ELFENBEINKÜSTE vor den WAHLEN (II): PORTRAITS der drei KANDIDATEN – présidentielle Côte d’Ivoire; campagne (II): portraits de Gbagbo, Ouattara et Bédié

– Die deutschen (von mir etwas verbesserten google-Übersetzungen) sind unter dem 3.Foto) –

=> NEU, NOUVEAU 22.11.-27.11.: STICHWAHLEN PRÄSIDENTSCHAFT ELFENBEINKÜSTE – DER WAHLKAMPF – Côte d’Ivoire: présidentielle second tour – la campagne

=> S. auch / v. aussi
ELFENBEINKÜSTE, PRÄSIDENTENWAHLEN; der WAHLKAMPF (I) – Présidentielle ivoirienne: la campagne (I) – 2 ARTICLES

(29.10.) ELFENBEINKÜSTE, PRÄSIDENTENWAHLEN; vor der Wahl (IV) – Avant la présidentielle ivoirienne (III) – 5 ARTICLES

ELFENBEINKÜSTE vor WAHLEN (III): 2 Abidjaner JOURNALISTEN ÜBER PROBLEME UND HOFFNUNGEN – présidentielle Côte d’Ivoire (III): les éditorialistes ivoiriens Karl Gougouly et Théophile Kouamouo ont la parole

1. Laurent Gbagbo, président d’une demi-Côte d’Ivoire en quête de revanche
GAGNOA (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 11:29
2. Henri Konan Bédié, à la recherche du pouvoir perdu avec le putsch de 1999
DAOUKRO (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 14:19
3. Alassane Ouattara, symbole de la crise identitaire en Côte d’Ivoire
KORHOGO (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 12:22

Laurent Gbagbo, président d’une demi-Côte d’Ivoire en quête de revanche
GAGNOA (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 11:29
Laurent Gbagbo, 65 ans, président de la Côte d’Ivoire depuis 2000 malgré la fin de son mandat en 2005, veut prendre sa revanche lors de la présidentielle de dimanche, après avoir été privé du contrôle du nord de son pays par une rébellion.
Membre de l’ethnie bété, il est né le 31 mai 1945 dans la région de Gagnoa (ouest). Historien de formation, il fonde dans les années 1980 dans la clandestinité le Front populaire ivoirien (FPI, gauche).
Opposant farouche à l’inamovible “père de la Nation”, le président Félix Houphouët-Boigny (1960-1993), il le défie en 1990 lors des premières élections de l’ère du multipartisme.
En octobre 2000, face au chef de la junte au pouvoir depuis 1999, le général Robert Guéï, M. Gbagbo est élu président dans des conditions qu’il qualifiera lui-même de “calamiteuses”, lors d’un scrutin dont sont exclus deux grands candidats, l’ex-président Henri Konan Bédié et l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
Il résiste à une tentative de coup d’Etat en septembre 2002, mais le nord du pays passe aux mains d’une rébellion rebaptisée plus tard Forces nouvelles (FN).
Politicien habile pour les uns, “roublard” pour les autres, il parvient, contre son opposition et une communauté internationale emmenée par la France, à garder le pouvoir, même après la fin de son mandat en 2005. Il sait s’appuyer sur ses jeunes partisans, les “patriotes”, qui enflamment à l’occasion la rue.
En 2007, il conclut un accord de paix avec le chef des FN Guillaume Soro, qui devient son Premier ministre.
“Je suis un enfant des élections”, répond M. Gbagbo à ses adversaires, qui le voient comme le principal obstacle à une présidentielle sans cesse repoussée.
Il est marié à Simone Ehivet, considérée comme une “dure” de son régime, et père de trois enfants, dont un fils né d’un premier mariage avec une Française.
© 2010 AFP

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, lors d'un meeting électoral, le 21 octobre 2010 à GagFoto (c) AFP: Laurent Gbagbo, lors d’un meeting électoral, le 21 octobre 2010

