ELFENBEINKÜSTE: UNTERSUCHUNG DER MASSAKER und AUSSCHREITUNGEN BEGINNT – Côte d’Ivoire: création d’une commission d’enquête sur les exactions

1. Côte d’Ivoire: Schaffung einer Kommission zur Untersuchung der Übergriffe
ABIDJAN (AFP) – 16.06.2011 07:15
Die ivorische Regierung von Präsident Alassane Ouattara kündigte am Mittwoch die Einrichtung einer “nationalen Untersuchungskommission” an zu Verletzungen der Menschenrechte, die während der Krise nach den Wahlen, die das Land mit Blut getränkt hat, begangen wurden.
Bei einer Kabinettssitzung hat die Regierung zu schaffen beschlossen “eine nationale Untersuchungskommission zum Zwecke des Aufschlusses über alle Verletzungen der Menschenrechte während der Krise nach den Wahlen”, sagte ein Kommuniqué des Regierungssprechers, Bruno Nabagné Koné.

2. Côte d’Ivoire: Ouattara, mit dem Rücken zur Wand, muss ein arg mitgenommenes Land beruhigen
ABIDJAN (AFP) – 17.06.2011 10:37 Uhr
Den Ausschreitungen ein Ende setzen und eine desorganisierte und geteilte Armee reformieren: seit zwei Monaten an der Macht, sieht sich der ivorische Präsident Alassane Ouattara gezwungen, die sicherheitspolitischen Herausforderungen anzunehmen, um ein arg mitgenommenes Land zu beruhigen.
Die Vereinten Nationen und Nichtregierungsorganisationen wie Human Rights Watch und Amnesty International stellen übereinstimmend fest: obwohl die Krise nach den Wahlen (3000 Tote von Ende November 2010 bis Mai 2011) beendet ist, und selbst wenn die Normalisierung fortschreitet, die Übergriffe dauern an.

3. Elfenbeinküste: Die Opfer von Ausschreitungen können sich gegenüber dem IStGH äußern
DEN HAAG (AFP) – 17.06.2011 10:25 Uhr
Die Menschen, die glauben, sie seien Verbrechen während der Gewalt nach den Wahlen in Côte d’Ivoire zum Opfer gefallen, können dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) mitteilen, wenn sie die Einleitung einer Untersuchung wünschen, sagte am Freitag der Chefankläger des IStGH, Luis Moreno-Ocampo.
4. Elfenbeinküste: 17 Mitglieder der Gbagbo-Seite freigelassen
ABIDJAN (AFP) – 19.06.2011 05:26
Siebzehn Personen aus dem Lager von Laurent Gbagbo, festgehalten in Abidjan nach dem Sturz des ehemaligen ivorischen Präsidenten am 11. April, wurden Samstag freigelassen, sagte am Sonntag eine offizielle Quelle…
Dazu gehören der ehemalige Verteidigungsminister Michel Amani N’Guessan und der ehemalige Justizminister Yanon Yapo, unter Hausarrest, aber frei “aus humanitären Gründen” als Folge von gesundheitlichen Problemen, sagte er.

5.Versöhnung / Charles Konan Banny, “Mögen alle Ivorer Anstrengungen unternehmen, um überflüssigen Streit zu vermeiden”
ABIDJAN (L’intelligent d’Abidjan)- 20.06.2011
Bevor notwendige Gesetze für den Betrieb der Kommission für Dialog,Wahrheit und Versöhnung erlassen werden, startet Charles Konan Banny einen Aufruf an die Verantwortung und Gelassenheit an alle Ivorer. Hier ist seine vollständige Erklärung.

„Nach den tragischen Ereignissen, die aus der schweren Krise nach den Wahlen resultieren, die die Cote d’Ivoire, unser Land, gerade erlebt hat, und unter Berücksichtigung derjenigen, die das letzte Jahrzehnt mitgestaltet haben, haben die Ivorer unter der Leitung des Präsidenten der Republik, Alassane Ouattara, begriffen, dass der Wiederaufbau, den alle wollen, nicht ohne die Versöhnung des Landes mit sich selbst möglich ist.

6. Der Ankläger des ICC will die Ausschreitungen in Côte d’Ivoire untersuchen
DEN HAAG (AFP) – 23.06.2011 02.26 Uhr
Der Chefankläger des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) hat die Richter Donnerstag gebeten, ihm zu erlauben, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen in Côte d’Ivoire seit der Präsidentschaftswahl am 28. November 2010 zu untersuchen .
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR SIX: Côte d’Ivoire: création d’une commission d’enquête sur les exactions
ABIDJAN (AFP) – 16.06.2011 07:15
Le gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé mercredi la mise sur pied d’une “commission nationale d’enquête” sur les violations des droits de l’Homme commises durant la crise post-électorale qui a ensanglanté le pays.

