ELFENBEINKÜSTE, HOCHSCHULEN: STUDENTEN UNZUFRIEDEN – Côte d’Ivoire, universités: Le pouvoir confronté au malaise des étudiants

Die ivorischen Machthaber sehen sich dem Unbehagen der Studenten gegenüber
ABIDJAN (AFP) – 17.05.2013 19:44 Von Evelyne AKA
Weniger als ein Jahr nach der pompösen Wiedereröffnung der Universitäten sieht sich die ivorische Regierung mit dem Unbehagen der Studenten konfrontiert, trotz einer sehr kostspieligen Sanierung des Campus, die mehr als ein Jahrzehnt der Auswüchse und Gewalttätigkeiten vergessen machen sollte.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM UNTEREN FOTO

Le pouvoir ivoirien confronté au malaise des étudiants
ABIDJAN (AFP) – 17.05.2013 19:44 – Par Evelyne AKA
Moins d’un an après la réouverture en grande pompe des universités, le gouvernement ivoirien est confronté au malaise des étudiants, malgré une réhabilitation très coûteuse des campus censée effacer plus d’une décennie de dérives et de violences.

Des étudiants à l'université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, le 16 mai 2013
Studenten an der Universität Félix Houphouët-Boigny in Abidjan, am 16 mai 2013 – Des étudiants à l’université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, le 16 mai 2013
afp.com – Issouf Sanogo

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Ibrahima Cissé Bacongo, l’a constaté à ses dépens. Dans l’enceinte de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, il a été pris à partie lundi par plusieurs centaines d’étudiants et a dû battre en retraite sous une pluie de pierres, pendant que la police usait de gaz lacrymogènes. Signe supplémentaire de tension, des affrontements entre étudiants ont suivi cette semaine, faisant plusieurs blessés.
La colère est à la mesure des attentes suscitées par les travaux impressionnants engagés après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui avait fait 3.000 morts et entraîné la fermeture de la grande université d’Abidjan, la principale du pays (plus de 60.000 étudiants sur près de 90.000 au total), durant plus d’un an. Pour la rentrée en septembre 2012, sur le campus refait à neuf, le président Alassane Ouattara avait lui-même donné le coup d’envoi du “départ nouveau”, le mot d’ordre officiel.
Mais la grogne n’a cessé de monter depuis lors. “Quand on a vu les infrastructures, nous étions satisfaits: des bâtiments fraîchement peints, de l’air conditionné dans les amphithéâtres, de belles pelouses. Mais à peine ces infrastructures ont-elles commencé à fonctionner que nous avons été déçus”, explique à l’AFP Gaoussou Diabaté, porte-parole de l’Alliance nationale des étudiants de Côte d’Ivoire (Aneci), qui “condamne les violences” ayant commencé avec “l’agression” visant le ministre.
Les amphithéâtres toujours surpeuplés et les salles trop peu nombreuses sont le premier motif de plainte. Autre sujet de mécontentement: l’insuffisance des transports publics autour de l’université, qui provoque d’interminables files d’étudiants après les cours. La pagaille quand un bus finit par arriver a même déjà causé des décès, selon les syndicats.
– Budget colossal –
En outre, “il y a les coupures intempestives d’électricité, des micros qui ne marchent pas, il n’y a aucun document dans les bibliothèques, pas de fontaine sur le campus”, déplore Gaoussou Diabaté. “On nous a fait miroiter un rêve”.
Nombre d’étudiants réclament donc des comptes sur la gestion des fonds dédiés aux chantiers des cinq universités (à Abidjan et dans l’intérieur du pays). Un montant colossal – 110 milliards de francs CFA (167 millions d’euros) – pour un contrat très controversé, jugé opaque par beaucoup. “Il faut qu’à un moment on puisse voir ce à quoi ont servi ces 110 milliards”, affirme Armand Kakou, étudiant en lettres modernes.
Du côté du ministère, on recommande la “patience”. Le chantier des universités “n’est pas terminé”, indique Viviane Krou Adohi, directrice générale de l’Enseignement supérieur. “Nous n’avons même pas encore utilisé la moitié” du budget alloué, précise-t-elle. Selon cette responsable, les travaux pourraient être bouclés “d’ici la rentrée prochaine”.
Toutefois, sous couvert d’anonymat, une source au ministère dénonce des “sabotages” qui seraient perpétrés sur le campus d’Abidjan par des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, tombé il y a deux ans.
L’incident de lundi a été suivi jeudi et vendredi d’affrontements entre membres de syndicats étudiants dans les deux universités d’Abidjan, qui ont fait plusieurs blessés, selon des témoins. Ces violences ont rappelé avec force combien l’université reste une question politique et sensible.
La presse proche du pouvoir a cru voir la main de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), syndicat tout-puissant sous le régime Gbagbo. Sous le règne de la Fesci, désormais marginalisée, les milieux universitaires avaient connu une explosion de la violence et des trafics en tous genres. A l’inverse, pour les journaux d’opposition, les étudiants désormais “se révoltent contre Ouattara”.
Il reste que les tensions dans les milieux universitaires sont “une alerte” pour le gouvernement, qui a une vision surtout “macro-économique” des problèmes du pays, estime un diplomate africain en poste à Abidjan. Si la Côte d’Ivoire reste la première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone, elle a été durement éprouvée et appauvrie par une longue décennie de tourmente.
Le diplomate ajoute, en forme d’avertissement: l’impatience de certaines couches sociales “ne peut que renforcer l’opposition”, actuellement très mal en point, d’ici l’élection de 2015, à laquelle le président Ouattara envisage de se représenter.
© 2013 AFP

