ELFENBEINKÜSTE: DIE ZWEITEN 10 TAGE NACH GBAGBOs VERHAFTUNG – Côte d’Ivoire: Les 2èmes 10 jours après l’arrestation de Gbagbo

1. Elfenbeinküste: Führer der Partei Gbagbos zu Ouattara gebracht
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.23 05.51
Der Führer der Partei des ivorischen Ex-Präsidenten Laurent Gbagbo, unter Hausarrest in einem Hotel in Abidjan, wurde Freitag in das Hauptquartier des Staatsoberhauptes Alassane Ouattara verlegt, nach der Gewährung eines Interviews für die Medien, sagte der Innenminister.
2. Côte d’Ivoire: Abidjans Erzbischof ruft zu Vergebung, Versöhnung auf
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.24 12.58
Der Erzbischof von Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, rief Sonntag die Ivorer zur “Vergebung, Versöhnung und Frieden” in seiner Osterbotschaft auf, in allen Pfarreien Abidjans verlesen.
3. Côte d’Ivoire: die Macht ist gefestigt mit der Beseitigung der Bedrohung “IB”, des Chefs des “Unsichtbaren Kommandos”
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.28 07.34
4. “IB” Coulibaly, Chefputschist in der gemarterten Elfenbeinküste
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.28 05.09
Ibrahim Coulibaly, “IB” genannt, war das schwarze Schaf aller Regime in der Elfenbeinküste während einem Jahrzehnt der Unruhen gewesen, bevor er starb am Mittwoch unter Beschuss der Armee von Präsident Alassane Ouattara und Guillaume Soro, seinem ewigen Rivalen aus der 2002-Rebellion.
5. Soro, der ehemalige Rebell, der Ouattara zum Präsidenten machte
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.28 05.34
Ehemaliger Rebell, der Premierminister von Laurent Gbagbo wurde, gab Guillaume Soro sein Kostüm des Kriegsherrn auf zugunsten der ivorischen Präsidentschaft Alassane Ouattaras, um sich jetzt als starker Mann des neuen Regimes zu installieren.
6. Côte d’Ivoire: Ouattara-Soro, ein Duo für einen schwierigen Übergang
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.29 10.24
7. Die letzten Anhänger von Gbagbo in Abidjan legen die Waffen nieder
ABIDJAN (AFP) – 29/04/2011 15.36
Fünfzig Milizionäre treu zum gestürzten Präsidenten Laurent Gbagbo haben Freitag in ihrer Hochburg Yopougon in Abidjan ihre Waffen abgegeben, während einer Zeremonie in Anwesenheit der Republikanischen Armee (FRCI), Alassane Ouattaras und der UNO, bemerkt AFP.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR SEPT : Côte d’Ivoire: le chef du parti de Gbagbo transféré au QG de Ouattara
ABIDJAN (AFP) – 23.04.2011 05:51
Le chef du parti du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, en résidence surveillée dans un hôtel d’Abidjan, a été transféré vendredi soir au QG du chef de l’Etat Alassane Ouattara, après avoir accordé une interview à des médias, a indiqué le ministre de l’Intérieur.
Pascal Affi N’Guessan, chef du Front populaire ivoirien (FPI), “a été emmené au Golf hôtel. On a choisi de l’emmener au Golf pour l’instant”, a déclaré à l’AFP Hamed Bakayoko.
L’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo se trouvait depuis la semaine dernière, avec d’autres personnalités de son camp, en résidence surveillée à l’hôtel La nouvelle pergola à Abidjan, sous la garde des Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
M. N’Guessan avait accordé dans l’après-midi une interview à des médias français, a indiqué à l’AFP un de ses proches, qui a affirmé l’avoir vu “emmené par des militaires” des FRCI.
Ces responsables du camp Gbagbo sont en “résidence surveillée. On a donné des règles, ils essaient d’en faire fi. Pour éviter des débordements, s’ils ne sont pas disciplinés, cela impose de les mettre dans des conditions qui puissent nous donner des assurances”, a expliqué M. Bakayoko.
Arrêté le 11 avril, Laurent Gbagbo avait été retenu au Golf hôtel, avec son épouse Simone, avant d’être placé seul en résidence surveillée dans le nord du pays.
Le 16 avril à l’hôtel La nouvelle pergola, Pascal Affi N’Guessan avait lu devant la presse, sous la surveillance des FRCI, une déclaration de son parti appelant à la “réconciliation” avec le camp du nouveau chef de l’Etat.
La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l’issue de plus de quatre mois d’une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique.
Près de 1.000 personnes ont été tuées dans des violences au cours de la crise.
Le président Ouattara, après son investiture qu’il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d’union comportant notamment des représentants de l’ancien pouvoir.
Il a obtenu ces derniers jours l’allégeance de la plupart des chefs militaires et des présidents des principales institutions du pays.
Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu’il allait demander des enquêtes sur les “crimes” présumés du régime défait.
© 2011 AFP

Le président ivoirien Alassane Ouattara fait sa première visite au palais présidentiel depuis le dép
Foto (c) AFP: Der ivorische Präsident Alassane Ouattara machte seinen ersten Besuch im Präsidentenpalast seit dem Ausscheiden von Laurent Gbagbo, 28. April 2011 in Abidjan
Le président ivoirien Alassane Ouattara fait sa première visite au palais présidentiel depuis le départ de Laurent Gbagbo, le 28 avril 2011 à Abidjan

2. Côte d’Ivoire: l’archevêque d’Abidjan appelle au pardon, à la réconciliation
ABIDJAN (AFP) – 24.04.2011 12:58
L’archevêque d’Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, a appelé dimanche les Ivoiriens “au pardon, à la réconciliation et à la paix”, dans son message pascal lu dans toutes les paroisses de la capitale économique du pays.
L’archevêque a invité les Ivoiriens “à recevoir et à donner le pardon pour qu’ensemble nous vivions dans la paix”, après la crise post-électorale meurtrière conclue le 11 avril par la victoire militaire du chef de l’Etat Alassane Ouattara contre le président sortant Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre.
“Oui, la Côte d’Ivoire doit être une terre d’amitié et de fraternité, que l’on soit musulman ou chrétien, du Nord ou du Sud, blanc ou noir, d’ici ou d’ailleurs”, a souligné Mgr Kutwa.
“Aujourd’hui mieux qu’hier, il nous faut chercher à aimer les autres”, a-t-il ajouté, dans “message d’invitation au pardon, à la réconciliation et à la paix”.
Près de 1.000 personnes ont perdu la vie depuis fin novembre dans le pays, dans des violences qui ont aussi fait des centaines de milliers de déplacés et réfugiés, selon les Nations Unies.
“Nous avons encore dans le coeur le souvenir de ce flot ininterrompu de population désespérée sur les routes, ce décor affligeant d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants abrités dans nos paroisses ou sur des sites aménagés à la hâte dans cet effet et d’une très grande précarité”, a rappelé l’archevêque.
“Nos villages et nos villes portent encore les marques de cet horrible affrontement (..) Chacun porte dans son coeur et dans son âme des blessures profondes et des frustrations en tout genre. Toutes demandent à être traitées non pas superficiellement mais en profondeur en vue d’une guérison totale”, a-t-il affirmé.
La Côte d’Ivoire, dont la population est évaluée à quelque 20 millions d’habitants, compte environ 40% de musulmans, 40% de chrétiens et 20% d’animistes.
Parmi les partisans de Gbagbo, se trouvaient des chrétiens, tandis que Ouattara était soutenu par les régions du nord principalement musulmanes.
Arrêté le 11 avril, le président déchu a été placé en résidence surveillée à Korhogo (nord), selon des sources concordantes.
© 2011 AFP