Des soldats pro-Ouattara avec un homme suspecté de pillage le 14 avril 2011 à Abidjan
Foto (c) AFP: Des soldats pro-Ouattara avec un homme suspecté de pillage le 14 avril 2011 à Abidjan
Pro-Ouattara-Soldaten mit einem der Plünderung Verdächtigen am 14.April 2011 in Abidjan

Lors d’un Conseil des ministres, le gouvernement a décidé de créer “une commission nationale d’enquête à l’effet de faire la lumière sur toutes les violations des droits de l’Homme commises pendant la crise post-électorale”, indique un communiqué du porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné.
M. Ouattara a demandé que “toutes les enquêtes annoncées soient rapidement menées afin que les responsabilités soient établies et les sanctions, s’il y lieu, soient prises”, précise-t-il.
La crise née du refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin du 28 novembre 2010 a fait quelque 3.000 morts jusqu’à la mi-mai, selon le nouveau pouvoir, en place depuis l’arrestation de M. Gbagbo le 11 avril.
La Côte d’Ivoire compte encore 150.000 déplacés et 350.000 Ivoiriens sont réfugiés dans les pays voisins, estime le gouvernement. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a évalué à environ 320.000 le nombre de déplacés, et les Etats-Unis jusqu’à 500.000.
La justice ivoirienne a déjà engagé une série d’enquêtes sur des cas d’exactions ainsi que des enquêtes préliminaires visant d’anciens responsables du régime déchu, notamment Laurent Gbagbo, retenu à Korhogo (nord).
Le gouvernement a affirmé avoir pris des dispositions pour “éviter un traitement cruel aux dignitaires de l’ancien régime, en particulier l’ex-chef de l’Etat et son épouse (Simone Gbagbo), assignés à résidence, en attendant les poursuites judicaires à leur encontre”.
M. Ouattara a déjà demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur les crimes les plus graves.
L’annonce d’une commission d’enquête nationale intervient alors que le nouveau pouvoir est sous forte pression de l’ONU et d’ONG de défense des droits de l’Homme – Human Rights Watch et Amnesty International notamment -, qui ont souligné récemment la poursuite des exactions, pointant souvent du doigt les Forces républicaines de M. Ouattara.
Dans un rapport présenté mercredi au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, une commission d’enquête internationale estime que les deux camps ont commis des actes qui pourraient être considérés comme des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et demande que justice soit rendue.
Le gouvernement a mis de nouveau en avant son refus de l’impunité, “quels que soient les auteurs des violations constatées”, mais a aussi sévèrement répliqué à certaines ONG, sans les nommer, leur reprochant notamment “la partialité de leur jugement” qui risquerait de “décrédibiliser” leur mission.
Alassane Ouattara a créé en mai une “Commission vérité, dialogue et réconciliation”, présidée par l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny. Sa composition, son mode de fonctionnement et ses objectifs n’ont pas encore été présentés.
© 2011 AFP

Des résidents de Yopougon quittent le quartier avec leurs affaires, le 14 mai 2011
Foto (c) AFP:
Des résidents de Yopougon quittent le quartier avec leurs affaires, le 14 mai 2011
Anwohner von Yopougon verlassen das Stadtviertel mit ihren Sachen

2. Côte d’Ivoire: Ouattara au pied du mur pour apaiser un pays meurtri
ABIDJAN (AFP) – 17.06.2011 10:37
Mettre fin aux exactions, réformer une armée désorganisée et divisée: aux commandes depuis deux mois, le président ivoirien Alassane Ouattara est condamné à relever le défi de la sécurité pour apaiser un pays meurtri.
Pour l’ONU et des ONG comme Human Rights Watch et Amnesty International, le constat est le même: malgré la fin de la crise post-électorale (3.000 morts de fin novembre 2010 à mai 2011), et même si la normalisation progresse, les exactions continuent.
L’interpellation est d’autant plus pressante pour Alassane Ouattara, élu par les urnes mais installé à la présidence après dix jours de guerre dans Abidjan, que les Forces républicaines (FRCI) qui l’ont porté au pouvoir sont souvent montrées du doigt.
“Faut-il brûler les FRCI?”, interrogeait d’ailleurs cette semaine le quotidien Nord-Sud, proche du nouveau pouvoir.
La question, provocante, en dit long sur l’embarras des autorités: responsables de pillages massifs, de racket et parfois accusées de représailles contre de présumés partisans du président déchu Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril, les FRCI assument actuellement l’essentiel des tâches liées à la sécurité.
De nombreux membres des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) de l’ère Gbagbo, policiers et gendarmes en particulier, tardent en effet à reprendre leur place, dans un pesant climat de méfiance, même si seule une poignée d’irréductibles avait choisi de risquer sa peau pour Laurent Gbagbo.
Pour l’heure, la remise à plat de la sécurité se focalise sur le sort des anciens “com-zones”, ces chefs de la rébellion nordiste de 2002 du Premier ministre Guillaume Soro, devenus les cadres des FRCI et les visages de la victoire.
Seigneurs de guerre régnant en maîtres dans le Nord, Wattao, Chérif Ousmane et les autres se sont rapidement partagé le contrôle d’Abidjan. Ils sont désormais à la croisée des chemins.
“Ouattara a commencé à recevoir secrètement les chefs de guerre” pour connaître leurs intentions, indique à l’AFP une source diplomatique ouest-africaine. Objectif: les reconvertir dans l’armée ou la politique, par exemple à la faveur des législatives prévues en fin d’année.
Le chef de l’Etat “est prêt à beaucoup, y compris financièrement, pour les voir quitter Abidjan” avec leurs hommes en armes, ajoute la même source.
Mais au-delà, l’armée est à refondre entièrement. Un chantier titanesque après une décennie de crise politico-militaire conclue dans le sang.
Avec un préalable: FRCI, combien de divisions? Le recensement des éléments, pour l’essentiel dans la capitale économique, a dû être prolongé: après la victoire les effectifs ont semble-t-il nettement gonflé. Ils se situeraient entre 10.000 et 20.000 hommes.
Quant aux ex-FDS, elles comptent environ 50.000 hommes, des effectifs jugés déjà pléthoriques eu égard au budget.
Fusionner en garantissant un équilibre entre les frères ennemis d’hier, remettre de l’ordre dans les grades alors que les “commandants” ont fleuri côté FRCI, et trouver une porte de sortie pour les recalés: pour cette mission très coûteuse et sensible en pleine consolidation du régime, le pouvoir en est au stade des premières réflexions.
“Rien n’est tranché”, souligne une source proche du dossier. A commencer par le nom du nouveau chef d’état-major.
Or, il y a urgence, avertit un responsable militaire occidental: “s’il réussit, Ouattara met les chances de son côté pour mettre en oeuvre son programme”, relancer une économie cassée et – plus difficile encore – panser les plaies après l’explosion des haines.
© 2011 AFP

