FRANKREICHs NEUE AFRIKAPOLITIK: SUCHEND UND AKTIV – En Afrique, Paris aimerait n’être plus que "l’ultime recours"

1. Frankreich will mehr von Afrikas Dynamik profitieren
(AFP) – 03.12.2013
Paris — Frankreich will angesichts seiner Wirtschaftskrise stärker von der Dynamik des afrikanischen Kontinents profitieren. Bei einem französisch-afrikanischen Wirtschaftsforum in Paris betonte Finanzminister Pierre Moscovici, Frankreich brauche Afrika. “Die Wahrheit ist: Das Wachstum in Afrika zieht uns mit, seine Dynamik unterstützt uns, seine Vitalität stimuliert uns.” Frankreich fürchtet, bei Investitionen in Afrika den Anschluss zu verlieren, auch weil China auf dem Kontinent zunehmend aktiv ist.
2. Gipfel in Paris zur Sicherheit in Afrika
(AFP) – 06.12.2013
Paris — Überschattet von der Gewalt in der Zentralafrikanischen Republik findet von heute an in Paris ein großer Afrika-Gipfel zu Sicherheit und Frieden auf dem Kontinent statt. Frankreichs Präsident François Hollande empfängt etwa 40 afrikanische Staats- und Regierungschefs
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1. Paris veut “refonder” son lien économique avec une Afrique de plus en plus courtisée
Paris (AFP) – 02.12.2013 14:36 – Par Aurélia END
Perdant toujours plus de parts de marché en Afrique, face notamment à la concurrence chinoise, la France revendique toujours le titre de premier investisseur sur le continent et compte sur une “Conférence économique” franco-africaine pour se relancer. “Faire grand, faire neuf, faire positif”: le ministère français de l’Economie prend des accents de publicitaire pour annoncer cette conférence, prévue le 4 décembre à Paris et censée “refonder” la relation avec une Afrique de plus en plus courtisé.
Près de 560 représentants d’entreprises françaises et africaines, et des dizaines de ministres seront présents, selon les organisateurs de la rencontre, le ministère de l’Economie et la principale organisation patronale française, le Medef.
Pour le gouvernement comme le Medef, “l’Afrique peut contribuer à la croissance de la France”, et pas seulement l’inverse.
Mais derrière cette “conférence économique” perce une inquiétude: celle de voir la France distancée face à des pays africains pour certains en forte croissance et très courtisés, en particulier par la Chine, premier partenaire commercial du continent depuis 2009.
En 2013, l’économie de l’Afrique devrait connaître une croissance de 4,8%, puis de 5,3% en 2014 selon le dernier rapport Perspectives économiques en Afrique (PEA), signé de plusieurs organisations internationales, dont la Banque africaine de développement (BAfD) et l’OCDE.
Ce nouveau contexte fait l’objet d’un rapport écrit sous la houlette de l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, qui sera dévoilé mercredi.
Tous les relais de croissance possibles
La France “perd des parts de marché” en termes de commerce, reconnaissent les organisateurs de la conférence. Le continent ne pèse aujourd’hui que pour 7% du commerce extérieur français, au moment où le pays sort péniblement de la récession et guette tous les relais de croissance possibles.
Ces relais peuvent être africains. Exemple en Bretagne, dans l’ouest de la France, où le chantier naval STX de Lanester, près de Lorient, a été remis à flot au printemps avec des commandes du Togo et du Sénégal. La livraison de deux patrouilleurs au Togo, dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime, est ainsi prévue en 2014, indique-t-on de source diplomatique togolaise.
“Il n’y a pas de territoire conquis” et si les Français “n’ont pas les mêmes moyens que les Chinois, ils ont des atouts considérables”, veut-on croire au ministère de l’Economie comme au Medef, en assurant que le nombre de participants à la conférence aurait pu être doublé tant la demande était forte.
La conférence déroule le tapis rouge aux pays francophones, qui pour certains investisseurs font figure de nouvel Eldorado avec leurs taux de croissance explosifs, par exemple en Côte d’Ivoire avec 8,9 % et 9,8 % prévus pour 2013 et 2014 (source PEA).
Mais aussi aux Etats anglophones ou lusophones, où la France tente de prendre davantage pied, comme en témoignent de récentes visites officielles à forte teneur économique en Angola et en Afrique du Sud.
Mercredi, la très influente ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala sera présente. En revanche les représentants officiels d’Afrique du Sud ont décliné.
Le Medef veut travailler à la fois sur l’offre en provenance du continent, riche en ressources pétrolières et minières, et sur une demande privée émergente. “Le vrai risque aujourd’hui, c’est de ne pas être en Afrique”, assure un responsable.
Ce retour de flamme suscite en Afrique des réactions diverses.
“La France n’assume pas pleinement ses intérêts en Afrique car elle éprouve des difficultés à se défaire d’un sentiment de dette morale à l’égard du continent”, dit à l’AFP un diplomate ouest-africain, qui plaide pour une relation économique décomplexée: “Non seulement on le comprendrait, on le comprend mais on l’appelle de nos vœux. Il faut sortir du complexe de culpabilité côté français et de la posture d’assistanat côté africain”.
Un autre diplomate africain est lui plus radical sur les nouveaux rapports de force: “L’Afrique centrale est économiquement potentiellement plus puissante que le Brésil (…) On veut bien travailler avec la France, mais si ça n’est pas possible, il y en a d’autres”.
La “Conférence économique” sera close par le président François Hollande et trois chefs d’Etat africains (Tanzanie, Sénégal, Côte d’Ivoire). Elle sera suivi les 6 et 7 d’un sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, avec également une séance de travail intitulée “Partenariat économique et développement”.
© 2013 AFP