L'archevêque d'Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, le 24 avril 2011 à Abidjan
Foto (c) AFP: Der Erzbischof von Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, 24. April 2011 in Abidjan
L’archevêque d’Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, le 24 avril 2011 à Abidjan
=> MAIS VOIR AUSSI: => Lettre à son Eminence le Cardinal Bernard Agré – “Quel genre de pasteur êtes-vous donc ? ” par Venance Konan

3. Côte d’Ivoire: le pouvoir consolidé avec l’élimination de la menace “IB”
ABIDJAN (AFP) – 28.04.2011 19:34
L’élimination de l’ex-putschiste Ibrahim Coulibaly a tranché un vieux conflit fratricide dans le camp du président ivoirien Alassane Ouattara qui doit encore éradiquer la menace de miliciens actifs à Abidjan où les banques ont partiellement réouverts jeudi.
“IB est mort”: titrait à la Une le quotidien Nord-Sud avec une photo très violente montrant le corps d’Ibrahim Coulibaly, dit “IB”, étendu au sol, les bras en croix au dessus de sa tête ensanglantée et partiellement défigurée.
“IB” était perçu comme une menace par le pouvoir, surtout par le Premier ministre Guillaume Soro, son éternel rival de la rébellion de 2002, même s’il avait contribué à la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril, en déstabilisant son régime par la prise de contrôle progressive du nord d’Abidjan au début de l’année.
Le chef du “commando invisible”, qui tardait à déposer les armes comme le lui intimait le président Ouattara, est tombé avec six de ses hommes mercredi soir à Abidjan, sous les balles des Forces républicaines (FRCI) qui avaient mené dans la journée une offensive dans son fief d’Abobo, un quartier nord de la capitale économique.
L’ex-putschiste avait récemment demandé à être reçu par le chef de l’Etat pour se mettre à sa disposition, mais son entourage avait mis en cause M. Soro, accusé de faire obstacle à cette demande.
Le Premier ministre a été l’adversaire historique d’Ibrahim Coulibaly au sein de la rébellion responsable du putsch raté de 2002 contre M. Gbagbo qui forme désormais le gros des FRCI.
Des affrontements meurtriers avaient opposé en 2004 le camp Soro et celui d'”IB”, qui avait été vaincu.
Mercredi soir, ses anciens compagnons ont encerclé puis tué “IB” dans la cour d’habitations où il s’était retranché.
Si Abobo est désormais sous le contrôle des FRCI, celles-ci doivent encore éliminer la menace des miliciens pro-Gbagbo dans le quartier de Yopougon (ouest), qui opposent toujours une résistance farouche.
Dans le reste de la capitale économique, comme dans le pays, les banques ont commencé à rouvrir jeudi, étape cruciale de la normalisation économique après une longue fermeture due à la crise post-électorale née de la présidentielle du 28 novembre.
Très attendue, la réouverture des établissements n’a pas eu lieu avant midi et n’a pas concerné toutes les agences, provoquant d’immenses files d’attente.
“Il faut donner à manger à la famille”, expliquait devant le siège de la SGBCI (filiale ivoirienne du groupe français Société générale), dans le centre d’Abidjan, Jean-Baptiste Kouadio, fonctionnaire, patientant au milieu d’une queue de près d’un kilomètre devant un distributeur automatique de billets.
Le président Ouattara avait promis que les fonctionnaires toucheraient cette semaine leurs salaires de mars et d’avril.
Les banques commerciales privées avaient fermé en début d’année et le régime de M. Gbagbo avait “réquisitionné” la SGBCI et la Bicici (filiale du goupe français BNP-Paribas), ouvertes jusqu’au début des combats fin mars.
Autre signe de normalisation, Alassane Ouattara s’est rendu jeudi pour la première fois depuis son élection au palais présidentiel d’Abidjan, endommagé lors des combats contre les partisans de Laurent Gbagbo. Le temps des répérations, M. Ouattara restera à son QG du Golf Hôtel d’Abidjan où il est installé depuis fin novembre.
“Notre objectif, c’est de faire l’investiture le 21 mai à Yamoussoukro (centre, capitale politique)”, a confirmé à cette occasion M. Ouattara.
A New York, le Conseil de sécurité de l’ONU a reconduit pour un an l’embargo sur les armes vers la Côte d’Ivoire afin de “permettre de poursuivre son processus démocratique dans la stabilité”.
© 2011 AFP

IBrahim Coulibaly, dit général IB, le 19 avril 2011 à AbidjanFoto (c) AFP: Ibrahim Coulibaly, dit “général IB”, le 19 avril 2011 à Abidjan