Un combattant pro-Ouattara à Abidjan, le 26 mars 2011
Foto (c) AFP:
Un combattant pro-Ouattara à Abidjan, le 26 mars 2011
Ein Pro-Ouattara-Kämpfer in Abidjan am 26.März 2011

3. Côte d’Ivoire: les victimes d’exactions peuvent donner leur avis à la CPI
LA HAYE (AFP) – 17.06.2011 10:25
Les personnes estimant avoir été victimes de crimes commis lors des violences post-électorales en Côte d’Ivoire peuvent indiquer à la Cour pénale internationale (CPI) si elles pensent qu’une enquête doit être ouverte, a annoncé vendredi le procureur de la CPI.
“Le procureur informe les victimes de violences post-électorales en Côte d’Ivoire qu’elles peuvent adresser leurs observations aux juges de la chambre préliminaire et leur indiquer s’il conviendrait d’ouvrir une enquête portant sur ces crimes présumés”, a indiqué le bureau du procureur dans un communiqué.
Le procureur Luis Moreno-Ocampo, rappelant qu’il compte demander “prochainement” aux juges l’autorisation d’ouvrir une enquête sur les crimes commis en Côte d’Ivoire, a ajouté que les victimes ont 30 jours à partir de vendredi pour adresser leurs observations à la chambre préliminaire.
Le procureur n’est pas tenu d’attendre que les victimes aient adressé leurs observations pour demander l’ouverture d’une enquête, a assuré à l’AFP Florence Olara, une porte-parole du bureau du procureur.
“Au cas où les juges décideraient d’autoriser l’ouverture d’une enquête, les victimes auront également la possibilité de participer à la procédure et, à un stade ultérieur, de demander des réparations”, a expliqué le bureau du procureur dans son communiqué.
Le président ivoirien Alassane Ouattara avait dans une lettre datée du 3 mai demandé à M. Moreno-Ocampo d’enquêter sur les “crimes les plus graves” commis lors des violences qui avaient suivi le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.
L’intronisation fin mai d’Alassane Ouattara comme nouveau président a constitué l’épilogue de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin de novembre 2010, refus qui a conduit à dix jours de guerre dans Abidjan et à l’arrestation de l’ex-président le 11 avril.
Les violences qui ont secoué le pays depuis l’élection de novembre aurait fait près de 3.000 morts, selon le nouveau pouvoir.
© 2011 AFP

