ELFENBEINKÜSTE: DIE ERSTEN ZEHN TAGE NACH GBAGBOs STURZ – Côte d’Ivoire: les premiers dix jours apres l’arrestation de Gbagbo


1. Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo in den Norden gebracht, Ouattara ruft den IStGH auf, Massaker zu untersuchen
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.14 07.37
Der ehemalige ivorische Präsident Laurent Gbagbo, verhaftet Montag in Abidjan, wurde übertragen Mittwoch in den Norden des Landes, während sein Nachfolger Alassane Ouattara den Internationalen Strafgerichtshof aufgefordert hat, die Massaker zu untersuchen, insbesondere die seiner Unterstützer.
2. Die Bilder vom gedemütigten Gbagbo gehen in die Herzen der Menschen in Côte d’Ivoire
ABIDJAN (AFP) – 2011.12.04 07.25
Die Bilder von Laurent Gbagbo und Frau Simone, geschlagen und gedemütigt, die in die Welt gingen, haben einen erheblichen Einfluss in Côte d’Ivoire, wo oft Mitgefühl ausgedrückt wurde, auch in den Reihen der Anhänger von Alassane Ouattara.
3. Simone Gbagbo, die “Eiserne Lady” fiel mit “Laurent”
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.12 06.38
Die ehemalige “Eiserne Lady” und Passionaria der Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, 61, hat die Höhen der Begeisterung mit ihrem Mann Laurent gekannt, wie die Tiefen des Falls mit ihrer Verhaftung am Montag, nachdem sie unermüdlich Einfluss auf die Politik ihres Landes nahm.
4. Kakao: Der Markt setzt auf eine schnelle Wiederaufnahme der Exporte
LONDON (AFP) – 13/04/2011 02.33
Abgehängt seit Dezember aufgrund der Krise in Côte d’Ivoire, Händler und Analysten erwarten, dass der Fall von Laurent Gbagbo zu einer raschen Wiederaufnahme der Ausfuhr von Kakao und steigenden Preisen führt, aber die Rückkehr zu normalen Zeiten könnte dauern.
5. WFP Nahrungsmittelvorräte vollständig in Abidjan geplündert
GENF (AFP) – 2011.04.13 05.12
Nahrungsmittelvorräte des World Food Program (WFP) wurden komplett in Abidjan durch eine “bewaffnete Bande” geraubt, was zu einem Stopp der Verteilung von Nahrungsmitteln in der ivorischen ökonomischen Hauptstadt führte, sagte am Mittwoch die UN-Agentur.
6. Humanitäre Krise: Oxfam fordert 11.000.000
DAKAR (AFP) – 13/04/2011 15.58
Oxfam startete einen Appell am Mittwoch für einen Fonds von über $ 16.000.000 (über 11 Mio. EUR), um eine humanitäre Krise in Côte d’Ivoire zu vermeiden, wo “mehr als eine Million Menschen” wegen der Gewalt nach den Wahlen geflohen sind.
7. Die FAO unterstützt ländliche Familien in Côte d’Ivoire und Liberia
Rom (AFP) – 2011.04.18 11.20
Die UN- Ernährungs- und Landwirtschaftsorganisation (FAO) meldete am Montag den Beginn einer Hilfsaktion für mehr als 10.000 Bauernfamilien in Côte d’Ivoire und im benachbarten Liberia, um die Saatsaison zu retten.
8. Die ivorische Presse taucht wieder auf und träumt von einer “Renaissance” des Landes
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.18 24:35
Die ivorische Presse erschien Montag und träumte von einer “Renaissance” des Landes, nach fast drei Wochen der Unterbrechung durch den Krieg in Abidjan und der Unsicherheit, die nach dem Sturz des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo am 11. April herrschte.
ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM 2. VIDEO VON GBAGBOs VERHAFTUNG)

1er ARTICLE SUR HUIT: Côte d’Ivoire: Gbagbo transféré dans le Nord, Ouattara en appelle à la CPI pour enquêter
ABIDJAN (AFP) – 14.04.2011 07:37
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi à Abidjan, a été transféré mercredi dans le nord du pays, tandis que son successeur Alassane Ouattara a demandé à la Cour pénale internationale d’enquêter sur des accusations de massacres visant notamment ses partisans
M. Gbagbo, qui avait refusé pendant quatre mois de reconnaître sa défaite à la présidentielle, plongeant le pays dans une quasi-guerre civile, avait été arrêté lundi dans la résidence présidentielle et conduit dans la foulée à l’hôtel du Golf, quartier général de M. Ouattara, après une guerre de 10 jours.
“A l’heure où je vous parle, Monsieur Laurent Gbagbo n’est plus à l’hôtel du Golf, il est en Côte d’Ivoire, bien sécurisé”, a déclaré M. Ouattara au cours d’une conférence de presse.
Le porte-parole de la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré, a dit à l’AFP qu’il avait été transféré en hélicoptère “dans le nord du pays”, tandis qu’à New York, au siège de l’ONU, le président en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadeur colombien Nestor Osorio, a précisé que M. Gbagbo avait été transféré “dans une résidence présidentielle” dans le nord.
Washington a jugé que Laurent Gbagbo doit rendre compte de ses actes dans le cadre d’un processus judiciaire “transparent”, alors que le président du Sénégal Abdoulaye Wade a estimé que la chute de Laurent Gbagbo est “une très bonne chose” pour l’Afrique, dans une interview au quotidien français Le Figaro.
“A l?avenir, aucun chef d?Etat africain ne pourra plus s?aviser de refuser le verdict des urnes”, a-t-il jugé.
Pour sa part, le Premier ministre kényan Raila Odinga, qui avait fait office de médiateur dans la crise ivoirienne, a préconisé d’amnistier l’ex-président en vue d’apaiser les tensions.
A Paris, une fille de Laurent Gbagbo a saisi des avocats français pour étudier la “légalité” de l’arrestation de ses parents ainsi que celle de l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire.
Dans l’intérieur du pays, la situation humanitaire reste très difficile, notamment dans l’Ouest où les combattants des deux camps ont été accusés d’exactions par l’ONU et des ONG.
Alassane Ouattara a annoncé qu’il allait “demander au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’engager des investigations” sur les massacres survenus dans l’Ouest.
“Ces massacres sont inadmissibles, indignes (…), je suis révolté”, a-t-il ajouté avec émotion, alors que ses partisans sont accusés d’être responsables de certaines tueries, survenues notamment fin mars à l’occasion de l’offensive victorieuse de ses combattants lancée à partir de cette région.
A Abidjan, les autorités ont encore tenté mercredi de contenir le chaos qui règne dans la capitale économique du pays, alors que les ralliements des principaux chefs des forces de sécurité au nouveau président ivoirien Alassane Ouattara s’est accéléré, le dernier en date étant mercredi le chef d’une unité d’élite redoutée, le Cecos, pilier sécuritaire du régime Gbagbo.
Des patrouilles ivoiriennes et françaises vont aussi circuler à Abidjan pour montrer qu’un “Etat de droit se met en place”, a annoncé à Paris le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, sans préciser quand débuteraient ces patrouilles.
M. Ouattara a promis la “pacification totale” du pays d’ici “un à deux mois”, et que ses propres éléments seraient radiés immédiatement en cas de pillages, une activité largement répandue dans leurs rangs ces derniers jours.
A Abidjan, les stocks alimentaires du Programme alimentaire mondial (PAM), soit 3.000 tonnes de nourriture, ont été entièrement dérobés ces derniers jours par une “bande armée”, conduisant à un arrêt des distributions de nourriture sur place, a indiqué mercredi l’agence onusienne.
Le responsable des opérations de maintien de la paix à l’ONU, Alain Le Roy, a estimé que la Côte d’Ivoire est encore un pays “dangereux”, avec “toujours des combats et des pillages”. Les violences post-électorales ont fait près de 900 morts selon l’ONU, dont la moitié à Abidjan.
L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International a appelé l’Onuci à “renforcer de manière significative” la protection des “dizaines de milliers de civils déplacés” par le conflit.
Enfin, Alassane Ouattara a assuré que l’exportation de cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial et qui avait cessé en raison des sanctions internationales visant Laurent Gbagbo, allait reprendre “immédiatement”.
© 2011 AFP