4. “IB” Coulibaly, putschiste en chef d’une Côte d’Ivoire troublée
ABIDJAN (AFP) – 28.04.2011 05:09
Ibrahim Coulibaly, dit “IB”, aura été la bête noire de tous les régimes en place en Côte d’Ivoire durant une décennie de troubles, avant de périr mercredi sous le feu des forces du président Alassane Ouattara et de Guillaume Soro, son éternel rival de la rébellion de 2002.
Sergent-chef qui se rêvait président, le “général IB”, comme il se faisait appeler ces derniers temps, a été derrière les soubresauts majeurs qu’a connus le pays depuis 1999, mais sans jamais jouer longtemps les premiers rôles. Le gouvernement a annoncé sa mort après une offensive sur son fief du nord d’Abidjan.
Né le 24 février 1964 à Bouaké (centre), deuxième ville de Côte d’Ivoire, Ibrahim Coulibaly entre dans l’armée en 1985.
Avec sa carrure de basketteur américain, il découvre le monde politique en devenant garde du corps de plusieurs personnalités, dont l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
Sa carrière de putschiste démarre le 24 décembre 1999, avec le renversement du président Henri Konan Bédié. Il fait partie des meneurs du premier coup d’Etat de l’histoire du pays.
Mais le général Robert Guéi lui-même, chef de la junte, se méfie de lui et le nomme attaché militaire près l’ambassade de Côte d’Ivoire au Canada.
Son exil commence après la tentative d’assassinat, en septembre 2000, du général Guéi qui perd le mois suivant la présidentielle face à Laurent Gbagbo. “IB” reconnaît avoir également participé, en janvier 2001, à une tentative de coup d’Etat contre le président Gbagbo.
Après cet échec, l’ex-putschiste et ses compagnons prennent le chemin du Burkina Faso, où ils créent ce qui deviendra la rébellion des Forces nouvelles (FN).
Depuis Ouagadougou, il est de ceux qui planifient et dirigent la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002: si la rébellion ne parvient pas à ses fins, elle prend le contrôle du nord de la Côte d’Ivoire.
En 2003 éclate une guerre de leadership avec Guillaume Soro, porte-parole des FN à qui il avait laissé le devant de la scène. Les combats meurtriers l’année suivante tournent à l’avantage du clan Soro, qui deviendra Premier ministre en 2007 à la faveur d’un accord de paix.
“IB” fuit en France où il est arrêté en septembre 2003 à Paris, accusé de fomenter un nouveau coup de force contre Laurent Gbagbo. Mais il recouvre la liberté après 21 jours de détention et disparaît. Son exil le mène cette fois au Bénin.
Même installé là-bas, il est vu derrière l’attentat visant M. Soro en juin 2007. Il est aussi impliqué dans une mystérieuse tentative de coup d’Etat fin décembre. Un piteux “Noël à Abidjan” qui se solde par l’arrestation de plusieurs personnes.
Pourtant, l’ex-militaire affirme en avoir fini avec les putschs et vouloir entrer en politique, envisageant même de participer à la présidentielle alors prévue en 2008.
Mais cette nouvelle carrière semble brisée par le mandat d’arrêt international délivré en janvier 2008 dans son pays. Déclaré persona non grata au Bénin, il rejoint, selon ses dires, le Ghana.
Il aura fallu la crise née de l’élection de novembre 2010 pour qu’il réapparaisse. Début 2011, il revendique la paternité du “commando invisible” d’Abobo, qui dans ce quartier nord d’Abidjan met en déroute les forces pro-Gbagbo, infligeant le premier coup sévère au régime.
Après l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril, il ne tarde pas à réclamer son dû: “donne à César ce qui est à César”, disait-il le 19 avril à l’adresse des nouvelles autorités, lors d’un entretien à l’AFP.
Sommé de désarmer par Alassane Ouattara qu’il tenait pourtant pour un “père”, il a cessé mercredi soir, dans la cour d’habitations où ses anciens compagnons l’ont encerclé puis tué, d’être l’éternel croquemitaine de la politique ivoirienne.
© 2011 AFP

5. Soro, l’ex-rebelle qui a porté Ouattara à la présidence
ABIDJAN (AFP) – 28.04.2011 17:34
Ancien rebelle devenu Premier ministre de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro a remis son costume de chef de guerre pour installer Alassane Ouattara à la présidence ivoirienne, faisant désormais figure d’homme fort du nouveau régime. premier ministre
Les Ivoiriens ont élu le 28 novembre Alassane Ouattara mais ce sont les hommes de Guillaume Soro, plusieurs milliers de combattants de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) rebaptisés Forces républicaines (FRCI), qui ont chassé Laurent Gbagbo du pouvoir, avec l’appui décisif de l’ONU et de la France.
Leader des FN qui avaient échoué à renverser Laurent Gbagbo en 2002 mais occupaient depuis lors le nord du pays, devenu Premier ministre de Gbagbo à la faveur de l’accord de paix de 2007, Soro, 38 ans, a dès le début de la crise politique choisi Ouattara, qui l’a maintenu à la Primature (poste de Premier ministre).
Au côté de Gbagbo, il avait abandonné le style enflammé qui était le sien comme chef des FN. Discours posé, embonpoint certain et barbichette, il jouait un rôle d'”arbitre” que le camp Gbagbo et l’opposition lui avaient rarement dénié.
Le président déchu voyait d’ailleurs en lui “le meilleur” de ses chefs de gouvernement. Mais ces derniers mois, Soro, dont la silhouette s’est nettement affinée, n’avait pas eu de mots assez durs pour combattre le “dictateur” d’un “régime fini”.
Les voies diplomatiques épuisées, Soro a fini par persuader Ouattara de lancer l’offensive militaire qui en quelques jours a mené ses troupes aux portes de la résidence de Gbagbo.
“Le cauchemar est terminé”, proclamait-il le 11 avril après l’arrestation de Laurent Gbagbo par les FRCI.
Né le 8 mai 1972 dans le Nord ivoirien, majoritairement musulman, le chrétien Guillaume Kigbafori Soro a retrouvé pendant la crise post-électorale les accents de tribun qui l’ont fait connaître comme leader du puissant syndicat étudiant, la Fesci, de 1995 à 1998.
Au début de la décennie, il se rapproche de Ouattara, dont il conteste l’exclusion à la présidentielle de 2000 pour “nationalité douteuse”.
En octobre 2002, Soro revient sur le devant de la scène au sein de la rébellion qui vient de prendre le nord. Il en devient le chef après une lutte sanglante avec son grand rival Ibrahim Coulibaly, dit “IB”.
Nommé Premier ministre de Gbagbo en 2007, il sort indemne la même année d’une attaque contre son avion à l’aéroport de Bouaké (centre), qui fait au moins quatre morts.
Trois ans durant, cet homme pressé, marié et père de quatre enfants, s’emploie malgré les embûches à préparer une présidentielle reportée depuis 2005. En apportant la paix espérée, le premier scrutin libre du genre pouvait lui servir de passeport pour une candidature cinq ans plus tard, à laquelle ses proches pensaient très fort.
Si son avenir à moyen terme à la Primature reste incertain, Ouattara ayant promis le poste au PDCI de l’ex-président Henri Konan Bédié, allié essentiel du second tour, Guillaume Soro reste dans l’immédiat irremplaçable.
Il a même conforté son statut de nouvel homme fort du pays avec la mort d'”IB”: après avoir contribué à la chute de Gbagbo à la tête de son “commando invisible”, le “général IB”, tardant à désarmer, représentait une menace pour le pouvoir, et a été abattu mercredi par les FRCI.
© 2011 AFP

Guillaume Soro (G) aux côtés d'Alassane Ouattara, le 15 avril 2011 à AbidjanFoto (c) AFP: Guillaume Soro (L, gauche) neben Alassane Ouattara, 15. April 2011 in Abidjan