4. Côte d’Ivoire: 17 membres du camp Gbagbo relâchés
ABIDJAN (AFP) – 19.06.2011 17:26
Dix-sept personnalités du camp de Laurent Gbagbo, retenues à Abidjan après la chute de l’ex-président ivoirien le 11 avril, ont été relâchées samedi, a-t-on appris dimanche de source officielle.
“Dix-sept personnes ont quitté samedi l’hôtel La Pergola”, à Abidjan, a déclaré à l’AFP le ministre de la Justice Jeannot Kouadio Ahoussou.
Parmi elles figurent l’ancien ministre de la Défense Michel Amani N’Guessan et l’ex-ministre de la Justice Yanon Yapo, assigné à résidence mais relâché “pour raisons humanitaires” à la suite de problèmes de santé, a-t-il précisé.
Le ministre a toutefois refusé de parler de “libération”, assurant que “la majorité” des personnalités sorties de cet hôtel n’étaient pas visées par des assignations à résidence et avaient sollicité “la protection de l’Etat”, craignant pour leur sécurité après la chute de M. Gbagbo à l’issue de dix jours de guerre dans Abidjan.
L’hôtel est gardé par des éléments des Forces républicaines (FRCI), les nouvelles forces armées ivoiriennes, et de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).
“A La Pergola, certaines personnes n’intéressent pas la justice”, a expliqué M. Ahoussou, ajoutant que les enquêtes préliminaires ouvertes fin avril sur les dignitaires de l’ancien régime étaient “terminées” et qu’une information judiciaire devrait être prochainement ouverte.
Après avoir cherché à se placer sous la protection du régime du nouveau président Alassane Ouattara, les personnalités du camp Gbagbo qui s’y trouvaient sont devenues “des prisonniers”, “interdits de tout contact avec l’extérieur”, a affirmé à l’AFP Augustin Guéhoun, secrétaire à la Communication du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo.
“Le FPI et ses alliés félicitent les nouvelles autorités mais les exhortent à aller au-delà” en libérant les autres membres de leur camp actuellement détenus dans des conditions “inhumaines”, notamment l’ex-président et son épouse Simone Gbagbo, a-t-il ajouté.
Selon M. Guéhoun, 21 personnes sont toujours retenues à La Pergola. Les autres, notamment le chef du FPI Pascal Affi N’Guessan, sont en résidence surveillée dans plusieurs villes du nord du pays.
Le gouvernement n’a pas précisé combien de personnalités du régime déchu étaient encore retenues.
Des ONG de défense des droits de l’Homme ont demandé que soit mis fin à “l’incertitude juridique” sur le sort de ces personnes, ni inculpées ni libérées.
Le gouvernement a annoncé cette semaine la création prochaine d’une commission d’enquête nationale sur les violations des droits de l’Homme durant la crise post-électorale. M. Ouattara a demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur les crimes les plus graves.
Née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin de novembre 2010, la crise a fait quelque 3.000 morts, selon les autorités.
© 2011 AFP

5.Réconciliation / Charles Konan Banny : “Que tous les Ivoiriens fassent des efforts pour éviter des polémiques inutiles”
ABIDJAN(L’intelligent d’Abidjan) 20.06.2011
Avant la prise des lois nécessaires au fonctionnement de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, Charles Konan Banny lance à tous les Ivoiriens, un appel à la responsabilité et à la sérénité. Ci-dessous, l’intégralité de sa déclaration.

A la suite des événements tragiques consécutifs à la grave crise postélectorale que la Côte d’Ivoire, notre pays, vient de vivre, et prenant en compte ceux qui ont émaillé la dernière décennie, les Ivoiriens, avec à leur tête, le Président de la République, M. Alassane OUATTARA, ont compris que la reconstruction chère à tous, ne peut aller sans réconciliation du pays avec lui-même. Pour traduire en acte cette impérieuse nécessité, le Chef de l’Etat a institué, par ordonnance, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation et nous a chargé de conduire le processus de réconciliation nationale. En attendant que le Chef de l’Etat et le Gouvernement prennent les dispositions complémentaires, en vue de la mise en place définitive de cette importante institution de la République, nous avons entrepris de renouer le contact avec toutes les composantes de la société ivoirienne, notamment avec les victimes et les ex-belligérants. Conscient qu’aucune réconciliation ne peut aboutir sans qu’on ait fait le deuil des violences et des morts, nous menons des actions dans le but de faire baisser la tension sur les fronts militaire et social. Ce sont là des préalables à toute réconciliation post-conflit. Convaincu que cette réconciliation est possible, nous souhaitons, de la part de tous les Ivoiriens, encore sous le traumatisme de la guerre, des efforts pour éviter des polémiques inutiles et réussir une conversion des mentalités afin de relever ce défi collectif qui se pose à nous, à ce moment important de notre histoire.

Fait à Abidjan, le 19 juin 2011

Le Président
Charles KONAN BANNY
© 2011 L’intelligent d’Abidjan

6. Le procureur de la CPI veut enquêter sur la Côte d’Ivoire
LA HAYE (AFP) – 23.06.2011 14:26
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé jeudi aux juges de l’autoriser à mener une enquête sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en Côte d’Ivoire depuis l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.
“Le bureau du procureur demande aux juges d’autoriser une enquête sur les crimes qui auraient été commis en Côte d’Ivoire”, a déclaré le procureur Luis Moreno-Ocampo, lors d’une conférence de presse à La Haye, où siège la CPI.
Le procureur argentin souhaite enquêter sur les crimes les plus graves commis durant la période allant du 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle qui a vu la défaite du président sortant Laurent Gbagbo au 6 mai, date à laquelle les forces de son rival Alassane Ouattara ont pris le contrôle du dernier quartier d’Abdidjan qui leur résistait, Yopougon, selon une source proche du dossier.
Durant cette période, “au moins 3.000 personnes ont été tuées, 72 ont disparu et 520 ont fait l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires et plus de 100 cas de viol ont également été rapportés”, affirme le bureau du procureur dans un communiqué.
Le procureur de la CPI fonde sa demande d’enquête notamment sur des rapports d’ONG ivoiriennes et internationales, des témoignages de citoyens et des rapports d’organisations internationales, selon une source proche du dossier.
Ces informations “fournissent une base raisonnable pour croire que les forces pro-Gbagbo et les forces pro-Ouattara ont commis des crimes relevant de la compétence de la CPI”, souligne le communiqué.
Une délégation de neuf membres du bureau de M. Moreno-Ocampo, menée par la procureure adjointe Fatou Bensouda, se rendra dès lundi en Côte d’Ivoire.
Elle sera chargée notamment d’évaluer les conditions de sécurité dans lesquelles l’enquête pourrait être menée, selon une source proche du dossier.
Le président ivoirien Alassane Ouattara avait dans une lettre datée du 3 mai demandé à M. Moreno-Ocampo d’enquêter sur les “crimes les plus graves” commis lors des violences post-électorales dans son pays.
En vertu du principe de complémentarité, la CPI ne juge des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité que lorsque la justice d’un pays ne peut ou ne veut pas le faire elle-même.
Au moins un millier de personnes, selon l’Onuci, avaient été tuées dans l’ouest du pays, où les Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara avaient pris Duékoué le 29 mars au lendemain d’une offensive qui avait conduit à la chute de Laurent Gbagbo, qui refusait de céder le pouvoir après sa défaite électorale.
La semaine dernière, au moins huit personnes ont été tuées par des éléments des forces armées qui ont porté au pouvoir M. Ouattara, lors de plusieurs incidents, notamment à Abidjan, a annoncé jeudi l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).
C’est la deuxième fois depuis la création de la CPI en 2002 que son procureur souhaite ouvrir une enquête de sa propre initiative.
Il peut aussi être saisi par un Etat partie au Statut de Rome ou par le Conseil de sécurité des Nations unies. Aucun délai n’est fixé aux juges pour rendre leur décision.
La CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide.
© 2011 AFP

