ENDLICH! DR KONGO: ARMEE BESIEGT "REBELLION M23" – FLUCHT NACH RUANDA – RDC: ENFIN victoire historique de l’armée sur les rebelles du M23 -la route vers la paix au Nord-Kivu reste longue

1. DRK : die Grenze zu Uganda , Hin und her von kongolesischen Flüchtlingen
Bunagana (DR Kongo ) (AFP) – 31.10.2013 16.58 Uhr – von Stephanie Aglietti
InfographieSeit Mittwoch fährt Imelda Nyirankusi mit ihren neun Kindern zwischen Uganda und der Demokratischen Republik Kongohin und her. Die Kongolesin würde gern zurückkehren, um in ihrem Feld zu arbeiten, aber die Kämpfe zwischen der Armee der Demokratischen Republik Kongo und der Rebellenbewegung M23 verhindern dies.
2. Kongolesische M23-Rebellen verkünden Ende des Aufstandes
5. November 2013, 10:18 http://derstandard.at/r652/Afrika
Sieg der Regierungstruppen nach eineinhalb Jahren blutiger Kämpfe – UNO-Truppen erstmals im Einsatz
Kinshasa – Nach eineinhalb Jahren blutiger Kämpfe hat die Armee der Demokratischen Republik Kongo die Rebellen der M23-Bewegung besiegt. Die Miliz gestand ihre Niederlage ein. “Wir haben beschlossen, unsere Rebellion zu beenden und auf rein politischer Ebene weiter nach Lösungen zu suchen”, hieß es am Dienstag in einer Erklärung des M23-Chefs Bertrand Bisimwa.
3. Ungelöste Fragen im Kongo
Kommentar | Manuela Honsig-Erlenburg 5. November 2013, 16:59 http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach eineinhalb Jahren haben sich die Rebellen der M23-Miliz geschlagen gegeben – Die Gemengelage ist aber komplizierter
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1. RDC: à la frontière ougandaise, les allers-retours des Congolais
Bunagana (RD Congo) (AFP) – 31.10.2013 16:58 – Par Stéphanie AGLIETTI
Depuis mercredi, Imelda Nyirankusi fait des allers-retours avec ses neuf enfants entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Cette Congolaise aimerait retourner travailler dans son champ, mais les combats entre l’armée de RDC et les rebelles du M23 l’en empêchent.

Des Congolais fuient les combats, à la frontière ougandaise le 31 octobre 2013
Kongolesen auf der Flucht an der ugandischen Grenze 31. Oktober 2013
Des Congolais fuient les combats, à la frontière ougandaise le 31 octobre 2013
afp.com – Stéphanie Aglietti