6. Côte d’Ivoire: Ouattara-Soro, un duo pour une transition délicate
ABIDJAN (AFP) – 29.04.2011 10:24
Vainqueur de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara n’a pu accéder au pouvoir que par la force des armes de l’ex-rebelle Guillaume Soro, “Premier ministre de combat” et pilier du nouveau régime jusqu’à la stabilisation complète du pays, jugent des experts.
“Alassane Ouattara a gagné la présidentielle dans les urnes en novembre 2010, mais il a été fait roi par les armes par Guillaume Soro et la France en avril 2011”, résume Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique et ancien directeur de La lettre du continent.
Le 11 avril, Laurent Gbagbo, hébété, est capturé à Abidjan par les ex-rebelles des Forces nouvelles, rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), à l’issue d’une offensive de deux semaines, appuyée par la force française Licorne et celle de l’ONU.
“Alassane Ouattara a fait le choix d’un Premier ministre de combat, pour répondre à la force utilisée par Laurent Gbagbo. Les forces politiques et sociales qui ont permis à Ouattara de gagner les élections ont dû faire place à des forces militaires qui lui ont permis d’assumer effectivement le pouvoir”, juge Gilles Yabi, directeur pour l’Afrique de l’Ouest au sein de l’International Crisis Group.
L’indispensable normalisation sécuritaire voulue par le président Ouattara a abouti à l’élimination de l’ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit “IB”, abattu mercredi par les FRCI pour avoir tardé à déposer les armes après avoir pourtant contribué à déstabiliser le régime de Laurent Gbagbo depuis janvier.
La mort d'”IB” a aussi permis de trancher un vieux conflit fratricide dans le camp du président Ouattara: l’ex-putschiste était perçu comme une menace par le pouvoir, surtout par le Premier ministre Guillaume Soro, son éternel rival de la rébellion de 2002.
“Ces dernières semaines, on sentait qu’une nuit des longs couteaux se préparait. Ibrahim Coulibaly avait des ambitions politiques, mais surtout il était soupçonné, à tort ou à raison, d’être à l’origine de l’attentat contre l’avion de Guillaume Soro en novembre 2007”, rappelle Antoine Glaser.
Près de trois semaines après l’arrestation de M. Gbagbo, le nouveau pouvoir doit encore mettre fin à l’activité de miliciens pro-Gbagbo dans un quartier ouest d’Abidjan, pour accélérer le retour à la normale.
Une normalisation qui progresse malgré un démarrage difficile: les fonctionnaires reprennent le chemin du travail, des écoles ont rouvert ainsi que des banques jeudi. Mais policiers et gendarmes se font encore rares à Abidjan, tardant à remplacer les FRCI dans les rues.
“Tant que la situation n’est pas normalisée en Côte d’Ivoire, tant qu’il y aura de l’insécurité, Guillaume Soro, Premier ministre et ministre de la Défense, sera l’homme fort du pays. Tout dépend de la capacité d’Alassane Ouattara à remettre en marche les institutions, à réunifier l’armée. Plus le pays va se stabiliser, plus Ouattara sera fort”, souligne Antoine Glaser
“Ministre d’Etat comme premier job dans la vie à 31 ans, Premier ministre à 35, sauveur de la République et de la démocratie à 39, que te reste-t-il, Guillaume ?”, se demande sur le site Slateafrique l’écrivain et éditorialiste ivoirien Venance Konan. “A être président de la République, pardi ! Mais auras-tu la patience d’attendre?”
© 2011 AFP

Des soldats des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire démontent une barricade dans les rues d'Abid
Foto (c) AFP: Soldaten der republikanischen Armee von Côte d’Ivoire demontieren eine Barrikade in den Straßen von Abidjan, 27 April 2011
Des soldats des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire démontent une barricade dans les rues d’Abidjan, le 27 avril 2011

7. Les derniers partisans de Gbagbo à Abidjan commencent à déposer les armes
ABIDJAN (AFP) – 29.04.2011 15:36
Une cinquantaine de miliciens fidèles au président déchu Laurent Gbagbo ont déposé les armes vendredi, dans leur bastion de Yopougon à Abidjan, au cours d’une cérémonie en présence des Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara et de l’ONU, a constaté l’AFP.
“Cette cérémonie marque la fin de la poche de résistance à Yopougon. La population du quartier nous a demandé que le règlement de la situation ne se fasse pas par la force, dont elle serait la première victime”, a expliqué Eugène Djué, président de l’Union des patriotes pour la libération totale de la Côte d’Ivoire et chef milicien fidèle à Laurent Gbagbo.
L’immense quartier populaire de Yopougon, dans l’ouest d’Abidjan, est le dernier qui échappe encore au contrôle des forces du président Ouattara.
Un à un, une cinquantaine de miliciens, dont beaucoup d’adolescents, ont déposé quelques kalachnikov, lance-roquettes et grenades au pied du général Philippe Mangou, chef d’état-major de l’armée sous M. Gbagbo, qui a fait allégeance à M. Ouattara après l’arrestation le 11 avril de l’ex-chef d’Etat qui refusait de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre.
Plusieurs centaines de membres des FRCI avaient sécurisé la zone où se déroulait la cérémonie, au milieu d’un quartier dévasté où de nombreuses maisons ont été pillées.
“Beaucoup de sang a coulé en Côte d’Ivoire, c’est trop et il est temps d’arrêter. Il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix et nous sommes arrivés au temps de la paix”, a déclaré le général Mangou, entouré des principaux commandants des ex-rebelles devenus FRCI, dont Chérif Ousmane, principal artisan des négociations au nom du président Ouattara.
Des Casques bleus jordaniens de la mission de l’ONU (Onuci) étaient présents à la cérémonie.
Pas moins de sept rencontres ont été nécessaires, depuis le 11 avril, pour parvenir au début du processus de dépôt effectif des armes, selon les participants.
A bonne distance, une vingtaine de jeunes dansaient en chantant “Gbagbo président”, sous l’oeil agacé des FRCI.
© 2011 AFP

Des miliciens pro-Gbagbo prisonniers à Yopougon dans la banlieue d'Abidjan, le 28 avril 2011
Foto (c) AFP: Pro-Gbagbo-Milizen, Gefangene in Yopougon, Vorort von Abidjan, 28 April 2011
Des miliciens pro-Gbagbo prisonniers à Yopougon dans la banlieue d’Abidjan, le 28 avril 2011