Luis Moreno-Ocampo le 16 mai 2011 à La Haye
Foto (c) AFP:
Luis Moreno-Ocampo le 16 mai 2011 à La Haye – am 16.Mai 2011 in Den Haag

1. Côte d’Ivoire: Schaffung einer Kommission zur Untersuchung der Übergriffe
ABIDJAN (AFP) – 16.06.2011 07:15
Die ivorische Regierung von Präsident Alassane Ouattara kündigte am Mittwoch die Einrichtung einer “nationalen Untersuchungskommission” an zu Verletzungen der Menschenrechte, die während der Krise nach den Wahlen begangen wurden, die das Land mit Blut getränkt hat.
Bei einer Kabinettssitzung hat die Regierung zu schaffen beschlossen “eine nationale Untersuchungskommission zum Zwecke des Aufschlusses über alle Verletzungen der Menschenrechte während der Krise nach den Wahlen”, sagte ein Kommuniqué des Regierungssprechers, Bruno Nabagné Koné.
Ouattara forderte “alle angekündigten Untersuchungen schnell durchzuführen, so dass die Verantwortlichkeiten festgelegt werden und Sanktionen gegebenenfalls ergriffen werden”, sagt er.
Die Krise, die entstand aus der Weigerung des ehemaligen Präsidenten Laurent Gbagbo zu übergeben Macht nach seiner Niederlage bei den Wahlen am 28. November 2010, hat ca. 3.000 Tote bis Mitte Mai gefordert, laut der neuen Regierung im Amt seit der Verhaftung Gbagbos am 11. April.
Côte d’Ivoire zählt immer noch 150.000 Vertriebene und 350.000 Ivorer sind in Nachbarländer geflohen, sagt die Regierung. Das UN-Hochkommissariat für Flüchtlinge (UNHCR) schätzt auf rund 320.000 die Zahl der Vertriebenen, und die Vereinigten Staaten auf bis zu 500.000.
Die ivorische Justiz hat bereits eine Reihe von Untersuchungen über Fälle von Machtmissbrauch eingeleitet und Voruntersuchungen zu den ehemaligen Beamten des gestürzten Regimes, darunter Laurent Gbagbo, festgehalten in Korhogo (im Norden).
Die Regierung behauptet, Maßnahmen ergriffen zu haben, um “zu vermeiden, die Würdenträger des alten Regimes, vor allem den ehemaligen Staatschef und seine Frau (Simone Gbagbo) grausam zu behandeln, die unter Hausarrest stehen, bis Klage gegen sie erhoben wird.”
Ouattara hat bereits den Internationalen Strafgerichtshof (IStH) aufgefordert, die schwersten Verbrechen zu untersuchen.
Die Ankündigung einer nationalen Untersuchungskommission kommt, wo die neue Regierung steht unter starkem Druck der UN und NGOs für Menschenrechte – Human Rights Watch und Amnesty International vor allem -, die betonten vor kurzem die Verfolgung der Übergriffe, und oft mit dem Finger auf die republikanischen Kräfte von Herrn Ouattara zeigten.
In einem Bericht, am Mittwoch dem Rat für Menschenrechte der Vereinten Nationen vorgelegt, findet eine internationale Untersuchungskommission, dass die beiden Seiten haben Taten begangen, die als Kriegsverbrechen oder Verbrechen gegen die Menschlichkeit angesehen werden könnten, und fordert Gerechtigkeit.
Die Regierung hat wieder angeführt die Ablehnung der Straflosigkeit, “unabhängig von den Urhebern der Verstöße”, hat aber auch stark auf einige NGOs reagiert, ohne Namen zu nennen, denen sie besonders vorwirft “die Parteilichkeit ihrer Einschätzung”, das könnte ihre Mission “diskreditieren”.
Alassane Ouattara setzte im Mai eine “Kommission für Wahrheit, Dialog und Versöhnung” ein unter Vorsitz des ehemaligen Premierministers Charles Konan Banny. Zusammensetzung, Arbeitsweise und seine Ziele wurden noch nicht vorgestellt.
© 2011 AFP