L'arrestation de Laurent retransmise le 11 avril 2011 par la télévision ivoirienne TCI
Foto (c) AFP: Die Verhaftung von Laurent Sendung 11. April 2011 von den ivorischen Fernsehen TCI
L’arrestation de Laurent retransmise le 11 avril 2011 par la télévision ivoirienne TCI

2. Les images de Gbagbo humilié touchent au coeur la Côte d’Ivoire
ABIDJAN (AFP) – 12.04.2011 19:25
Les images de Laurent Gbagbo et de son épouse Simone vaincus et humiliés, qui ont fait le tour du monde, ont un retentissement considérable en Côte d’Ivoire, où s’exprime souvent de la compassion, jusque dans les rangs des partisans d’Alassane Ouattara.
, jusque dans les rangs des partisans d’Alassane Ouattara.
“Ca fait pitié”: l’expression s’entend presque partout à Abidjan, à l’évocation des images qui signent l’épilogue d’une crise post-électorale meurtrière de quatre mois et demi et d’un règne de dix ans.
Laurent Gbagbo suant, sonné, vieil homme qu’on aide à enfiler une chemise, entouré de ses tombeurs dans une suite de l’Hôtel du Golf: images télévisées et photographies symbolisent avec une puissance immense la déchéance d’un homme, et en retour le triomphe d’Alassane Ouattara.
Choc, incrédulité, gêne ou honte: les Ivoiriens de toutes opinions ont été bouleversés par ces images, et des réseaux sociaux comme Facebook témoignaient de cette lame de fond.
“Mes larmes n’arrêtent pas”, notait une internaute, déclenchant aussitôt une salve de commentaires.
Dans le camp Gbagbo, de façon prévisible, on exprimait son indignation.
“C’est un sentiment de honte pour notre pays, voir dans un tel état un président de la République”, déclare à l’AFP Pascal Affi N’Guessan, chef de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI).
“C’est scandaleux, révoltant”, insiste-t-il, dénonçant une atteinte à “la dignité humaine”.
“Ca nous éloigne de plus en plus de la réconciliation nationale”, prônée dès lundi soir par M. Ouattara, pointe un partisan de M. Gbagbo.
Mais au sein même du camp victorieux, la tristesse le dispute souvent à l’embarras.
“Il ne fallait pas qu’il finisse comme ça”, confie une sympathisante pro-Ouattara, qui elle aussi n’a pu s’empêcher de pleurer à ce spectacle.
“Ca a bouleversé beaucoup de monde, y compris parmi nous”, reconnaît un responsable du camp Ouattara.
“C’était hors de contrôle. Il y avait tellement d’agitation, de folie à son arrivée au Golf: un cafouillage total”, explique-t-il.
Il pointe cependant un “effet”: “ça a brisé toute velléité chez les +patriotes+ (pro-Gbagbo)”, assure-t-il.
“Il fallait que les Ivoiriens sachent que c’était fini. C’était cathartique”, juge encore un diplomate africain, approuvant ces images qui “ont un effet dissuasif sur beaucoup de tyrans en Afrique”.
Pour un bon connaisseur de la scène politique et de la société ivoiriennes, le retentissement de ces images provient du rapport au chef en Côte d’Ivoire, où le poids des traditions reste très grand.
“Le chef, même vaincu, doit être respecté, sa figure est sacrée”, souligne-t-il.
Enfin, selon lui, ces images handicapent le nouveau président: elles “confirment une partie de la population dans sa conviction que les rebelles (pro-Ouattara) sont des canailles qui ne respectent rien. Pour Ouattara, c’est raté”.
© 2011 AFP

Laurent Gbagbo et sa femme Simone à l'hôtel du Golf, QG de Ouattara après leur arrestation le 11 av
Foto (c) AFP: Laurent Gbagbo und seine Frau Simone im Hotel du Golf, Ouattara Hauptquartier nach ihrer Verhaftung 11. April 2011
Laurent Gbagbo et sa femme Simone à l’hôtel du Golf, QG de Ouattara après leur arrestation le 11 avril 2011

3. Simone Gbagbo, la “dame de fer” est tombée avec “Laurent”
ABIDJAN (AFP) – 12.04.2011 06:38
L’ancienne “dame de fer” et passionaria de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, 61 ans, a connu l’ivresse des sommets comme la chute au côté de son mari Laurent, avec leur arrestation lundi, après avoir tenté sans répit d’influencer la politique de son pays.
Après quatre mois d’une crise post-électorale sanglante, une guerre de deux semaines et l’enfermement dans le bunker de leur résidence officielle pendant plusieurs jours, elle a été arrêtée avec son mari et conduite au QG du nouveau chef d’Etat Alassane Ouattara, qu’elle a toujours honni et qualifié de “chef bandit”.
Devenue Première dame le 26 octobre 2000, elle a été autant respectée pour son parcours dans l’opposition – et souvent même aimée – que crainte pour son rôle de “présidente” à poigne, souvent accusée d’être liée aux “escadrons de la mort” contre les partisans du camp adverse. Jamais elle n’a accepté de se cantonner à un rôle de faire-valoir.
Simone Ehivet est née en 1949 près de Grand-Bassam (est d’Abidjan), d’un père gendarme, dans une famille de dix-huit enfants. Elle fait des études poussées d’histoire et de linguistique.
Sa passion: le syndicalisme et l’engagement politique, passant du marxisme au christianisme évangélique, après avoir échappé “miraculeusement” en 1998 à un accident de voiture. Elle n’a de cesse de condamner le “néo-colonialisme” français, qu’elle voit surgir dès après l’indépendance d’août 1960.
Elle se lance ausi dans l’action sociale et caritative, en particulier dans la lutte contre le sida et la pauvreté.
La mâchoire est forte, le regard tantôt dur quand elle parle des “ennemis”, tantôt brillant quand elle évoque Dieu. Un Dieu convié tous les jours à la résidence présidentielle pour des prières qu’elle organisait avec des pasteurs et autre “prophètes”.
Plusieurs fois emprisonnée dans les années 1970, puis 1990, pour avoir dénoncé publiquement le “Vieux”, l’ancien président Félix Houphouët-Boigny, elle cofonde en 1982 ce qui deviendra le Front populaire ivoirien (FPI, socialiste) dont elle sera députée en 1995, représentant Abobo (quartier nord d’Abidjan).
Le 19 janvier 1989, elle épouse, en secondes noces, son “camarade de combat” Laurent Gbagbo. Elle a cinq filles, dont deux de M. Gbagbo.
Lorsqu’éclate la rébellion de 2002, Simone Gbagbo défend bec et ongles son mari, dénonce la “sédition”, déplore la partition. Elle pourfend avec fougue le président français Jacques Chirac et Alassane Ouattara – qu’elle surnomme aussi “le fléau” -, alors opposant exilé.
Elle va jusqu’à rejeter les accords inter-ivoiriens de Marcoussis (France), de janvier 2003, prévoyant un gouvernement d’union intégrant les rebelles, pourtant acceptés par son mari, maintenu au pouvoir.
Pendant la campagne présidentielle de 2010, elle est la première dénonciatrice de M. Ouattara. “Si tu mets un guerrier à la tête de ton pays, c’est que tu veux la violence”, assène-t-elle à des chefs traditionnels du nord musulman, généralement pro-Ouattara.
“Dieu a donné la victoire à Laurent”, commente-t-elle laconiquement au lendemain du second tour, le 28 novembre.
Elle a alors repris le terrain perdu face à Nady Bamba – une ex-journaliste à laquelle M. Gbagbo s’est uni quelques années plus tôt par un mariage coutumier -, qui paie son rôle-clé dans une campagne électorale critiquée, couronnée par une victoire largement contestée.
Quand le pays plonge dans la tourmente de la crise post-électorale, “Simone” ou “Maman”, comme l’appellent ses admirateurs, monte au front, fustigeant le “chef bandit” Alassane Ouattara et le “diable” Nicolas Sarkozy.
Personnage controversé, elle a aussi été impliquée par la justice française dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Il a été vu vivant pour la dernière fois le 16 avril 2004 à Abidjan, alors qu’il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Mme Gbagbo.
Elle est visée par des sanctions (gel des avoirs) du Conseil de sécurité de l’ONU, tout comme quatre personnes, dont “Laurent”, qu’elle a accompagné jusqu’à la chute, en son bunker au sous-sol de sa résidence qui résonnait de prières.
© 2011 AFP

