirer des obus de mortier 81 et 82 mm, des roquettes de RPG7 et à la mitrailleuse 12,7 mm pour, dit-on, combattre des rebelles au sein d’une population civile?”, s’insurgeait mardi le gouvernement d’Alassane Ouattara, rival de M. Gbagbo et reconnu président par la communauté internationale.
D’un côté, les insurgés d’un “commando invisible”, mobile, déterminé et armé lui aussi de lance-roquettes, notamment, qui serait composé pour une bonne part d’ex-rebelles des Forces nouvelles (FN), alliés à M. Ouattara.
Depuis leur fief d’Abobo (nord), quartier populaire et le plus peuplé d’Abidjan, ils progressent vers les quartiers résidentiels plus au sud: Cocody, où se trouve le siège de la télévision publique RTI, et le quartier du Plateau, qui abrite le palais présidentiel.
“La stratégie choisie est l’infiltration, l’envahissement progressif d’Abidjan” plutôt qu’une offensive sur la ligne de front qui coupe le pays en deux depuis 2002, le nord étant contrôlé par les FN et le sud par le camp Gbagbo, souligne un expert international de la crise ivoirienne.
“Il faut qu’ils aillent vite. Mais en cas de victoire, comment intégrer ces gens? Il y a une force politique (celle de M. Ouattara) mais sans unité combattante et qui a été obligée de s’allier avec une force militaire”, poursuit ce spécialiste sous couvert d’anonymat.
De l’autre côté, des forces armées fidèles à Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir malgré un isolement diplomatique renforcé par des sanctions occidentales visant à l’asphyxier économiquement.
Sur le papier, le président sortant peut compter sur quelque 55.000 hommes. Mais de plus en plus d’informations font état de défections dans les rangs de ses Forces de défense et de sécurité (FDS).
Surtout, selon le chef de la force onusienne Onuci, Choi Young-jin, “la majorité des militaires ne sont pas prêts à combattre”.
Lors des affrontements contre les insurgés d’Abobo, les FDS utilisent mortiers et RPG plutôt que de s’engager dans de périlleux combats de rue.
Mais face à l’ennemi, le camp Gbagbo pourrait vouloir mobiliser des milliers de “jeunes patriotes”, ses plus fervents partisans.
Leur leader, Charles Blé Goudé, a commencé lundi à préparer les esprits: “Les Ivoiriens brûlent, brûlent d’envie de sauver leur pays”.
“Préparez-vous parce que dans les heures qui arrivent, vous allez répondre à un appel historique, le dernier appel historique pour libérer la Côte d’Ivoire”, a ajouté celui qui fut le fer de lance des manifestations pro-Gbagbo aux heures chaudes de la crise née du putsch manqué de 2002.
Pour Tara O’Connor, spécialiste de la crise ivoirienne au sein de l’organisation Africa Risk Consulting, basée à Londres, Laurent Gbagbo entame cependant la bataille d’Abidjan dans un état de “faiblesse considérable” après ses revers, notamment diplomatiques.
Mais fort de l’allégeance renouvelée des hauts responsables de l’armée, le président sortant doit s’adresser prochainement aux Ivoiriens, une intervention attendue depuis plusieurs jours.
© 2011 AFP

Des habitants fuient le quartier d'Abobo à Abidjan le 25 février 2011
Foto (c) AFP: Einwohner auf der Flucht von Abobo in Abidjan 25. Februar 2011
Des habitants fuient le quartier d’Abobo à Abidjan le 25 février 2011


7. Côte d’Ivoire: la crise menace gravement l’économie des pays voisins, selon le FMI

WASHINGTON (AFP) – 17.03.2011 21:15
La crise politique en Côte d’Ivoire fait peser des “risques graves” sur la reprise économique en cours dans les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a indiqué jeudi le Fonds monétaire international.
“La crise politique qui n’en finit pas en Côte d’Ivoire fait peser des risques graves” sur la croissance économiques des pays riverains, indique le FMI dans un document rendant compte d’une réunion tenue lundi par son Conseil d’administration au sujet de la Cédéao.
Les administrateurs du Fonds, représentants de ses Etats membres, “ont exprimé la profonde inquiétude” que leur inspire la situation en Côte d’Ivoire “alors qu’une reprise économique est en cours” à l’échelle de la région.
Selon eux, le risque d’affaiblissement de la reprise se transmettrait “en particulier par les canaux du commerce et du secteur financier”.
Ils craignent “que les conséquences de la crise” ivoirienne puissent “être graves pour la région si celle-ci persiste”, ajoute le document publié à Washington, siège du FMI.
Le Fonds note de plus que la montée des prix du pétrole et de l’alimentation induit un risque de “pressions inflationnistes aux effets néfastes sur la pauvreté”.
“Dans ces circonstances, les administrateurs ont souligné à quel point il est important de se concentrer encore plus sur la mise au point de plans de prévention et la gestion de crise afin de limiter les conséquences de la crise”, ajoute le compte-rendu de la réunion.
Ils ont également “souligné le besoin de surveiller de près la situation économique et financière des pays membres de la Cédéao” et de “dégager des marges budgétaires pour des dépenses d’urgence” en réformant le code des impôts et l’administration et en contrôlant “les dépenses récurrentes”.
Aux yeux du Conseil d’administration, “tout transfert de revenus ou subside” destiné à amortir les effets de l’inflation devra “être ajusté avec soin pour protéger les plus vulnérables”.
“La stabilité politique de la région est une condition préalable à la poursuite de la reprise économique”, note le Fonds.
Selon lui, si la Côte d’Ivoire sort de sa crise politique rapidement et de manière pacifique, “la région pourrait continuer de faire l’expérience d’une reprise économique avec une croissance du PIB proche de 4,5% en 2011 et supérieure à 5% à moyen terme”, si elle applique “les bonnes mesures”.
Néanmoins, ajoute le communiqué, même dans ce cas-là, “la croissance régionale restera inférieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne”.
© 2011 AFP

8.Exclusivité radioabidjan :
Mise en garde n°1 de la haute hiérarchie du commando invisible.