2. En Afrique, Paris aimerait n’être plus que “l’ultime recours”
Paris (AFP) – 01.12.2013 10:32 – Par Catherine RAMA
Dans ses relations fortes avec l’Afrique, la France voudrait désormais voir les Africains gérer eux-mêmes leur destin et n’apparaître qu'”en appui” de l’Union africaine. Mais lors des crises, l’ex-puissance coloniale demeure encore et toujours en première ligne.  
Paris, qui accueille en fin de semaine un sommet franco-africain, met l’accent sur le développement, indissociable de la sécurité. “Les Allemands, les Scandinaves disent +plus d’argent pour le développement, pas pour la guerre+. Nous, nous disons +pas de développement sans sécurité+”, souligne un diplomate français sous anonymat.
Il faut “une vision large de la sécurité qui ne se limite pas à l’intervention armée, qui ne doit être pour nous que l’ultime recours”, insiste le chef de la diplomatie, Laurent Fabius.
La France a toutefois “beaucoup de mal à ne plus s’engager militairement”, note Aline Leboeuf, de l’Institut français des relations internationales (Ifri). D’une part, elle est “poussée à intervenir” par “une certaine vision de ses responsabilités et de son engagement moral à protéger les civils”. D’autre part, “même si Paris a une réelle volonté de rester au second plan et de soutenir un cadre multilatéral, des acteurs s’attendent à ce qu’elle intervienne”.
Pour l’Afrique, “il y a un partage des rôles”, admet le diplomate interrogé: “le Mali c’était notre affaire, le Soudan celle des Américains, la Somalie celle des Britanniques. Et pour les Britanniques et les Américains, la Centrafrique, c’est pour les Français. Mais ce n’est pas nous qui allons faire le travail en Centrafrique, nous allons aider l’Afrique à le faire”, promet-il.
“Une fois pour toutes, c’est fini l’opération Barracuda !”, ajoute-t-il en évoquant le nom d’une intervention de parachutistes français en 1979 pour renverser l’empereur centrafricain Bokassa.
La fin de la Guerre froide, au début des années 90, a sonné le glas de la France “gendarme” de l’Afrique: le temps des interventions militaires unilatérales pour faire ou défaire des régimes africains semble révolu.
Depuis les années 2000, la France agit dans un cadre multilatéral, aux côtés de forces africaines ou onusiennes, pour rétablir la paix. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), les accords de défense avec les anciennes colonies ont été renégociés pour bannir les dérives du passé.
De la coopération au développement
Pour Hélène Quénot-Suarez, chargée avec Aline Leboeuf, d’une étude à l’Ifri sur le sujet, la gestion Hollande a provoqué “une vraie rupture de style, avec par exemple une volonté forte d’assainissement des pratiques, comme le refus affiché de +visiteurs du soir+ à l’Elysée et du lobbying”. Même s’il y a aussi “des continuités qui montrent que l’Afrique reste très importante pour la France”.
La “philosophie qui est la nôtre d’un partenariat avec les Africains n’est pas la même” que celle du discours de Dakar de 2007 de Nicolas Sarkozy, critiqué pour ses accents paternalistes, souligne Laurent Fabius. Son ministère parle d’une “vision optimiste” de l’Afrique, “d’une foi dans son potentiel, sa jeunesse” et aussi d’une approche “globale” du continent, pas seulement de sa partie francophone.
L’ex-ministère de la Coopération, devenu celui du Développement, a élargi son champ d’action. Il défend dans les instances internationales les pays en développement face aux multinationales et cherche à renforcer la lutte contre la corruption et la transparence des transferts financiers dans les directives européennes.
Antoine Glaser, expert des questions africaines, tempère toutefois les élans d’auto-satisfaction sur une relation franco-africaine transformée.
“Depuis la chute du mur de Berlin (1989), chaque président de gauche ou de droite, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, ont parlé de rupture, de changement de direction. Dans les faits, il n’y a pas de +nouvelle+ politique. La politique africaine de la France, c’est toujours celle des militaires français”, dit-il.
Cette politique qui oscille entre “accent sur les valeurs” et “Realpolitik” “n’est pas claire du tout”, déplore un diplomate africain sous couvert d’anonymat. Il faut “une relation plus franche”, “débarrassée des scories (fautes de frappe) du passé”, avec une France assumant “pleinement ses intérêts”, demande un autre diplomate africain.
© 2013 AFP