Retransmission télévisée de l'arrestation de Simone Gbagbo le 11 avril 2011 à Abidjan par la télévi
Foto (c) AFP: Fernsehberichte über die Verhaftung von Simone Gbagbo, 11. April 2011 in Abidjan von der ivorischen Fernsehen RCI
Retransmission télévisée de l’arrestation de Simone Gbagbo le 11 avril 2011 à Abidjan par la télévisions ivoirienne RCI

4. Cacao: le marché mise sur une reprise rapide des exportations ivoiriennes
LONDRES (AFP) – 13.04.2011 14:33
Suspendus depuis décembre à la crise en Côte d’Ivoire, négociants et analystes s’attendent à ce que la chute de Laurent Gbagbo débouche sur une reprise rapide des exportations de cacao et apaise la flambée des cours, mais le retour à la normale pourrait prendre du temps.
“Le cacao ivoirien ne devrait pas tarder à retrouver le chemin des marchés. Des stocks très importants se sont accumulés dans le pays et attendent d’être commercialisés”, a indiqué à l’AFP Sudakshina Unnikrishnan, analyste de Barclays Capital.
Durant les quatre mois de conflit, la récolte de cacao s’est poursuivie et quelque 400.000 tonnes de fèves brunes se sont accumulées dans les ports ivoiriens d’Abidjan et de San Pedro.
Reconnu président de la Côte d’Ivoire par la communauté internationale, Alassane Ouattara avait appelé en janvier à un embargo sur les exportations de cacao, afin de priver son rival Laurent Gbagbo, accroché au pouvoir, de cette manne financière.
Cet appel, appuyé par des sanctions européennes et très suivi par les négociants, avait privé le marché du cacao ivoirien, alors que le pays, premier producteur de la planète, représente 35% de l’offre mondiale.
Le cours avaient immédiatement flambé, grimpant début mars à leur plus haut niveau depuis 1979 à New-York, à 3.775 dollars la tonne.
Mais ils ont dégringolé de près de 10% depuis début avril, les opérateurs anticipant la victoire du camp Ouattara et l’afflux sur le marché des immenses stocks ivoiriens.
Dès vendredi, l’Union européenne a levé ses sanctions sur les ports de Côte d’Ivoire, décision qui a réjoui les principaux négociants du secteur.
De son côté, Alassane Ouattara a annoncé mercredi que les exportations de cacao allaient redémarrer “immédiatement”, assurant que le port d’Abidjan était “sous contrôle”.
“Nous applaudissons les signaux indiquant que nous pourrons bientôt reprendre les exportations. Pour l’instant, nous observons l’évolution de la situation et organisons notre logistique en fonction”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de Barry Callebaut, numéro un mondial du chocolat industriel.
Ses deux usines de transformation dans le pays sont restées en activité, mais, “en raison des restrictions, nous ne pouvions exporter ni les produits semi-finis, ni les fèves de cacao”, a-t-il expliqué.
Même espoir du côté du géant de l’agroalimentaire américain Cargill, qui projette de recommencer ses exportations “dès que les conditions dans le pays le permettront”.
“Nous espérons que la sécurité sera restaurée rapidement. Et nous attendons une clarification des autorités ivoiriennes: un élément clef pour reprendre les exportations sera le redémarrage du système bancaire local”, paralysé par le conflit et des sanctions européennes, a ajouté un porte-parole de Cargill.
C’est là que le bât blesse: les professionnels redoutent que les ajustements nécessaires pour un retour à la normale prennent du temps, surtout si les violences persistent dans le pays malgré la chute du président sortant.
“Le problème du financement de la filière cacao, et donc des banques, doit être résolu avant de voir les ventes de cacao s’épanouir à nouveau”, a confirmé Mme Unnikrishnan.
Par ailleurs, “sur le plus long terme, il faudra s’attaquer aux difficultés chroniques que rencontre la production ivoirienne: vieillissement des plantations et faible usage des fertilisants”, ce qui nécessitera d’importants investissements, a averti l’analyste.
L’Organisation internationale du cacao (ICCO) prévoit pour 2010-2011 une récolte en hausse de près de 7% en Côte d’Ivoire, à plus de 1.320 millions de tonne, en raison de conditions météorologiques exceptionnellement favorables.
L’ICCO continue de miser sur un surplus de production à l’échelle mondiale cette année, malgré une consommation robuste en hausse de 2,8%.
© 2011 AFP

Des producteurs de cacao ivoiriens le 17 février 2011 à Abidjan, après l'imposition de sanctions à
Foto (c) AFP: Ivorischen Kakaobauern 17. Februar 2011 in Abidjan, nach der Verhängung von Sanktionen durch die EU
Des producteurs de cacao ivoiriens le 17 février 2011 à Abidjan, après l’imposition de sanctions à l’exportation par l’UE