Abidjan (radioabidjan.net) – 06/03/2011
Le titre est de la rédaction.
DÉCLARATION
Le 28 Novembre 2010, les braves populations ivoiriennes ont, décidé de confier les rênes de notre pays, au Docteur Alassane Dramane Ouattara.
Soutenu par le président Bédié et par la Coalition RHDP, le nouveau président s’est engagé à créer les conditions du développement et du bonheur pour tous, au sein d’un gouvernement de large ouverture qu’il comptait mettre en place, avec à sa tête un premier issu du PDCI.
L’ex-président, refusant de se plier au verdict des urnes, a choisi d’user de la violence des armes, pour s’opposer à la volonté du peuple.
Face à cette situation de refus flagrant de la démocratie, les fils et filles dignes du peuple, comme un seul homme, ont décidé d’user de tous les moyens démocratiques, pour faire prévaloir leur choix.
Gbagbo, niant la valeur de la vie humaine, a fait le choix de tirer à balles réelles et parfois à bout portant sur tous ceux qui contestent sa dictature en formation.
Des civils aux mains nues ont été tués ; femmes et enfants n’ont pas été épargnés par celui qui est devenu désormais un véritable dictateur des tropiques, avec à son actif plus de 1000 personnes tuées en 3 mois.
Sur la base de leurs patronymes, des perquisitions sont faites aux domiciles de certains citoyens par des miliciens et des membres de l’armée tribale à sa solde. Des citoyens ivoiriens et des ressortissants étrangers sont brûlés, leur seul péché étant soit d’avoir voté Alassane Ouattara ou d’avoir une sympathie supposée pour ce dernier. Des charniers pullulent dans la ville d’Abidjan et ses alentours.
Face à ces actes graves, le seul recours qui reste au peuple c’est l’insurrection, car trop c’est trop.
C’est cette insurrection populaire qui a court actuellement dans des quartiers comme Abobo, Koumassi, Yopougon etc. et qui bientôt s’étendra sur toute l’étendue du territoire nationale. C’est cette résistance populaire sans visage que les journalistes ont désigné par le terme de Commando invisible.
Le commando invisible c’est l’expression du ras le bol du peuple qui se bat pour la restauration de la démocratie que tente de violer monsieur Laurent Gbagbo. C’est le peuple en action pour imposer à un dictateur le respect de son expression démocratique. Le commando n’a pas de visage, car tout démocrate ainsi que tout citoyen épris de justice en est un combattant potentiel.
Le commando invisible, c’est toi, c’est moi, c’est tout le monde. C’est la mère qui offre un verre d’eau aux jeunes qui sont au front pour protéger la vie de leurs parents assassinés nuitamment ; c’est le syndicaliste révolté, c’est le militant du PDCI, du RDR, de l’UPCI, du PIT, du CPR, du MFA etc.. Ce sont aussi les partisans des FN, de UNIR de IB, les sympathisants de Papa Guépard, de Zakaria Kone dit Zakis, de Toure Vetcho Hervé (le CHE), de Loss etc.
Sans oublier tous ces volontaires qui combattent bénévolement la dictature tribale de Gbagbo et son clan : étudiants, médecins, pharmaciens, les forces de l’ordre légalistes, transporteurs, chômeurs, paysans, ivoiriens de la diaspora etc.
Voici exposé le cadre, les objectifs et les composants de cette insurrection baptisée commando Invisible. Il n’a pas de chef, il a un objectif clair la mise au pouvoir du président élu par le peuple, pour que ce dernier se mette à son service.
Dans ce cadre, toute contribution individuelle ou collective est la bienvenue, tant qu’elle s’inscrit dans la dynamique de la protection des vies de nos compatriotes qui sont injustement assassinés et dans celle de faire respecter la volonté exprimée par le peuple lors du scrutin présidentiel du 28 Novembre.
Il serait donc prétentieux et contre-productif qu’un seul individu veuille s’en attribuer la paternité, car dans ce cas tous ceux qui ne se reconnaîtraient pas en lui pourraient être démobilisés. Ce qui serait un service rendu à l’ennemi commun.
C’est pourquoi nous appelons à la retenue tous les individus qui souhaiteraient apporter leur contribution à ce combat. Il faut éviter les déclarations opportunistes et tonitruantes qui pourraient semer la confusion dans l’esprit des combattants d’horizons divers qui sont engagés actuellement dans la bataille pour le respect de la démocratie et pour la libération du peuple.
Nous, activistes, de ce commando, lançons donc un appel à l’union sacrée et demandons aux uns et aux autres de taire leurs ambitions personnelles et différents, car toute action motivée par des objectifs autres que ceux fixés par le cadre de l’élection est une aventure qui sera vigoureusement combattue par le peuple. Tout autre discours est un boulevard qu’on offre à l’ennemi.
Nous demandons au peuple de soutenir sans retenue ce combat, car c’est celui de la libération et de la démocratie.
Unis, compagnons, menons le juste combat, pour aujourd’hui et pour demain.
 Fait ce jour  Dimanche 6 Mars 2011
© 2011 radioabidjan.net

Des Casques bleus sur la route principale d'Abobo, le 12 mars 2011
Foto (c) AFP: Peacekeeper auf der Hauptstraße von Abobo, 12. März 2011
Des Casques bleus sur la route principale d’Abobo, le 12 mars 2011