2. Côte d’Ivoire: Ouattara, mit dem Rücken zur Wand, muss ein arg mitgenommenes Land beruhigen
ABIDJAN (AFP) – 17.06.2011 10.37 Uhr
Den Ausschreitungen ein Ende setzen und eine desorganisierte und geteilte Armee reformieren: seit zwei Monaten an der Macht, sieht sich der ivorische Präsident Alassane Ouattara gezwungen, die sicherheitspolitischen Herausforderungen anzunehmen, um ein arg mitgenommenes Land zu beruhigen.
Die Vereinten Nationen und Nichtregierungsorganisationen wie Human Rights Watch und Amnesty International stellen übereinstimmend fest: obwohl die Krise nach den Wahlen (3000 Tote von Ende November 2010 bis Mai 2011) beendet ist, und selbst wenn die Normalisierung fortschreitet, die Übergriffe dauern an.
Diese Festellung ist besonders dringlich für Alassane Ouattara, der durch die Wahlurne gewählt wurde, aber als Präsident nach zehn Tagen des Krieges in Abidjan installiert wurde, von der Republikanischen Armee (FRCI) an die Macht gebracht, deswegen oft stigmatisiert.
“Sollen wir FRCI verbrennen?”, fragte auch in dieser Woche die Tageszeitung Nord-Sud, nahe der neuen Macht.
Die Frage, provokativ, sagt viel über die Verlegenheit der Autoritäten: mutmaßlich verantwortlich für massive Plünderungen, Erpressung und manchmal für Repressalien gegen mutmaßliche Unterstützer des gestürzten Präsidenten Laurent Gbagbo, der festgenommen wurde 11. April, die FRCI vollziehen derzeit den Großteil der Aufgaben im Zusammenhang mit Sicherheit.
Viele Mitglieder der Ex-Sicherheitskräfte (FDS) der Ära Gbagbo, Polizisten und Gendarmen, nehmen wirklich langsam ihren Platz ein in einer schweren Atmosphäre des Misstrauens, auch wenn nur eine Handvoll von Ewiggestrigen gewählt hatte, ihre Haut für Laurent Gbagbo zu riskieren.
Im Moment konzentriert sich das Gesicht der Sicherheit auf die alten “com-Zonen” der Führer der Rebellion von 2002 des nördlichen Premierministers Guillaume Soro, dem Manager von FRCI.
Warlords, welche herrschten im Norden (Wattao, Cherif Ousmane und andere) ereigneten sich schnell gemeinsame Kontrolle von Abidjan. Sie sind jetzt auf der Kreuzung des Scheideweges der Republik.
“Ouattara hat begonnen, die Warlords heimlich zu empfangen”, um herauszufinden ihre Absichten, sagte der Nachrichtenagentur AFP eine diplomatische Quelle in Westafrika. Ziel: sie zu bekehren wieder in die Armee oder Politik zurückzugehen, zum Beispiel für die Parlamentswahl am Jahresende.
Der Präsident “ist bereit für viel, auch finanziell, damit sie Abidjan verlassen” mit ihren bewaffneten Männern, fügte die Quelle hinzu.
Aber darüber hinaus ist die Armee vollständig neu zu fassen. Ein Mammut-Projekt nach einem Jahrzehnt der politischen und militärischen Krise im Blut.
Mit einem ersten: FRCI, wie viele Divisionen? Die Identifizierung von Elementen, vor allem in der wirtschaftlichen Hauptstadt, musste erweitert werden: nach dem Sieg scheinen sich die Zahlen deutlich aufgeblasen zu haben. Sie seien zwischen 10.000 und 20.000 Männer.
Für das ehemalige SDS, sie hatten etwa 50.000 Menschen, schon aufgeblähtes Personal – unter Hinweis auf das damalige Budget.
Sicherstellung eines Gleichgewichts zwischen den verfeindeten Brüdern von gestern, Wiederherstellung der Ordnung in den Reihen während die “Kommandanten” FRCI geblüht haben, und einen Ausweg finden, neu kalibriert: für diese Mission, sehr teuer und empfindlich für die Vollkonsolidierung des Regimes, ist die Macht in der Phase der frühen Reflexionen.
“Nichts entschieden ist”, sagte eine Quelle mit der Angelegenheit vertraut. Beginnend mit dem Namen des neuen Generalstabschefs.
Allerdings, so ein westlicher Militär, “wenn sie erfolgreich sind, legt Ouattara die Chancen seiner Mannschaft, sein Programm umzusetzen” und wieder eine kaputte Wirtschaft zu heilen und – noch schwieriger – die Wunden nach der Explosion des Hasses zu heilen.
© 2011 AFP