5. Les stocks alimentaires du PAM totalement pillés à Abidjan
GENEVE (AFP) – 13.04.2011 17:12
Les stocks alimentaires du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été entièrement dérobés à Abidjan par une “bande armée”, conduisant à un arrêt des distributions de nourriture dans la capitale économique ivoirienne, a indiqué mercredi l’agence onusienne.
“Trois mille tonnes de nourriture que nous avions dans notre magasin à Abidjan ont tout simplement disparu, ont été pillés”, a expliqué lors d’un point de presse à Genève le directeur du PAM en Côte d’Ivoire, Alain Cordeil, revenant du pays.
“Une bande armée — on n’a jamais su qui exactement — a réussi à prendre le magasin, déloger les jeunes qui le protégeait et finalement l’ont pillé intégralement et apparemment y ont mis le feu”, a-t-il raconté.
“On se retrouve à Abidjan avec zéro gramme nourriture à disposition depuis cinq jours”, a-t-il poursuivi.
“Il faut réagir rapidement car on sait qu’à Abidjan, on aura beaucoup de personnes à assister”, a-t-il insisté soulignant qu’à l’heure actuelle, le PAM estimait à environ 70.000 le nombre de personnes ayant besoin d’une aide d’urgence dans la ville.
L’agence onusienne, qui prépare déjà plusieurs ponts aériens de distribution alimentaire dans le pays, pense ainsi sérieusement à faire de même sur Abidjan.
Alors que la situation alimentaire est devenue dramatique en Côte d’Ivoire où les récoltes n’ont globalement pas pu être faites et où les prix des produits de base ne cessent de flamber, le PAM estime qu’il aura besoin dans un premier temps de 26 millions de dollars pour nourrir pendant six mois quelque 225.000 personnes (17.000 tonnes de nourriture).
Pour l’instant, il n’en a reçu que 12 millions, a regretté M. Cordeil, s’inquiétant d’un manque de fonds qui pourraient encore ralentir une aide compliquée par l’insécurité.
“A Abidjan, les prix ont été multipliés par quatre ou peut-être même par cinq. On s’attend d’ailleurs à ce qu’ils continuent à augmenter pour les produits de base”, a encore raconté le responsable du PAM.
“Vous pouvez imaginer le pourquoi des pillages qui existent actuellement à Abidjan. C’est tout simplement que les gens ont faim, ils vont aller piller partout où on a un supermarché”, a-t-il poursuivi.
En général, a souligné M. Cordeil, ces pillages commencent par des bandes “armées lourdement” qui “se servent et laissent les magasins ouverts. Alors les glaneurs viennent en profiter”, a-t-il poursuivi, mettant en garde contre “ce cercle vicieux d’insécurité” engendré par la faim.
© 2011 AFP

Des hommes passent devant des magasins pillés sur l'avenue VGE (Valery Giscard d'Estaing) à Abidja
Foto (c) AFP: Geschäfte geplündert Avenue VGE (Valery Giscard d’Estaing) in Abidjan, 13. April 2011
Des hommes passent devant des magasins pillés sur l’avenue VGE (Valery Giscard d’Estaing) à Abidjan, le 13 avril 2011

6. Crise humanitaire: Oxfam demande 11 millions d’euros
DAKAR (AFP) – 13.04.2011 15:58
L’organisation Oxfam a lancé mercredi un appel de fonds de plus de 16 millions de dollars (plus de 11 millions d’euros) pour éviter une crise humanitaire en Côte d’Ivoire où “plus d’un million de personnes” ont fui les violences post-électorales.
“Oxfam a lancé une campagne pour recueillir plus de 16 millions de dollars pour la crise en Côte d’Ivoire”, indique un communiqué de l’organisation humanitaire transmis mercredi à l’AFP à Dakar.
“Plus d’un million de personnes survivent dans la forêt, dans des villages démunis et surpeuplés ou grâce à l’accueil de communautés locales au Liberia, le pays voisin”, ajoute l’ONG.
Selon elle, les quatre mois de violences, de pillages et de déplacements ont créé une crise humanitaire qui mettra des mois, voire des années à se régler.
“Oxfam se prépare à faire face à une situation d’urgence humanitaire à long terme et à un possible désastre sur le plan de la santé publique. Les réfugiés ont besoin d’aide dans l?immédiat pour survivre”, indique le coordonnateur régional des opérations humanitaires d?Oxfam en Côte d’Ivoire, Philippe Conraud, cité dans le communiqué.
Selon Oxfam, “l’ONU a déclaré que la crise humanitaire en Côte d’Ivoire nécessitera pas moins de 160 millions de dollars. Or, à ce jour, la communauté internationale ne s’est engagée que sur le versement de 22 millions, seulement”.
© 2011 AFP

7. La FAO aide des familles rurales en Côte d’Ivoire et au Liberia
ROME (AFP) – 18.04.2011 11:20
L’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé lundi le début d’une opération d’aide à plus de 10.000 familles rurales en Côte d’Ivoire et au Liberia voisin pour sauver la saison des semis qui est sur le point de débuter.
“Avec le retour timide du calme en Côte d’Ivoire qui succède à plusieurs mois de violence politique, une course contre la montre s’est engagée pour sauver la saison des semis de riz et de maïs qui débute avec les premières pluies dans l’ouest et le nord du pays”, indique l’agence spécialisée de l’ONU dans un communiqué.
En dépit des problèmes de sécurité qui subsistent, “la FAO vient de lancer une opération de distribution de semences, d’engrais et d’outils agricoles à quelque 12.000 familles rurales en Côte d’Ivoire et au Liberia”, ajoute l’agence qui précise que cette opération vise “les villages qui abritent des réfugiés et des personnes déplacées”.
A New York, les Nations unies ont lancé jeudi un appel pour collecter plus de 300 millions de dollars afin d’assurer une aide à la Côte d’Ivoire et au Liberia où plus de 130.000 Ivoiriens ont trouvé refuge.
“En distribuant semences, engrais et outils, la FAO espère que l’assistance aux réfugiés et aux familles qui les ont accueillis préviendra de futures tensions tout en réduisant le fardeau de la lutte quotidienne pour se nourrir”, précise pour sa part l’agence basée à Rome.
“Il n’y aura pas assez de nourriture car il y a moins de provisions que d’habitude pour couvrir la période de soudure jusqu’à la prochaine récolte”, a indiqué Luc Genot, qui coordonne l’aide d’urgence de la FAO en Côte d’Ivoire.
La menace qui pèse à présent succède à la perte d’une grande partie de la récolte qui s’est achevée en janvier dernier. Les familles rurales ont soit été prises de court et ont pris la fuite sans avoir pu récolter, soit vendu leurs récoltes à bas prix dans la précipitation du départ afin d’avoir un peu d’argent liquide pour couvrir les frais de voyage, rappelle la FAO.
© 2011 AFP

L'édition du 18 avril 2011 du Patriote, quotidien de Côte d'Ivoire
Foto (c) AFP: Tageszeitung Le Patriote, 18. April
L’édition du 18 avril 2011 du Patriote, quotidien de Côte d’Ivoire

8. La presse ivoirienne reparaît et rêve d’une “renaissance” du pays
ABIDJAN (AFP) – 18.04.2011 12:35
La presse ivoirienne est reparue lundi et rêvait d’une “renaissance” du pays, à l’issue de près de trois semaines d’interruption causée par la guerre à Abidjan et l’insécurité qui avait prévalu après la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril.
“La Côte d’Ivoire renaît à la vie”, titre Nord-Sud, “La Côte d’Ivoire renaît avec ADO” (surnom du nouveau président Alassane Ouattara) pour Le Patriote, c’est “la délivrance” pour Le Mandat, trois journaux très proches du nouveau pouvoir.
Le quotidien d’Etat Fraternité-Matin, qui avait embrassé la cause de M. Gbagbo lors de la crise née du scrutin de novembre 2010, cite en “Une” M. Ouattara: “c’est ensemble que nous allons écrire notre histoire”.
Dans un éditorial titré “réconciliation, pardon, paix”, le journal, victime de saccages après la chute de M. Gbagbo, explique avoir “toujours su rebondir après des moments de turbulences liés à sa mission de service public”. Il se dit “prêt à prendre une part active dans ce processus de réconciliation pour la reconstruction et le développement dans la paix”.
Les journaux les plus favorables à l’ex-président, notamment celui de son parti, Notre Voie, n’avaient pu être trouvés en kiosques lundi matin à Abidjan dans le quartier central du Plateau.
“La Côte d’Ivoire vivra, vivra, vivra!”, s’enthousiasme L’Intelligent d’Abidjan, présentant en médaillons les présidents ivoiriens depuis le ¨Père de la Nation” Félix Houphouët-Boigny jusqu’à M. Ouattara.
Dans son éditorial, le quotidien, qui avait soutenu le nouveau président durant la crise, songe à “cet immense gâchis qu’on aurait pu et dû éviter”.
“Quel gâchis!”, s’exclame aussi L’Inter (indépendant), après près de cinq mois de tourmente post-électorale, marqués par quelque 900 morts dans des violences.
© 2011 AFP

Deutsche Untertitel von aramata, Merci!

