ELFENBEINKÜSTE: EX-PRÄSIDENT GBAGBO VOR DEM IStGH (ICC) IN DEN HAAG – Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité, remis à la CPI

1. Laurent Gbagbo, der Verbrechen gegen die Menschlichkeit verdächtigt, an den ICC ausgeliefert
DEN HAAG (AFP) – 30.11.2011 12.23 Uhr
Der ehemalige ivorische Präsident Laurent Gbagbo, in Den Haag in der Nacht von Dienstag auf Mittwoch inhaftiert, wird durch den Internationalen Strafgerichtshof in vier Punkten wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit während der Gewalt nach den Wahlen in den Jahren 2010-2011 verdächtigt. “Laurent Gbagbo hat individuelle strafrechtliche Verantwortlichkeit, als Coautor indirekt, in vier Punkten: wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit, wegen Mordes, Vergewaltigung und andere sexuelle Gewalt, Verfolgung und andere unmenschliche Handlungen “, sagte der ICC in einer Erklärung.
2. Im Gefängnis, im Exil oder in Freiheit: Das Gbagbo-Lager enthauptet und gebrochen
ABIDJAN (AFP) – 30.11.2011 07.33 Uhr
Enthauptet mit der Verhaftung von Laurent Gbagbo am 11. April, ist das ehemalige regierende Lager in der Elfenbeinküste seitdem zwischen Gefangenen, Vertriebenen und denen, die in der politischen Arena des Landes blieben, zerbrochen.
3. Die IStGH-Untersuchungen in Afrika
DEN HAAG (AFP) – 30.11.2011 08.40 Uhr
Côte d’Ivoire ist das siebte afrikanische Land, in dem der Internationale Strafgerichtshof (ICC) seit Gründung im Jahr 2002 in Den Haag eine Untersuchung eröffnet.
4. Mit Gbagbo am Internationalen Strafgerichtshof bekommt die Versöhnung in der Elfenbeinküste Probleme
ABIDJAN (AFP) – 2011.01.12 15.37
Die Versöhnung ist in der Elfenbeinküste nach der Überstellung des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo an den Internationalen Strafgerichtshof (ICC) fast fehlgeschlagen, was darauf hinweist, dass die Wunden der Krise nach den Wahlen noch nicht geschlossen sind.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR QUATRE : Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité, remis à la CPI
LA HAYE (AFP) – 30.11.2011 12:23
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, écroué à La Haye dans la nuit de mardi à mercredi, est soupçonné par la Cour pénale internationale de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011. “Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains”, a annoncé la CPI dans un communiqué.

Le transfert de Gbagbo à la CPI
Foto (c) AFP: Gbagbo Transfer zum ICC in einer ivorischen Tageszeitung 30. November 2011 in Abidjan
Le transfert de Gbagbo à la CPI, à la Une du quotidien ivoirien “Fraternité Matin”, le 30 novembre 2011 à Abidjan