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1. Frankreich will mehr von Afrikas Dynamik profitieren
(AFP) – 03.12.2013
Paris — Frankreich will angesichts seiner Wirtschaftskrise stärker von der Dynamik des afrikanischen Kontinents profitieren. Bei einem französisch-afrikanischen Wirtschaftsforum in Paris betonte Finanzminister Pierre Moscovici, Frankreich brauche Afrika. “Die Wahrheit ist: Das Wachstum in Afrika zieht uns mit, seine Dynamik unterstützt uns, seine Vitalität stimuliert uns.” Frankreich fürchtet, bei Investitionen in Afrika den Anschluss zu verlieren, auch weil China auf dem Kontinent zunehmend aktiv ist.
Moscovici sagte bei dem Forum mit hunderten Wirtschaftsvertretern und zahlreichen Ministern aus Afrika und Frankreich, das Wachstum auf dem afrikanischen Kontinent habe im vergangenen Jahrzehnt im Schnitt bei mehr als fünf Prozent pro Jahr gelegen. Afrika dürfe nicht mehr einfach nur als Empfänger von Entwicklungshilfe betrachtet werden. “Wir brauchen Afrika.”
Die nigerianische Finanzministerin Ngozi Okonjo-Iweala rief den französischen Privatsektor auf, im Ringen um Investitionen in Afrika “ein bisschen härter zu arbeiten”: “Glauben Sie mir, wenn Sie diesen Zug verpassen, wenn Sie nicht jetzt in Afrika sind, dann verpassen Sie eine einmalige Chance.”
Das vom französischen Wirtschafts- und Finanzministerium sowie dem Industrieverband Medef organisierte Forum fand kurz vor einem Afrika-Sicherheitsgipfel in Paris statt. Zu dem “Elysée-Gipfeltreffen zu Frieden und Sicherheit in Afrika” werden am Freitag und Samstag etwa 40 afrikanische Staats- und Regierungschefs erwartet, außerdem UN-Generalsekretär Ban Ki Moon, EU-Ratspräsident Herman Van Rompuy und EU-Kommissionspräsident José Manuel Barroso. Themen werden unter anderem Terrorismus, Piraterie sowie Menschen- und Drogenhandel sein.
Unmittelbar im Anschluss an den Gipfel ist in Paris ein Treffen zur Lage in der Zentralafrikanischen Republik geplant. Frankreich will angesichts der Gewalt der vergangenen Monate militärisch in dem Land eingreifen.
Frankreich war in den vergangenen Jahren wiederholt militärisch in seinen Ex-Kolonien interveniert, unter anderem 2011 in der Elfenbeinküste und im Januar dieses Jahres in Mali. Frankreichs Staatschef François Hollande hatte im Oktober 2012 bei einer Grundsatzrede zu Afrika hervorgehoben, sein Land wolle nicht mehr als “Gendarm Afrikas” auftreten. Vielmehr müssten die Afrikaner befähigt werden, die Konflikte auf dem Kontinent selbst zu lösen.
Copyright © 2013 AFP.