Dieses Video ist vom 31. März 2011, für die deutschen Untertitel zeichne ich verantwortlich, insbesondere für die Kommentare nach seiner Rede, während der Nationalhymne.

=> DER ARTIKEL (plus 15-Minuten Video vom 15. April, Rede Ouattara

1. Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo in den Norden gebracht, Ouattara ruft den IStGH auf, Massaker zu untersuchen
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.14 07.37
Der ehemalige ivorische Präsident Laurent Gbagbo, verhaftet Montag in Abidjan, wurde Mittwoch in den Norden des Landes gebracht, während sein Nachfolger Alassane Ouattara den Internationalen Strafgerichtshof aufgefordert hat, die Massaker zu untersuchen, insbesondere die seiner Unterstützer.
Gbagbo, der sich vier Monate lang geweigert hatte, seine Niederlage bei der Präsidentenwahl anzuerkennen, stürzte das Land in einen Fast-Bürgerkrieg, wurde Montag in der Residenz des Präsidenten verhaftet und unter dem Jubel der Masse ins Hotel du Golf gebracht, dem Headquarter des Herrn Ouattara, nach einem Krieg von 10 Tagen.
“Zu der Zeit, wo ich zu euch spreche, ist Herr Laurent Gbagbo nicht mehr im Hotel du Golf, er in der Côte d’Ivoire ist, gut gesichert”, sagte Ouattara während einer Pressekonferenz.
Der Sprecher der UN-Mission in Côte d’Ivoire (UNOCI), Hamadoun Toure, sagte AFP, er sei mit dem Hubschrauber “in den Nordendes Landes” gebracht worden, während in New York im UN-Hauptquartier, sagte der Präsident des Sicherheitsrats, Botschafter Nestor Osorio von Kolumbien, dass Herr Gbagbo gebracht worden sei “in eine Residenz des Präsidenten” im Norden.
Washington hat entschieden, dass Gbagbo Rechenschaft über seine Taten im Rahmen eines “transparenten” gerichtlichen Verfahren ablegen muss, während Senegals Präsident Abdoulaye Wade sagte, dass der Sturz von Laurent Gbagbo “sehr gut” ist für Afrika, in einem Interview mit der französischen Tageszeitung Le Figaro.
“In Zukunft, kein Führer eines afrikanischen Staates kann mehr darauf verfallen, die Wahlergebnisse zu verweigern”, hat er geurteilt.
Für seinen Teil hat der kenianische Premierminister Raila Odinga, der in der ivorischen Krise vermittelt hatte, eine Amnestie für den ehemaligen Präsidenten vorgeschlagen, um die Spannungen abzuschwächen.
In Paris hat eine Tochter von Laurent Gbagbo französische Anwälte beauftragt, die “Legalität” der Verhaftung ihrer Eltern zu überprüfen und die der französisch Militärintervention in Côte d’Ivoire.
Im Inneren des Landes bleibt die humanitäre Situation sehr schwierig, vor allem im Westen, wo den Kämpfern auf beiden Seiten Übergriffe von der UN und NGOs vorgeworfen wurden.
Alassane Ouattara hat angekündigt, er werde “den Staatsanwalt des Internationalen Strafgerichtshofs (IStGH)auffordern, Ermittlungen einzuleiten” über die Massaker, die im Westen verübt wurden.
“Diese Morde sind inakzeptabel, unwürdig (…), ich bin entsetzt”, sagte er voller Emotion, während seine Anhänger angeklagt sind, verantwortlich zu sein für einige Morde, die vor allem Ende März anlässlich der siegreichen Offensive, die von dort aus begonnen wurde, aufgetreten sind.
In Abidjan haben die Behörden Mittwoch wieder versucht, das Chaos in der wirtschaftlichen Hauptstadt einzudämmen, während das Überlaufen der Sicherheitskräfte zu dem neuen ivorischen Präsidenten Alassane Ouattara sich beschleunigt hat. Der letzte war bisher am Mittwoch der Chef einer gefürchtete Eliteeinheit, der Cecos, Sicherheitspfeiler des Gbagbo-Regimes.
Ivorische und französische Patrouillen werden auch durch Abidjan fahren, um zu zeigen, dass eine “Herrschaft des Rechts beginnt”, verkündete in Paris der französische Verteidigungsminister, Gerard Longuet, ohne Angabe, wann die Patrouillen beginnen würde.
Herr Ouattara hat versprochen, das Land “total zu befrieden” im Laufe von “ein oder zwei Monaten”, und dass seine eigenen Kräfte bei Plünderungen, einer weit verbreiteten Aktivität in ihren Reihen in den letzten Tagen, sofort gelöscht würden.
In Abidjan wurden Nahrungsmittelvorräte des Welternährungsprogramms (WFP), macht 3.000 Tonnen Lebensmittel, komlett in den vergangenen Tagen von einer “bewaffneten Bande” gestohlen, was zu einem Stopp der Verteilung von Lebensmitteln vor Ort führte, sagte am Mittwoch die UN-Agentur.
Der Leiter der Operationen der Friedenstruppen der Vereinten Nationen, Alain Le Roy, sagte, dass Côte d’Ivoire ein immer noch “gefährliches” Land sei, mit “andauernden Kämpfen und Plünderungen.” Die Gewalt nach den Wahlen hat fast 900 Tote nach Schätzungen der Vereinten Nationen gefordert, die Hälfte davon in Abidjan.
Die Organisation der Menschenrechte, Amnesty International, hat die UNOCI aufgefordert,den Schutz der “Zehntausende von Vertriebenen” durch den Konflikt “deutlich zu verstärken” .
Schließlich hat Alassane Ouattara zugesichert, dass der Export von Kakao, bei dem die Côte d’Ivoire der weltweit größte Produzent ist und der wegen der gegen Gbagbo gerichteten internationalen Sanktionen gestoppt war, würde “sofort” wieder aufgenommen werden.
© 2011 AFP