La Cour a confirmé l’incarcération de M. Gbagbo, 66 ans, sous le coup d’un mandat d’arrêt, au centre de détention de la Cour à La Haye, où il a été transféré après son arrivée en avion à l’aéroport de Rotterdam (ouest).
L’ex-chef d’Etat, le premier livré à la Cour depuis son entrée en fonction en 2002, va assister “prochainement” (lundi 5/12) à une audience de comparution initiale, destinée notamment à vérifier son identité, à l’informer de ses droits et des crimes qui lui sont imputés, selon la CPI.
Celle-ci devrait avoir lieu en début de semaine prochaine, selon une source proche du dossier. Elle sera suivie dans les mois à venir d’une audience de confirmation des charges au cours de laquelle les juges examineront si les éléments de preuve de l’accusation sont assez solides pour la tenue d’un procès.
M. Gbagbo, dont le refus de céder le pouvoir après la présidentielle de novembre 2010 avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3.000 morts, était détenu depuis avril dans une résidence à Korhogo (nord de la Côte d’Ivoire).
“Ceci est le premier dossier en Côte d’Ivoire. Ce ne sera pas le dernier, ce n’est que le début”, a commenté le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo dans un entretien téléphonique à l’AFP.
La remise à la CPI de M. Gbagbo consacre “la victoire de la corruption” et de “la magouille”, a dénoncé l’ancien porte-parole du président déchu, Justin Koné Katina. Elle est au contraire, “salutaire” pour la Côte d’Ivoire, et constitue un “élément clé” pour tourner la page de la crise post-électorale, a réagi le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné.
Le président ivoirien Allassane Ouattara, ex-rival de Laurent Gbagbo, avait demandé le 3 mai à la CPI d’enquêter sur les “crimes les plus graves” commis lors des violences.
Les juges avaient autorisé début octobre le procureur à enquêter en Côte d’Ivoire, estimant qu’il y avait “une base raisonnable” de croire que des attaques avaient été commises contre la population civile à la fois par le camp de Laurent Gbagbo et par celui d’Allassane Ouattara entre le 25 février et le 6 mai.
En visite à Abidjan, le procureur de la CPI avait promis le 15 octobre une enquête “impartiale” qui ciblerait “trois à six” personnes” ayant les plus lourdes responsabilités dans les crimes commis lors de la crise.
Dans le mandat d’arrêt sous scellé délivré le 23 novembre et rendu public mercredi, les juges estiment l’arrestation de M. Gbagbo “nécessaire” pour notamment “garantir qu’il n’usera pas de son pouvoir politique ou de ses moyens financiers pour faire obstacle à l’enquête”.
“La décision de poursuivre seulement le président déchu à ce stade risque d’être explosive sur le terrain”, a commenté Francis Dako, coordinateur pour l’Afrique de l’ONG Coalition pour la Cour pénale internationale, dans un communiqué, en mettant en garde contre une “justice des vainqueurs”.
Parallèlement à l’enquête de la CPI, des enquêtes nationales sont menées par la justice ivoirienne. Laurent Gbagbo et son épouse Simone ont ainsi été inculpés en août pour “crimes économiques” commis durant la crise.
La CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les auteurs de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
© 2011 AFP

2. En prison, en exil ou en liberté: le camp Gbagbo décapité et éclaté
ABIDJAN (AFP) – 30.11.2011 07:33
Décapité avec l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril, l’ex-camp au pouvoir en Côte d’Ivoire est depuis lors éclaté entre les détenus, les exilés et ceux qui sont restés dans l’arène politique dans le pays.

EN PRISON
Laurent Gbagbo, avant de se voir notifier mardi un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a été inculpé en août, comme son épouse Simone, de “crimes économiques” par la justice ivoirienne.
Plusieurs dizaines de personnalités du régime déchu, des civils, des militaires, des policiers et des gendarmes, sont détenues à Abidjan et dans le nord du pays pour “atteinte à l’autorité de l’Etat”, “crimes économiques” ou crimes de sang.
C’est le cas de la plupart des principales figures du dernier gouvernement Gbagbo, dont l’ex-Premier ministre Gilbert Aké N’Gbo et l’ancien ministre des Affaires étrangères Alcide Djédjé.
Le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils qu’a eu l’ancien chef d’Etat avec sa première femme, compte aussi parmi ces détenus, de même que Pascal Affi N’Guessan, ex-patron du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo.
Début novembre, 20 personnalités de leur bord – mais aucun poids lourd – ont été libérées, une mesure interprétée comme un geste d’ouverture avant les législatives du 11 décembre, mais qui n’a pas suffi à convaincre le FPI d’y participer.
Plusieurs hommes-clés de l’ancien appareil sécuritaire sont derrière les barreaux: le général Georges Guiai Bi Poin, qui dirigea le redouté Cécos (Centre de commandement des opérations spéciales), le général Brunot Dogbo Blé, ex-chef de la Garde républicaine, et le commandant Anselme Séka Yapo, ancien responsable de la sécurité de Simone Gbagbo.

