ERITREA: WANN GEWINNT EIN ERITREISCHER RADSPORTLER DIE TOUR DE FRANCE? – Le cyclisme érythréen, petite ouverture sur le monde

Eritrea: Radsport, kleine Tür zur Welt
Asmara (Eritrea) (AFP) – 23.08.2013 05.49 Uhr
Von Jenny VAUGHAN
 Als zweiter hat er die Tour der Türkei im April abgeschlossen: damit zeigte der eritreische Radfahrer Natnael Berhane der Welt eine andere Seite von Eritrea, einem der am stärksten abgeschotteten Länder der Welt.
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Erythrée: le cyclisme, petite ouverture sur le monde
Asmara (Erythrée) (AFP) – 23.08.2013 05:49 – Par Jenny VAUGHAN
En terminant deuxième du Tour de Turquie, en avril, le cycliste érythréen Natnael Berhane a montré au monde un autre visage de l’Erythrée, pays parmi les plus fermés au monde.

Les coureurs cyclistes érythréen Jani Tewelde (g) et Meron Russom, lors d'un entraînemen
Die eritreischen Radfahrer Jani Tewelde (li) und Meron Russom, während eines Trainings am 20. Juli 2013 in Asmara
Les coureurs cyclistes érythréen Jani Tewelde (g) et Meron Russom, lors d’un entraînement le 20 juillet 2013 à Asmara
afp.com – Jenny Vaughan

Victorieux d’une étape, Natnael pourrait même devenir le premier cycliste d’Afrique subsaharienne à figurer au palmarès d’une course de ce niveau après le contrôle positif à l’EPO du vainqueur final, le Turc Mustafa Sayar, en mars au Tour d’Algérie.
A 22 ans, le coureur érythréen, membre de l’équipe professionnelle française Europcar, deux fois champion d’Afrique de course en ligne (2011 et 2012), est déjà l’un des espoirs du cyclisme mondial.
Son pays lui a offert un terrain d’entraînement idéal, avec ses routes de montagne qui serpentent en bordure de falaises, passant en 100 km seulement du niveau de la mer, sur les bords de la mer Rouge, aux 2.325 mètres d’altitude de la capitale Asmara.
Passionné de vélo, le pays ne compte néanmoins que six coureurs professionnels au niveau international et 650 licenciés.
Ce qui n’a pas empêché le pays de remporter le championnat d’Afrique en contre-la-montre par équipe ces trois dernières années et de figurer actuellement en deuxième position du classement des Nations du circuit africain de l’Union cycliste internationale (UCI). Et le champion d’Afrique du contre-la-montre individuel depuis 2010, Daniel Teklehaimanot, est également Erythréen.
“Quand je cours en Europe, le but est de présenter mon pays au monde”, explique à l’AFP, quelques minutes avant un entraînement dans les rues d’Asmara, le cycliste professionnel Meron Russom, 26 ans, vêtu de sa tunique jaune de l’équipe sud-africaine MTN-Qhubeka, qui compte trois Erythréens dans ses rangs.
“Nous continuons de nous battre pour placer l’Erythrée en tête des classements sportifs, surtout en cyclisme”, poursuit le coureur, vice-champion d’Afrique 2010 de course en ligne (derrière son compatriote Teklehaimanot), vainqueur du Tour d’Erythrée 2011 et 2e du classement final de la Tropicale Amissa Bongo, au Gabon en 2012.

