ELFENBEINKÜSTE: TOP-MUSEUM SUCHT VERZWEIFELT FINANZIERUNG – Côte d’Ivoire: ex-musée de qualité recherche financement désespérément

Côte d’Ivoire : Ex- Qualitätsmuseum sucht verzweifelt Finanzierung
Abidjan (AFP) – 2014.03.10 07:30 – Von Joris Fioriti
Der massive Schädel mit den Stoßzähnen von Elefanten und die Goldbüste von Felix Houphouët -Boigny überraschen den Bewunderer … dann ist der Besuch kurz geschnitten: das Museum der Zivilisationen in der Elfenbeinküste, das ehemalige Flaggschiff der afrikanischen Kultur, stirbt langsam, aus Mangel an Geld.
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Côte d’Ivoire: ex-musée de qualité recherche financement désespérément
Abidjan (AFP) – 10.03.2014 07:30 – Par Joris FIORITI
L’imposant crâne d’éléphant avec ses défenses et le buste doré de Félix Houphouët-Boigny surprennent le chaland… puis la visite tourne court; le musée des civilisations de Côte d’Ivoire, ancien vaisseau amiral de la culture africaine, se meurt doucement, faute d’argent.

Un employé au musée des civilisations d'Abidjan le 7 février 2014
Ein Mitarbeiter im Museum der Zivilisationen in Abidjan 7. Februar 2014
Un employé au musée des civilisations d’Abidjan le 7 février 2014
afp.com – Sia Kambou

Le dénuement est manifeste dans ce bâtiment massif aux jolies portes en bois construit en 1942, du temps de l’administration coloniale française. Quelques dizaines d’objets sont exposés dans des vitrines fatiguées. Rien n’indique leur âge, ni leur provenance.
Une autre salle, plus éloignée de l’entrée principale, rappelle un hall d’hôpital désert. Quelques présentoirs usés meublent le vide, que des guides enthousiastes présentent à des groupes scolaires mal réveillés. Aucun autre visiteur n’est présent.
La scène est peu réjouissante. Elle marque pourtant un progrès certain par rapport à mai 2011, au lendemain de la crise post-électorale. L’entrée de l’édifice était alors défigurée par un trou d’obus. Des impacts de balle souillaient l’intérieur vandalisé.
Une centaine d’œuvres d’art avaient aussi été volées, dont toute la collection “or” du musée, pour un préjudice évalué à 3 milliards de francs CFA (env 4,6 millions d’euros) par Silvie Memel Kassi, la directrice des lieux.
Près de trois ans plus tard, la paix est revenue. Mais le site vivote, du fait d’un “sous-investissement” criant, reconnaît Mme Kassi, qui répond à l’AFP devant le bâtiment administratif du musée, dont la toiture en métal est complètement rouillée.
Le musée des Civilisations de Côte d’Ivoire, qui présente des objets traditionnels anciens venant de toutes les régions du pays, fut il y a quelques décennies l’un des fleurons de la culture africaine. Il s’appelait alors “musée national d’Abidjan”.