Henri Konan Bédié, à la recherche du pouvoir perdu avec le putsch de 1999
DAOUKRO (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 14:19
Banner Jeunes AfricainsHenri Konan Bédié, candidat à la présidentielle de dimanche en Côte d’Ivoire, livre à 76 ans son dernier combat pour reconquérir le fauteuil dont il fut chassé en 1999 par le premier coup d?Etat de l?histoire ivoirienne.
Né à Daoukro (centre-est), “HKB” appartient à l’ethnie baoulé (l’une des principales du pays) comme le “père de l’indépendance”, le président Félix Houphouët-Boigny (1960-1993), qui lance sa carrière.
A 27 ans, il devient ainsi ambassadeur de Côte d’Ivoire aux Etats-Unis, poste qu’il occupe jusqu’en 1966 avant de devenir ministre de l’Economie, puis devient député et président de l’Assemblée nationale en 1980.
A la mort du “Vieux” en 1993, il lui succède et est élu en 1995 président de la République lors d’un scrutin boycotté par ses grands adversaires, l’opposant historique Laurent Gbagbo et l’ex-Premier ministre d’Houphouët, Alassane Ouattara.
Pour barrer la route à M. Ouattara, accusé d’être d’origine burkinabè, son camp développe le concept nationaliste d'”ivoirité” qui va déchirer le pays.
En 1999, M. Bédié est chassé du pouvoir par une mutinerie militaire qui se transforme en coup d’Etat et s’exile en France jusqu’en 2001.
Toujours leader de l’ex-parti unique, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il s’allie en 2005 avec son ennemi d’hier Alassane Ouattara.
Ils créent le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pour affronter le président Laurent Gbagbo, élu en 2000 lors d’un scrutin dont tous deux ont été exclus.
Entré en campagne dès 2007, le “Sphinx de Daoukro” s’est mué en opposant pugnace et vante son bilan de président, contesté par ses détracteurs qui rappellent les accusations de malversations et de népotisme longtemps portées contre lui.
Marié depuis 1958 à Henriette, il est père de quatre enfants.
© 2010 AFP

Affiche électorale de l'ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, le 22 octobre 2010 à AbidjanFoto (c) AFP: Affiche électorale de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, le 22 octobre 2010 à Abidjan

KORHOGO (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 12:22
L?ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, 68 ans, pour la première fois candidat dimanche à une présidentielle après avoir été exclu du scrutin en 2000, symbolise la crise identitaire qui déchire le pays depuis une quinzaine d?années.
Né le 1er janvier 1942 à Dimbokro (centre), il appartient à la communauté “dioula” (musulmans originaires du nord), l’une des principales ethnies du pays, et a pour fief Korhogo, la grande ville septentrionale.
Cet économiste est nommé en 1990 Premier ministre par le président Félix Houphouët-Boigny, fonction qu’il occupe jusqu’à la mort du “Vieux” en 1993.
Jugeant le scrutin non transparent, Alassane Dramane Ouattara (“ADO”) renonce à se présenter à la présidentielle en 1995 face à Henri Konan Bédié, qui a succédé à Houphouët.
Mais redoutant ses ambitions, le camp Bédié développe le concept nationaliste d'”ivoirité” et tente de prouver l’inéligibilité de M. Ouattara, accusé d’être d’origine burkinabè.
En août 1999, ce dernier quitte son poste de directeur général-adjoint du Fonds monétaire international (FMI): champion du Rassemblement des républicains (RDR), il revient à Abidjan pour se lancer dans la course présidentielle d’octobre 2000.
Mais sa candidature est rejetée pour “nationalité douteuse”.
Victime pour ses supporters, “diviseur” selon ses adversaires, il devient le symbole de la fracture identitaire de ce pays de forte et ancienne immigration, où des millions d’habitants d’origine étrangère sont sans-papiers.
En septembre 2002, il est accusé d’être l’inspirateur du coup d’Etat manqué contre le président Laurent Gbagbo, qui aboutit à la prise de contrôle du nord par une rébellion.
En 2005, sous pression de la médiation sud-africaine, M. Gbagbo valide sa candidature à la présidentielle, qui sera reportée plusieurs fois jusqu’en 2010.
M. Ouattara est marié à une Française, Dominique Folloroux, et père de deux enfants, nés d’un premier mariage.
© 2010 AFP