1. Elfenbeinküste: Führer der Parteizentrale von Laurent Gbagbo zu Ouattara gebracht
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.23 05.51
Der Führer der Partei des ivorischen Ex-Präsidenten Laurent Gbagbo, unter Hausarrest in einem Hotel in Abidjan, wurde Freitag in das Hauptquartier des Staatsoberhauptes Alassane Ouattara gebracht, nach der Gewährung eines Interviews für die Medien, sagte der Innenminister.
Pascal Affi N’Guessan, Führer der ivorischen Volksfront (FPI), “wurde im Golf Hotel aufgenommen. Wir haben im Moment entschieden, ihn ins Golfhotel zu bringen”, sagte Hamed Bakayoko der AFP.
Der ehemalige Premierminister von Laurent Gbagbo war letzte Woche mit anderen Personen aus seinem Lager unter Hausarrest gestellt worden im Hotel Neue Pergola in Abidjan, unter Aufsicht der Republikanischen Armee (FRCI) von M. Ouattara sowie von Friedenstruppen der UN-Mission ONUCI.
Herr N’Guessan hatte am Nachmittag ein Interview den französischen Medien gewährt, sagten ihm Nahestehende AFP, die gesehen hatten, dass er “mitgenommen von Soldaten” der FRCI wurde.
Diese Funktionäre des Gbagbo-Lagers sind unter “Hausarrest. Wir haben Regeln, diese versuchen sie zu ignorieren. Um Exzesse zu vermeiden, wenn sie nicht diszipliniert sind, dann erfordert das Bedingungen, die uns eine gewisse Sicherheit geben, “sagte Herr Bakayoko.
Verhaftet am 11. April, war Laurent Gbagbo im Golf Hotel festgehalten worden, mit seiner Frau Simone, bevor er unter Hausarrest in den Norden des Landes verlegt wurde.
Am 16. April im Hotel Neue Pergola, hatte Pascal Affi N’Guessan vor der Presse, unter der Aufsicht der FRCI, eine Erklärung seiner Partei vorgelesen, in der zur “Versöhnung” mit dem Lager des neuen Staatschefs aufgerufen wurde.
Der Fall von Laurent Gbagbo kam nach mehr als vier Monaten einer Krise nach den Präsidentschaftswahlen vom 28. November 2010, und einem Zehn-Tage-Krieg in der wirtschaftlichen Hauptstadt.
Fast 1.000 Menschen wurden gewaltsam während der Krise getötet.
Präsident Ouattara, nach seinem Amtsantritt, der für die zweite Hälfte des Mai vorgesehen ist, muss eine Regierung der Einheit bilden, die auch Vertreter der ehemalige Machthaber enthält.
Es leisteten ihm in diesen Tagen den Treueeid die meisten Militärs und die Vorsitzenden der wichtigsten Institutionen des Landes.
Seine Regierung predigt die Versöhnung, kündigte aber gleichzeitig an, sie werde die Untersuchung von vermuteten “Verbrechen” des besiegten Regimes veranlassen.
© 2011 AFP

2. Côte d’Ivoire: Abidjans Erzbischof ruft zu Vergebung, Versöhnung auf
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.24 12.58
Der Erzbischof von Abidjan, Jean-Pierre Kutwa, rief Sonntag die Ivorer zu “Vergebung, Versöhnung und Frieden” auf in seiner Osterbotschaft, in allen Pfarreien Abidjans verlesen.
Der Erzbischof forderte von den Ivorern “zu empfangen und zu geben Vergebung, damit wir zusammen in Frieden leben”, nach der tödlichen Krise nach den Wahlen, die endete am 11. April mit dem militärischen Sieg des Staatschefs Alassane Ouattara gegen den scheidenden Präsidenten Laurent Gbagbo, der abgelehnt hatte, seine Niederlage bei den Präsidentschaftswahlen vom 28. November einzugestehen .
“Ja, die Côte d’Ivoire muss ein Ort der Freundschaft und Brüderlichkeit sein, ob du Muslim oder Christ, Nord oder Süd, weiß oder schwarz, von hier oder von anderswo bist”, sagte Bischof Kutwa.
“Heute mehr denn je, wir müssen versuchen, andere zu lieben”, fügte er in “Nachricht der Aufforderung zu Vergebung, Versöhnung und Frieden” hinzu.
Fast 1.000 Menschen waren seit Ende November in dem Land gestorben, durch die Gewalt, die auch Hunderttausende von Vertriebenen und Flüchtlingen hervorbrachte, nach Schätzungen der UN.
“Wir haben noch in den Herzen die Erinnerung an diesen ununterbrochenen Flüchtlingsstrom von verzweifelten Menschen auf den Straßen, diese Ansicht von Männern, Frauen, ältere Menschen und Kindern in unseren Kirchen oder an Stellen, die in Eile aufgebaut wurden, und an eine sehr prekäre Situation”, erinnerte der Erzbischof.
“Unsere Städte und Gemeinden tragen noch die Spuren dieser schrecklichen Konfrontation (..) Jeder trägt in seinem Herz und seiner Seele tiefe Wunden und Enttäuschungen aller Art. Alle müssen behandelt werden, nicht oberflächlich, sondern in der Tiefe um eine vollständige Genesung zu erreichen”, sagte er.
Côte d’Ivoire, dessen Bevölkerung wird auf rund 20 Millionen Einwohner geschätzt, etwa 40% Muslime, 40% Christen, 20% Animisten.
Unter den Unterstützern von Gbagbo, waren Christen, während Ouattara vom überwiegend muslimischen Norden unterstützt wurde.
Verhaftet am 11. April, wurde der gestürzte Präsidenten unter Hausarrest in Korhogo gestellt (im Norden), hieß es.
© 2011 AFP
=> SIEHE ABER AUCH: Brief an Seine Eminenz Kardinal Bernard Agré – “Welche Art von Pastor sind Sie eigentlich?”, von Venance Konan, Dez. 2010