1. Côte d’Ivoire: entscheidende Sitzung der Afrikanischen Union und erste diplomazische Reise von Ouattara
Addis Abeba (AFP) – 2011.03.09 10.03
Die afrikanischen Staatschefs begannen am Mittwoch in Addis Abeba eine entscheidende Sitzung, um eine Lösung für die Krise in Côte d’Ivoire zu finden, aber in der Nähe von Präsident Laurent Gbagbo wurde bereits erklärt, dass es “nichts zu verhandeln gibt.” Sie müssen bis Donnerstag Alassane Ouattara hören, den von der internationalen Gemeinschaft designierten Präsidenten, der offiziell Abidjan zum ersten Mal seit der umstrittenen Wahl vom 28. November verliess.
Mehr als drei Monate nach der Wahl muss die AU einen Bürgerkrieg abwenden, der mehr als 370 Menschen seit Ende 2010 laut UN getötet hat, während die Feindseligkeiten im Westen zwischen Kräften loyal zu Gbabgo und ehemaligen Rebellen, verbündet mit Herrn Ouattara, wieder aufflackern.
Die fünf Mitglieder des “Panel” der Afrikanischen Union zur ivorischen Krise begannen ihre Beratungen am späten Mittwoch Nachmittag: Das ist Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauretanien), Jacob Zuma (Afrika Süd), Jakaya Kikwete (Tansania), Idriss Deby (Tschad) und Blaise Compaore (Burkina Faso).
Das “Panel” sollte seine Beratungen hinter verschlossenen Türen Donnerstag Morgen fortsetzen, dann senden ihre Ergebnisse am Nachmittag bei einem Treffen des Rates für Frieden und Sicherheit der Afrikanischen Union, der auch die beiden Protagonisten der Wahl eingeladen hatte.
Ouattara kam am Flughafen in Addis Abeba am Mittwoch Abend kurz vor 22:00 Uhr Ortszeit (1900 MEZ) an, mit seinem Gefolge. Dies ist seit Beginn der Krise sein erstes offizielle Verlassen des Golf Hotels in Abidjan, wo er seit Mitte Dezember von Gbagbo-Kräften blockiert ist.
Wenige Stunden nach seiner Abreise hat die Regierung von Herrn Gbagbo die UN-Mission in Côte d’Ivoire (UNOCI) verboten und der Französisch Licorne Kraft “Überflug und Landung” im Land untersagt.
UNOCI bietet traditionell den Transport von Persönlichkeiten des Lagers Ouattara mit ihren Hubschraubern, aber weder die UN noch das Team Ouattara wollten sagen, wie er zum Hauptquartier der AU kommt.
Gbagbo hat sich vertreten lassen durch die Spitze seiner Partei, dem ehemaligen Premierminister Pascal Affi N’Guessan, der am Mittwoch in der äthiopischen Hauptstadt angekommen ist.
Unterstützer des amtierenden Präsidenten in den vergangenen Tagen hatten ihm geraten, nicht das Land zu verlassen, und einer seiner Nahen hat klar gemacht, er habe nicht zu viel erwarten von dem Besuch am Donnerstag. “Wir wollen nicht verhandeln das Ergebnis einer Wahl, es gibt nichts zu verhandeln”, warnte am Mittwoch in Abidjan Laurent Dona-Fologo, Präsident des ivorischen Wirtschafts-und Sozialrates.
Aber das Panrl scheint auch gespalten, Mr. Compaore wirbt für eine harte Linie gegen Herrn Gbagbo, während Herr Zuma hat viel mehr Sympathie für den Ex-Präsidenten.
Der Außenminister von Herrn Gbagbo, Alcide Djédjé, versicherte, dass seine Mannschaft auf die Unterstützung von mehreren “Verbündeten” innerhalb der AU zähle, “darunter Angola, Uganda, Südafrika, Demokratische Republik Kongo (Demokratische Republik Kongo), Gambia, Äquatorialguinea, Ghana”.
© 2011 AFP