EN EXIL
La justice ivoirienne a délivré une série de mandats d’arrêt internationaux contre des pro-Gbagbo en exil en Afrique de l’Ouest.
Le plus célèbre d’entre eux est Charles Blé Goudé: l’ex-chef des “jeunes patriotes”, un mouvement vu comme une milice par ses adversaires, circulerait d’une capitale à l’autre après avoir été aux avant-postes pendant la crise.
Justin Koné Katina, ex-ministre du Budget, exerce sa fonction de porte-parole du président déchu depuis le Ghana, où ont trouvé refuge de nombreux partisans de l’ancien pouvoir.
Les pressions d’Abidjan pour obtenir d’Accra l’exécution des mandats d’arrêt sont restées pour l’heure sans effet.

EN LIBERTE EN COTE D’IVOIRE
Une direction provisoire a pris les commandes du FPI, emmenée par les seconds rôles d’hier, comme le “président par intérim” Sylvain Miaka Oureto.
Longtemps voix discordante au FPI, l’ex-président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, a créé sa propre formation, Lider, qui concourt aux législatives.
Ancien chef d’état-major de l’armée, rallié au président Alassane Ouattara au lendemain de la bataille d’Abidjan, le général Philippe Mangou n’a pas été inquiété.
© 2011 AFP

3. Les enquêtes de la CPI en Afrique
LA HAYE (AFP) – 30.11.2011 08:40
La Côte d’Ivoire est le 7e pays d’Afrique où la Cour pénale internationale (CPI), entrée en fonction en 2002 à La Haye, a ouvert une enquête.

COTE D’IVOIRE

La CPI conduit depuis octobre une enquête sur des crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la crise post-électorale (déc 2010-avril 2011), et dont sont accusés le camp de Laurent Gbagbo et celui du nouveau président Alassane Ouattara. Selon un de ses avocats, l’ex-président Gbagbo fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI et doit être transféré à La Haye mercredi “au plus tard”.
La Côte d’Ivoire a été plongée dans une crise (au moins 3.000 morts) née du refus de Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

LIBYE

Seif al-Islam, fils du défunt leader Mouammar Kadhafi fait l’objet depuis le 27 juin d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité, commis lors de la répression de la révolte, qui s’est transformée en guerre civile (15 fév-23 oct). Il a été arrêté le 19 novembre dans le sud du pays. Le 25 novembre, le procureur de la CPI a estimé qu’un procès de Seif al-Islam mené par la CPI en Libye était “une possibilité”.
Le 22 novembre, les juges de la CPI ont ordonné la fermeture du dossier de Mouammar Kadhafi, décédé le 20 octobre, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité. Son beau-frère Abdallah al-Senoussi, ancien chef des services de renseignements, fait également l’objet d’un mandat d’arrêt.

KENYA

Le 15 décembre 2010, le procureur de la CPI a révélé les noms de six suspects, dont le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, qu’il soupçonne d’être les principaux responsables de crimes contre l’humanité commis lors des violences post-électorales (fin 2007-début 2008, quelque 1.200 morts).
Des audiences de confirmation des charges pesant contre les six hommes, répartis en deux groupes de trois personnes, se sont déroulées en septembre-octobre.

SOUDAN

Le président Omar el-Béchir est depuis mars 2009 sous le coup d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour (ouest), région déchirée depuis 2003 par une guerre civile (300.000 morts selon l’ONU, 10.000 selon Khartoum). La CPI a ajouté en 2010 des charges de génocide contre el-Béchir. Deux mandats d’arrêt avaient par ailleurs été lancés en 2007 contre un ex-ministre et un chef de milice.

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Le procès de l’ex-chef de milice, Thomas Lubanga, accusé de crimes de guerre pour l’enrôlement d’enfants soldats en 2002-2003, a pris fin en août 2011. Il est dans l’attente de son jugement.
Les chefs de milice congolais Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, accusés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, sont jugés depuis novembre 2009 pour l’attaque d’un village en 2003.
Le haut dirigeant des rebelles rwandais hutu Callixte Mbarushimana, soupçonné de crimes dans les Kivus (est) en 2009, est écroué à La Haye.
L’ex-rebelle Bosco Ntaganda, aujourd’hui général dans l’armée, est sous le coup d’un mandat d’arrêt délivré en 2006.