3. Elfenbeinküste: Die Opfer von Ausschreitungen können sich gegenüber dem IStGH äußern
DEN HAAG (AFP) – 17.06.2011 10.25 Uhr
Die Menschen, die glauben, sie seien Verbrechen während der Gewalt nach den Wahlen in Côte d’Ivoire zum Opfer gefallen, können dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) mitteilen, wenn sie die Einleitung einer Untersuchung wünschen, sagte am Freitag der Chefankläger des IStGH.
…. siehe Punkt 6……
© 2011 AFP

4. Elfenbeinküste: 17 Mitglieder der Gbagbo-Seite freigelassen
ABIDJAN (AFP) – 19.06.2011 05:26
Siebzehn Personen aus dem Lager von Laurent Gbagbo, festgehalten in Abidjan nach dem Sturz des ehemaligen ivorischen Präsidenten am 11. April, wurden Samstag freigelassen, sagte am Sonntag eine offizielle Quelle.
„17 Personen haben Samstag das Hotel La Pergola verlassen“, erklärte der Justizminister Jeannot Kouadio Ahoussou.
Dazu gehören der ehemalige Verteidigungsminister Michel Amani N’Guessan und der ehemalige Justizminister Yanon Yapo, unter Hausarrest, aber frei “aus humanitären Gründen” als Folge von gesundheitlichen Problemen, sagte er.
Der Minister lehnte es ab, von “Befreiung” zu sprechen, da “die Mehrheit” der Persönlichkeiten aus diesem Hotel nicht unter Hausarrest standen und den “Schutz des Staates” angefordert hatten, weil sie Angst um ihre Sicherheit hatten nach dem Fall von Herrn Gbagbo nach zehn Tagen des Krieges in Abidjan.
Das Hotel ist durch Männer der Republikanischen Armee (FRCI), die neuen ivorischen Streitkräfte, und der Operation der Vereinten Nationen in Côte d’Ivoire (UNOCI) bewacht.
“Im La Pergola einige Leute haben kein Interesse an der Gerechtigkeit”, sagte Ahoussou und fügte hinzu, dass Vorermittlungsverfahren,die gegen Ende April mit den Würdenträgern des alten Regimes begonnen hatten, jetzt “fertig” seien, und dass eine gerichtliche Untersuchung in Kürze eröffnet werden soll.
Nachdem sie versucht hatten, sich unter den Schutz des Regimes des neuen Präsidenten Alassane Ouattara zu begeben, sind die Persönlichkeiten des Gbagbo-Lagers, die dort waren, zu “Gefangenen” geworden, “jeder Kontakt mit der Außenwelt ist verboten”, sagte der AFP Augustin Guéhoun, Kommunikationssekretär der ivorischen Volksfront (FPI), Partei von Herrn Gbagbo.
“Die FPI und ihre Verbündeten begrüßen die neuen Behörden, aber drängen freizulassen” den Rest ihres unter “unmenschlichen” Bedingungen festgehaltenen Lagers , vor allem der ehemalige Präsident und seine Frau Simone Gbagbo, sagte er.
Guéhoun sagt, 21 Personen sind noch im La Pergola festgehalten. Die anderen, darunter der Leiter der FPI, Pascal Affi N’Guessan, stehen unter Hausarrest in mehreren Städten des Nordens.
Die Regierung hat nicht angegeben, wie viele Leute des gestürzten Regimes noch zurückgehalten wurden.
NGOs für Menschenrechte haben für ein Ende der “Rechtsunsicherheit” über das Schicksal dieser Menschen aufgerufen, die ohne Anklage oder Freilassung sind.
Die Regierung in dieser Woche kündigte die bevorstehende Gründung einer nationalen Kommission zur Untersuchung der Menschenrechtsverletzungen während der Krise nach den Wahlen an. Ouattara hat den Internationalen Strafgerichtshof (ICC) aufgefordert, die schwersten Verbrechen zu untersuchen.
Entstanden aus Gbagbos Weigerung, die Macht nach seiner Niederlage bei den Wahlen im November 2010 abzugeben, die Krise hat etwa 3.000 Tote gefordert, sagten die Behörden.
© 2011 AFP

Affrontements entre partisans de Laurent Gbagbo et ceux d' Alassane Ouattara, le 16 décembre 2010
Foto (c) AFP: Zussamenstösse zwischen Pro-Gbagbo und Pro-Ouattara, Abidjan, 16.12.2010
Affrontements entre partisans de Laurent Gbagbo et ceux d’ Alassane Ouattara, le 16 décembre 2010

5.Versöhnung / Charles Konan Banny, “Mögen alle Ivorer Anstrengungen unternehmen, um überflüssigen Streit zu vermeiden”
ABIDJAN (L’intelligent d’Abidjan)- 20.06.2011
Bevor notwendige Gesetze für den Betrieb der Kommission für Dialog,Wahrheit und Versöhnung erlassen werden, startet Charles Konan Banny einen Aufruf an die Verantwortung und Gelassenheit an alle Ivorer. Hier ist seine vollständige Erklärung.