2. Gipfel in Paris zur Sicherheit in Afrika
(AFP) – 06.12.2013
Paris — Überschattet von der Gewalt in der Zentralafrikanischen Republik findet von heute an in Paris ein großer Afrika-Gipfel zu Sicherheit und Frieden auf dem Kontinent statt. Frankreichs Präsident François Hollande empfängt etwa 40 afrikanische Staats- und Regierungschefs. Darüber hinaus nehmen unter anderen UN-Generalsekretär Ban Ki Moon und EU-Kommissionspräsident José Manuel Barroso an dem zweitägigen Treffen teil.
Ziel soll es sein, dass die Afrikaner künftig Sicherheitsprobleme auf ihrem Kontinent verstärkt selbst lösen. In der von Gewalt erschütterten Zentralafrikanischen Republik beteiligt sich derzeit allerdings die französische Armee wie zuvor in Mali an einem Militäreinsatz.
Frankreich war in den vergangenen Jahren wiederholt militärisch in seinen Ex-Kolonien interveniert, unter anderem 2011 in der Elfenbeinküste und im Januar dieses Jahres in Mali.
Frankreichs Staatschef François Hollande hatte im Oktober 2012 in einer Grundsatzrede zu Afrika eigentlich hervorgehoben, sein Land wolle nicht mehr als “Gendarm Afrikas” auftreten. Vielmehr müssten die Afrikaner befähigt werden, die Konflikte auf dem Kontinent selbst zu lösen. Diesem Zweck soll auch der zweitägige Gipfel in Paris dienen. Unter anderem ist die geplante afrikanische Einsatztruppe Thema der Beratungen.
Zugleich will die frühere Kolonialmacht nicht ihren Einfluss in Afrika verlieren – schon aus wirtschaftlichem Interesse. Frankreich will von der wirtschaftlichen Dynamik auf dem afrikanischen Kontinent profitieren und fürchtet, bei Investitionen in Afrika den Anschluss zu verlieren. China ist inzwischen der wichtigste Handelspartner Afrikas, auch andere aufstrebende Schwellenländer wie Brasilien und Indien drängen auf den Kontinent.
Copyright © 2013 AFP.

3 thoughts on “FRANKREICHs NEUE AFRIKAPOLITIK: SUCHEND UND AKTIV – En Afrique, Paris aimerait n’être plus que "l’ultime recours"”

  1. AUSZUG AUS PRIVATEM KOMMENTAR AN EINE FREUNDIN IN SKYPE: ——frankreich marschiert mit 1600 mann in das völlig zerfallene und vor völkermord stehende zentralafrika ein. mit infanterie, um die terrorbanden zu entwaffnen. ich bring gleich npaar artikel dazu. sicherlich mit minikommentar drüber. und in facebook.
    wie in mali, ist dort ein scheinbar solides (in CAR diktatorisches Staatsgefüge und gesellschaftswesen) innerhalb kürzester zeit ins nichts zusammengebrochen, und die bevölkerung (alle leute ohne waffen) schreit nach frankreichs armee. heut hatte die ihre ersten 2 toten.
    francafrique is over, schon seit zweite amtshälfte sarkozy. weder in mali noch in der car gibt es für die franzosen irgendetwas “imperialistisches” oder “ressourcenwahrendes” zu holen, was sie niht anderswo mit verhandlungen und schmiergeldern haben könnten. weder mali noch car werden 10 jahre lang absatzmärkte sein, in die niht mehr subventionniert als herausgeholt wird.
    ich denke momentan, dass ich als (ehemaliger) vehementer kritiker von francafrique es dem land und auch afrika schulde, mal anfang 2014 dem entsprechend npaar tage zu recherchieren, zu übersetzen und wieder mal (nach langer zeit) ein eigenes essay zu schreiben. die “linke” kritik am heutigen engagement frankreichs als “gendarm afrikas” im sinne von neokolonialismus ist völlig daneben und vergangenheitsgerichtet. frankreich als nation ist, und zwar fast einstimmig (vom erzrechten sarkozy bis zum sozialistischen pragmatiker hollande, und die inneren gefechte werden nur landesinnen gefahren), für die neuen miltärischen eingriffe in afrika.
    ziel der interventionen ist nicht mehr, dass der staat regime stützt und einflusszonen für die wirtschaft zu behalten hilft. das macht die frz wirtschaft dann alleine, im unterschied noh zu erste amtshälfte sarkozy. entgegen ihrer neuen afrikapolitikdoktrin stehen die franzosen nun wieder dort. aba für die bevölkerungen. weil niemand sonst (AU, UNO, USA) schnell und direkt handelt.
    für mich als unverbesserlichen Menschenrechtler zählt dabei auch weniger ein von despoten international mitunterzecihnetes mandat (alle deals eingeschlossen), sondern die mandatierung zum schutz der menschen vor “krisenbedingtem” hunger und allen anderen menschenrechtsverlusten.

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