“Hier, nous avons passé la nuit en Ouganda. Ce matin nous avons retraversé pour aller dans nos champs mais les militaires FARDC (l’armée congolaise) nous ont dit de nous replier”, explique jeudi Imelda Nyirankusi, sous un soleil de plomb, au poste-frontière ougandais de Bunagana.
Autour d’elle, attendent ses neuf enfants. Le plus jeune, un nourrisson, est accroché sur son dos. Tous viennent tout juste de repasser la frontière ougandaise.
Ces allers-retours épuisants, ils les doivent à la reprise des combats près de sa localité d’origine, à quelques km de là, côté RDC.
“Nous étions dans nos champs lorsque les combats ont repris (…) nous n’avons pas eu le temps de prendre de quoi manger”, poursuit-elle. Sur la tête, elle porte des bassines chargées d’ustensiles de cuisine, mais aucun aliment.
Au loin, côté congolais, entre les montagnes verdoyantes, résonnent des tirs d’armes lourdes.
“On retourne dans l’école près du marché dans laquelle on a passé la nuit” mercredi côté ougandais, dit encore Imelda Nyirankusi. Ces derniers jours ont un goût amer de déjà vu: l’an dernier, lorsque la rébellion du M23 s’était emparée de la zone frontalière avec l’Ouganda, mère et enfants avaient déjà dû passer “un mois en Ouganda”.
Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Croix-Rouge ougandaise, des milliers de réfugiés congolais — jusqu’à 10.000 a même avancé Kampala — ont rejoint l’Ouganda à la faveur d’une reprise des combats entre les FARDC et le M23 vendredi dernier.
“Beaucoup de réfugiés qui traversent sont vraiment fatigués, ils ont parfois marché pendant quatre jours et certains ont les jambes enflées, d’autres ont attrapé le paludisme à force de dormir dehors en chemin”, a raconté à l’AFP Catherine Ntabadde, porte-parole de la Croix-Rouge ougandaise.
“Une vache de Tutsi, une vache du M23”
Les FARDC semblaient jeudi déterminées à en finir avec la rébellion, attaquant leurs dernières positions sur les hauteurs de la province congolaise du Nord-Kivu, à proximité de la frontière ougandaise, où le M23 s’est retranché à mesure qu’il essuyait des revers militaires ces derniers jours.
Le M23 — Mouvement du 23 Mars — est né en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles, essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée congolaise en 2009 après un accord de paix. L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement l’Ouganda et le Rwanda de le soutenir, ce que réfutent Kigali et Kampala.
Mais les réfugiés congolais ne savaient plus à quel saint se vouer.
En début de journée, une file de femmes, d’hommes et d’enfants, matelas ou paillasse sur la tête et bidons à la main, parfois accompagnés de quelques chèvres, avaient, comme Imelda Nyirankusi, commencé à repasser le poste-frontière de Bunagana pour revenir en RDC.
Tous étaient ragaillardis par la reprise de la localité congolaise de Bunagana (jumelle de l’autre côté de la frontière de son homonyme ougandaise) aux M23, par les troupes de RDC mercredi.
“Nous sommes contents, nous rentrons chez nous, en sécurité”, avait notamment lancé Furaha, une jeune mère de 20 ans qui préférait taire son nom de famille.
Mais à la mi-journée, l’atmosphère avait changé. Les réfugiés avaient fait demi-tour, pour reprendre le chemin de l’Ouganda, car les combats continuaient en fait de l’autre côté de la frontière.
Pérouse, une femme d’une quarantaine d’année qui ne donne que son prénom, avait elle-aussi fui en Ouganda mercredi, avant de tenter jeudi matin un retour en RDC.
Mais a peine rentrée, elle a décidé de repartir en Ouganda: sa maison a été détruite et les “militaires du gouvernement” lui ont volé “trois vaches”, lui reprochant par la même occasion son appartenance à la communauté tutsi, celle des rebelles du M23.
Les soldats ont “égorgé une de mes grosses vaches” et l’ont “mangé en disant que c’était une vache de Tutsi, une vache du M23”.
“Comment voulez-vous que je rentre si on tue mes vaches et que l’on me fait comprendre que je suis indésirable ?” s’indigne-t-elle.
© 2013 AFP