2. Die Bilder vom gedemütigten Gbagbo gehen in die Herzen der Menschen in Côte d’Ivoire
ABIDJAN (AFP) – 2011.12.04 07.25
Die Bilder von Laurent Gbagbo und Frau Simone, geschlagen und gedemütigt, die in die Welt gingen, haben einen erheblichen Einfluss in Côte d’Ivoire, wo oft Mitgefühl ausgedrückt wurde, auch in den Reihen der Anhänger von Alassane Ouattara.
“Es ist erbärmlich”, das hört man fast überall in Abidjan bei der Evokation von Bildern, die den Epilog bilden einer tödlichen Krise von viereinhalb Monaten nach den Wahlen und einer Regierungszeit von zehn Jahren.
Laurent Gbagbo, Schwitzen, Klingeln, ein alter Mann, dem man ein Hemd anziehen hilft, von seinen Eroberern umgeben in einer Suite im Hotel du Golf : TV-Bilder und Fotos versinnbildlichen mit ungeheurer Macht den Sturz von einem Mann, und im Gegenzug den Triumph des Alassane Ouattara.
Schock, Unglaube, Scham oder Schande: die Ivorer aller Richtungen wurden von diesen Bildern geschockt und soziale Netzwerke wie Facebook bezeugten diese Massenbewegung.
“Meine Tränen stoppen nicht”, bemerkte ein Besucher, was sofort auslöste eine Flut von Kommentaren.
Im Gbagbo-Lager, wie vorherzusehen,wurde Entrüstung ausgedrückt.
“Es ist eine Schande für unser Land, in einem solchen Zustand den Präsidenten der Republik zu sehen”, sagte der AFP Pascal Affi N’Guessan, der Chef seiner Partei, der ivorischen Volksfront (FPI).
“Es ist skandalös, empörend”, betont er, ein Affront gegen die Menschenwürde.
“Es bringt uns weg mehr und mehr von der nationalen Aussöhnung”, am Montagabend von Herrn Ouattara gepredigt, sagt ein Anhänger von Herrn Gbagbo.
Aber auch auf der Seite der Sieger, wechseln sich Traurigkeit und Verlegenheit ab.
“So hätte er nicht enden sollen”, sagt eine sympathische Pro-Ouattara, die auch nicht umhin kann
zu weinen bei dem Anblick.
“Es hat viele Menschen erschüttert, darunter auch uns “, gesteht einer aus dem Lager Ouattara.
“Es war außer Kontrolle Es gab so viel Aufregung, Wahnsinn bei seiner Ankunft am Golf: ein totales Durcheinander”, sagt er.
Aber er sieht auch eine “Wirkung”: “Es hat jede Regung zwischen Patrioten(Pro-Gbagbo) gebrochen”, sagt er.
“Die Ivorer mussten wissen, dass es vorbei ist. Es war kathartisch”, so ein afrikanischer Diplomat. Er glaubt, dass die Genehmigung dieser Bilder “haben eine abschreckende Wirkung auf viele Tyrannen in Afrika.”
Für einen guten Kenner der Politik und Gesellschaft der Elfenbeinküste stammen die Auswirkungen dieser Bilder aus dem Bezug auf den Chef in Côte d’Ivoire, wo das Gewicht der Tradition ist immer noch sehr groß.
“Der Chef, selbst wenn er besiegt ist, muss respektiert werden, sein Gesicht ist heilig”, sagt er.
Schließlich sagt er, diese Bilder behindern den neuen Präsidenten: sie “bestätigen einen Teil der Bevölkerung in der Überzeugung, dass die Rebellen (Pro-Ouattara) Gangster sind. Für Ouattara ist es verfehlt..”
© 2011 AFP

3. Simone Gbagbo, die “Eiserne Lady” fiel mit “Laurent”
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.12 06.38
Die ehemalige “Eiserne Lady” und Passionaria der Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, 61, hat die Höhen der Begeisterung wie die Tiefen des Falls mit ihrem Mann Laurent gekannt, mit ihrer Verhaftung am Montag, nachdem sie unermüdlich Einfluss auf die Politik ihres Landes nahm.
Nach vier Monaten einer blutigen Krise nach den Wahlen, einem Krieg von zwei Wochen und mehreren Tagen Eingeschlossensein im Bunker ihres offiziellen Wohnsitzes, war sie mit ihrem Mann verhaftet und in das Hauptquartier des neuen Staatsoberhaupts Alassane Ouattara gebracht worden, den hat sie immer verachtet und als “Banditen Führer” qualifiziert.
Am 26. Oktober 2000 First Lady geworden, sie war viel für ihre Karriere in der Opposition respektiert – und oft sogar geliebt – aber auch gefürchtet wegen ihrer Rolle als “Präsident” der eisernen Faust, oft vorgeworfen mit den “Todesschwadronen” liiert zu sein gegen die Anhänger der Opposition. Sie hat nie zugestimmt, sich auf eine Rolle der Selbstdarstellung zu beschränken.
Simone Ehivet wurde 1949 in der Nähe von Grand-Bassam (östlich von Abidjan), ein Polizist als Vater, in einer Familie von achtzehn Kindern geboren. Sie machte umfangreiche Studien der Geschichte und Linguistik.
Ihre Leidenschaft: Gewerkschaften und politisches Engagement, wobei sie vom Marxismus zum evangelischen Christentum wechselte, nachdem sie “auf wundersame Weise” im Jahr 1998 einem Autounfall entronnen war. Sie hat konsequent verurteilt den französischen “Neokolonialismus”, den sieht sie entstehen unmittelbar nach der Unabhängigkeit im August 1960.
Sie stürzt sich auch in soziale und karitative Arbeit, vor allem im Kampf gegen Aids und Armut.
Der Kiefer ist stark, der Blick hart, wenn sie von “Feinden” spricht, und strahlend wenn sie über Gott redet. Ein Gott, herbeigerufen jeden Tag in der Residenz des Präsidenten für Gebete, die sie mit Pastoren und anderen “Propheten” organisiert.
Verhaftet mehrmals in den Jahren 1970 und 1990, weil sie öffentlich den “Alten”, den ehemaligen Präsidenten Felix Houphouet-Boigny denunziert hatte, im Jahr 1982 ist sie Mitbegründerin der ivorischen Volksfront (FPI, sozialistisch), deren Abgeordnete sie 1995 wird, um zu vertreten Abobo (Gebiet im Norden Abidjans).
Am 19. Januar 1989 heiratete in zweiter Ehe, ihren “Kampfgenossen” Laurent Gbagbo. Sie hat fünf Töchter, zwei von Herrn Gbagbo.
Bei Rebellion von 2002, Simone Gbagbo verteidigt mit Zähnen und Klauen ihren Mann , verurteilte die “Volksverhetzung”, klagt die Aufteilung an. Sie vehement angreift den französischen Präsident Jacques Chirac und Alassane Ouattara – dem sie auch den Spitznamen “die Pest” gibt – damals verbannter Oppositionspolitiker.
Sie geht soweit, die innerivorischen Abkommen von Marcoussis (Frankreich), Januar 2003, abzulehnen, sieht eine Regierung der nationalen Einheit einschließlich der Rebellen vor, auch von ihrem Mann akzeptiert, der blieb an der Macht.
Während der Präsidentschaftswahlen von 2010, war sie die erste Denunziantin von Herrn Ouattara. “Wenn du einen Krieger an die Spitze deines Landes setzt, willst du Gewalt”, behauptet sie vor den traditionellen Chefs des muslimischen Nordens, in der Regel pro-Ouattara.
“Gott hat Laurent den Sieg gegeben”, sagt sie lapidar nach der zweiten Runde (der Wahlen), 28. November.
Dann wieder Boden wettgemacht gegenüber Nady Bamba – eine ehemalige Journalistin, die Herr Gbagbo ein paar Jahre zuvor in einer traditionellen Ehe geheiratet hat – die zahlt ihre Schlüsselrolle bei einer kritisierten Wahlkampagne bezahlt, gekrönt durch einen weithin umstrittenen Sieg.
Als das Land stürzte in die Wirren der Krise nach den Wahlen, “Simone” oder “Mama”, wie sie ihre Bewunderer nennen, geht an die Front, weist den “Banditenführer” Alassane Ouattara und den “Teufel” Nicolas Sarkozy zurecht.
Umstrittene Figur, ist sie auch von der französischen Polizei in Verbindung mit dem Verschwinden des französisch-kanadischen Journalist Guy-André Kieffer gebracht worden. Er war lebend gesehen 16. April 2004 zum letzten Mal in Abidjan, während er einen Termin mit Legré, Bruder von Frau Gbagbo hatte.
Sie wird von Sanktionen (Einfrieren von Guthaben) des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen betroffen, ebenso wie vier Personen, darunter “Laurent”, den sie begleitet hat bis zum Sturz in seinem Bunker im Keller seines Zuhause, das widerhallte von Gebeten.
© 2011 AFP