Le candidat à la présidence ivoirienne Alassane Dramane Ouattara le 15 cotobre 2010 à Abidjan, au cours d’un meeting

Alassane Dramane Ouattara le 15 cotobre 2010 à AbidjanCandidat der ivorischen Präsidentschaft Alassane Ouattara octobre 15, 2010 in Abidjan, während einer Kundgebung

Laurent Gbagbo, Präsident des halben Cote d’Ivoire auf der Suche nach Rache
Gagnoa (Elfenbeinküste) (AFP) – 27.10.2010 11.29 Uhr
Laurent Gbagbo, 65, Präsident von Côte d’Ivoire seit 2000 trotz des Endes seiner Amtszeit im Jahr 2005, will seine Revanche in der Wahl am Sonntag treffen bezüglich der Kontrolle über den Norden seines Landes durch eine Rebellion.
Mitglied ethnischen Gruppe der Bete, wurde er geboren 31. Mai 1945 in der Region Gagnoa (Westen). Ein Historiker, gründete er in den 1980er Jahren in einem Versteck die ivorische Volksfront (FPI, links).
Erbitterter Gegner des unabsetzbaren “Vater der Nation” genannten Präsidenten Felix Houphouet-Boigny (1960-1993), fordert er ihn im Jahre 1990 bei den ersten Wahlen der Mehrparteien-Ära.
Im Oktober 2000 wird er gegenüber dem Chef der Junta an der Macht seit 1999, General Robert Guéï, zum Präsidenten gewählt in Bedingungen, die er selbst als “katastrophal” beschrieben hatte: in einer Abstimmung unter Ausschluss zweier wichtigsten Kandidaten, dem ehemaligen Präsidenten Henri Konan Bedie und ehemaliger Ministerpräsident Alassane Ouattara.
Er widersteht einem Putschversuch im September 2002, aber der Norden fiel in die Hände einer Rebellion, später umbenannt in Neue Kräfte (FN).
Für einige der geschickte Politiker, “Schurke” für andere, schafft er es, gegen seine Opposition und die der internationalen Gemeinschaft unter Führung Frankreichs, seine Macht auch nach dem Ende seiner Amtszeit im Jahr 2005 beizubehalten. Er weiß sich auf seine jungen Fans zu verlassen, die “Patrioten”, die auf der Straße zünden.
Im Jahr 2007 schloss er ein Friedensabkommen mit dem FN Anführer Guillaume Soro, der Premierminister wurde.
“Ich bin ein Kind der Wahlen”, sagt Herr Gbagbo seinen Gegnern, die ihn sehen als das Haupthindernis für eine ständig verschobene Wahl.
Er ist mit Simone Ehivet verheiratet, als ein “Harte” seines Regimes bekannt, und Vater von drei Kinder, einen Sohn aus einer ersten Ehe mit einer Frau Französisch.
© 2010 AFP