3. Côte d’Ivoire: die Macht ist gefestigt mit der Beseitigung der Bedrohung “IB”, des Chefs der “Unsichtbaren Kommandos”
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.28 07.34
Die Beseitigung des ehemaligen Putschisten Ibrahim Coulibaly hat einen alten brudermörderischen Konflikt im Lager des ivorischen Präsidenten Alassane Ouattara beendet, der noch die Bedrohung der aktiven Milizen auslöschen muss in Abidjan, wo die Banken teilweise wiedereröffnet haben seit Donnerstag.
“IB ist tot”: Eine Schlagzeile in der Tageszeitung Nord-Süd mit einem sehr heftigen Bild zeigt den Körper von Ibrahim Coulibaly, “IB” genannt, auf dem Boden liegend, die Arme über den Kopf blutig gekreuzt und teilweise verzerrt .
“IB” wurde als eine Bedrohung der Regierung wahrgenommen, vor allem von Premierminister Guillaume Soro, seinem ewigen Rivalen seit der Rebellion von 2002, obwohl IB zum Sturz des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo am 11. April beigetragen hatte, indem er sein Regime destabilisierte durch zunehmende Kontrolle des Nordens von Abidjan am Anfang des Jahres.
Der Kopf des “unsichtbaren Kommandos”, der nur zögerlich den Befehl Ouattaras, die Waffen niederzulegen, befolgte, fiel mit sechs seiner Männer am Mittwochabend in Abidjan, unter den Kugeln der Republikanischen Armee (FRCI), die am Tage eine Offensive in seiner Hochburg Abobo durchgeführt hatte, einem Stadtteil im Norden der wirtschaftlichen Hauptstadt.
Der ehemalige Putschist hatte kürzlich gebeten, durch das Staatsoberhaupt empfangen zu werden um sich ihm zur Verfügung zu stellen, aber sein Gefolge hatte Herrn Soro beschuldigt, diese Bitte zu behindern.
Der Ministerpräsident war der historische Feind von Ibrahim Coulibaly in der Rebellion, die zuständig für den 2002 gescheiterten Staatsstreich gegen Herrn Gbagbo war, und die jetzt den Großteil der FRCI bildet.
Tödliche Auseinandersetzungen gab es 2004 zwischen dem Lager Soro und dem von “IB” , der geschlagen worden war.
Mittwoch Nacht, kreisten seine ehemaligen Weggefährten “IB” ein und töteten ihn im Hof des Hauses, wohin er sich zurückgezogen hatte.
Wenn Abobo ist nun unter der Kontrolle von FRCI, sie müssen noch die Bedrohung durch pro-Gbagbo-Milizen im Bezirk Yopougon (Westabidjan) beseitigen, die ihnen immer noch einen erbitterten Widerstand entgegen setzen.
Im Rest der ökonomischen Hauptstadt, wie überall im Land, begannen die Banken am Donnerstag wieder zu öffnen, eine entscheidende Phase der wirtschaftlichen Normalisierung nach einer langen Schließung wegen der Krise nach den Wahlen vom 28. November.
Die lang erwartete Wiedereröffnung der Banken war nicht vor Mittag aufgetreten und betraf nicht alle Agenturen, was erhebliche Warteschlangen zur Folge hatte.
“Wir müssen die Familie ernähren”, erklärte vor dem Hauptquartier der SGBCI (ivorische Tochtergesellschaft der französischen Bankengruppe Société Générale) im Zentrum von Abidjan Kouadio Jean-Baptiste, Beamter, der sich geduldet in der Mitte einer Schlange von fast einem km vor einem Geldautomaten.
Präsident Ouattara hatte versprochen, dass die Beamten würden ihre Gehälter erhalten in dieser Woche von März und April.
Die privaten Banken waren geschlossen worden zu Beginn des Jahres und das Regime von Herrn Gbagbo hatte “requiriert” die SGBCI und Bicici ( Tochtergesellschaft der französischen Gruppe BNP Paribas), geöffnet bis zum Beginn der Kämpfe Ende März.
Ein weiteres Zeichen der Normalisierung: Alassane Ouattara ging Donnerstag zum ersten Mal seit seiner Wahl in den Präsidentenpalast in Abidjan, der während der Kämpfe gegen die Anhänger von Laurent Gbagbo beschädigt wurde. Für die Zeit der Reparaturen bleibt Herr Ouattara in seinem Hauptquartier Golf Hotel in Abidjan, wo er seit Ende November installiert ist.
“Unser Ziel ist die Amtseinführung am 21. Mai zu machen in Yamoussoukro (im Zentrum des Landes, politische Hauptstadt)”, bestätigte bei dieser Gelegenheit Herr Ouattara.
In New York hat der Sicherheitsrat der Vereinten Nationen für ein Jahr das Embargo für Waffen nach Côte d’Ivoire erweitert, um “zu ermöglichen, den demokratischen Prozess in Stabilität fortzusetzen.”
© 2011 AFP

4. “IB” Coulibaly, Chefputschist in der gemarterten Elfenbeinküste
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.28 05.09
Ibrahim Coulibaly, “IB” genannt, war das schwarze Schaf aller Regime in der Elfenbeinküste während einem Jahrzehnt der Unruhen gewesen, bevor er starb am Mittwoch unter Beschuss der Armee von Präsident Alassane Ouattara und Guillaume Soro, seinem ewigen Rivalen aus der 2002-Rebellion.
Der Hauptfeldwebel, der davon träumte Präsident zu werden, “General IB”, wie er nannte sich in letzter Zeit, stand hinter den großen Umwälzungen, die das Land seit 1999 erlebt hat, spielte aber nie lange die Hauptrolle. Die Regierung kündigte seinen Tod an nach einem Angriff auf seine Hochburg im Norden von Abidjan.
Geboren 24. Februar 1964 in Bouake (Mitte), die zweitgrößte Stadt der Elfenbeinküste, tritt Ibrahim Coulibaly in die Armee ein im Jahr 1985.
Mit seinem Format von US-amerikanischen Basketballspielern, entdeckt er die Welt der Politik, indem er Bodyguard für mehrere Persönlichkeiten wurde, darunter für den ehemaligen Ministerpräsidenten Alassane Ouattara.
Seine Karriere beginnt mit dem Putsch vom 24. Dezember 1999, der den Präsidenten Henri Konan Bedie stürzte. Er ist Teil der Führer des ersten Staatsstreichs in der Geschichte des Landes.
Aber General Robert Guéï selbst, der Junta-Führer, ist auf der Hut vor ihm und ernennt ihn zum Militärattaché an der Botschaft der Republik Côte d’Ivoire in Kanada.
Sein Exil beginnt nach dem Attentat im September 2000 auf General Guéï, der im nächsten Monat die Präsidentschaftswahlen verliert an Laurent Gbagbo. “IB” räumt ein, im Januar 2001, an einem Putschversuch gegen Präsident Gbagbo teilgenommen zu haben.
Nach diesem Fehlschlag, gehen der ehemalige Putschist und seine Gefährten nach Burkina Faso, wo sie das aufbauen, das zu den Rebellen Forces Nouvelles (FN) wird.
Von Ouagadougou aus ist er unter denen, die planen und anführen den Putschversuch vom 19. September 2002: Wenn auch der Aufstand scheitert, so übernehmen sie doch die Kontrolle über den Norden der Elfenbeinküste.
Im Jahr 2003 bricht ein Führungskrieg aus mit Guillaume Soro, dem Sprecher der FN, dem er den Platz im Vordergrund überlassen hatte. Die tödlichen Kämpfe im folgenden Jahr wenden sich zum Vorteil des Clan Soro, der Premierminister im Jahr 2007 werden wird aufgrund eines Friedensabkommens.
“IB” flieht nach Frankreich, wo er im September 2003 in Paris verhaftet wird, es wird ihm vorgeworfen, einen neuen Putsch gegen Gbagbo vorzubereiten. Aber er gewinnt seine Freiheit nach 21 Tagen in Haft und verschwindet. Sein Exil führt ihn diesmal nach Benin.
Auch von dort sieht man ihn hinter dem Attentat auf Herrn Soro im Juni 2007. Er ist auch an einem geheimnisvollen Putschversuch Ende Dezember beteiligt. Eine jämmerliche “Weihnacht in Abidjan”, die in der Verhaftung von mehreren Personen endet.
Doch der ehemalige Militär will keine Staatsstreiche mehr und will in die Politik gehen, hat auch vor, an den Präsidentschaftswahlen, dann vorgesehen im Jahr 2008, teilzunehmen.
Aber diese neue Karriere scheint durch den internationalen Haftbefehl im Januar 2008, in seinem Land ausgegeben, erschüttert. Zur Persona non grata erklärt in Benin, geht er, wie er sagt, nach Ghana.
Es brauchte die Krise nach den Wahlen vom November 2010, um ihn wieder auftauchen zu lassen. Anfang 2011, beansprucht er die Urheberschaft des “unsichtbaren Kommandos” von Abobo, das in diesem nördlichen Stadtteil von Abidjan die Pro-Gbagbo Kräfte verunsichert, und verursacht den ersten schweren Schlag gegen das Regime.
Nach der Verhaftung von Laurent Gbagbo am 11. April, zögert er nicht lange zu fordern, was ihm gebührt: “Gebt dem Kaiser, was des Kaisers ist”, sagte er am 19. April an die Adresse der neuen Autoritäten, in einem Interview mit AFP.
Zur Entwaffnung aufgefordert von Alassane Ouattara, der für ihn ein “Vater” war, hat er Mittwoch Abend im Innenhof der Häuser, wo er von seinen früheren Gefährten umringt und getötet wurde, aufgehört das ewige Feindbild der ivorischen Politik zu sein.
© 2011 AFP