Des étudiants attendent un bus, près de l'université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan le 16 mai 201
Studenten warten auf einen Bus, in der Nähe der Universität Félix Houphouët-Boigny in Abidjan am 16 mai 2013 – Des étudiants attendent un bus, près de l’université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan le 16 mai 2013
afp.com – Issouf Sanogo

Die ivorischen Machthaber sehen sich dem Unbehagen der Studenten gegenüber
ABIDJAN (AFP) – 17.05.2013 19:44
Von Evelyne AKA
Weniger als ein Jahr nach der pompösen Wiedereröffnung der Universitäten sieht sich die ivorische Regierung mit dem Unbehagen der Studenten konfrontiert, trotz einer sehr kostspieligen Sanierung des Campus, die mehr als ein Jahrzehnt der Auswüchse und Gewalttätigkeiten vergessen machen sollte.
Der Minister für Hochschulbildung, Ibrahima Cissé Bacongo, musste dies zu seinem Leidwesen feststellen. Auf dem Gelände der Universität Félix Houphouët-Boigny von Abidjan war er am Montag von mehreren hundert Studenten angepöbelt worden und hatte sich unter einem Steinhagel zurückziehen müssen, während die Polizei Tränengas einsetzte. Als weiteres Zeichen der Spannung folgten diese Woche Zusammenstöße zwischen Studenten, bei denen es mehrere Verletzte gab.
Die Wut entspricht den hohen Erwartungen, durch die beeindruckenden Arbeiten ausgelöst, die nach der Krise nach den Wahlen von Dezember 2010 bis April 2011 vorgenommen wurden. Die Krise hatte 3.000 Tote gefordert und zwang zur ein Jahr dauernden Schließung der Universität von Abidjan, der wichtigsten im Lande (über 60.000 Studenten fast 90.000 insgesamt). Zum Semesterbeginn im September 2012 auf dem renovierten Campus hatte Alassane Ouattara, der Präsident, selbst den Startschuss zum “Neuanfang”, so die offizielle Parole, gegeben.
Aber die Unzufriedenheit hat sich seitdem stetig erhöht. “Als wir die Einrichtungen sahen, waren wir zufrieden: frisch gestrichene Gebäude, klimatisierte Hörsäle, schöner Rasen.Aber kaum hatten wir angefangen zu arbeiten, wurden wir enttäuscht”, erklärt der AFP Gaoussou Diabaté, Sprecher des Nationalen Studentenverbandes von Cote d’Ivoire (Aneci), der “die Gewalt verurteilt”, die mit “Aggression” gegen den Minister begann.
Immer überfüllte Hörsäle und zu wenige Räume sind der erste Grund zur Klage. Andere Beschwerde: der Mangel an öffentlichen Verkehrsmitteln rund um die Universität, was zu endlosen Schlangen von Studenten nach den Vorlesungen führt. Das Gedränge, wenn ein Bus endlich ankommt, hat sogar schon Leben gekostet, so die Gewerkschaften.
– Riesiges Budget –