2. RDC: victoire historique de l’armée sur les rebelles du M23
Bunagana (RD Congo) (AFP) – 05.11.2013 18:11
L’armée congolaise a obtenu mardi une victoire historique en battant la rébellion du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les derniers combattants du Mouvement du 23 Mars ont été chassés pendant la nuit des deux dernières positions qu’ils occupaient dans les montagnes du Nord-Kivu, frontalières du Rwanda et de l’Ouganda.
Plusieurs experts estiment que cela marque la première véritable victoire militaire du pays depuis son indépendance en 1960.
En une dizaine de jours, l’armée loyaliste a repris l’intégralité du territoire qu’occupait le M23. Tout ce temps, la force des Nations unies au Congo (Monusco) lui a fourni un précieux soutien en matière de logistique et de renseignement, puis un appui offensif décisif lundi dans les dernières heures de la bataille des collines.
La victoire a été fêtée jusque dans la lointaine capitale congolaise, de l’autre côté du vaste pays, grand comme cinq fois la France: dans Kinshasa, où fleurissent depuis plusieurs jours des panneaux publicitaires géants “FARDC Eloko ya makasi” (“Forces armées de la RDC: quelque chose de plus fort”) près de deux mille femmes en blanc ont manifesté mardi leur soutien et leur gratitude aux militaires.
Province riche en ressources naturelles, le Nord-Kivu est le foyer de rébellions qui menacent la stabilité de la région des Grands Lacs depuis une vingtaine d’années.
C’est de là qu’était parti en 1996 l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président Joseph Kabila) qui, avec l’aide du Rwanda voisin et d’autres pays de la région dont l’Angola, allait renverser l’année suivante la dictature de Mobutu Sese Seko et prendre le pouvoir.
Le Nord-Kivu a été l’épicentre de la grande guerre africaine qui a impliqué une dizaine de pays sur tout le territoire congolais de 1998 à 2003. Depuis lors, la province n’a cessé d’être d’agitée par plusieurs groupes rebelles, essentiellement composés de Tutsis congolais et qui se sont toujours constitués en rempart contre les génocidaires hutus rwandais des FDLR présents dans la région depuis 1994. Les FDLR sont encore constitués en partie de génocidaires mais comptent aussi dans leurs rangs de jeunes Hutus ayant fui le Rwanda.
Défait sur le terrain, le M23 a annoncé mardi matin qu’il mettait “un terme à sa rébellion” et ferait désormais valoir ses vues pacifiquement.
Le gouvernement congolais a proclamé de son côté une “victoire totale” contre un dernier carré de 200 à 300 rebelles qui ne tenaient plus depuis la veille que deux collines proche de Bunagana, à environ 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu. C’est dans ces hauteurs verdoyantes aux confins de l’Ouganda et du Rwanda qu’était né le mouvement, il y a dix-huit mois.
La France a salué mardi la “fin” du M23 et a appelé au “désarmement” de “tous les groupes armés”. Plaidant également en ce sens, l’ONU a exhorté le M23 et Kinshasa à mettre un terme définitif à leur différend par un “accord de principe”.
Les derniers rebelles ont fui au Rwanda, selon Kinshasa
Pour un spécialiste occidental de la région, le “vide laissé par le M23 risque d’être très vite investi par les FDLR” (Forces démocratiques de libération du Rwanda), et “si les FDLR sont tentées d’élargir leur zone d’influence ou s’attaquent aux Tutsi congolais dans l’Est, Kigali ne laissera pas faire”.
Kinshasa a déjà envoyé un gage de bonne volonté en promettant de s’attaquer “incessamment” à cette milice pour la désarmer avant de mater tous les autres groupes armés qui empêchent depuis des années l’Etat congolais d’établir son autorité sur l’ensemble de son vaste territoire.
Les derniers rebelles ont “fui pour la plupart vers le Rwanda”, a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Il a ajouté être certain que leur chef chef militaire, Sultani Makenga, n’était plus sur le territoire congolais et qu’il devait se trouver au Rwanda ou en Ouganda.
Un haut responsable rwandais a affirmé à l’AFP à Kigali qu’à part quinze blessés du M23 “arrivés au Rwanda le 28 octobre”, “aucun autre” combattant du mouvement n’avait “traversé au Rwanda”.
Au faîte de sa puissance, le M23 avait occupé Goma pendant quelques jours en novembre 2012, avant de se replier à quelques km sous la pression de la communauté internationale.
Ce mouvement, s’appuyant sur les populations rwandophones locales, était né d’une mutinerie d’anciens rebelles, essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée trois ans plus tôt après un accord de paix.
La victoire contre le M23 témoigne des progrès d’une armée congolaise qui était jusque-là surtout réputée pour son indiscipline, ses pillages contre les populations et son inefficacité.
Outre l’appui de la brigade d’intervention de la Monusco, qui dispose du droit d’user de la force, la victoire a été facilitée par le fait que les rebelles ont été lâchés par le Rwanda et l’Ouganda. Les deux pays, accusés par les Nations unies de soutenir le M23, ont fait l’objet d’intenses pressions diplomatiques, notamment américaines, pour que cela cesse.
La défaite du M23 marque la première véritable victoire militaire de Kinshasa depuis que le Congo belge est devenu indépendant en 1960 dans la mesure ou le rattachement, en 1963, de la province sécessionniste du Katanga avait surtout été obtenu grâce à une intervention militaire de l’ONU.
© 2013 AFP