4. Kakao: Der Markt setzt auf eine schnelle Wiederaufnahme der Exporte
LONDON (AFP) – 13/04/2011 02.33
Ausgesetzt seit Dezember aufgrund der Krise in Côte d’Ivoire, Händler und Analysten erwarten, dass der Fall von Laurent Gbagbo zu einer raschen Wiederaufnahme der Ausfuhr von Kakao und steigenden Preisen führt, aber die Rückkehr zu normalen Zeiten könnte dauern.
“Der ivorische Kakao sollte bald den Weg zu den Märkten wiederfinden. Große Lagerbestände sind angehäuft und warten in den Handel gebracht zu werden”, sagte Sudakshina Unnikrishnan, Analystin bei Barclays Capital, AFP.
Während der vier Monate des Konflikts wurde die Kakaoernte fortgesetzt und rund 400.000 Tonnen braune Bohnen haben sich in den ivorischen Häfen von Abidjan und San Pedro angesammelt.
Der von der internationalen Gemeinschaft anerkannte Präsident der Elfenbeinküste, Alassane Ouattara, hatte im Januar zu einem Embargo für die Ausfuhr von Kakao aufgerufen, um seinen Gegner Laurent Gbagbo, der an der Macht klebte, dieses finanziellen Mannas zu berauben.
Durch diesen Appell, unterstützt von EU-Sanktionen und sehr von den Händlern befolgt, war der Markt des ivorischen Kakaos beraubt, während das Land, der größte Produzent der Welt, immerhin 35% des weltweiten Angebots liefert.
Die Kurse waren sofort gestiegen und stiegen Anfang März auf ihr höchstes Niveau seit 1979 in New York, auf 3775 Dollar pro Tonne.
Aber sie fielen fast um 10% seit Anfang April, die Händler rechneten mit dem Sieg des Lagers Ouattara und infolgedessen mit dem Zustrom von riesigen ivorischen Beständen auf den Markt.
Am Freitag, hob die Europäische Union ihre Sanktionen gegen die Häfen der Elfenbeinküste auf, eine Entscheidung, die die wichtigsten Händler des Sektors freute.
Seinerseits kündigte Alassane Ouattara Mittwoch an, dass die Kakaoexporte „sofort“ wieder aufgenommen würden, der Hafen von Abidjan sei “unter Kontrolle”.
“Wir begrüßen die Signale, dass wir die Exporte bald wieder aufnehmen können. Denn jetzt, wir beobachten die Entwicklung der Situation und organisieren unsere Logistik danach”, sagte der Sprecher von Barry Callebaut, der Nr.1 der globalen Schokoladenindustrie, zu AFP.
Seine beiden Aufbereitungsanlagen im Land blieben in Betrieb, aber “aufgrund der Beschränkungen, konnten wir weder Halbfertigprodukte noch Kakaobohnen exportieren”, sagte er.
Dieselbe Hoffnung beim amerikanischen Agrarindustrie-Riesen Cargill, der seine Ausfuhren wieder aufnehmen will, “sobald die Bedingungen in dem Land es erlauben.”
“Wir hoffen, dass bald die Sicherheit wiederhergestellt ist, und wir erwarten Klärung von den ivorischen Behörden: Schlüssel zur Wiederaufnahme der Ausfuhren wird der Neustart des lokalen Bankwesens sein”, durch den Konflikt und europäische Sanktionen gelähmt, sagte ein Sprecher von Cargill.
Das ist, wo der Hase im Pfeffer: die Fachleute befürchten, dass die notwendigen Anpassungen für eine Rückkehr zur Normalität lange dauern, besonders wenn die Gewalt im Land anhält trotz des Sturzes des Ex-Präsidenten.
“Das Problem der Finanzierung des Kakaosektors, und daher der Banken, muss gelöst werden, bevor wir einen Umsatz von Kakao blühen wieder sehen”, bestätigte Frau Unnikrishnan.
Darüber hinaus, “auf längere Sicht wird man sich den chronischen Schwierigkeiten der ivorischen Produktion stellen müssen: Alterung der Plantagen und geringer Einsatz von Düngemitteln”, was erhebliche Investitionen erfordern wird, warnte die Analystin.
Die Internationale Kakao-Organisation (ICCO) für den Zeitraum 2010-2011 sieht eine um fast 7% höhere Ernte in Côte d’Ivoire voraus, mehr als 1.320 Millionen Tonnen, aufgrund der außergewöhnlich günstigen Witterungsbedingungen.
Die ICCO setzt weiterhin auf eine Überproduktion in diesem Jahr weltweit, trotz eines robusten Konsums, der um 2,8% wächst.
© 2011 AFP

5. WFP Nahrungsmittelvorräte vollständig in Abidjan geplündert
GENF (AFP) – 2011.04.13 05.12
Nahrungsmittelvorräte des World Food Program (WFP) wurden komplett in Abidjan durch eine “bewaffnete Bande” beraubt, was zu einem Stopp der Verteilung von Nahrungsmitteln in der ivorischen ökonomischen Hauptstadt führte, sagte am Mittwoch die UN-Agentur.
“Dreitausend Tonnen Lebensmittel, die wir in unserem Laden hatten in Abidjan, sind einfach verschwunden, wurden geplündert”, erklärte während einer Pressekonferenz in Genf WFP-Landesdirektor für Côte d’Ivoire Alain Cordeil, der gerade daher zurückkam.
“Eine bewaffnete Bande – wir wussten nie, wer genau – hat den Laden genommen, die Jugendlichen, die ihn schützten, entfernt, ihn schließlich völlig geplündert und offenbar angezündet”, sagte er.
“Wir befinden uns in Abidjan mit null Gramm Nahrung seit fünf Tagen”, sagte er.
“Wir müssen schnell reagieren, weil wir in Abidjan, viele Menschen unterstützen müssen”, sagte er und betonte, dass derzeit WFP die Zahl der der Nothilfe bedürftigen Menschen in der Stadt auf etwa 70.000 schätzt.
Die UN-Agentur, die bereits vorbereitet mehrere Luftbrücken der Lebensmittelversorgung in dem Land, denkt ernsthaft darüber nach, das gleiche für Abidjan zu machen.
Während die Ernährungssituation in Côte d’Ivoire dramatisch geworden ist, wo Ernten übergreifend nicht gemacht wurden und wo die Preise der Waren weiterhin in die Höhe schnellen, schätzt WFP, dass man in der nächsten Zeit benötigen wird $ 26.000.000, um rund 225.000 Menschen sechs Monate lang zu ernähren (17.000 Tonnen Lebensmittel).
Bisher erhielt er nur 12 Millionen $, bedauerte Herr Cordeil, und ist besorgt durch einen Mangel an Fonds, der die weitere Unterstützung, schon durch Unsicherheit kompliziert, noch verlangsamen könnte.
“In Abidjan, die Preise haben sich vervier- oder vielleicht sogar verfünffacht. Darüber hinaus wird erwartet, dass sie weiterhin für die Grundnahrungsmittel steigen”, sagte der Verantwortliche des WFP noch.
“Sie können sich vorstellen, warum die Plünderungen derzeit in Abidjan stattfinden. Es ist einfach nur, weil die Menschen hungrig sind, sie gehen überall dort plündern, wo man einen Supermarkt hat”, sagte er.
Im Allgemeinen, “sagte Cordeil, “beginnen mit der Plünderung schwer bewaffnete Banden “, die “sich bedienen und die Geschäfte dann offen lassen. Dann kommen die Ährenleser profitieren “, sagte er und warnte vor “dem Teufelskreis der Unsicherheit”, durch Hunger verursacht.
© 2011 AFP