CENTRAFRIQUE

Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RDC, est détenu depuis 2008 par la CPI. Il est jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre octobre 2002 et mars 2003 par sa milice en Centrafrique où elle était venue soutenir les troupes du président Ange-Félix Patassé, en butte à une rébellion de François Bozizé.

OUGANDA

En 2005, la CPI a émis des mandats d’arrêts contre Joseph Kony et d’autres hauts commandants de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, notamment enrôlement d’enfants soldats et esclavage sexuel, commis entre 2002 et 2004.
© 2011 AFP

4. Avec Gbagbo à la CPI, la réconciliation en panne en Côte d’Ivoire
ABIDJAN (AFP) – 01.12.2011 15:37
La réconciliation est en panne en Côte d’Ivoire après le transfèrement de l’ex-président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI), signe que les plaies de la crise post-électorale ne sont toujours pas refermées.
Le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a annoncé mercredi soir qu’il suspendait sa participation à “tout processus de réconciliation”. Il entend protester contre “ce véritable hold-up politico-juridique de transfèrement” de son champion.
Arrêté le 11 avril à Abidjan après avoir plongé son pays dans une crise meurtrière – 3.000 morts – en refusant de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010, l’ancien chef de l’Etat a été écroué dans la nuit de mardi à mercredi à La Haye. Il comparaîtra lundi pour la première fois devant la CPI qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.
“De la part du FPI, c’est une position de principe qui est logique”, déclare à l’AFP une source diplomatique occidentale, pour qui l’essentiel sera de voir son attitude “dans la durée”.
Il n’empêche: le retrait du camp Gbagbo consacre la panne totale du processus de réconciliation politique voulu par le nouveau président Alassane Ouattara.
Le boycott des législatives du 11 décembre par le FPI, malgré l’ouverture d’un “dialogue républicain” entre les ennemis d’hier, avait déjà considérablement fragilisé la réconciliation.
Les partisans de M. Gbagbo exigeaient notamment la libération de leur mentor et des dizaines de personnalités de leur camp incarcérées depuis la fin de la crise. L’élargissement, in extremis, de vingt personnes, toutes des seconds couteaux, n’avait pas suffi à les convaincre de participer au scrutin.
Mais de petits partis pro-Gbagbo avaient quand même décidé d’y aller. Ceux-là ont fait machine arrière dès le transfèrement de Laurent Gbagbo.
Et maintenant? “On n’est pas tous d’accord sur la marche à suivre”, confie un haut responsable de l’ex-coalition au pouvoir, pour qui son camp est partagé entre “durs”, tenants d’une ligne maximaliste, et “modérés” acceptant de petits pas.
Pour la réconciliation, “c’est le pouvoir qui donnera le tempo”, avec “quelques grands gestes d’apaisement” comme une libération de ténors du régime déchu, estime-t-il, ajoutant: “mais je ne crois pas que les autorités en aient envie”.
Côté gouvernement, on rejette la faute sur le FPI.
Le Premier ministre Guillaume Soro est allé jusqu’à accuser le parti, par son “absence de repentance” et son refus de “concourir à l?apaisement général et à la réconciliation nationale”, d’avoir scellé le destin judiciaire de son chef.
Si, au sein du camp Ouattara, il n’est pas rare d’entendre certains accorder une faible importance aux retrouvailles avec les pro-Gbagbo, de nombreux responsables s’accordent à dire que la réconciliation ira de pair avec la remise sur pied du pays.
“La réconciliation ne va pas se faire par des discours”, “elle dépend énormément de l’amélioration des conditions de vie des populations”, juge un conseiller de M. Soro.
Mais il y en a au moins un dont la tâche, déjà ardue, s’avère dans l’immédiat particulièrement compliquée: l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) installée par Alassane Ouattara.
Après le départ de l’ex-président, il a difficilement caché son embarras, soulignant qu’il n’avait eu de cesse de dire que la réconciliation “par définition est inclusive, c’est-à-dire qu’elle doit concerner, inclure tout le monde”.
Jusqu’au tout nouveau prisonnier de La Haye? Pour M. Banny, “tous les vivants doivent participer à la réconciliation de leur pays, où qu’ils soient”.
© 2011 AFP