“La Côte d’Ivoire occupe une place particulièrement remarquable dans le domaine de l’art”, soulignaient en 1989 l’anthropologue Marc Augé et le spécialiste de l’art africain Etienne Féau en préface de “Corps sculptés, corps parés, corps masqués: chefs d’œuvre de Côte d’Ivoire”, le dernier ouvrage publié sur le sujet.
Certaines sculptures ivoiriennes figurent “parmi les plus grands chefs-d’œuvre de l’art africain”, poursuivaient-ils, précisant que la plupart des pièces montrées dans cet épais ouvrage en papier glacé provenait des collections “souvent trop peu connues” du musée national d’Abidjan.
– On “tue” les oeuvres –
L’institution, dont le fond de 15.000 objets va de la Préhistoire au XXe siècle, a pourtant dû se contenter d’un minuscule budget de 30 millions de francs CFA (env 46.000 euros) en 2013.
Difficile avec une si faible marge financière de faire vivre le lieu correctement.
Chaleur et poussière règnent dans la réserve, dans laquelle sont entreposées 10.000 pièces. La lumière ne marche pas depuis des mois, les ventilateurs au plafond restent immobiles.
“La tôle (du toit) est partie de l’autre côté. La dalle a absorbé de l’eau. Automatiquement, l’installation électrique a été abimée. Donc ça ne marche plus”, explique Francis Tagro Gnoleba, l’assistant conservateur.
“On a posé le problème. Ca traîne un peu. Il faut engager des dépenses”, raconte-t-il.
Pourtant, le temps presse. Les pièces, souvent des masques et des statues en bois, se détériorent dans de telles conditions. “Nous sommes en train de les tuer”, se désole-t-il.
Autre priorité, la sécurisation du site. “On peut entrer facilement” dans le musée, dont les vigiles, parfois, ne perçoivent pas leur salaire, se désespère Silvie Memel Kassi.
Les agents du musée, “qui savent qu’un seul de ces objets peut valoir 1 million d’euros” mais sont payés “peut-être 200 euros par mois”, doivent absolument être augmentés pour éviter qu’ils ne pillent, assure la directrice, qui affirme avoir déjà refusé “100 millions de francs CFA” (env 150.000 euros) que des trafiquants d’arts lui proposaient contre une partie de la collection.
Maurice Bandaman, le ministre de la Culture se dit conscient des difficultés du lieu. Mais celles-ci sont selon lui générales. “Le palais de la culture, le ministère, les bibliothèques dans lesquelles les livres pourrissent… tout le monde est logé à la même enseigne”, regrette-t-il.
Un loi de finance doit prochainement être votée pour que le ministère de la Culture touche 1% du budget de l’Etat, selon le ministre. Avec un budget multiplié de fait par quatre ou cinq, “nous aurons les moyens de mener une vraie politique culturelle”, espère-t-il.
L’enjeu dépasse celui du musée. Car la culture est facteur de “paix durable”, affirme M. Bandaman, alors qu’en Côte d’Ivoire, “elle a été instrumentalisée pour diviser.”
© 2014 AFP