3. RDC: la route vers la paix au Nord-Kivu reste longue
Jomba (RD Congo) (AFP) – 06.11.2013 15:14
Le calme était revenu mercredi dans l’Est de la République démocratique du Congo au lendemain de la défaite des rebelles du M23, mais il reste à transformer ce succès militaire en chemin vers la paix pour cette région éprouvée par vingt ans de conflit.
“Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont le contrôle total de la situation dans la zone” reprise au Mouvement du 23 Mars, a déclaré le commandant de la force de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), le général brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz.
“Aujourd’hui, c’est calme, vraiment, il n’y a rien à signaler”, a indiqué à l’AFP le lieutenant-colonel Olivier Amuli, porte-parole de l’armée pour le Nord-Kivu. C’est dans cette province qu’a prospéré la rébellion du M23 pendant 18 mois jusqu’à ce que l’armée la chasse, avec l’aide de la Monusco, des deux collines où s’étaient retranchés ses derniers combattants face à l’offensive lancée le 25 octobre.
Les FARDC consolident leurs positions “conquises au prix du sang”, a ajouté l’officier, sans donner plus de précisions sur les activités de l’armée.
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU a indiqué que “plus de 35.000 personnes contraintes récemment à fuir leurs maisons devraient commencer à retourner chez elles”.
“Nous demeurons préoccupés quant à la protection des civils face à l’existence d’importantes quantités d’engins non explosés”, a cependant ajouté une porte-parole de l’OCHA.
A Jomba et Chengerero, localités du centre du pays tutsi d’où était partie la rébellion du M23, majoritairement composée de membres de cette ethnie rwandophone, plusieurs habitants témoignent du fait que les Tutsis congolais restent en fuite. Dans ces deux communautés agricoles à 80 km au nord de Goma, une équipe de l’AFP n’a rencontré qu’un seul Tutsi, Férécien, 62 ans.
Il dit être revenu avec sa femme et ses trois enfants à l’annonce de la paix. Il dit être rentré en raison d’un message du gouverneur de la province expliquant, selon lui, qu’il n’y a “pas de Tutsis, pas de Hutus, pas de Nandes, que des Congolais”.
Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a indiqué avoir “averti les autres groupes armés” qui pullulent dans la région, en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) “de ne pas profiter […] du vide actuel” laissé par le M23 sous peine de s’exposer à une riposte ferme des Casques bleus destinée à protéger la population.
L’important maintenant, a ajouté M. Kobler, c’est de “restaurer l’autorité de l’Etat dans la province [du Nord-Kivu], en particulier dans tous les territoires qui ont été libérés”.
Il faut aussi “finaliser les étapes prochaines de l’accord qui a été discuté à Kampala”, capitale de l’Ouganda, entre le gouvernement de Kinshasa et la branche politique du M23.
Une des revendications du M23 est que soient neutralisés les FDLR, qui harcèlent régulièrement la communauté tutsi.
Implantée dans l’Est de la RDC depuis 1994, cette milice rwandaise regroupe des extrémistes hutus dont certains ont participé au génocide rwandais qui a faits des centaines de milliers de morts, en majorité des Tutsis, en 1994.
Le gouvernement congolais, régulièrement accusé de les instrumentaliser et de les soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, a annoncé mardi qu’après sa victoire sur le M23, l’armée allait lancer “incessamment” une offensive contre les FDLR.
“Il n’y a plus de place dans notre pays pour quelque groupe irrégulier que ce soit”, a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, ajoutant: “Le M23 était en tête de liste, ils ont été remplacés par les FDLR. On va s’occuper de les désarmer.”
M. Kobler a rappelé pour sa part que la Monusco avait reçu la mission de mettre hors d’état de nuire tous les groupes armés congolais.
Ida Sawyer, de l’organisation Human Rights Watch, estime qu’il restait de nombreux défis à relever.
Outre le désarmement des groupes armés, les autorités doivent se concentrer sur deux points, selon elle : “arrêter les dirigeants du M23 responsables de crimes de guerre” et autres atrocités et les juger à l’occasion de procès “justes et crédibles”.
Elle a aussi réclamé “des ordres interdisant explicitement à tous les représentants des forces de l’ordre la moindre attaque de représailles ou violence contre des membres de la communauté tutsi ou des personnes soupçonnées d’avoir collaboré avec le M23”.
© 2013 AFP

Des Congolais fuient les combats, à la frontière ougandaise le 31 octobre 2013-Des habitants déplacés suite aux combats entre l'armée congolaise et les rebelles du M23, le 4 novem
Kongolesen auf der Flucht an der ugandischen Grenze 31. Oktober 2013
Des Congolais fuient les combats, à la frontière ougandaise le 31 octobre 2013
afp.com – Stéphanie Aglietti