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo après sa capture par les forces d'Alassane Ouattara, le 11
Foto (c) AFP: Laurent Gbagbo nach seiner Gefangennahme durch die Kräfte des Alassane Ouattara, 11. April 2011 in Abidjan
L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo après sa capture par les forces d’Alassane Ouattara, le 11 avril 2011 à Abidjan

1. Laurent Gbagbo, der Verbrechen gegen die Menschlichkeit verdächtigt, an den ICC ausgeliefert
DEN HAAG (AFP) – 30.11.2011 12.23 Uhr
Der ehemalige ivorische Präsident Laurent Gbagbo, in Den Haag in der Nacht von Dienstag auf Mittwoch inhaftiert, wird durch den Internationalen Strafgerichtshof in vier Punkten wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit während der Gewalt nach den Wahlen in den Jahren 2010-2011 verdächtigt. “Laurent Gbagbo hat individuelle strafrechtliche Verantwortlichkeit, als Coautor indirekt, in vier Punkten: wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit, wegen Mordes, Vergewaltigung und andere sexuelle Gewalt, Verfolgung und andere unmenschliche Handlungen “, sagte der ICC in einer Erklärung.
Das Gericht bestätigte die Festnahme von Herrn Gbagbo, 66, im Rahmen eines Haftbefehls, in der Haftanstalt des Gerichtshofs in Den Haag, wo er nach seiner Ankunft mit dem Flugzeug am Rotterdam Airport (Westen) übertragen wurde.
Der ehemalige Staatschef, erstes Staatsoberhaupt vor dem Gerichtshof seit dessen Beginn im Jahr 2002, wird an “bald” (Montag 5.12.) erstmalig angehört, insbesondere um seine Identität zu überprüfen, um ihn über seine Rechte zu informieren und die Anklagen gegen ihn, nach dem ICC.
Es wird in den kommenden Monaten eine Verhandlung geben, bei der die Richter prüfen, ob die Beweise der Anklage stark genug sind, um einen Prozess zu halten.
Gbagbo, dessen Weigerung, die Macht abzugeben nach der Präsidentschaftswahl im November 2010, stürzte das Land in eine tödliche Krise, die 3000 Menschenleben forderte.
“Dies ist der erste Fall, in Côte d’Ivoire. Es wird nicht der letzte, es ist erst der Anfang”, sagte der Chefankläger des IStGH, Luis Moreno-Ocampo, in einem Telefon-Interview mit AFP.
Die Auslieferung an den IStGH Gbagbo zeigt “den Sieg der Korruption” und “Intrigen”, prangerte der ehemalige Sprecher des gestürzten Präsidenten, Justin Kone Katina, an. Es ist vielmehr “vorteilhaft” für die Elfenbeinküste und ist ein “Schlüssel” für das Lösen der Krise nach den Wahlen, wiederum reagierte der Sprecher der Regierung, Bruno Koné.
Der ivorische Präsident Allassane Ouattara, ehemaliger Rivale Laurent Gbagbos, hatte 3. Mai im ICC gebeten, “schwere Straftaten” während die verübte Gewalt zu untersuchen.
Die Richter hatten Anfang Oktober die Staatsanwaltschaft autorisiert, die Elfenbeinküste zu untersuchen, es sei “hinreichend sichere Grundlage” zu glauben, dass die Angriffe gegen die Zivilbevölkerung wurden sowohl von Laurent Gbagbo Lager engagiert und dem von Allassane Ouattara, zwischen 25. Februar und 6. Mai
Bei einem Besuch am 15. Oktober in Abidjan, hatte der Chefankläger des IStGH eine Untersuchung versprochen, “unparteiisch” , gegen “drei von sechs” Personen “mit der größten Verantwortung für Verbrechen, die während der Krise begangen wurden”.
In dem versiegelten Haftbefehl, am 23. November erstellt und am Mittwoch veröffentlicht, glauben die Richter, die Verhaftung von Herrn Gbagbo sei “notwendig” um “sicherzustellen, dass er nicht benutzen seine politische Macht oder finanzielle Mittel, um zu behindern die Ermittlungen. ”
“Die Entscheidung, nur den gestürzten Präsidenten in diesem Stadium zu verfolgen, ist wahrscheinlich auf dem Terrain explosiv”, sagte Francis Dako, Afrika-Koordinator der NGO Koalition für den Internationalen Strafgerichtshof, in einer Erklärung, und er warnt vor einer “Siegerjustiz”.
Parallel zu den ICC Untersuchung sind nationale Untersuchungen von der ivorischen Gerechtigkeit durchgeführt. Laurent Gbagbo und seine Frau Simone wurden im August für “Wirtschaftsverbrechen” in der Krise angeklagt.
© 2011 AFP