6. Humanitäre Krise: Oxfam fordert 11.000.000 €
DAKAR (AFP) – 13/04/2011 15.58
Oxfam startete einen Appell am Mittwoch für einen Fonds von über $ 16.000.000 (über 11 Mio. EUR), um eine humanitäre Krise in Côte d’Ivoire zu vermeiden, wo “mehr als eine Million Menschen” wegen der Gewalt nach den Wahlen geflohen sind.
“Oxfam hat eine Kampagne gestartet, um über $ 16.000.000 für die Krise in Côte d’Ivoire zu sammeln”, sagte ein Kommuniqué der Hilfsorganisation, an AFP übermittelt am Mittwoch in Dakar.
“Über eine Million Menschen überleben in den Wäldern, in bitterarmen und überfüllten Dörfern oder dank der Aufnahme durch örtliche Gemeinschaften in Liberia, dem Nachbarland”, fügte die NGO hinzu.
Sie sagte, die vier Monate von Gewalt, Plünderungen und Vertreibung haben eine humanitäre Krise geschaffen, die sich über Monate oder Jahre hinziehen wird.
“Oxfam bereitet sich auf eine humanitäre Notsituation auf lange Sicht und eine mögliche Katastrophe im Bereich der öffentlichen Gesundheit vor. Die Flüchtlinge brauchen jetzt Hilfe um zu überleben”, sagte der Regionalkoordinator der humanitären Einsätze von Oxfam in Côte d’Ivoire, Philippe Conraud, zitiert im Kommuniqué.
Laut Oxfam, “die Vereinten Nationen sagten, dass die humanitäre Krise in Côte d’Ivoire nicht weniger als 160.000.000 $ erfordern werden. Doch bis heute verpflichtete sich die internationale Staatengemeinschaft nur auf die Zahlung von 22 Millionen, nur”.
© 2011 AFP

7. Die FAO unterstützt ländliche Familien in Côte d’Ivoire und Liberia

Rom (AFP) – 18.04.2011 11:20
Die UN- Ernährungs- und Landwirtschaftsorganisation (FAO) meldete am Montag den Beginn einer Hilfsaktion für mehr als 10.000 Bauernfamilien in Côte d’Ivoire und im benachbarten Liberia, um die beginnende Saatsaison zu retten.
“Mit der langsamen Rückkehr der Ruhe in Côte d’Ivoire, die mehrere Monate der politischen Gewalt folgt, hat ein Wettlauf gegen die Zeit begonnen, um die Saatsaison für Reis und Mais zu retten, die mit dem ersten Regen beginnt im Westen und Norden des Landes “, sagte die UN-Sonderorganisation in einer Erklärung.
Trotz der Sicherheitsprobleme, die bleiben, hat die “FAO eine Operation gestartet, um Saatgut, Dünger und landwirtschaftliche Werkzeuge an rund 12.000 bäuerliche Familien in Côte d’Ivoire und Liberia zu verteilen”, sagte die Agentur, die angibt, dass diese Operation zielt auf “Dörfer, die Flüchtlinge und Vertriebene beherbergen.”
In New York startete die UNO Donnerstag einen Aufruf, mehr als $ 300.000.000 zu sammeln, um Hilfe zu leisten für Côte d’Ivoire und für Liberia, wohin über 130.000 Ivorer geflohen sind.
“Durch die Verteilung von Saatgut, Dünger und Werkzeug, FAO hofft, dass die Hilfe für die Flüchtlinge und ihre Gastfamilien zukünftige Spannungen verhindert und die Belastung des täglichen Kampfes um Nahrung reduziert”, sagt die Agentur ihrerseits mit Sitz in Rom.
“Es gibt nicht genug zu essen, weil es weniger Vorräte als üblich gibt, die Durststrecke bis zur nächsten Ernte zu decken”, sagte Luc Genot, der die Nothilfe der FAO in Côte d’Ivoire koordiniert.
Die Bedrohung folgt nun dem Verlust eines Großteils der Ernte, die im Januar beendet. Ländliche Familien sind entweder überrascht worden und geflohen, ohne in der Lage zu sein, zu ernten oder verkaufen ihre Ernte zu niedrigen Preisen in der überstürzten Abreise, um ein wenig Geld zu haben, um die Reisekosten zu decken, sagt die FAO.
© 2011 AFP

8. Die ivorische Presse taucht wieder auf und träumt von einer “Renaissance” des Landes
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.18 24:35
Die ivorische Presse erschien Montag und träumte von einer “Renaissance” des Landes, nach fast drei Wochen der Unterbrechung durch den Krieg in Abidjan und der Unsicherheit, die nach dem Sturz des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo am 11. April herrschte.
“Die Côte d’Ivoire kommt wieder zum Leben”, titelt Nord-Süd: “Die Elfenbeinküste ist wiedergeboren mit ADO” (Spitzname des neuen Präsidenten Alassane Ouattara)für Le Patriote, die „Befreiung“ für Le Mandat, drei Zeitungen sehr nahe der neuen Machthaber.
Die staatliche Tageszeitung Fraternité Matin, die Herrn Gbagbo unterstützte während der Krise, die sich aus der Abstimmung im November 2010 ergeben hatte, zitiert auf Seite 1 Ouattara: “Gemeinsam werden wir unsere Geschichte schreiben” .
In einem Leitartikel mit dem Titel “Versöhnung, Vergebung, Frieden”, sagt die Zeitung, die Opfer von Plünderungen nach dem Sturz des Herrn Gbagbo wurde, “sie sei immer wieder in Gang gekommen nach Momenten der Turbulenzen mit seinem öffentlich-rechtlichen Auftrag verbunden.” Sie sagte, er sei “bereit, eine aktive Rolle zu übernehmen in diesem Prozess der Versöhnung für den Wiederaufbau und die Entwicklung im Frieden.”
Die Zeitungen,die dem ehemaligen Präsidenten wohlgesonnen waren, darunter auch sein Parteiorgan Notre Voie ( unser Weg), waren nicht am Kiosk zu finden Montagmorgen in Abidjan in der zentralen Hochebene.
“Elfenbeinküste, wird leben, leben, leben,” ruft L’Intelligent d’Abidjan aus und präsentiert medaillenhaft die ivorischen Präsidenten seit dem „Vater der Nation” Felix Houphouet-Boigny bis zu Herrn Ouattara.
In ihrem Leitartikel denkt die Zeitung, die den neuen Präsidenten in der Krise unterstützt hatte, an “das große Chaos, das wir hätten können und sollen vermeiden.”
“Was für ein Durcheinander!”, ruft auch L’Inter (unabhängig) nach fast fünf Monaten Unruhen nach den Wahlen, von rund 900 Toten während der Gewalttätigkeiten geprägt.
© 2011 AFP

Leave a Reply