Des habitants déplacés suite aux combats entre l’armée congolaise et les rebelles du M23, le 4 novembre 2013 à Rutshuru
afp.com – Junior D. Kannah

1. DRK : die Grenze zu Uganda , Hin und her von kongolesischen Flüchtlingen
Bunagana (DR Kongo ) (AFP) – 31.10.2013 16.58 Uhr – von Stephanie Aglietti
Seit Mittwoch fährt Imelda Nyirankusi mit ihren neun Kindern zwischen Uganda und der Demokratischen Republik Kongohin und her. Die Kongolesin würde gern zurückkehren, um in ihrem Feld zu arbeiten, aber die Kämpfe zwischen der Armee der Demokratischen Republik Kongo und der Rebellenbewegung M23 verhindern dies.
“Gestern haben wir die Nacht verbracht in Uganda. Heute morgen haben wir wieder die Grenze durchquert, um auf unsere Felder zu gehen , aber die FARDC ( kongolesische Armee ) sagte uns, uns zurückzuziehen “, sagt Imelda Nyirankusi am Donnerstag unter einer sengenden Sonne am ugandischen Grenzposten Bunagana .
Um sie herum warten ihren neun Kinder. Das jüngste ist ein Baby, das sie auf dem Rücken hängen hat. Alle kamen soeben über die ugandische Grenze .
Diese anstrengenden Reisen verdanken sie den wiederaufflammenden Kämpfen in der Nähe ihres Heimatdorfes, ein paar Meilen entfernt auf der Seite DRK.
” Wir waren in unseren Feldern, als die Kämpfe wieder aufgenommen wurden(…) Wir haben keine Zeit gehabt, um etwas zu essen mitzunehmen “, sagt sie . Auf ihrem Kopf trägt sie Schüsseln mit Geschirr, aber kein Essen .
In der Ferne , auf der kongolesischen Seite, ertönt zwischen den grünen Bergen das Feuer von schweren Waffen.
“Wir kehren in die Schule in der Nähe des Marktes zurük, wo wir die Nacht verbrachten” (Mittwoch, auf der ugandischen Seite), sagte Imelda Nyirankusi . Die letzten Tage haben einen bitteren Geschmack von Déjà-vu : Letztes Jahr, als die Rebellion M23 die Grenze zu Uganda erreicht hatte, hatten Mutter und Kinder schon einen Monat in Uganda verbracht.
Nach Angaben des UN -Hochkommissariats für Flüchtlinge (UNHCR ) und dem ugandischen Roten Kreuz kamen tausende kongolesische Flüchtlinge – sogar bis zu 10.000 laut Kampala – nach Uganda wegen der Wiederaufnahme Kämpfe zwischen der FARDC und der M23 am vergangenen Freitag.
” Viele Flüchtlinge sind wirklich müde , sie manchmal liefen sie vier Tage und einige haben geschwollene Beinen , andere haben Malaria vom Schlafen auf der Straße erwischt”, sagte gegenüber AFP Catherine Ntabadde, Sprecherin des Roten Kreuzes Uganda .
” Eine Kuh Tutsi, eine Kuh M23 ”
FARDC schien Donnerstag entschlossen, den Aufstand zu beenden, mit Angriffen auf ihre letzten Positionen auf den Höhen der kongolesischen Provinz Nord- Kivu , in der Nähe der Grenze zu Uganda, wo die M23 sich zurückgezogem hatte nach militärischen Rückschlägen in diesen Tagen.
Aber die kongolesischen Flüchtlinge wissen nicht , welchen Weg sie gehen sollen.
Früher am Tag hatte eine Schlange von Männern, Frauen und Kindern, Matratze oder Strohsack auf dem Kopf und Kanister in der Hand, manchmal mit ein paar Ziegen, wie Imelda Nyirankusi , begonnen, über den Grenzposten Bunagana in den Kongo zurückzukehren.
Alle waren erleichtert durch die Befreiung der kongolesischen Stadt Bunagana ( Namensvetter der ugandischen auf der anderen Seite der Grenze) von M23 durchTruppen aus der Demokratischen Republik Kongo.
“Wir freuen uns , wir gehen nach Hause , sicher”, sagte Furaha, eine junge Mutter von 20 Jahren, die ihren Namen zu verschweigen bevorzugte.
Aber bis Mitte des Tages hatte die Atmosphäre sich verändert. Die Flüchtlinge drehten sich um und gingen wieder nach Uganda.
Perugia , eine Frau von etwa vierzig Jahren, die auch nur ihren Vornamen gibt , war auch nach Uganda geflohen am Mittwoch, am Donnerstagmorgen ihre Rückkehr zur Demokratischen Republik Kongo.
Aber gerade beschloss sie, wieder nach Uganda zu fliehen: ihr Haus wurde zerstört und die “Militärregierung” stahl ihr “drei Kühe” und beschuldigte sie gleichzeitig, der Tutsi -Ethnie anzugehören wie ddie Rebellen ´von M23 .
Die Soldaten “töteten eine meiner fetten Kühe” und “aßen sie mit den Worten , dass es eine Tutsi-Kuh, eine M23-Kuh war“.
“Wie kann ich heimkehren, wenn meine Kühe getötet werden, und es mir klar wird, dass ich unerwünscht bin ?”, empört sie sich.
© 2013 AFP