2. Im Gefängnis, im Exil oder in Freiheit: Das Gbagbo-Lager enthauptet und gebrochen
ABIDJAN (AFP) – 30.11.2011 07.33 Uhr
Enthauptet mit der Verhaftung von Laurent Gbagbo am 11. April, ist das ehemalige regierende Lager in der Elfenbeinküste seitdem zwischen Gefangenen, Vertriebenen und denen, die in der politischen Arena des Landes blieben, zerbrochen.

IN HAFT
Laurent Gbagbo beim Internationalen Strafgerichtshofs (ICC), seine Frau Simone wegen “Wirtschaftskriminalität” zu Hause.
Dutzende von Figuren aus dem gestürzten Regime, Zivilisten, Soldaten, Polizisten und Gendarmen sind in Abidjan und im Norden wegen “Untergrabung der Autorität des Staates”, “Wirtschaftskriminalität” oder Bluttaten verhaftet.
Dies gilt für die meisten der großen Figuren der letzten Gbagbo Regierung, darunter der ehemalige Premierminister Gilbert Ake N’Gbo und ehemaliger Außenminister Alcide Djedje.
Der französisch-ivorische Gbagbo Michel, der Sohn des ehemaligen Staatschefs, ist mit seiner ersten Frau auch unter den Gefangenen, sowie Pascal Affi N’Guessan, der ehemalige Leiter der ivorischen Volksfront (FPI), Partei von Laurent Gbagbo.
Anfang November sind 20 Personen auf ihrer Seite – aber kein Schwergewicht – freigegeben worden, eine Maßnahme, als Geste der Offenheit vor der Parlamentswahl vom 11. Dezember gesehen, aber das war nicht genug, um die FPI zur Teilnahme zu überzeugen.
Mehrere wichtige Männer der alten Sicherheitsapparat sind hinter Gittern: General Georges Guiai Bi Poin, der die gefürchtete Cecos (Center for Special Operations Command) führte, General Brunot Dogbo Weizen, ehemaliger Leiter der Republikanischen Garde, and Commander Anselme Seka Yapo, ehemaliger Leiter der Sicherheit von Simone Gbagbo.

IM EXIL
Die Ivorische Justiz hat eine Reihe von internationalen Haftbefehlen gegen die pro-Gbagbo im Exil in West-Afrika ausgestellt.
Der berühmteste von ihnen ist Charles Blé Goudé: der ehemalige Anführer der “Young Patriots”, eine Bewegung, als eine Miliz von seinen Gegnern angesehen, reist von einer Hauptstadt zur anderen.
Justin Kone Katina, ehemaliger Budget Minister plus Funktion als Sprecher für den gestürzten Präsidenten , ist in Ghana, wohin viele Anhänger der früheren Macht flüchteten.
Der Druck von Abidjan auf Accra zur Vollstreckung von Haftbefehlen blieb bislang ohne Wirkung.

IN FREIHEIT in der Elfenbeinküste
Eine vorläufige Führung als “amtierender Präsident” übernahm die Kontrolle der FPI, eine zweite Geige gestern, Sylvain Miaka Oureto.
Lange abweichende Stimme in FPI, der ehemalige Präsident der Nationalversammlung, Mamadou Koulibaly, hat seine eigene Partei gegründet, Lider.
Ehemaliger Stabschef der Armee, der zum Präsidenten Alassane Ouattara nach der Schlacht von Abidjan überwechselte, General Philippe Mangou.
© 2011 AFP

3. Die IStGH-Untersuchungen in Afrika
DEN HAAG (AFP) – 30.11.2011 08.40 Uhr
Côte d’Ivoire ist das siebte afrikanische Land, in dem der Internationale Strafgerichtshof (ICC) seit Gründung im Jahr 2002 in Den Haag eine Untersuchung eröffnet.