2. Côte d’Ivoire: Ouattara setzt seine diplomatische Offensive in Nigeria fort
Addis Abeba (AFP) – 2011.11.03 11.52
Mit der unmissverständlichen und bekräftigten Unterstützung der Afrikanischen Union setzt Alassane Ouattara Freitag seine diplomatische Offensive durch den Besuch von Nigeria fort und kündigt seine Rückkehr nach Abidjan in den kommenden Tagen an.
Nach dem Panel von AU am Donnerstag traf Herr Ouattara Freitag, noch in Addis Abeba, Botschafter und Vertreter von dreißig Ländern und internationalen Organisationen, bat sie, ihn zu “unterstützen” in seiner Rolle als “gewählter Präsident Republik Côte d’Ivoire “.
Er wird heute in Nigeria zu Präsident Goodluck Jonathan gehen, Präsident des Rates für Friedens-und Sicherheitsrat (PSC), der dem Treffen der Afrikanischen Union in Abuja fern blieb wegen der Wahlkampagne.
Am Donnerstag billigte der SPC die Vorschläge des Gremiums der AU zur Elfenbeinküste, die eindeutig bestätigt den Sieg des Herrn Ouattara bei den Präsidentschaftswahlen am 28. November.
Für seine erste Reise außerhalb des Landes seit Beginn der Krise hat Herr Ouattara einen großen diplomatischen Sieg errungen: unbestrittene Anerkennung auf dem afrikanischen Kontinent, wo das Regime von Gbagbo sagte vor kurzem, es habe noch viele “Verbündete”.
Ohne Zweifel an diesem Erfolg trat Alassane Ouattara an die internationale Gemeinschaft, um für seine zukünftige “Regierung der nationalen Einheit” zu mobilisieren, vor seinem angekündigten Rückkehr nach Abidjan “in den nächsten Tagen.”
“Ich bin sehr glücklich hier zu sein an diesem Morgen um Ihre Unterstützung bitten”, sagte er gestern Abend vor einem Publikum von Diplomaten, kurz vor einem Treffen mit dem Premierminister Äthiopiens, Meles Zenawi.
“Es ist wichtig, dass Côte d’Ivoire, vor zehn Jahren noch die drittgrößte Volkswirtschaft in Afrika (…), seine Führungsrolle wiedererlangt. Mein Ziel ist es, dass mein Land seinen Platz wiederfindet,” so Herr Ouattara .
“Ich werde eine Regierung der nationalen Einheit einrichten, in der alle großen Parteien vertreten sind,” wiederholte er, und ist überzeugt, dass die AU Position auf “eine völlige Veränderung des Verhaltens in der Hierarchie der ivorischen Armee” hinauslaufen wird.
In Abuja, wird er mit Herrn Jonathan treffen – Verfechter einer harten Linie gegen Herrn Gbagbo – in Vorgriff auf die nächste Sitzung des Rates für Frieden und Sicherheit der AU geplant 24. März in der nigerianischen Hauptstadt, und die sich mit der Umsetzung der AU Entscheidungen über Cote d’Ivoire beschäftigen wird.
Für seine Anhänger wird diese erste internationale Reise von Herrn Ouattara erst wirklich erfolgreich sein mit einer wirksamen Rückkehr am Boden in der Elfenbeinküste Abidjan, wo das Verbot von Flügen von Luftfahrzeugen der UNOCI und der Französisch Licorne Kraft seinen Umzug in das Hotel du Golf erschweren könnte.
Gefragt Freitagmorgen, sagte Herr Ouattara, er sei “überhaupt nicht besorgt” über das Verbot. “Ich denke, der UNOCI und Licorne fliegen weiterhin in Côte d’Ivoire”, kommentierte er einfach, während wir noch nicht wissen, mit welchen Mitteln – Hubschraubern oder gepanzerten Konvoi – er verließ das Hotel Golf am Mittwoch nach Addis Abeba.
© 2011 AFP

3. Der Horror in “Bagdad” oder Krieg im Herzen von Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 2011.03.11 07.00
Männer, maskiert oder nicht, oft bewaffnet, durchsuchen Fahrzeuge an einer Straßensperre: Willkommen in Abobo, nunmehr bekannt als “Bagdad”, einem Viertel im Norden von Abidjan, ein Kriegsgebiet nach wochenlangen Kämpfen zwischen Aufständischen und Truppen loyal zu Gbagbo. Das “Kommando unsichtbar” (siehe auch Teil 9), wie es sich selbst nennt, ist mit bloßem Auge zu sehen.
An den Barrikaden aus Autowracks, Eisenstangen und Tischen inspizieren Aufständische in Uniform oder Zivilkleidung die Kofferräume. Wir sehen die Klinge eines Messers oder die Spitze einer Waffe aus einem T-Shirt oder Hemd ragen, aber andere halten eine Kalaschnikow sehr sichtbar.
Am Freitag werden die Ausgrabungen besonders streng: die Streitkräfte und die Sicherheit von Gbagbo waren da: “Tonight, wir wurden von der SDS angegriffen”, sagt trocken einer von ihnen.
Hinter der Sperre sagte ein Bewohner: “Ein Lenkgeschoss fiel in einen Hof in ​​Marley”, ein “Sub-Distrikt” von Abobo.
In einer Konzession, aus mehreren kleinen Häusern um einen gemeinsamen Innenhof gebaut, wurde das Dach eines Hauses zertrümmert. Trümmer übersäen den Boden, es bleiben Spuren von Blut auf Vorhänge, Matratze. Auf einer Matte liegend der leblose Körper eines 12-jähriges Mädchen, Karidja.

Le corps d'une jeune fille tuée à Abobo, le 11 mars 2011
Foto (c) AFP: Der Körper eines jungen Mädchens in Abobo getötet, 11. März 2011
Le corps d’une jeune fille tuée à Abobo, le 11 mars 2011

“Sie töteten meine Tochter, meine Mutter ist verletzt, meine kleine Schwester verletzt ist”, sagte Dosso Toumoutou mit zitternder Stimme und wirft es dem SDS vor.
Die anderen sechs Mitglieder seiner Familie, die im Haus mit zwei Zimmern waren, sind “verletzt worden”, sagte ein Onkel. Ständig anwesend drücken Nachbarn ihr Beileid aus.
“Gestern (Donnerstag) ging es ab 23:30 Uhr (GMT) bis 4:00, haben wir nicht schlafen”, so Ali, ein Lehrling Fahrer von 22 Jahren.
Aber ein paar Schritte entfernt, die Ereignisse von gestern scheinen lange vorbei, und “Bagdad” atmet wieder die Luft der Stadt.
Jugendliche sitzen ruhig auf einem Balkon. Manche Alten auf der anderen Seite der Straße.
Frauen sind hinter ihren Gemüsestände sitzen. Nähen, Wäsche-und Einkaufsmöglichkeiten sind alle offen, von mauretanischen Händlern. Kinder rennen und spielen Ball.
Aber diese Ruhe wird plötzlich von einem, dann zwei Schüsse mit schweren Waffen gestört. Schwarzer Rauch steigt aus der Nähe des Bahnhofs auf, nur wenige Minuten zu Fuß entfernt.
Bei dem Lärm packen die Markthändler in Marley schnell ihre Sachen, aber haben ihre Meinung geändert, wenn die Schüsse enden. Niemand fragte die Herkunft des Feuers, jetzt täglich, das eine Lager oder ein anderes.
“Die Schüsse hier, wir sind daran gewöhnt, wir wissen, dass Leiden, das wir heute erleben, es gilt Alassane. Also, warum nicht wir fürchten, wir verpflichtet sind, zu akzeptieren, denn wenn man etwas will, muss man es bis zum Ende durchstehen”, sagte einer von ihnen ruhig, Amy Traoré, gelben Schal um den Kopf gebunden.
“Nachts, wenn wir die Schüsse hören und aufstehen, haben wir die Waschung und beten. Jeden Tag, den Gott tut, gibt es Schüsse. Wenn Sie sich nicht mit dem Abfeuern abfinden können , raus hier”, scherzte Amy, die nicht gehen will.
Herve hatte keine andere Wahl, als aus Abobo zu fliehen. Als Bewohner vonAnonkoi, eine Enklave bekannt Pro-Gbagbo im Herzen von Abobo, hat er nicht für den mörderischen Angriff Anfang dieser Woche auf das Dorf warten können, um einen anderen Bezirk zu gewinnen.
“Die Rebellen sind im Dorf, alle sind geflohen”, sagt er. “Als ein Flüchtling im eigenen Land, es ist unfassbar.”
© 2011 AFP