„Nach den tragischen Ereignissen, die aus der schweren Krise nach den Wahlen resultieren, die die Cote d’Ivoire, unser Land, gerade erlebt hat, und unter Berücksichtigung derjenigen, die das letzte Jahrzehnt mitgestaltet haben, haben die Ivorer unter der Leitung des Präsidenten der Republik, Alassane Ouattara, begriffen, dass der Wiederaufbau, den alle wollen, nicht ohne die Versöhnung des Landes mit sich selbst möglich ist. Um diese dringende Notwendigkeit in die Tat umzusetzen, hat der Präsident per Verordnung die Kommission für Dialog, Wahrheit und Versöhnung eingerichtet und beauftragte uns, den Prozess der nationalen Versöhnung zu leiten. Solange bis das Staatsoberhaupt und die Regierung zusätzliche Bestimmungen ergreifen zur definitiven Einrichtung dieser wichtigen Institution der Republik, haben wir den Kontakt mit allen Komponenten der ivorischen Gesellschaft wieder aufgenommen, insbesondere mit den Opfern und den ehemaligen Kämpfern. In dem Bewusstsein, dass keine Versöhnung gelingen kann ohne Gewalt und Tote betrauert zu haben, führen wir Aktionen durch, um die Spannungen im militärischen und sozialen Bereich zu reduzieren. Das ist eine Voraussetzung für jede Post-Konflikt-Versöhnung. Überzeugt davon, dass diese Versöhnung möglich ist, wünschen wir uns seitens aller Ivorer, noch unter dem Trauma des Krieges, Anstrengungen, um überflüssigen Streit zu vermeiden, und eine erfolgreiche Veränderung von Haltungen. Wir müssen diese gemeinsame Herausforderung annehmen, in diesem wichtigen Moment unserer Geschichte.

Abidjan, 19. Juni 2011

Präsident
Charles Konan Banny“

6. Der Ankläger des ICC will die Ausschreitungen in Côte d’Ivoire untersuchen
DEN HAAG (AFP) – 23.06.2011 02.26 Uhr
Der Chefankläger des Internationalen Strafgerichtshofs (ICC) hat die Richter Donnerstag gebeten, ihm zu erlauben, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen in Côte d’Ivoire seit der Präsidentschaftswahl am 28. November 2010 zu untersuchen .
“Die Staatsanwaltschaft bittet die Richter, eine Untersuchung der angeblich in Côte d’Ivoire begangenen Verbrechen zu genehmigen”, sagte Staatsanwalt Luis Moreno-Ocampo während einer Pressekonferenz in Den Haag, dem Sitz der ICC.
Der argentinische Staatsanwaltschaft will die Untersuchung der schwersten Verbrechen übernehmen in der Zeit vom 28. November 2010, Ende der zweiten Runde der Präsidentschaftswahlen, die die Niederlage des amtierenden Präsidenten Laurent Gbagbo sah, und 6.Mai 2011, als die Kräfte seines Rivalen Alassane Ouattara die Kontrolle über das letzte widerstehende Pro-Gbagbo-Viertel in Abdidjan, Yopougon, übernahmen, sagte eine mit der Angelegenheit vertraute Quelle.
Während dieser Zeit, “mindestens: 3.000 Menschen wurden getötet, 72 verschwanden und 520 wurden Opfer willkürlicher Verhaftung und Inhaftierung und mehr als 100 Fälle von Vergewaltigung wurden auch gemeldet”, sagte die Staatsanwaltschaft in ihrer Aussage.
Der Chefankläger des IStGH baut seine Anfrage nach einer Untersuchung auf die Berichte von ivorischen und internationalen NGOs, Geschichten von Bürgern und Berichte von internationalen Organisationen, nach einer Quelle mit der Angelegenheit vertraut.
Diese Informationen bieten “eine hinreichend sichere Grundlage zu glauben, dass die Kräfte pro-Gbagbo und regierungsnahen Ouattara-Kräfte Verbrechen, die in die Zuständigkeit des ICC gehören, begangen haben”, so die Erklärung.
Eine Delegation von neun Mitgliedern des Büros von Herrn Moreno-Ocampo, vom stellvertretenden Staatsanwalt Fatou Bensouda geführt, wird ab Montag in der Elfenbeinküste sein.
Zu ihren Aufgaben gehört die Beurteilung der Sicherheitslage, in der die Wahl durchgeführt werden konnte, nach einer Quelle mit der Angelegenheit vertraut.
Der ivorische Präsident Alassane Ouattara hatte in einem Brief vom 3. Mai an Herrn Moreno-Ocampo diesen gebeten, die “schwersten Verbrechen zu untersuchen”, die während der Gewalt nach den Wahlen in seinem Land begangen wurden.
Nach dem Grundsatz der Komplementarität ist der ICC zuständig für Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit, wenn die Justiz eines Landes es nicht selbst übernehmen kann oder will.

Dies ist das zweite Mal seit der Schaffung des Internationalen Strafgerichtshofs im Jahr 2002, dass sein Staatsanwalt eine Untersuchung auf eigene Initiative eröffnen will. Diese kann auch von einem Vertragsstaat des Römischen Statuts oder durch den Sicherheitsrat der Vereinten Nationen ergriffen werden. Keine Fristen gibt es für die Richter für ihre Entscheidung.
Der ICC ist das erste ständige internationale Gericht für die mutmaßlichen Täter von Kriegsverbrechen, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Völkermord.
© 2011 AFP

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