– Une tradition datant de la colonisation –
Les cyclistes érythréens ont fait de considérables progrès ces dernières années.
“Ils n’avaient jamais eu l’opportunité (…) d’essayer de se hisser au plus haut niveau du cyclisme, jusqu’à ce que l’UCI mette en place un centre d’entraînement en Afrique du Sud” en 2005, se félicite le président de la Fédération internationale, Pat McQuaid.
La tradition du cyclisme en Erythrée remonte pourtant à la colonisation italienne, il y a plus d’un siècle. Des courses internationales furent organisées en Erythrée, mais les Erythréens durent attendre la fin des années 1940 pour être autorisés à courir aux côtés des Italiens.
Aujourd’hui, le vélo fait partie de l’identité du pays et à Asmara, les voitures doivent partager la route avec les nombreuses bicyclettes, dont le succès est aussi favorisé par les nombreuses pénuries de carburant.
Le sport cycliste érythréen a souffert des trente ans de guerre de libération (1961-1991) contre l’Ethiopie, à laquelle l’Erythrée avait été rattachée en 1952, explique Giovanni Mazzola, né en Erythrée mais que l’Histoire fit pédaler sous les couleurs éthiopiennes aux jeux Olympiques de Rome en 1960.
“Avant l’indépendance (de fait) en 1991 (…) à cause de la guerre, les gens ne pouvaient pas sortir” s’entraîner et concourir, explique M. Mazzola à l’AFP.
Malgré ses succès, le cyclisme érythréen reste handicapé par le manque d’équipement, les programmes d’entraînement limités, mais aussi l’isolement du pays et la méfiance du régime à l’égard de l’extérieur.
Le gouvernement achète des vélos de compétition et les meilleurs cyclistes sont aidés par des sponsors. Mais “le financement est un problème, il est insuffisant”, explique le président de la Fédération de cyclisme, Asmerom Habte.
Surtout, tous les coureurs ne sont pas autorisés à partir courir à l’étranger, les autorités érythréennes restreignant sévèrement les voyages de leurs ressortissants, même pour leurs athlètes, dont plusieurs ont profité de compétitions à l’extérieur pour fuir la pauvreté et l’absence de libertés, dans un pays de parti unique, sans élections nationales, sans presse privée et où il est dangereux de critiquer le régime.
Deux cyclistes ont fait défection cette année. En décembre, c’est l’ensemble de l’équipe nationale de football qui a disparu en Ouganda, cinq mois après que le coureur Weyney Gebreselasie eut profité des Jeux de Londres pour demander l’asile politique au Royaume-Uni.
Meron Russom assure, lui, préférer s’entraîner en Erythrée, profitant des routes à haute altitude, du climat tempéré, des variations du terrain qui autorisent autant la course sur route que le VTT, ainsi que du soutien de ses compatriotes.
“Ici, tout le monde nous connaît. Quand on passe sur la route, les gens nous appellent par notre nom, c’est une aide énorme”, explique-t-il.
Chris Froome, vainqueur du Tour de France 2013 est né au Kenya, mais court sous les couleurs britanniques. Et Meron Russom espère toujours qu’un jour un Africain -de préférence un Erythréen- remportera la plus réputée des courses cyclistes.
© 2013 AFP