Henri Konan Bedie, auf der Suche nach der verlorenen Macht mit dem Staatsstreich von 1999
DAOUKRO (Elfenbeinküste) (AFP) – 27.10.2010 02.19 Uhr
Banner BriefHenri Konan Bedie, Präsidentschaftskandidat Sonntag in Côte d’Ivoire, liefert mit 76 seinen letzten Kampf auf den Sitz, von dem er 1999 beim ersten Staatsstreich in der ivorischen Geschichte verjagt wurde.
Geboren in Daoukro (Mitte-Ost), “HKB” ist ethnischer Baule (eine der wichtigsten Ethnien im Land), wie der “Vater der Unabhängigkeit” genannte Präsident Felix Houphouet-Boigny (1960-1993), der seine berufliche Laufbahn lanciert.
Mit 27 wird er Botschafter von Cote d’Ivoire in die Vereinigten Staaten, eine Position, was er bis 1966 hielt, bevor er Minister für Wirtschaft wurde, dann Mitglied und Vorsitzender der Nationalversammlung im Jahr 1980.
Nach dem Tod des “Alten” im Jahr 1993 gelang es ihm im Jahr 1995 und er wurde zum Präsidenten gewählt in einer Abstimmung durch seine Hauptgegner, den Gegner Laurent Gbagbo und dem historischen ehemaliger Ministerpräsident von Houphouet, Alassane Ouattara, boykottiert.
Um zu blockieren den Weg von Herrn Ouattara, dem des Seins von Burkina Faso Herkunft vorgeworfen wurde, entwickelt sein Lager das nationalistische Konzept der “Ivorität”, das das Land auseinanderreißen wird.
Im Jahr 1999 wurde Bedie in einem aus einer Meuterei entstandenen militärischen Staatsstreich verdrängt und ging ins Exil in Frankreich bis 2001.
Noch Führer der ehemaligen einzigen Partei, der Demokratischen Partei der Elfenbeinküste (PDCI), verbündet er sich im Jahr 2005 mit seinem ehemaligen Feind Alassane Ouattara.
Sie schaffen die Houphouetistische Sammlungsbewegung für Demokratie und Frieden (RHDP), um Präsident Laurent Gbagbo, im Jahr 2000 in einer Wahl gewählt, wo ausgeschlossen waren, zu konfrontieren.
Seine Kampagne begann im Jahr 2007; die “Sphinx von Daoukro” hat sich darin in einen kämpferisch Gegner entwickelt und lobt seine Bilanz als Präsident – von Kritikern, die den Vorwurf der Veruntreuung und Vetternwirtschaft gegen ihn lange erinnern, herausgefordert.
Verheiratet seit 1958 mit Henriette, er ist der Vater von vier Kindern.
© 2010 AFP

Alassane Ouattara, ein Symbol der Identitätskrise in Côte d’Ivoire
Korhogo (Côte d’Ivoire) (AFP) – 27.10.2010 24:22
Der ehemalige ivorischen Premierminister Alassane Ouattara, 68, zum ersten Mal ein Präsidentschaftskandidat am Sonntag, nachdem er aus dem Wahlgang im Jahr 2000 gestrichen wurde, symbolisiert die Identitätskrise, die das Land seit fünfzehn Jahren plagt.
Geboren am 1. Januar 1942 in Dimbokro (Mitte), gehört er zur Gemeinde “Dioula” (Muslime aus dem Norden), eine der wichtigsten ethnischen Gruppen in der Elfenbeinküste, seine Hochburg ist Korhogo, die wichtigste Nord-Stadt.
Im Jahre 1990 war der Ökonom Ministerpräsident von Präsident Felix Houphouet-Boigny, eine Position, die er bis zum Tod des “Alten” im Jahr 1993 innehatte.
Angesichts der nicht transparenten Wahlen verzichtet Alassane Ouattara (“ADO”)auf seine Kandidatur für die Präsidentschaft im Jahr 1995 gegen Bédié, welcher Houphouët folgte.
Aber aus Furcht vor seinem Ehrgeiz das Lager Bedie entwickelt das Konzept der “Ivorität” und versucht die Sperre von Herrn Ouattara, dem des Seins von Burkina Faso Herkunft vorgeworfen wurde.
Im August 1999 hat er sein Amt als stellvertretender Generaldirektor des Internationalen Währungsfonds (IWF) aufgegeben: Champion der Sammlungsbewegung der Republikaner (RDR), kehrte er zurück nach Abidjan für die Präsidentschaftswahl im Oktober 2000.
Aber sein Antrag wurde für “zweifelhafte Nationalität” abgelehnt.
Opfer für Fans, “Spalter” und alt für seine Gegner, wurde er zum Symbol der geteilten Identität in diesem Land mit hoher Zuwanderung, wo Millionen von Menschen sind von nicht dokumentierter ausländischer Herkunft.
Im September 2002 wurde er beschuldigt, der Anstifter des gescheiterten Staatsstreichs gegen Präsident Laurent Gbagbo gewesen zu sein, der zur Übernahme des Norden durch eine Rebellion führte.
Im Jahr 2005 unter dem Druck der südafrikanischen Mediation, bestätigt Gbagbo seine Kandidatur für das Präsidentenamt, mehrfach verschoben bis 2010.
Herr Ouattara ist verheiratet mit eine Frau Französisch, Dominique Folloroux, und Vater von zwei Kindern, aus einer früheren Ehe geboren.
© 2010 AFP

Leave a Reply