4. Hubschrauber und gepanzerte Pro-Gbagbo in Abidjan gegen Aufständische
ABIDJAN (AFP) – 12.03.2011 23.36 Uhr
Kräfteloyal zu Laurent Gbagbo führten Samstag für mehrere Stunden einen Angriff mit Hubschraubern und gepanzerten Fahrzeugen in der Nähe von Abobo, einer Hochburg seines Rivalen Alassane Ouattara und Nest von Aufständischen, durch.
Das Ouattara Lager verurteilte das “wahllose Töten” von “unschuldigen Zivilisten”, beschreibt den Vorgang, den ersten sehr massiven seit Beginn der Krise nach den Wahlen Ende November, als eine “Offensive der Verzweiflung” der Macht.
Bis Mitte Abend hatte man den schweren Beschuss gestoppt, fanden die AFP-Journalisten. Keine Bilanz war ab sofort verfügbar.
….
Die Offensive wurde gestartet am späten Samstag Vormittag in der Nähe von Abobo, wo Aufständische in den letzten Wochen die Kontrolle über große Gebiete eingenommen haben.
Das Ziel der Streitkräfte und Sicherheit (FDS) loyal zu Herrn Gbagbo sei, “Abobo von Terroristen zu befreien”, sagte eine Quelle in der Zentrale. “Sieg oder Untergang”, sagte sie der AFP.
Die Quelle sagte, “zwei Puma Helikopter, RPG Raketenwerfer und gepanzerte Fahrzeuge” werden durch SDS verwendet. Laut Zeugenaussagen sind die Aufständischen mit Kalaschnikows und Raketenwerfern ausgerüstet.
Gegen 12:00 (GMT), Feuern mit schweren Waffen war in Abobo gehört, nördlich vom Wohnviertel Cocody, einem der Zentren der Macht.
Ein Bürger aus Abobo sagte AFP, er sah vier Panzern in Abobo, vier Truppentransporter “mit Soldaten gefüllt”, und “zwei Pick-up mit Mörsern”.
Ein anderer Bewohner sah “zwei Tanks geöffnet im Konvoi und zwei, die in Zug Schließung waren”.
In der Nähe des Bahnhofs von Abobo “gibt es den Austausch von Schüssen aus Panzern und Kalaschnikows”, berichtete ein Bewohner.
Im Viertel Plateau im südlichen Abobo Nähe Cocody sprachen Bewohner von Beschuss mit Mörsergranaten, “wir sind alle zu Hause eingesperrt. Niemand kann entkommen. Es ist wirklich erschreckend.”
“Wir hatten Angst, wir waren zu Hause verkrochen. Wir haben die Schüsse gehört, als ob es einen wirklichen Krieg gäbe. SDS Soldaten sind überall, sie sind in Kampsstellung “, sagte ein Bewohner der Gegend Angre, ein Cocody Bezirk an Abobo Grenze.
Laut mehrerer Zeugen wurden ein Dutzend Militärfahrzeuge am Samstagabend positioniert auf einer Straße von Abobo nach Angre.
Der Sprecher der Regierung Gbagbo, Ahoua Don Mello, hat unter Ausgangssperre gestellt Abobo Freitagabend mit dem benachbarten Anyama, denn es sei “voll von Rebellen.”
Patrick Achi, Regierungssprecher Ouattaras, meint, Gbagbo Lager ist “in seiner Logik des wahllosen Tötens”, weil “sie mit dem Rücken zur Wand sind, in die Enge getrieben. Sie können nur das Gespenst des Bürgerkriegs, den Terror fördern “.
“Bei einem Kilometer (Abobo), sie feuern Granaten, schießen sie blind, die fallen auf zivile Häuser. Die meisten der Getöteten sind unschuldige Zivilisten, es ist nicht Konfrontation Militär gegen Militär”, fügte er hinzu.
© 2011 AFP

