ELFENBEINKÜSTE, PRÄSIDENTENWAHLEN; der WAHLKAMPF (I) – Présidentielle ivoirienne: la campagne (I)

Ivorische Präsidentenwahlen: Gagnoa, “Erde der Vermischung”, feiert seinen “Sohn” Gbagbo
Gagnoa (Elfenbeinküste) (AFP) – 22/10/2010 06.00
Wenig Raum für Plakate der Wettbewerber auf den Mauern der Stadt: das “Land der Mischung” (nach seinem “Sohn”) feierte seinen Kandidaten, den ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo, in der Stadt Gagnoa (West Zentral, rund 300 km westlich von Abidjan) nur wenige Tage vor der 31. Oktober Präsidentschaftswahlen.
Presidential Elfenbeinküste: Ökonom Alassane Ouattara will das Land “managen”
ABIDJAN (AFP) – 24.10.2010 10.01 Uhr
Zweihundert Milliarden CFA-Francs (300.000.000 €) gegen die Armut, und gegen die Arbeitslosigkeit 600 Milliarden … Lange umstritten und Kandidat für das erste Mal in der ivorischen Präsidentenwahl, geplant am 31. Oktober, Alassane Ouattara ist Ökonom und hat keine Angst vor Zahlen.
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1er ARTICLE SUR DEUX: Présidentielle ivoirienne: Gagnoa “terre de mélange” fête son “fils” Gbagbo
GAGNOA (Côte d’Ivoire) (AFP) – 22.10.2010 06:00
Les affiches laissaient peu de place aux concurrents sur les murs de la ville: “terre de mélange” selon son “fils”, le président ivoirien Laurent Gbagbo, la ville de Gagnoa (centre-ouest) a fêté son candidat à quelques jours de la présidentielle du 31 octobre.

Affiches électorales des candidats ivoiriens Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié,Affiches électorales des candidats ivoiriens Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié (AFP)

Ils sont venus de tous les villages environnants, à quelque 300 km à l’ouest d’Abidjan, pour manifester leur soutien au natif de la région.
A 65 ans, le “Woody” (garçon), comme le surnomment ses partisans, brigue sa propre succession après dix ans de pouvoir et une crise politico-militaire inaugurée en 2002 par un putsch raté qui ne l’a laissé maître que de cette large bande sud dont Gagnoa fait partie.
Vêtus de T-shirts ou de pagnes à l’effigie du candidat, des milliers et des milliers d’habitants de tous âges entonnent des chants à sa gloire.
Un groupe de jeunes survoltés ne fait pas de mystère: “nous, on veut plus voter, zaza eh, eh, Laurent Gbagbo est le président, zaza eh, eh!”, scandent-ils, torse nu, à l’entrée du stade où doit se tenir le meeting.
Dans le stade plein à craquer, la coalition de “La majorité présidentielle” (LMP) a voulu faire une démonstration de force dans cette ville passée en 2001 dans le giron du Rassemblement des républicains (RDR), le parti de l’un de ses grands rivaux, l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara.
“C’est normal que Gagnoa donne son onction à son digne fils Gbagbo avant la bataille importante qu’il doit livrer le 31 octobre”, explique posément à l’AFP un habitant, Adolphe Dodo.
Issue de l’ethnie bété comme son champion, Odile Zouzou, couturière venue exprès d’Abidjan, met les points sur les “i”: pour elle, il n’est pas question de “vote ethnique”.
“Je ne soutiens pas Gbagbo parce que je suis de Gagnoa ni parce qu’il est bété comme moi. Il ne connaît même pas mon nom. Mais c’est parce qu’il a un plan, une vision pour l’ensemble des Ivoiriens que nous sommes”, justifie-t-elle.
Elle cite en exemple les grands travaux en cours, sous l’impulsion du chef de l’Etat, à Yamoussoukro (centre), capitale politique voulue par le “père de la Nation” Félix Houphouët-Boigny (1960-1993): ce n’est “pas une ville bété”.
Arrivé sous un tonnerre d’applaudissements, Laurent Gbagbo lui-même présente Gagnoa, dans cette région qui est sa base électorale, comme “une terre de mélange” où “les gens viennent chercher fortune”, dans le cacao notamment, et où on ne sait “pas faire de différence entre les peuples”.
Banner Jeunes Africains“J’ai mangé chez les baoulé à Gagnoa ici, j’ai mangé chez les bété, j’ai mangé chez les dioula”, lance le tribun sous les hourras de la foule, en référence aux trois principaux groupes ethniques.
M. Gbagbo, qui inlassablement soutient que le vote ne se fera plus selon des affiliations ethniques – ses adversaires, du côté de l’ex-président Henri Konan Bédié et de M. Ouattara, lui rétorquent que sa “base” est la plus mince – se fait l’avocat de sa ville et son pays: “je ne peux pas accepter qu’on donne à Gagnoa ni à la Côte d’Ivoire le nom qu’elle ne mérite pas”.
Longtemps terre d’hospitalité pour des millions d’immigrés de la sous-région, le pays a été rongé depuis une quinzaine d’années par le débat sur “l’ivoirité” et les tensions intercommunautaires. Aux heures les plus chaudes de la crise de 2002, les partisans de M. Gbagbo ont eux aussi souvent mis en cause les “étrangers”.
© 2010 AFP