ELFENBEINKÜSTE

siehe oben

LIBYEN

Seif al-Islam, Sohn des verstorbenen Staatschef Muammar Gaddafi, 27. Juni Haftbefehl des ICC für Verbrechen gegen die Menschlichkeit während der Niederschlagung der Revolte und Bürgerkrieg (15. Februar-23. Oktober). Er wurde 19 November im Süden Libyens verhaftet. Am 25. November sagte der Chefankläger des IStGH, ein Prozess in Libyen sei “eine Möglichkeit”.
Am 22. November Schließung der Akte von Muammar Gaddafi, der 20. Oktober starb, Gegenstand eines Haftbefehls wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit. Sein Bruder Abdullah al-Senussi, der ehemalige Leiter der Intelligenz, ist auch Gegenstand eines Haftbefehls.

KENYA

Am 15. Dezember 2010 nannten die Ankläger des IStGH die Namen von sechs Verdächtigen, darunter Vize-Premierminister Uhuru Kenyatta, in erster Linie verantwortlich vermutet für die Verbrechen gegen die Menschlichkeit während der Gewalt nach den Wahlen (Ende 2007-Anfang 2008 rund 1.200 Tote).
Anhörungen der Anklage gegen die sechs Männer, die in zwei Dreiergruppen eingeteilt, fanden im September-Oktober statt.

SUDAN

Präsident Omar el-Bashir ist seit März 2009 unter dem Schlag eines Haftbefehls wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen in Darfur (im Westen). Plus im Jahr 2010 wegen Völkermords. Zwei Haftbefehle wurden auch im Jahr 2007 gegen einen ehemaligen Minister und einen Milizenführer gestartet.

Demokratische Republik Kongo

Der Prozess gegen den ehemaligen Milizenführer, Thomas Lubanga, der Kriegsverbrechen für die Rekrutierung von Kindersoldaten in den Jahren 2002-2003, wurde im August 2011 beendet. Es ist in der Untersuchungshaft und wartet auf das Urteil.
Die Kongolesischen Milizenführer Germain Katanga und Mathieu Ngudjolo, der Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen angeklagt im November 2009 für den Angriff auf ein Dorf im Jahr 2003.
Der oberste Führer der ruandischen Hutu-Rebellen Callixte Mbarushimana, der Verbrechen in den Kivu-Provinzen (Ost) beschuldigt im Jahr 2009, ist in Den Haag inhaftiert.
Der ehemalige Rebell Bosco Ntaganda, jetzt General in der Armee, wird im Rahmen eines Haftbefehls im Jahr 2006 ausgestellt gesucht.

ZENTRALAFRIKANISCHE REPUBLIK

Jean-Pierre Bemba, ehemaliger Vizepräsident der Demokratischen Republik Kongo, ist seit 2008 von der ICC. Er ist vor Gericht wegen Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit zwischen Oktober 2002 und März 2003 durch seine Miliz in Zentralafrika.

UGANDA

In 2005 hat der IStGH Haftbefehle ausgegebengegen Joseph Kony und weitere hochrangige Kommandeure der Lord Resistance Army (LRA) wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen , einschließlich der Rekrutierung von Kindersoldaten und sexuelle Sklaverei, zwischen 2002 und 2004.
© 2011 AFP