5. Côte d’Ivoire: Schüsse in der Nähe der Residenz des Oberbefehlshabers des Heeres Pro-Gbagbo in Abidjan
ABIDJAN (AFP) – 14.03.2011 11.41 Uhr
Von schwerem Gewehrfeuer zu hören war gestern Morgen in Abidjan im südlichen Stadtteil Yopougon, eine Bastion des ivorischen Ex-Präsidenten Laurent Gbagbo, wie Augenzeugen berichteten. Dies ist das erste Mal, dass schwere Waffen in dieser Hochburg Gbagbo’s eingesetzt sind seit Beginn der Krise.
Diese Schüsse in Yopougon (westlich von Abidjan), eine Hochburg von Gbagbo, kommen einen Tag nach einem Vorstoß seiner Gegner im Westen und während die Afrikanische Union den Sieg des Gegners Alassane Ouattara bestätigt.
Die schweren Beschüsse wurden kurz vor der Morgendämmerung gehört, um 5:00 (GMT) in der Nähe der Residenz des Chief of Defence Forces und Security (SDS) in der Gegend in Andokoua im Norden vonm Yopougon in der Nähe des Banco Waldes. Sie hielten etwa zwei Stunden, wie Augenzeugen berichteten.
“Wir wurden von schwerem Beschuss geweckt, gefolgt von Feuern aus Kalaschnikows”, sagte ein Bewohner der Gegend. “Wir lügen, wenn wir sagen wir können einmal raus”, fügte er hinzu. Ein anderer Bewohner sprach von “Beschuss von Kalatsch”.
Samstag lancierten Pro-Gbagbo Kräfte eine Offensive, um die Aufständischen zu vertreiben aus Abobo und töteten mindestens ein Dutzend Menschen. Aber dieser Vorgang hat nicht die Situation vor Ort verändert. Die Aufständischen behalten die Kontrolle über fast das gesamte Abobo.
Die Kommission für Menschenrechte der Vereinten Nationen beschäftigte sich am Montag mit einem Bericht über die Lage in Cote d’Ivoire.
Die Sprecherin des UN-Hochkommissars für Menschenrechte, Navi Pillay, sagt: es gibt “eine drastische Verschlechterung der Situation” seit November 2010.
“Die Mitglieder der Streitkräfte und der Sicherheit loyal Laurent Gbagbo haben übertriebene und tödliche Gewalt benutzt, um politische Gegner zu unterdrücken, was das Land in Aufruhr brachte, aber auch die Schaffung eines Klimas des Misstrauens, der Angst und Repression” Laut dem Bericht.
….
Hundert Soldaten haben FDS desertiert und fanden Zuflucht in Liberia nach Kämpfen in Toulépleu, sagten ivorische Flüchtlinge in diesem Land. Rund 75.000 Ivorer haben die Gewalt geflohen nach Liberia seit Beginn der Krise.
© 2011 AFP

6. In Abidjan, eine Stadt-Guerilla mit hohem Risiko und ungewissem Ausgang
ABIDJAN (AFP) – 16/03/2011 14.43h
Aufständische, die Viertel von Abidjan infiltrieren, Kämpfe mit schweren Waffen mit dem Militär, das versucht, sie auszuschalten: die ivorische Stadt ist in einen städtischen Guerillakrieg verwickelt, mit hohem Risiko für Zivilisten und ungewisser Zukunft.
Wie aus den Auseinandersetzungen der letzten Tage hervorgeht, ist die “Schlacht von Abidjan,” Stadt mit fünf Millionen Einwohnern, weder von der einen noch der anderen Seite gewonnen, auch wenn der amtierende Präsident Laurent Gbagbo nie in einer schwierigeren Lage seit Beginn der Krise nach den Wahlen gewesen ist.
“Wie können wir Mörsergranaten 81 und 82 mm, RPG7- Raketen und Maschinengewehre 12,7 mm abfeuern, so heißt es, um zu bekämpfen Rebellen inmitten der Zivilbevölkerung?” sagte am Dienstag die Regierung von Alassane Ouattara, einem Gbagbo-Rivalen und von der internationalen Gemeinschaft anerkannten Präsidenten.
Auf der einen Seite: die Aufständischen eines “unsichtbaren Kommandos“, mobil, entschlossen und auch mit Raketenwerfern bewaffnet, insbesondere, das zum großen Teil aus Ex-Rebellen der Forces Nouvelles (FN) bestehen soll, die mit Herrn Ouattara alliiert sind.
Aus ihrer Hochburg Abobo (Norden), beliebtes und bevölkerungsreichstes Viertel der Stadt Abidjan, bewegen sie sich in Richtung der Wohngebiete weiter südlich: Cocody, wo die Zentrale des staatlichen Fernsehens RTI liegt, und das Plateau, das den Präsidentenpalast beherbergt.
“Die gewählte Strategie ist die der Infiltration, fortschreitendes Einfallen in Abidjan” anstatt eine Offensive an der Front, die das Land in zwei Teile teilt seit 2002, im Norden von den FN und im Süden vom Gbagbo-Lager kontrolliert , sagt ein internationaler Experte in der ivorischen Krise.
“Sie müssen schnell vorangehen. Aber wenn sie gewinnen, wie kann man diese Leute integrieren? Es ist eine politische Kraft (die des Herrn Ouattara), aber keine Kampfeinheit und wurde gezwungen, sich mit einem militärischen Kräften zu verbünden” , sagt dieser Experte unter Bedingung der Anonymität.
Auf der anderen Seite: bewaffnete Kräfte Gbagbo-treu, der die Macht trotz diplomatischer Isolation verstärkt durch westliche Sanktionen, die ihn wirtschaftlich zu erdrosseln versuchen, nicht abtreten will.
Auf dem Papier kann der scheidende Präsident auf rund 55.000 Männer zählen. Aber zunehmend gibt es Berichte über Überläufer aus den Reihen seiner Armee-und Sicherheitskräfte (FDS).
Besonders, laut dem Leiter der UN-Truppe UNOCI, Choi Young-jin, “die meisten Militärs sind nicht bereit zu kämpfen.”
Während der Auseinandersetzungen gegen Aufständischen von Abobo, FDS benutzen Mörsern und Panzerfäusten anstatt sich in gefährliche Straßenkämpfe zu wagen.
Aber vor dem Feind könnte das Gbagbo-Lager Tausende von “jungen Patrioten” mobilisieren, seine eifrigsten Anhänger.
Ihr Anführer, Charles Blé Goudé, begann am Montag, die Ideen in den Köpfen der Menschen vorzubereiten: “Die Ivorer brennen, brennen voller Sehnsucht ihr Land zu retten.”
“Machen Sie sich bereit, denn innerhalb weniger Stunden werden Sie einem einem historischen Appell nachkommen, dem letzten historischen Appell zur Befreiung der Elfenbeinküste”, sagte einer, der die Speerspitze der Pro-Gbagbo- Demonstrationen während der heißen Krise war, nach dem gescheiterten Putsch von 2002.
Für Tara O’Connor, einen Spezialisten der ivorischen Krise innerhalb der Organisation Africa Risk Consulting mit Sitz in London, beginnt Laurent Gbagbo jedoch die Schlacht von Abidjan in einem Zustand der “erheblichen Schwäche” nach seinen Rückschlägen, vor allem diplomatisch.
Aber stark wegen des erneuerten Treueeids der hohen Armeeoffiziere, muss der scheidende Präsident sich bald an die Ivorer wenden – eine Rede, die seit mehreren Tagen erwartet wird.
© 2011 AFP