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Côte d’Ivoire : Ex- Qualitätsmuseum sucht verzweifelt Finanzierung
Abidjan (AFP) – 2014.03.10 07:30 – Von Joris Fioriti
Der massive Schädel mit den Stoßzähnen von Elefanten und die Goldbüste von Felix Houphouët -Boigny überraschen den Bewunderer … dann ist der Besuch kurz geschnitten: das Museum der Zivilisationen in der Elfenbeinküste, das ehemalige Flaggschiff der afrikanischen Kultur, stirbt langsam, aus Mangel an Geld.
Der Verfall ist offensichtlich in diesem schönen Gebäude mit Massivholztüren , um 1942 erbaut , zur Zeit der französishen Kolonialverwaltung. Einige Dutzend Objekte sind in Vitrinen müde ausgestellt. Nichts deutet auf ihr Alter oder ihre Herkunft hin.
Ein weiterer Raum, weiter vom Haupteingang entfernt, wirkt wie ein öder Krankenhaussaal. Einige alte Stücke möblieren das Vakuum, die die enthusiastischen Führer halb wachen Schulgruppen zeigen. Keine andere Besucher sind da.
Die Szene ist düster. Dennoch ist ein Fortschritt zu sehen im Vergleich zu Mai 2011, nach der Krise nach den Wahlen. Der Eingang zum Gebäude wurde damals von einem Loch eines Granateneinschlags entstellt. Einschusslöcher im verwüsteten Inneren.
Es waren auch Hunderte Kunstwerke gestohlen worden , darunter die ganze „Goldsammlung” des Museums für 3000000000 CFA-Francs (ca. 4,6 Mio. €), erzählt Silvie Memel Kassi , Direktorin des Ortes.
Fast drei Jahre später ist Ruhe eingekehrt . Aber der Ort verfällt, wegen einer “schreienden Unterinvestition” , erkennt Frau Kassi , die der AFP vor dem Verwaltungsgebäude des Museums antwortet, wo das Metalldach verrostet .
Das Museum der Zivilisationen in Côte d’Ivoire , das alte, traditionelle Elemente aus allen Regionen des Landes hat, war ein paar Jahrzehnten eines der Schmuckstücke der afrikanischen Kultur . Es hiess damals “Nationalmuseum in Abidjan.”
” Die Elfenbeinküste hat eine besonders herausragende Stellung auf dem Gebiet der Kunst” , betonten 1989 der Anthropologe Marc Augé und der Spezialist für afrikanische Kunst Etienne Feau im Vorwort des Buches “Geformte Körper , getrimmte Körper , maskierte Körper: Meisterwerke der Elfenbeinküste “, dem jüngsten Buch zu diesem Thema.
Einige ivorische Skulpturen sind “unter den größten Meisterwerken der afrikanischen Kunst “, fuhren sie fort und fügten hinzu , dass die meisten der in diesem dicken Buch glänzend dargestellten Teile aus den “oft zu wenig bekannten” Sammlungen dieses Museums kamen.
– Man „tötet“ die Kunstwerke –
Die Institution , die 15.000 Objekte von der Vorgeschichte bis zum zwanzigsten Jahrhundert hat, musste sich jedoch mit einem kleinen Budget von 30 Millionen CFA-Francs ( rund 46.000 Euro) im Jahr 2013 begnügen.
Schwierig, mit so einem kleinen finanziellen Spielraum , um den Platz richtig zu beleben.
Hitze und Staub verbreitet sich im Lager, das 10.000 Stück speichert. Das Licht funktioniert nicht, seit Monaten bleiben die Deckenventilatoren unbeweglich.
“Das Dah ist teilweise abgerutscht. Es absorbiert Wasser. Automatisch wurde die Elektroinstallation beschädigt. So kann es nicht mehr funktionieren”, sagt Francis Tagro Gnoleba , Assistenzkurator.
“Wir haben das Thema angesprochen . Das zieht sich lang. Man muss investieren”, sagt er.
Aber die Zeit ist kurz. Die Teile , oft Masken und Statuen aus Holz , verrotten in solchen Bedingungen. “Wir töten sie”, ist er es leid.
Eine weitere Priorität ist die Sicherheit. “Sie können leicht eintreten” im Museum, insbesondere die Wachen, die manchmal nicht ihren Lohn empfangen, verzweifelt Silvie Memel Kassi .
„Aber sie, die gerade 200 Euro monatlich verdienen und wissen, nur eines dieser Elemente im Wert von 1 Millionen Euro” bezahlt werden kann, „müssen absolut erhöht werden, um sie vor Plünderungen zu bewahren,“ meint die Direktorin. Sie selber habe “100 Millionen CFA-Francs ” ( etwa 150.000 Euro) abgelehnt, die Kunstschmuggler ihr gegen einen Teil der Sammlung angeboten hätten .
Maurice Bandaman , der Kulturminister, sagte, er sei sich der Schwierigkeiten des Platzes bewusst. Aber diese sind allgemein, nach ihm . “Der Palast der Kultur , das Ministerium , die Bibliotheken, die Bücher, alles verfault … jeder wird im gleichen Boot untergebracht “, klagt er.
Ein Finanzierungsgesetz bald dem Ministerium für Kultur 1 % des Staatshaushaltes übergeben , so der Minister . Mit einem vervier- oder verfünffachten Haushalt „haben die Mittel, um eine echte Kulturpolitik durchzuführen”, hoffte er.
Die Herausforderung übersteigt das Museum. Denn Kultur ist ein Faktor von “dauerhaftem Frieden”, sagt Bandaman , während sie in Côte d’Ivoire “ausgenutzt wurde, um zu spalten. ”
© 2014 AFP

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