5. Soro, der ehemalige Rebell, der Ouattara zum Präsidenten machte
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.28 05.34
Ehemaliger Rebell, der Premierminister von Laurent Gbagbo wurde, gab Guillaume Soro sein Kostüm des Kriegsherrn auf zugunsten der ivorischen Präsidentschaft Alassane Ouattaras, um sich jetzt als starker Mann des neuen Regimes zu installieren.
Die Ivorer haben gewählt am 28. November Alassane Ouattara, aber es sind die Männer Guillaume Soros, mehrere tausend Kämpfer der ehemaligen Rebellen Forces Nouvelles (FN), umbenannt in Republikanische Armee (FRCI), die Laurent Gbagbo von der Macht vertrieben, mit entscheidender Unterstützung der UN und Frankreichs.
FN-Führer, der im Jahr 2002 Gbagbo zu stürzen gescheitert war, aber seitdem den Norden besetzte, wurde er Premierminister Gbagbos aufgrund des Friedensabkommens von 2007, Soro, 38, hat von Beginn der politischen Krise an gewählt Ouattara, der ihm den Posten des Premierministers gegeben hat.
An der Seite von Gbagbo hatte er den feurigen Stil aufgegeben, den er als Chef der Nationalen Front hatte. Gesetzte Rede, einiges an Übergewicht und Spitzbart, spielte er eine Rolle als “Schiedsrichter”, die das Lager Gbagbo und die Opposition ihm selten verweigerten.
Der abgesetzte Präsident auch sah in ihm “den Besten” seiner Regierungschefs. Aber in den letzten Monaten hatte Soro, dessen Silhouette sich deutlich verfeinerte, nie genug starke Worte, um den “Diktator” eines “erledigten Regimes” zu bekämpfen.
Nachdem die diplomatischen Wege erschöpft waren, hat Soro Ouattara schließlich überredet, die militärische Offensive zu starten, die in ein paar Tagen führte seine Truppen vor die Tore der Residenz Gbagbos.
“Der Albtraum ist vorbei”, verkündete er am 11. April nach der Verhaftung von Laurent Gbagbo durch die FRCI.
Geboren 8. Mai 1972 im hauptsächlich muslimischen Norden von Côte d’Ivoire, fand der Christ Guillaume Soro Kigbafori während der Krise nach den Wahlen die Akzente des Tribuns wieder, die seinen Namen als Führer der mächtigen Studentenvereinigung, der Fesci, 1995-1998 bekannt gemacht hatten.
Zu Beginn des Jahrzehnts, nähert er sich Ouattara, dessen Ausschluss von den Präsidentschaftswahlen im Jahr 2000 wegen “zweifelhafter Nationalität” er bestreitet.
Im Oktober 2002 kehrt Soro auf die Bühne zurück mit der Rebellion, die den Norden übernimmt. Er wird ihr Führer nach einem blutigen Kampf mit seinem Rivalen Ibrahim Coulibaly, “IB” genannt.
Als Ministerpräsident ernannt von Gbagbo im Jahr 2007, entkommt er unversehrt im selben Jahr einem Angriff gegen sein Flugzeug auf dem Flughafen in Bouake (Zentrum), das mindestens vier Tote fordert.
Seit drei Jahren arbeitet dieser vielbeschäftigte Mann, verheiratet und hat vier Kinder, trotz der Tücken an der Vorbereitung von Präsidentschaftswahlen, schon seit 2005 vertagt. Mit dem erwarteten Frieden, könnten die ersten freien Wahlen ihm den Weg zu einer Kandidatur fünf Jahre später öffnen, woran seine Nahestehenden sehr stark glaubten.
Wenn seine mittelfristige Zukunft als Premier auch ungewiss bleibt, da Ouattara hat den Posten der PDCI um den ehemaligen Präsidenten Henri Konan Bedie versprochen, wichtiger Verbündeter der zweiten Runde (der Wahlen), so ist doch Guillaume Soro im Moment unersetzlich.
Er selbst bestätigte seinen Status als neuer starker Mann des Landes mit dem Tod des “IB”; nachdem er zum Sturz Gbagbos als Chef des “unsichtbaren Kommandos” beigetragen hatte, war der “General IB”, der zögerte zu entwaffnen, eine Bedrohung für die Macht und wurde erschossen Mittwoch durch FRCI.
© 2011 AFP