7. Die Côte d’Ivoire Krise bedroht ernsthaft die Volkswirtschaften der Nachbarländer, nach Angaben des IWF
WASHINGTON (AFP) – 2011.03.17 09.15
Die politische Krise in Côte d’Ivoire stellt “ernste Risiken” für den wirtschaftlichen Aufschwung dar, der gerade in den Ländern der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) im Gange ist, sagte am Donnerstag der Internationale Währungsfonds.
“Die nicht endende politische Krise in Côte d’Ivoire ist eine ernsthafte Gefahr” für das Wirtschaftswachstum in den angrenzenden Ländern, sagte der IWF in einer Abhandlung über ein Treffen am Montag von seinem Verwaltungsrat betreffend ECOWAS.
Die Fondsmanager, Vertreter ihrer Mitgliedstaaten “äußerten tiefe Besorgnis”, verursacht durch die Situation in Côte d’Ivoire, “während eine wirtschaftliche Erholung im Gange ist” in der gesamten Region.
Ihnen zufolge überträgt sich das Risiko einer Schwächung des Aufschwungs “insbesondere durch die Kanäle des Handels und des Finanzsektors.”
Sie fürchten, “die Folgen der Krise“ in Côte d’Ivoire könnten “schwerwiegend sein für die Region, wenn sie weiterhin besteht”, fügt das Papier hinzu, das in Washington, Hauptsitz des IWF, veröffentlicht wurde.
Der Fonds stellt ferner fest, dass steigende Öl-und Nahrungspreise bewirken eine Gefahr von “Inflationsdruck auf die nachteiligen Auswirkungen auf Armut.”
“Unter diesen Umständen betonten die Manager, wie wichtig es ist, sich noch stärker auf die Entwicklung von Präventionsplänen und Krisenmanagement zu konzentrieren, um die Folgen der Krise zu begrenzen,” liest man weiter im Bericht der Sitzung.
Darüber hinaus ” betonten sie die Notwendigkeit einer engen Überwachung der Wirtschafts-und Finanzlage der Mitgliedstaaten der ECOWAS” und einer “Freisetzung finanzieller Spielräume für Ausgaben im Notfall” durch Reform der Steuergesetze und der Verwaltung und durch Kontrolle “laufender Kosten”.
In den Augen des Verwaltungsrats sollten “die Übertragung von Einnahmen oder Hilfsgeldern” zur Abfederung der Auswirkungen der Inflation “sorgfältig angepasst werden, um die Schwächsten zu schützen.”
“Die politische Stabilität der Region ist eine Voraussetzung für die weitere wirtschaftliche Erholung”, sagte der IWF.
Er sagte, wenn die Côte d’Ivoire aus ihrer politischen Krise schnell und friedlich herauskäme, “könnte die Region auch weiterhin eine wirtschaftliche Erholung mit einem BIP-Wachstum von knapp 4,5% im Jahr 2011 erleben und sogar höher als 5% auf mittlere Sicht”, wenn sie ” die richtigen Schritte” anwendet.
Dennoch, fügt der Bericht hinzu, auch in diesem Fall würde das “regionale Wachstum unter dem Durchschnitt für Subsahara-Afrika bleiben.”
© 2011 AFP