Le président ivoirien Laurent Gbagbo à Gagnoa, le 21 octobre 2010

Le président ivoirien Laurent Gbagbo à Gagnoa, le 21 octobre 2010Foto (c) AFP: Ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo in Gagnoa, 21. Oktober 2010

Présidentielle en Côte d’Ivoire: l’économiste Alassane Ouattara veut “gérer” le pays
ABIDJAN (AFP) – 24.10.2010 10:01
Deux cents milliards de francs CFA (300 M EUR) contre la pauvreté, 600 milliards contre le chômage… Longtemps controversé, et candidat pour la première fois à la présidentielle ivoirienne, prévue le 31 octobre, l’économiste Alassane Ouattara n’a pas peur des chiffres.
Victime pour les uns, “diviseur” pour les autres, l’ex-Premier ministre (1990-1993) du “père de la Nation” Félix Houphouët-Boigny symbolise la crise identitaire qui a déchiré le pays depuis 15 ans. En 2000, il avait vu sa candidature présidentielle rejetée pour “nationalité douteuse”, et a été accusé d’être à l’origine du putsch raté de 2002, qui a coupé le pays en deux.
Mais Alassane Dramane Ouattara (“ADO”, pour ses partisans), 68 ans, préfère ne pas s’étendre sur ces questions encore sensibles.
“Je me suis libéré de toutes les humiliations que j’ai subies”, clamait le champion du Rassemblement des républicains (RDR) samedi après-midi, lors d’une réunion à la Bourse du travail à Abidjan.
Quelques heures plus tôt, il battait campagne dans les rues animées du même quartier populaire de Treichville.
Toute autre ambiance lors de cette “rencontre avec le monde du travail” et l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), plus vieille centrale syndicale du pays: devant quelque 1.500 personnes, il soigne son profil d’économiste sérieux, loin des polémiques.
En costume-cravate, il livre un discours précis de sa voix traînante, devant des représentants des transporteurs ou du personnel médical.
Etat des lieux accablant pour son grand rival, le président sortant Laurent Gbagbo: “la facilité et le clientélisme se sont installés”, entreprises “sinistrées”.
Mais pour ce technocrate, haut dirigeant du Fonds monétaire international (FMI) bombardé Premier ministre par un Houphouët vieillissant pour redresser un pays déjà en déclin, la régression n’est “pas irréversible”.
“Je suis venu vous dire que les solutions existent”, “ADO a des solutions”, dit-il comme un refrain. Sur les murs de la ville, le message ressemble au slogan d’une marque commerciale: “ADO solutions”.
M. Ouattara décline avec application les principaux points de son programme, notamment la création d’un “million d’emplois pour les jeunes”, et les “milliards” qu’il entend y consacrer.
“La différence entre mon programme et les paroles des autres, c’est que nous chiffrons tout ce que nous voulons faire”, explique-t-il. “C’est pour ça qu’il y a des centaines de milliards”.
Ses adversaires politiques, Laurent Gbagbo en tête, moquent ces sommes faramineuses alors que le pays tente de sortir de la spirale de l’endettement massif.
“Ceux qui ne connaissent pas l’économie ne savent pas qu’il faut de l’argent pour faire les choses”, réplique-t-il, un brin dédaigneux.
“Si l’Etat est bien géré, on peut faire beaucoup de choses”, insiste-t-il. Et de promettre de “débloquer les salaires”, déclenchant aussitôt et sans surprise un tonnerre d’applaudissements.
Mais tous ces engagements ne suffisent pas à lui gagner la confiance d’une responsable du syndicat des sages-femmes qui l’interpelle, soupçonneuse: “les hommes politiques ne respectent pas les promesses qu’ils font aux syndicats…”
Alassane Ouattara lui jure qu’il n’aura qu'”une seule parole”. Et donne un dernier coup de griffe à Laurent Gbagbo: “moi, je ne serai pas un président à deux bouches”.
© 2010 AFP