Eritrea: Radsport, kleine Tür zur Welt
Asmara (Eritrea) (AFP) – 23.08.2013 05.49 Uhr
Von Jenny VAUGHAN
 Als zweiter hat er die Tour der Türkei im April abgeschlossen: damit zeigte der eritreische Radfahrer Natnael Berhane der Welt eine andere Seite von Eritrea, einem der am stärksten abgeschotteten Länder der Welt.
Sieger einer Etappe, könnte Natnael sogar der erste Fahrer Subsahara-Afrikas werden, der als Gewinner eines Rennens von diesem Niveau erscheint, nach dem positiven Test auf das Dopingmittel EPO des Endsiegers der Tour Algeriens im März, des Türken Mustafa Sayar.
Mit 22 ist der eritreische Fahrer, Mitglied des französischen Profi-Teams Europcar, zweimal Afrikameister im Bahnen-Rennen (2011 und 2012), bereits eine der Hoffnungen der Welt im Radfahren.
Sein Land hat ihm ein ideales Trainingsfeld geboten, mit seinen Bergstraßen, die sich die Klippen entlang winden, von nur 100 m über dem Meeresspiegel an den Ufern des Roten Meeres, bis zu 2325 Metern Höhe der Hauptstadt Asmara ansteigend.
Das radsportbegeisterte Land hat dennoch nur sechs Profis auf internationalem Niveau und 650 Vereinsfahrer.
Dies hat aber das Land nicht daran gehindert, die letzten drei Jahre Gewinner der Afrika-Meisterschaft gegen die Uhr im Team zu werden und derzeit an zweiter Stelle der Rangliste der afrikanischen Nationen des Internationalen Radsport-Verbandes (UCI ) zu stehen. Und der Afrikameister im Einzelrennen gegen die Uhr seit 2010 ist Daniel Teklehaimanot, ebenfalls Eritreer.
“Wenn ich in Europa fahre, ist es mein Ziel, mein Land der Welt zu präsentieren”, sagte der AFP ein paar Minuten vor dem Training in den Straßen von Asmara der Radprofi Meron Russom, 26. Er trägt sein gelbes Trikot des südafrikanischen Teams MTN-Qhubeka, das drei Eritreer in ihren Reihen hat.
“Wir kämpfen weiter, um in Eritrea an die Spitze der Sportranglisten zu setzen, vor allem im Radsport”, sagt der Fahrer, Vizeafrikameister 2010 im Bahnenrennen (hinter seinem Landsmann Teklehaimanot), Sieger der Tour von Eritrea 2011 und Zweiter in der Gesamtwertung des Tropical Amissa Bongo, in Gabun im Jahr 2012.
– Eine Tradition seit der Kolonisierung –
Die eritreischen Radsportler haben in den letzten Jahren erhebliche Fortschritte gemacht.
“Sie hatten nie die Möglichkeit (…) zu versuchen, das höchste Niveau des Radsports zu erreichen, bis der UCI ein Schulungszentrums in Südafrika eingerichtet hat” ​​im Jahre 2005, freut sich der Präsident des internationalen Verbandes, Pat McQuaid.
Doch die Tradition des Radsports in Eritrea stammt aus den Zeiten der italienischen Kolonisierung, vor mehr als einem Jahrhundert. Internationale Rennen wurden in Eritrea durchgeführt, aber die Eritreer mussten bis Ende der 1940er warten, um die Erlaubnis zu erhalten, neben den Italienern zu fahren.
Heute ist das Fahrrad Teil der Identität des Landes und in Asmara müssen die Autos die Straße mit vielen Fahrrädern teilen, deren Erfolg auch vom häufigen Treibstoffmangel begünstigt wird.
Der eritreische Radsport litt unter dreißig Jahren Befreiungskrieg (1961-1991) gegen Äthiopien, an das Eritrea 1952 angegliedert wurde, erklärt Giovanni Mazzola, der in Eritrea geboren wurde, aber aufgrund der Geschichte unter den äthiopischen Farben an den Olympischen Spielen 1960 in Rom teilnahm. Und weiter: “Vor der de-facto-Unabhängigkeit im Jahr 1991 (…) konnten die Menschen wegen des Krieges, nicht mehr raus”, um zu trainieren und zu konkurrieren.
Trotz seiner Erfolge ist der eritreische Radsport durch den Mangel an Ausrüstung, begrenzte Trainingsprogramme, aber auch durch die Isolation des Landes und durch das Misstrauen des Regimes gegenüber dem Ausland behindert.
Die Regierung kauft Rennräder und die besten Fahrer werden von Sponsoren unterstützt. Aber “die Finanzierung ist ein Problem, sie reicht nicht”, sagt der Präsident des Radsport-Verbandes, Asmerom Habte.
Vor allem wird nicht allen Fahrern erlaubt, im Ausland zu fahren, da die eritreischen Behörden Reisen ihrer Staatsangehörigen strengen Beschränkungen unterwerfen, auch für ihre Athleten, von denen mehrere Wettbewerbe im Ausland genutzt haben, der Armut zu entkommen und dem Fehlen von Freiheiten in einem Land mit einer Einheitspartei, ohne nationale Wahlen, ohne unabhängige Presse, und wo es gefährlich ist, das Regime zu kritisieren.
Zwei Radfahrer sind in diesem Jahr übergelaufen. Im Dezember ist die gesamte Fußball-Nationalmannschaft in Uganda verschwunden, fünf Monate nachdem der Läufer Weyney Gebreselasie die Spiele von London nutzte, um politisches Asyl in Großbritannien zu beantragen.
Meron Russom versichert, er würde lieber in Eritrea trainieren, von den Straßen in großer Höhe, dem gemäßigten Klima, der unterschiedlichen Landschaft profitieren, die sowohl das Straßenrennen wie das Mountainbiken ermöglichen, sowie von der Unterstützung seiner Landsleute.
“Hier kennt uns jeder. Wenn wir auf der Straße vorbeifahren, rufen die Menschen unsere Namen, das ist eine große Hilfe”, sagt er.
Chris Froome, Sieger der Tour de France 2013, wurde in Kenia geboren, aber fährt unter den britischen Farben. Und Meron Russom hofft immer noch, dass eines Tages ein Afrikaner – vorzugsweise ein Eritreer – das berühmteste der Radrennen gewinnt.
© 2013 AFP

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