2. Kongolesische M23-Rebellen verkünden Ende des Aufstandes
5. November 2013, 10:18 http://derstandard.at/r652/Afrika
Sieg der Regierungstruppen nach eineinhalb Jahren blutiger Kämpfe – UNO-Truppen erstmals im Einsatz
Kinshasa – Nach eineinhalb Jahren blutiger Kämpfe hat die Armee der Demokratischen Republik Kongo die Rebellen der M23-Bewegung besiegt. Die Miliz gestand ihre Niederlage ein. “Wir haben beschlossen, unsere Rebellion zu beenden und auf rein politischer Ebene weiter nach Lösungen zu suchen”, hieß es am Dienstag in einer Erklärung des M23-Chefs Bertrand Bisimwa. Die Gewalt im rohstoffreichen Osten des riesigen Landes hatte hunderttausende Menschen in die Flucht geschlagen.
Die Regierungstruppen hatten zuvor ihren “vollständigen Sieg” über die M23-Rebellen verkündet. Die letzten Aufständischen seien von den Streitkräften aus ihren Stellungen in Tshanzu und Runyoni vertrieben worden, teilte das Kommunikationsministerium mit. Vor ihrer Flucht steckten die M23-Mitglieder sämtliche Ausrüstung, Autos und Munition in Brand. Der Anführer der von ethnischen Tutsis dominierten M23-Rebellen, Bertrand Bisimwa, teilte daraufhin am Dienstag mit, seine Kämpfer seien bereit, die Waffen niederzulegen und sich aufzulösen. Ziel sei es nun, an einer politischen Lösung zur Beendigung der Krise im Osten des Landes mitzuwirken.
“Wichtiger positiver Schritt”
Der kongolesische Regierungssprecher Laurent Mende betonte, die Regierung sei bereit, die Friedensgespräche voranzutreiben. Der US-Sonderbeauftragte für die Region, Russell Feingold, sprach von einem “wichtigen positiven Schritt in die richtige Richtung”.
Noch am Montag hatten Rebellen zehn Menschen getötet, als sie mehrere Orte in der Nähe der Stadt Bunagana unter Beschuss nahmen. Zuvor hatte der Chef der Rebellengruppe seinen Kämpfern befohlen, die Gefechte mit der Armee “sofort einzustellen”, nachdem diese eine Offensive gegen die letzten Stellungen der M23-Miliz im Osten des Landes begonnen hatte.
Blauhelme im Einsatz
Bei den Kämpfen wurden die Soldaten seit Montag auch erstmals von UN-Truppen unterstützt. Diese hätten die Rebellenstellungen in der Gebirgsregion rund 80 Kilometer nördlich von Goma mit Mörsergranaten beschossen, hieß es aus UNO-Kreisen. Bis dahin hatten die internationalen Streitkräfte die kongolesischen Regierungssoldaten nur mit Luftaufklärung, Geheimdienstaktivitäten und in der Planung unterstützt, nicht aber aktiv an den Kämpfen teilgenommen.
Die M23-Bewegung wurde von ehemaligen Tutsi-Rebellen gegründet, die nach dem Friedensabkommen des Jahres 2009 in die kongolesischen Streitkräfte integriert worden waren, dann aber wegen diverser Streitigkeiten wieder desertierten. Die Miliz ist nach dem Datum 23. März 2009 benannt, als der Friedensvertrag mit der Regierung in Kinshasa ausgehandelt worden war. Die Rebellen warfen der Regierung vor, Versprechungen von damals nicht eingehalten zu haben.
Rebellen zurückgedrängt
Im vergangenen Jahr begann die Gruppe einen Aufstand gegen die kongolesische Regierung in Kinshasa. Wochenlang kontrollierten die Rebellen die östliche Stadt Goma, wurden dann aber zunehmend zurückgedrängt. Die Regierung in Kinshasa und die Vereinten Nationen werfen den Nachbarländern Uganda und Ruanda vor, die M23-Miliz zu unterstützen, was beide Staaten zurückweisen.
Das an Bodenschätzen reiche Länderdreieck ist seit gut 20 Jahren Hauptschauplatz der nicht enden wollenden Gewalt in der Demokratischen Republik Kongo. In Uganda begannen im vergangenen Dezember zwar Friedensverhandlungen. Diese wurden aber immer wieder unterbrochen. Die blutigen Auseinandersetzungen haben zu einer Massenflucht der Bevölkerung geführt. Die meisten Menschen fanden im Nachbarland Uganda Zuflucht. (APA, 5.11.2013)