Supporteurs du président ivoirien Laurent Gbagbo à Gagnoa, le 21 octobre 2010

Supporteurs du président ivoirien Laurent Gbagbo à Gagnoa, le 21 octobre 2010Foto (c) AFP: Unterstützer der ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo in Gagnoa, 21. Oktober 2010

Ivorische Präsidentenwahlen: Gagnoa, “Erde der Vermischung”, feiert seinen “Sohn” Gbagbo
Gagnoa (Elfenbeinküste) (AFP) – 22/10/2010 06.00
Wenig Raum für Plakate der Wettbewerber auf den Mauern der Stadt: das “Land der Mischung” (nach seinem “Sohn”) feierte seinen Kandidaten, den ivorischen Präsidenten Laurent Gbagbo, in der Stadt Gagnoa (West Zentral, rund 300 km westlich von Abidjan) nur wenige Tage vor der 31. Oktober Präsidentschaftswahlen.
Sie kamen aus allen umliegenden Dörfern, um ihre Unterstützung für den native der Region zu demonstrieren.
Mit fast 65, “Woody” (Jungen), wie ihn seine Anhänger nennen, kandidiert für seine eigene Nachfolge nach zehn Jahren an der Macht und einer politisch-militärischen Krise im Jahr 2002, begonnen durch einen mißglückten Staatsstreich.
Tragen T-Shirts oder Kleidung mit dem Konterfei des Kandidaten, Tausende und Abertausende von Menschen aller Altersgruppen Lieder zu seinem Ruhm singen.
Eine Gruppe von jungen überreizt macht kein Geheimnis: “Wir wollen nicht mehr wählen, Zaza eh, eh, Laurent Gbagbo ist der Präsident, Zaza eh, eh”, skandierten sie, ohne Hemd, am Eingang des Stadions.
Im brechend vollen Stadion wollte die Koalition der “Präsidentenmehrheit” (LMP) eine Demonstration der Stärke in dieser Stadt machen, die im Jahr 2001 in den Schoß der Sammlungsbewegung der Republikaner (RDR), Partei von sein Hauptrivale, der ehemalige Premierminister Alassane Ouattara, gefallen war.
“Es ist normal Gagnoa gibt seine Salbung seinem würdigen Sohn Gbagbo bevor er muss am 31. Oktober große Schlacht liefern”, erklärt ruhig ein Bewohner gegenüber AFP, Adolphe Dodo.
Aus der Bete Volksgruppe wie ihr Champion, Odile Zouzou, Näherin aus Abidjan, stellen Punkte auf dem “i”: für sie, es ist keine Frage der “ethnischen Stimme”.
“Ich nicht unterstützen Gbagbo, weil ich ursprünglich aus Gagnoa bin, und nicht, weil er Bete ist wie ich. Er nicht einmal meinen Namen kennen. Aber das ist, weil er einen Plan hat, eine Vision für alle Ivorer, die wir sind “, sie rechtfertigt.
Als Beispiel nennt sie die großen Arbeiten im Gange durch das Staatsoberhaupt, in Yamoussoukro (Mitte), der politischen Hauptstadt vom “Vater der Nation” Felix Houphouet-Boigny (1960-1993): “es ist nicht eine Stadt der Bete. ”
Angekommen unter tosendem Applaus nennt Laurent Gbagbo selbst Gagnoa “ein Land der Mischung” wo “Menschen kommen, um sein Glück zu suchen”, insbesondere im Kakao, und wo wir “nicht zwischen den Völkern unterscheiden.”
Banner Brief“Ich aß bei den Baule in Gagnoa hier, ich bei den Bete aß und ich bei den Dioula aß”, scherzte der Tribun unter dem Jubel der Menge, und bezieht sich auf die drei wichtigsten ethnischen Gruppen.
Gbagbo, der unermüdlich argumentiert, dass die Abstimmung nicht mehr abhängig ist von der ethnischen Zugehörigkeit – seine Gegner Henri Konan Bedie und Ouattara sagen, dass seine “Basis” ist die dünnste – ist ein Fürsprecher für seine Stadt und sein Land: “Ich kann nicht akzeptieren, dass man gibt Gagnoa oder Côte d’Ivoire Namen, die sie nicht verdienen.”
Lange Land der Gastfreundschaft für Millionen von Einwanderern aus der Sub-Region, hat das Land in den vergangenen fünfzehn Jahren die Debatte über “Ivorität” und interkommunalen Spannungen geplagt. In Die heißesten Stunden der Krise 2002, Anhänger von Herrn Gbagbo hatten oft auch “Ausländer” verantwortlich gemacht.
© 2010 AFP

