ERITREISCHE FLÜCHTLINGE BEUTE VON MENSCHENHÄNDLERN im SUDAN – Les Erythréens, proies des trafiquants dans le désert soudanais

Eritreer, Beute von Menschenhändlern in der Wüste des Sudan
Flüchtlingslager CHAGARAB (Sudan) (AFP) – 2012.01.15 17.06
Eritreer, die aus ihrem Land geflohen sind, erweisen sich als leichte Beute in der Wüste des Sudan für Menschenhändler, die entführen sie und manchmal töten, bezeugen Flüchtlinge und die Vereinten Nationen. Sie “fangen uns und verkaufen uns wie Schafe”, sagte ein Asylbewerber aus Eritrea, der aus Sicherheitsgründen lieber anonym bleibt wie alle Flüchtlinge im Interview mit AFP im Chagarab Lager im Grenzstaat Kassala (Nordwesten).
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Les Erythréens, proies des trafiquants dans le désert soudanais
CAMP DE RÉFUGIÉS DE CHAGARAB (Soudan) (AFP) – 15.01.2012 17:06
Les Erythréens, qui ont fui leur pays, se révèlent une proie facile dans le désert soudanais pour les trafiquants qui les enlèvent et parfois les tuent, témoignent des réfugiés et les Nations unies. Ils “nous attrapent et nous vendent comme des moutons”, affirme un demandeur d’asile originaire d’Erythrée, qui préfère rester anonyme pour des raisons de sécurité comme tous les réfugiés interrogés par l’AFP dans le camp de Chagarab, situé dans l’Etat frontalier du Kassala (nord-ouest).

Des réfugiés erythréens dans le camp soudanais de Kassala, le 12 janvier 2012
Foto (c) AFP: Eritreische Flüchtlinge im Lager Chagarab, im sudanesischen Kassala, 12. Januar 2012
Des réfugiés erythréens dans le camp soudanais de Kassala, le 12 janvier 2012

“Les groupes impliqués sont lourdement armés. Nous entendons des échanges de tirs entre les forces gouvernementales et ces groupes”, explique à l’AFP Felix Ross, un responsable de la sécurité au Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) dans l’est du Soudan.
Selon lui, le problème est apparu ces deux ou trois dernières années, le HCR ayant vent désormais d’au moins 20 enlèvements par mois. “Mais nous pensons que le chiffre est en fait beaucoup plus élevé”, affirme M. Ross.
Lors d’une visite au camp de Chagarab jeudi, le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres, a affirmé que des “réseaux criminels de trafiquants” tiraient “profit de la situation désespérée” de nombreux Erythréens” ayant dû quitter leur pays.
“Les gens sont kidnappés en vue d’une rançon”, qui peut atteindre 10.000 dollars, et certains qui arrivent à rejoindre la péninsule du Sinaï, en Egypte, sont “tués à des fins de trafic d’organes”, a-t-il dit à des journalistes.
Ces enlèvements et ce trafic d’êtres humains constituent une priorité pour le HCR, qui espère réunir deux millions de dollars pour aider la police locale à protéger les réfugiés et améliorer la sécurité du camp.
Le camp de Chagarab accueille chaque mois quelque 2.000 demandeurs d’asile, généralement des Erythréens ayant fui le service militaire.
“Les réfugiés, parce que leur liberté de mouvement est limitée au Soudan, ont recours à des passeurs pour les transporter à travers le pays ou pour en sortir”, selon le HCR.
“Ici, il n’y a pas de sécurité”, affirme un Erythréen ayant passé quatre mois à Chagarab. Un autre de 27 ans confirme, en expliquant que les kidnappings se produisent notamment quand les habitants du camp vont aux toilettes la nuit. D’autres ont été “enlevés par les Rashaida” en venant de la frontière, dit-il dans une pièce en béton qu’il partage avec 25 autres hommes.
“Il leur demandent une rançon. Certains parlent de 50.000 livres soudanaises (12.000 dollars)”, explique-t-il. “La plupart du temps, ils ne peuvent pas payer alors ils sont torturés”.
La tribu locale Rashaida, qui élève des chameaux, est montrée du doigt par des nombreux réfugiés.
Les trafiquants d’êtres humains “gagnent beaucoup d’argent dans une région, où il est difficile d’en gagner”, souligne M. Ross. “Nous savons que dans le camp de réfugiés, des gens travaillent avec ces groupes criminels”, déplore-t-il.
L’ONU estime que 80% des nouveaux arrivants quittent le camp dans les deux mois pour Khartoum, l’Egypte et Israël notamment, à la recherche de meilleures opportunités économiques.
La commission des réfugiés du Soudan reconnaît quasiment tous les nouveaux demandeurs d’asile et les réfugiés, mais s’ils restent dans les camps, ils peuvent attendre des années avant d’être réinstallés quelque part.
“Personne ne se soucie de nous”, se lamente un Erythréen ayant déjà passé huit mois dans le camp.
© 2012 AFP