8. radioabidjan Exklusiv: Communiqué Nr. 1 der Top-Hierarchie des Unsichtbaren Kommandos
ABIDJAN (radioabidjan.net) – 06/03/2011
Titel von der Redaktion.
ERKLÄRUNG
Am 28. November 2010 hat die tapfere ivorische Bevölkerung beschlossen, Dr. Alassane Ouattara mit der Führung unseres Landes zu beauftragen.
Unterstützt von Präsident Bédié und der Koalition RHDP, versprach der neue Präsident, Bedingungen zu schaffen für eine glückliche Entwicklung aller, innerhalb einer nach allen Seiten offenen Regierung, die er mit einem Premier aus dem PDCI an der Spitze aufstellen wollte.
Der ehemalige Präsident weigerte sich, sich dem Wahlergebnis zu beugen, und widersetzt sich mit Waffengewalt dem Willen des Volkes.
Angesichts dieser eklatanten Verleugnung der Demokratie, haben die würdigen Söhne und Töchter des Volkes wie ein Mann beschlossen, alle demokratischen Mittel zu nutzen, um ihre Rechte geltend zu machen.
Gbagbo, der den Wert des menschlichen Lebens leugnet, zielt mit scharfer Munition und manchmal aus nächster Nähe auf alle diejenigen, die seine sich formierende Diktatur verhindern wollen.
Unbewaffnete Zivilisten wurden getötet, Frauen und Kinder wurden nicht verschont von dem, der mittlerweile ein wahrer Diktator der Tropen ist – auf sein Konto kommen mehr als 1.000 Tote in drei Monaten.
Auf der Grundlage ihrer Familiennamen wurden die Wohnungen von Bürgern durch von ihm bezahlte Söldner und Mitglieder der Stammesarmeen durchsucht. Ivorische Bürger und Ausländer wurden verbrannt, ihr einziges Verbrechen war, entweder für Alassane Ouattara gestimmt zu haben oder vermutlich mit ihm zu sympathisieren. Massengräber im Überfluss in der Stadt Abidjan und Umgebung.
Angesichts dieser schwerwiegenden Gewalttaten ist die einzige Zuflucht, die den Menschen bleibt der Aufstand, denn genug ist genug.
Es ist dieser Volksaufstand, der derzeit in Vierteln wie Abobo, Kumasi, etc. Yopougon stattfindet. Und der sich bald auf das ganze Staatsgebiet ausdehnen wird. Es ist dieser Widerstand der Bevölkerung ohne Gesichter, der von den Journalisten Commando invisible – unsichtbares Kommando genannt wird.
Das unsichtbare Kommando ist der sichtbare Ausdruck dafür, dass die Menschen den Hals voll haben und für die Wiederherstellung der Demokratie kämpfen, die Herr Laurent Gbagbo zu verletzen versucht. Es sind die Menschen in Aktion, um einem Diktator den Respekt vor ihrem Demokratiewillen aufzuzwingen. Das Kommando hat kein Gesicht, da jeder Demokrat und jeder Bürger, der das Recht verteidigt, ein potentieller Kämpfer ist.
Das Commando Invisible, du bist es, ich bin es, es sind alle.
Es ist die Mutter, die den jungen Menschen ein Glas Wasser gibt, wenn sie an der Front sind, um das Leben ihrer Verwandten zu schützen, die nachts ermordet werden; es ist der aufständische Gewerkschaftler, die Kämpfer der PDCI, RDR, die UPCI , PIT, CPR, MFA etc.; es sind auch die Getreuen der FN (Forces nouvelles de Ouattara), UNITE IB, Anhänger der Papa Cheetah, von Zakaria Kone genannt ZAKIS, von Vetcho Hervé Toure (genannt Ché), von Loss etc.
Ganz zu schweigen von all den Freiwilligen, die die Stammesdiktatur Gbagbos und seiner Sippe bekämpfen, darunter Studenten, Ärzte, Apotheker, Ordnungskräfte, Spediteure, Arbeitslose, Bauern, Ivorer aus der Diaspora etc.
Hier also werden der Rahmen, die Ziele und Komponenten des Aufstands, der Commando Invisible getauft wurde, dargestellt. Er hat keinen Anführer, er hat eine klare Zielsetzung: die Einsetzung des durch das Volk gewählten Präsidenten, damit dieser seinen Dienst antritt.
(Wegen Datenüberschusses weiter im Kommentar)

0 thoughts on “ELFENBEINKÜSTE BÜRGERKRIEG (Part 10) – OUATTARA: DIPLOMATIE – GBAGBO: BOMBEN – REBELLEN: BEWAFFNETER WIDERSTAND in ABOBO – Côte d’Ivoire (Part 9), Guerre civile – Ouattara: diplomatie – Gbagbo: bombes – Rebelles: résistance armée”

  1. -Fortsetzung des Textes Nr8, Erklärung des Unsichtbaren Kommandos –

    In diesem Zusammenhang ist jeder individuelle oder kollektive Beitrag willkommen, solange er Teil der Dynamik des Schutzes der Leben unserer Landsleute ist, die zu Unrecht ermordet werden, und solange er dem Willen des Volkes, ausgedrückt bei der Präsidentschaftswahl vom 28. November, Gehör verschaffen will.
    Es wäre anmaßend und kontraproduktiv, dass ein Einzelner dafür die Urheberschaft beanspruchen wollte, da in diesem Fall alle diejenigen, die sich in ihm nicht wiederfänden, demobilisiert werden könnten. Was wiederum dem gemeinsamen Feind Verdienste in die Hände spielen würde.
    Wir fordern daher alle Einzelpersonen auf, die ihren Beitrag zu diesem Kampf leisten wollen, Zurückhaltung zu üben. Vermeidet opportunistische und lautstarke Aussagen, die möglicherweise Verwirrung in den Köpfen der Kämpfer aller Orientierungen stiften können, die sich derzeit im Kampf für die Achtung der Demokratie und für die Befreiung des Volkes engagieren.
    Wir, die Aktivisten dieses Kommandos, appellieren daher an die heilige Union und bitten sowohl die einen als auch die anderen, ihre persönlichen und unterschiedlichen Ambitionen schweigen zu lassen, denn jede anders gerichtete Handlung ist ein Abenteuer, wogegen die Menschen sich energisch richten werden. Jede andere Diskussion ist ein Boulevard, den wir dem Feind anbieten.
    Wir fordern die Menschen auf, diesen Kampf ohne Zurückhaltung zu unterstützen, weil es der Kampf für die Befreiung und die Demokratie ist.
    Vereint, Kameraden, lasst uns den guten Kampf führen, für heute und morgen.
    Datiert heute Sonntag, 6. März 2011
    Mori Diakite
    Für die Koordination der Widerstandszellen

    © 2011 radioabjan.net

  2. Oh, vielen Dank für den Beitrag. Eine tolle Übersetzung – und wieder mal jene Mischung aus Poesie und Militanz, die vielen von uns hier oben fremd geworden zu sein scheint…..

Leave a Reply