Presidential Elfenbeinküste: Ökonom Alassane Ouattara will das Land “managen”
ABIDJAN (AFP) – 24.10.2010 10.01 Uhr
Zweihundert Milliarden CFA-Francs (300.000.000 €) gegen die Armut, und gegen die Arbeitslosigkeit 600 Milliarden … Lange umstritten und Kandidat für das erste Mal in der ivorischen Präsidentenwahl, geplant am 31. Oktober, Alassane Ouattara ist Ökonom und hat keine Angst vor Zahlen.
Opfer für einige, “Spalter” für andere, der ehemalige Ministerpräsident (1990-1993) des “Vaters der Nation” Felix Houphouet-Boigny symbolisiert die Identitätskrise, die das Land zerrissen hat seit 15 Jahren. Im Jahr 2000 sah er seine Präsidentschaftskandidatur abgelehnt wegen “dubioser Nationalität”, und war angeklagt, hinter dem gescheiterten Putsch von 2002 gestanden zu haben , der das Land in zwei Hälften geteilt hat.
Aber Alassane Ouattara (“ADO” für seine Anhängern), 68, verbreitet sich nicht auf diese heiklen Fragen.
“Ich bin frei von allen Erniedrigungen, die erlitt ich”, verkündete der Champion der Sammlungsbewegung der Republikaner (RDR) am Samstag Nachmittag bei einem Treffen am Arbeitsamt in Abidjan.
Ein paar Stunden früher, schlug er Kampagne in den belebten Straßen des Armenviertels Treichville.
Ganz andere Atmosphäre an dieser “Begegnung mit der Welt der Arbeit” und der Allgemeinen Union der Arbeitnehmer von Côte d’Ivoire (UGTCI), die älteste Gewerkschaftsverband des Landes: vor rund 1.500 Menschen pflegt er sein Profil des seriösen Ökonomen, weg von Kontroversen.
In Anzug und Krawatte, liefert er mit seiner schleppenden eine präzise Rede vor Vertretern der Transporte oder medizinisches Personal.
Zerschmetternde Bilanz für seinen Rivalen, den amtierende Präsident Laurent Gbagbo: “Die Leichtigkeit und Vetternwirtschaft angesiedelt”, Unternehmen “verbrannt”.
Aber für diesen Technokrat, ein Leitender des Internationalen Währungsfonds (IWF), von einem alternden Houphouet zum Premierminister für ein Land bereits in der Regression hochgeschossen, ist der Niedergang “nicht unumkehrbar”.
“Ich bin hier, Ihnen zu sagen, dass es Lösungen gibt”, “ADO-Lösungen”, sagte er, wie ein Refrain. An den Wänden der Stadt ist die Botschaft ähnlich einer Marke: “ADO-Lösungen.”
Ouattara dekliniert die Hauptziele seines Programms, einschließlich der Schaffung von “Millionen Arbeitsplätze für die Jugend” und “Milliarden”, die will er dafür einsetzen.
“Der Unterschied zwischen meinem Programm und die Worte der anderen ist, dass wir alles, was wir tun, berechnen und beziffern”, sagt er. “Deshalb gibt es Hunderte von Milliarden.”
Seine politischen Gegner, Laurent Gbagbo in Führung, verlachen diese riesigen Summen, während das Land versucht, aus der Spirale der massive Verschuldung zu kommen.
“Diejenigen, die nicht kennen die Wirtschaft, nicht wissen, dass es Geld braucht, um Dinge zu tun”, antwortet er, ein wenig verächtlich.
“Wenn der Staat gut verwaltet wird, können viele Dinge tun”, betont er. Und versprach, “Freischalten der blockierten Gehälter,” was sofort und ohne Auslösung einer Überraschung Applaus bekommt.
Aber all diese Verpflichtungen sind nicht genug, zu verdienen ihm das Vertrauen einer Gewerkschaftsfunktionärin der Hebammen, die ruft misstrauisch: “Politiker halten sich nicht an die Versprechen, die sie machen an die Gewerkschaften …”
Alassane Ouattara schwört, dass er “ein einziges Wort” hat. Und gibt einen Final Scratch zu Laurent Gbagbo: “Ich, ich werde nicht einen Präsidenten mit zwei Münder sein.”
© 2010 AFP

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