Un réfugié erythréen et son enfant dans le camp soudanais de Kassala, le 12 janvier 2012
Foto (c) AFP: Eritreische Flüchtlinge im Lager Chagarab, im sudanesischen Kassala, 12. Januar 2012
Des réfugiés erythréens dans le camp soudanais de Kassala, le 12 janvier 2012

Eritreer, Beute von Menschenhändlern in der Wüste des Sudan
Flüchtlingslager CHAGARAB (Sudan) (AFP) – 2012.01.15 17.06
Eritreer, die aus ihrem Land geflohen sind, erweisen sich als leichte Beute in der Wüste des Sudan für Menschenhändler, die entführen sie und manchmal töten, bezeugen Flüchtlinge und die Vereinten Nationen. Sie “fangen uns und verkaufen uns wie Schafe”, sagte ein Asylbewerber aus Eritrea, der aus Sicherheitsgründen lieber anonym bleibt wie alle Flüchtlinge im Interview mit AFP im Chagarab Lager im Grenzstaat Kassala (Nordwesten).
“Die beteiligten Gruppen sind stark bewaffnet. Wir hören das Kreuzfeuer zwischen Regierungstruppen und Gruppen”, sagte der Nachrichtenagentur AFP Felix Ross, ein Sicherheits-Beamter beim Hohen Flüchtlingskommissar der Vereinten Nationen (UNHCR) in Ost-Sudan.
Er sagte, das Problem ist aufgetreten vor zwei oder drei Jahren und UNHCR hat jetzt Wind von mindestens 20 Entführungen pro Monat. “Aber wir denken, dass die Zahl tatsächlich wesentlich höher ist”, sagt Ross.
Bei einem Besuch des Lagers Chagarab Donnerstag sagte der Hohe Kommissar für Flüchtlinge Antonio Guterres, die “kriminellen Netzwerke von Menschenhändlern” zögen “Vorteil aus der verzweifelten Situation” vieler Eritreer”, die ihr Land verlassen mussten. Lösegeld kann $ 10.000 erreichen, und einige, die auf die Sinai-Halbinsel, Ägypten, zu gelangen versuchen, werden “für Organhandel getötet”, sagte er zu Reportern.
Diese Entführungen und Menschenhandel ist eine Priorität für UNHCR, die ihren Einsatz um zwei Millionen Dollar erhöhen, um der örtlichen Polizei zu helfen, Flüchtlinge zu schützen und zu verbessern die Sicherheit des Lagers.
Das Camp Chagarab empfängt jeden Monat rund 2.000 Asylbewerber, meist Eritreer, die den Militärdienst flohen.
“Die Flüchtlinge, weil ihre Bewegung eingeschränkt ist in Sudan, verlassen sich auf Schmuggler, um sie über das Land oder aus ihm hinaus zu bringen”, so UNHCR.
“Hier gibt es keine Sicherheit”, sagte ein Eritreer, der 4 Monate in Chagarab verbrachte. Ein weiterer, 27 Jahre, bestätigt und erklärt, dass solche Entführungen auftreten, wenn die Lagerinsassen auf die Toilette in der Nacht gehen. Andere wurden “durch die Rashaida entführt”, sagte er in einem Beton- Raum, den er teilt mit 25 anderen Männern.
“Sie verlangen ein Lösegeld. Einige von 50.000 sudanesischen Pfund (12.000 Euro) sprechen”, sagte er. ” Meistens können sie nicht bezahlen, dann werden sie gefoltert.”
Auf den lokalen Stamm Rashaida, Züchter von Kamelen, wird von vielen Flüchtlingen hingewiesen.
Menschenhändler “machen eine Menge Geld in einem Gebiet, wo es schwierig ist, etwas zu gewinnen”, sagt Ross. “Wir wissen, dass in dem Flüchtlingslager Menschen sind, die mit diesen kriminellen Gruppen zusammenarbeiten”, klagt er.
Die UNO schätzt, dass 80% der Neuankömmlinge das Lager verlassen nach zwei Monaten, Richtung Khartum, Ägypten und Israel im Besonderen, in der Suche nach besseren wirtschaftlichen Möglichkeiten.
Der Flüchtlingsausschuss des Sudan erkennt fast alle neuen Asylbewerber und Flüchtlinge an, aber sie bleiben in den Lagern, und da können sie jahrelang warten, bevor sie irgendwo angesiedelt werden.
“Niemand kümmert sich um uns”, klagt einer eritreischen Flüchtlinge, der bereits acht Monate im Lager verbrachte.
© 2012 AFP

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