3. Ungelöste Fragen im Kongo
Kommentar | Manuela Honsig-Erlenburg 5. November 2013, 16:59 http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach eineinhalb Jahren haben sich die Rebellen der M23-Miliz geschlagen gegeben – Die Gemengelage ist aber komplizierter
Nach eineinhalb Jahren blutiger Kämpfe haben sich die Rebellen der M23-Miliz in der Demokratischen Republik Kongo geschlagen gegeben. Der Erklärung der von ethnischen Tutsi dominierten Gruppierung ging eine umkämpfte Nacht voraus, in der erstmals Uno-Truppen militärisch eingriffen. Zwar werden die M23-Rebellen nun an den Verhandlungstisch zurückgezwungen, sie sind allerdings nur die größte von etwa einem Dutzend weiterer Rebellengruppen und Milizen, die jede ihre eigene Agenda verfolgt und deren Demobilisierung noch bevorsteht. Nicht nur den Konflikt zwischen Hutus und Tutsi gilt es in den Griff zu bekommen, auch Spannungen zwischen anderen Ethnien destabiliseren die Lage. Der Kampf um Ressourcen feuert die Konflikte weiter an.
Bei der Fortsetzung der unterbrochenen Friedensverhandlungen wird es darauf ankommen, ob Kinshasa, und im besonderen Präsident Joseph Kabila, den politischen Willen aufbringt, die komplexe Problemlage in den Griff zu bekommen. Dazu gehört auch die Einbindung der Nachbarn Ruanda und Uganda, die im Konflikt im Ostkongo maßgebliche und wechselnde Rollen spielen sowie aller Rebellengruppen. Aber auch die Internationale Gemeinschaft muss ihre Verantwortung wahrnehmen und verstärkt die Aufklärung von Menschenrechtsverletzungen, die Ahndung von Gesetzlosigkeit und eine tiefgreifende Reform des korrumpierten Sicherheitsapparats einfordern. (Manuela Honsig-Erlenburg, DER STANDARD, 5.11.2013)

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  1. by blogautor (francais en bas)

    Jetzt nur noch 10 andere “Rebellentruppen” (deutsches Wort: Versklaver und Vergewaltiger der ostkongolesischen Bevölkerung) rausschmeißen, dann sich selbst, und dann kann der Völkermord da ein Ende zu finden beginnen. Wird wohl noch 10 Jahre dauern, denn niemanden auf der Welt interessiert es wirklich…. Die Rohstoffe sind wichtiger, armes reiches Land.

    Ne reste qu’à éliminer une autre dizaine de “rébellions” (en francais: esclavagistes et violeurs du peuple de l’Est du Congo), et puis s’éliminer soi-même, pour que le génocide là-bas puisse enfin truver le début d’une fin. Mais faudra attendre encore, bien une dizaine d’années, car personne ne s’y intéresse vraiment… Les ressources valent plus, pauvre pays si riche.

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