6. Côte d’Ivoire: Ouattara-Soro, ein Duo für einen schwierigen Übergang
ABIDJAN (AFP) – 2011.04.29 10.24
Sieger der Präsidentschaftswahlen in der Elfenbeinküste, hat Alassane Ouattara nur durch Waffenhilfe des ehemaligen Rebellen Guillaume Soro an die Macht kommen können, dem “Ministerpräsidenten des Kampfes” und Pfeiler des neuen Regimes bis zur vollständigen Stabilisierung des Landes, glauben Experten.
“Alassane Ouattara gewann die Präsidentschaftswahlen im November 2010, aber wurde König mit Waffenhilfe von Guillaume Soro und Frankreich im April 2011”, sagt Antoine Glaser, Afrika-Spezialist und ehemaliger Direktor von La Lettre du Continent(zweiwöchentlich in Paris erscheinende Zeitschrift für Westafrika und den Golf von Guinea mit wirtschaftlichem Schwerpunkt;ndlr).
Am 11. April wurde Laurent Gbagbo, entgeistert, in Abidjan gefangen genommen von den ehemaligen Rebellen Forces Nouvelles, umbenannt in Republikanische Kräfte von Côte d’Ivoire (FRCI), nach einer zweiwöchigen Offensive, unterstützt durch Kräfte der französischen Eingreiftruppe Licorne und der UNO.
“Alassane Ouattara hat einen Premierminister des Kampfes gewählt, um zu antworten auf die Gewalt, die von Laurent Gbagbo angewendet wurde. Die politischen und sozialen Kräfte, die Ouattara ermöglicht haben, die Wahlen zu gewinnen, haben den Streitkräften Platz machen müssen, die es ihm ermöglicht haben, tatsächlich die Macht ergreifen”, sagt Gilles Yabi, Direktor für Westafrika in der International Crisis Group.
Die notwendige Stabilisierung des Sicherheitsstandards durch den Präsidenten Ouattara gewollt, hat zur Beseitigung des ehemaligen Putschisten Ibrahim Coulibaly, als “IB” bekannt, geführt, erschossen Mittwoch durch FRCI wegen der Verzögerung bei der Niederlegung der Waffen, obwohl IB zur Destabilisierung des Regimes von Laurent Gbagbo seit Januar beigetragen hatte.
Der Tod des “IB” hat auch ermöglicht, einen alten Bruderkrieg im Lager des Präsidenten Ouattara zu begleichen: Der ehemalige Putschist war als eine Bedrohung für die Regierung angesehen worden, vor allem für Premierminister Guillaume Soro, seinen ewigen Rivalen der 2002-Rebellion.
“In den letzten Wochen, wir fühlten, dass eine Nacht der langen Messer bevorstand. Ibrahim Coulibaly hatte politische Ambitionen, aber insbesondere wurde er verdächtigt , zu Recht oder zu Unrecht, hinter dem Angriff auf das Guillaume Soro-Flugzeug im November 2007 zu stehen”, erinnert Antoine Glaser.
Fast drei Wochen nach der Verhaftung von Herrn Gbagbo, müssen die neue Machthaber noch die Tätigkeit der Pro-Gbagbo-Milizen im Westteil von Abidjan beenden, um die Rückkehr zur Normalität zu beschleunigen.
Normalisierung geht voran trotz eines schwierigen Starts: Die Beamten gehen wieder zur Arbeit, wiedereröffnen Schulen und Banken am Donnerstag. Aber Polizisten und Gendarmen sind noch selten in Abidjan, es dauert noch zu ersetzen die FRCI auf den Straßen.
“Solange die Situation ist nicht normalisiert in Côte d’Ivoire, solange es Unsicherheit gibt, wird Guillaume Soro, Ministerpräsident und Minister für Verteidigung, der starke Mann im Land bleiben. Alles hängt von der Fähigkeit Alassane Ouattaras ab, die Institutionen neu zu starten, die Armee zu vereinigen. Je stabiler wird das Land , desto mehr Ouattara wird stark sein “, sagt Antoine Glaser
“Staatsminister als erste Aufgabe im Leben im Alter von 31, Ministerpräsident mit 35, der Retter der Republik und der Demokratie mit 39, was willst du noch, Guillaume?” wundert sich auf der Website Slateafrique der ivorische Schriftsteller und Kolumnist Venance Konan. “Präsident werden, natürlich! Aber hast du die Geduld zu warten?”
© 2011 AFP

7. Die letzten Anhänger von Gbagbo in Abidjan legen die Waffen nieder
ABIDJAN (AFP) – 29/04/2011 15.36
Fünfzig Milizionäre treu zum gestürzten Präsidenten Laurent Gbagbo haben Freitag in ihrer Hochburg Yopougon in Abidjan ihre Waffen abgegeben, während einer Zeremonie in Anwesenheit der Republikanischen Armee (FRCI), Alassane Ouattaras und der UNO, bemerkt AFP.
“Diese Zeremonie markiert das Ende des Widerstandsnestes in Yopougon. Die Bevölkerung des Bezirks hat gebeten, dass die Lösung der Situation nicht durch Gewalt geschieht, sie wäre das erste Opfer”, sagte Eugene Djué, Präsident der Union der Patrioten für die totale Befreiung der Elfenbeinküste und Gbagbotreuer Milizenführer.
Das riesige beliebte Stadtviertel Yopougon, im Westen von Abidjan, ist das letzte, das noch entgeht der Kontrolle der Streitkräfte von Präsident Ouattara.
Einer nach dem anderen, etwa fünfzig Milizionäre, viele von ihnen Jugendliche, haben ein paar Kalaschnikows, Raketenwerfer und Granaten abgeliefert zu Füßen des Generals Philippe Mangou, Generalstabschef des Heeres unter Herrn Gbagbo, der Herrn Ouattara den Treueeid abgelegt hat nach dem 11. April, der Verhaftung des ehemaligen Staatschefs, der seine Niederlage bei der Präsidentschaftswahl im November einzugestehen abgelehnt hatte.
Mehrere hundert Mitglieder der FRCI hatten den Bereich, wo die Zeremonie stattfand, abgesichert in der Mitte einer verwüsteten Gegend, wo viele Häuser geplündert worden waren.
“Viel Blut ist geflossen in Côte d’Ivoire, und es reicht jetzt. Es gibt eine Zeit für Krieg und eine Zeit für Frieden und wir sind jetzt in der Zeit des Friedens”, sagte General Mangou, von den wichtigsten ehemaligen Rebellen-Kommandeuren umgeben, jetzt FRCI, darunter Chérif Ousmane, leitender Architekt der Verhandlungen im Namen von Präsident Ouattara.
Jordanische Friedenstruppen der UN-Mission (UNOCI) waren bei der Zeremonie anwesend.
Nicht weniger als sieben Sitzungen waren notwendig, seit dem 11. April, um an den Anfang des Prozesses der tatsächlichen Niederlegung der Waffen zu gelangen, sagten die Teilnehmer.
In sicherer Entfernung, etwa zwanzig Jungen tanzten und sangen ” Gbagbo Präsident,” unter den Augen der verärgerten FRCI .
© 2011 AFP

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