4. Mit Gbagbo am Internationalen Strafgerichtshof bekommt die Versöhnung in der Elfenbeinküste Probleme
ABIDJAN (AFP) – 2011.01.12 15.37
Die Versöhnung ist in der Elfenbeinküste nach der Überstellung des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo an den Internationalen Strafgerichtshof (ICC) fast fehlgeschlagen, was darauf hinweist, dass die Wunden der Krise nach den Wahlen noch nicht geschlossen sind.
Die Gbagbo-Partei, die ivorische Volksfront (FPI), teilte am Mittwoch die Aussetzung seiner Teilnahme an “jedem Prozess der Versöhnung mit.” Sie beabsichtigt, gegen “the real hold-up, politischen und rechtlichen, der Übertragung” von seinem Meister zu protestieren.
….
“Für die FPI ist das eine prinzipielle Position, die Sinn macht”, sagte der Nachrichtenagentur AFP eine westliche diplomatische Quelle, die im wesentlichen auf die Haltung “im Laufe der Zeit” verweist.
Dennoch: ein momentaner Totalausfall der politischen Aussöhnung, durch den neuen Präsidenten Alassane Ouattara gewollt.
Der Boykott der 11. Dezember Parlamentswahlen von FPI, trotz der Eröffnung eines “republikanischen Dialog” zwischen den ehemaligen Feinden, hatte deutlich die Versöhnung geschwächt.
Die Anhänger von Herrn Gbagbo forderten die Freilassung ihres besonderen Mentors und Dutzende von Figuren aus dem Gefangenenlager seit dem Ende der Krise. 20 Personen wurden entlassen, nicht genug für die FPI.
Aber kleine Parteien pro-Gbagbo hatten noch beschlossen, an der Wahl teilzunehmen. Diese machen seit der Übertragung von Laurent Gbagbo einen Rückzieher.
Und was jetzt? “Wir sind nicht über alles, was zu tun, einig”, sagt ein leitender Beamter der früheren Regierungskoalition: sein Lager ist zwischen “harten” unterteilt, Befürworter einer maximalistischen Linie, und “Gemäßigten” “zu akzeptieren kleinen Schritten”.
Für Versöhnung, “es ist die Macht, die das Tempo setzt”, mit “ein paar Gesten der Beschwichtigung”, wie eine Freisetzung von Tenören des gestürzten Regimes, sagte er und fügte hinzu, “aber ich glaube nicht, dass das die Behörden werden wollen. ”
Die neue Regierung schiebt es der FPI zu.
Premierminister Guillaume Soro ging so weit, die Partei zu beschuldigen für seine “mangelnde Reue” und seine Weigerung, “einen Beitrag leisten für das Allgemeine Appeasement und die nationalen Versöhnung”.
Im Lager Ouattara ist es nicht ungewöhnlich zu hören, einige geben wenig Bedeutung für die Wiedervereinigung mit dem pro-Gbagbo, viele Offizielle sind damit einverstanden, dass die Versöhnung durch die Wiederherstellung des Landes kommen wird.
“Versöhnung wird nicht durch die Rede sein”, “es hängt stark von der Verbesserung des Lebens der Menschen ab”, sagte ein Berater von Herrn Soro.
Aber es gibt mindestens einen, dessen Aufgabe schon schwierig ist, und besonders in der unmittelbaren Zukunft komplizierter: der ehemalige Premierminister Charles Konan Banny, Präsident der Kommission den Dialog, Wahrheit und Versöhnung (CDVR), installiert von Alassane Ouattara.
Nach dem Weggang von Ex-Präsident kann er nur schwer verbergen seine Verlegenheit und bemerkte, dass er nie aufgehört hat zu sagen, dass Versöhnung “per Definition ist inclusive, das heißt, sie gehört allen. ”
Zu dem neuen Gefangenen in Den Haag? Für Banny, “all die Lebenden müssen sich bei der Vereinigung von ihrem Land beteiligen, wo immer sie sind.”
© 2011 AFP

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  1. IStGH ICC den HAAG: LAURENT GBAGBO KRIEGT zeitweise PROZESSKOSTENHILFE – Laurent Gbagbo bénéficie provisoirement de l’aide judiciaire de la CPI
    Laurent Gbagbo hat temporäre Prozesskostenhilfe beim Internationalen Strafgerichtshof
    DEN HAAG (AFP) – 07.01.2012 14.29
    Der ehemalige ivorische Präsident Laurent Gbagbo, durch den Internationalen Strafgerichtshof (ICC) wegen Verbrechen gegen die Mens…

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