Darüber hinaus “gibt es unverständliche Stromausfälle, Mikrofone, die nicht funktionieren, es gibt keine Dokumente in den Bibliotheken, keinen Springbrunnen auf dem Campus”, klagt Gaoussou Diabaté. “Man hat uns einen Traum vorgegaukelt.”
Viele Studenten fordern deshalb Abrechnungen über die Verwaltung der Mittel, die den Bauprojekte der fünf Universitäten (in Abidjan und im Land) gewidmet waren. Eine riesige Menge – 110 Milliarden CFA-Francs (167 Mio. Euro) – für einen sehr umstrittene Vertrag, von vielen als undurchsichtig bewertet. “Man muss irgendwann sehen können, wofür die 110 Milliarden ausgegeben worden sind”, sagt Armand Kakou, Student der Geisteswissenschaften.
Seitens des Ministeriums empfiehlt man “Geduld”. Die Bauprojekte der Universitäten “sind noch nicht beendet”, sagt Viviane Krou Adohi, geschäftsführende Direktorin für Hochschulbildung. “Wir haben nicht einmal die Hälfte des Budgets verbraucht.” Nach dieser Verantwortlichen könnten die Arbeiten unter Dach und Fach sein “bis zum nächsten Unijahr.”
Allerdings prangert eine Quelle im Ministerium unter der Bedingung der Anonymität “Sabotageakte” an, die auf dem Campus von Abidjan von Anhängern des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo verübt würden, der vor zwei Jahren stürzte.
Dem Vorfall vom Montag folgten am Donnerstag und Freitag Zusammenstöße zwischen Mitgliedern von Studentengewerkschften an beiden Universitäten in Abidjan, bei denen mehrere Menschen verletzt wurden, laut Zeugen. Diese Gewalttätigkeiten brachten stark in Erinnerung, wie politisch und heikel das Thema Universität bleibt.
Die regierungsnahe Presse dachte, sie sehe Handlungen der Schüler- und Studenten-Federation der Côte d’Ivoire (FESCI), der allmächtigen Gewerkschaft unter dem Gbagbo-Regime. Unter der Herrschaft der FESCI, jetzt marginalisiert, hatte die Universität eine Explosion von Gewalt und Geschäften aller Art erlebt. Im Gegensatz dazu scheint es für die oppositionellen Zeitungen, dass sich die Studentenrevolte jetzt gegen Ouattara richtet.”
Was bleibt, dass die Spannungen in der Universität “Alarm” für die Regierung bedeuten, die eine “makroökonomische” Vision der Probleme des Landes hat, meint ein afrikanischer Diplomat in Abidjan. Wenn Côte d’Ivoire die führende wirtschaftliche Macht im frankophonen Westafrika bleibt, so wurde sie doch hart getroffen und verarmt durch ein langes Jahrzehnt des Aufruhrs.
Der Diplomat fügt als Warnung hinzu: die Ungeduld von bestimmten sozialen Schichten “kann nur zur Stärkung der Opposition beitragen”, die derzeit in einem sehr schlechten Zustand ist, bis zu den Wahlen 2015, bei denen Präsident Ouattara kandidieren will.
© 2013 AFP

Leave a Reply