GABUN: 100 JAHRE ALBERT SCHWEITZER HOSPITAL LAMBARENE – Gabon: 100 ans après, l’héritage fragile du Docteur Schweitzer

Gabun: 100 Jahre später, das fragile Erbe von Dr. Schweitzer
Lambaréné (Gabun) (AFP) – 29.06.2013 18.23 Uhr – von Celia LEBUR
Gabun feiert im Juli das hundertjährige Jubiläum der Ankunft von Albert Schweitzer in Lambarene im Herzen des Regenwaldes, wo der elsässer Pfarrer und Arzt ein Krankenhaus gründete, das heute um sein Überleben kämpfen muss, obwohl es noch mehrere tausend Patienten jedes Jahr behandelt.
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Gabon: 100 ans après, l’héritage fragile du Docteur Schweitzer
Lambaréné (Gabon) (AFP) – 29.06.2013 18:23 – Par Celia LEBUR
Le Gabon célèbre en juillet le centenaire de l’arrivée d’Albert Schweitzer à Lambaréné, au coeur de la forêt équatoriale, où le pasteur-médecin alsacien fonda un hôpital qui peine aujourd’hui à survivre même si plusieurs milliers de patients y sont toujours  soignés chaque année.

Photo prise le 17 juin 2013 à Lambaréné de la tombe d'Albert Schweitzer
17. Juni 2013 Lambarene – das Grab von Albert Schweitzer
Photo prise le 17 juin 2013 à Lambaréné de la tombe d’Albert Schweitzer
afp.com – Celia Lebur

C’est sur les rives du fleuve Ogooué envahies par les moustiques, que Schweitzer débarqua en pirogue avec son épouse en 1913, dans ce qui était alors l’un des territoires les plus sauvages de l’empire colonial français, à 250 km de Libreville,.
L’héritage – controversé – du “Grand blanc de Lambaréné” ne se résume pas à l’apport de la médecine moderne. Si certains critiquent aujourd’hui son attitude autoritaire et paternaliste envers ceux qu’il appelait les “indigènes”, il reste un symbole au Gabon – et à l’étranger, notamment dans les pays anglo-saxons – pour son abnégation couronnée par le prix Nobel de la paix en 1952.
Quelque 20.000 patients affluent encore chaque année des différentes régions du Gabon pour se faire soigner à l’hôpital Schweitzer, à quelques dizaines de mètres des vieux bâtiments où le docteur a exercé pendant plus de 50 ans.
“C’est une fierté de diriger cet hôpital, affirme avec entrain son directeur général, Antoine Nziengui. “Nous sommes parmi les seuls au monde à avoir une telle structure à la fois médicale, de recherche et humanitaire”.
Après avoir installé son premier dispensaire dans un vieux poulailler en tôle cédé par la mission protestante de Lambaréné, le docteur avait fondé, au fil des ans, un véritable “hôpital-village” où il vécut jusqu’à sa mort en 1965.
En témoignent aujourd’hui les coquettes maisonnées en bois qui accueillent encore une partie des personnels soignants avec leurs familles, dans l’enceinte même de l’hôpital. A quelques pas, il avait aussi créé une léproserie, toujours en activité même s’il ne reste que dix-sept malades.
“On a voulu conserver l’éthique du respect de la vie, si chère au docteur (…) Même les moustiques, il ne fallait pas les tuer!”, s’amuse Sylvia Nyoundou, qui guide les visiteurs dans l’ancienne maison – transformée en musée quelque peu poussiéreux – où vivait Schweitzer, dont la tombe fait face au fleuve.
On y trouve ses affaires, ses correspondances et notamment de nombreuses bibles en allemand -il était né en Alsace alors allemande et il n’obtiendra la nationalité française qu’après la défaite de l’Allemagne lors de la première guerre mondiale–, mais aussi un orgue sur lequel il s’exerçait tous les jours et préparait ses concerts de récoltes de fonds en Europe.
Si le Gabon a formulé une demande à l’Unesco pour que le site soit classé au Patrimoine mondial de l’humanité, certains se demandent aujourd’hui ce que va devenir l’hôpital niché dans la verdure, dont les bâtiments sont aujourd’hui décrépis et les équipements vétustes.
Les dons récoltés à la Fondation Schweitzer et la subvention annuelle de l’Etat gabonais – près d’un milliard de Francs CFA (1,5 million d’euros)-, ne suffisent plus à assurer son fonctionnement. Il n’y a pas de scanner. Et le service de pédiatrie dispose de seulement quatre couveuses qui “ne fonctionnent pas vraiment” malgré un taux de natalité important, de l’aveu du directeur.
“Si on veut regarder l’avenir, l’hôpital devrait fonctionner comme une entreprise (…) Ici on soigne les patients même s’ils n’ont pas de quoi payer. C’est bien de faire du social, mais c’est aussi ce qui nous coûte cher aujourd’hui”, affirme le Dr Nziengui.
Hommage les 6 et 7 juillet
A l’autre bout de la ville, un hôpital flambant neuf équipé selon les standards internationaux a vu le jour en 2009, le président Ali Bongo Ondimba ayant affiché la volonté de faire de Lambaréné un pôle médical d’envergure pour que l’héritage Schweitzer “continue à rayonner”.
Les autorités devraient également inaugurer d’ici la fin de l’année un nouveau Centre hospitalier Universitaire international Albert Schweitzer, doté d’un “centre de recherche médicale de pointe” sur les maladies tropicales, a déclaré le président à l’approche du centenaire.
“Le vieil hôpital c’est notre patrimoine, et c’est ici que les Gabonais veulent se faire soigner, regrette une infirmière qui a souhaité garder l’anonymat. Je ne comprends pas pourquoi on ne l’a pas modernisé plutôt que d’en créer un autre”.
Les 6 et 7 juillet, Lambaréné accueillera des dizaines personnalités du monde de la science et de la médecine, des chefs d’États et des humanitaires venus rendre hommage au Dr Schweitzer. Un symposium scientifique international sera également consacré aux trois grandes épidémies qui affectent l’Afrique: le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida.
© 2013 AFP

Photo prise le 17 juin 2013 à Lambaréné, de l'hôpital fondé par Albert Schweitzer
17. Juni 2013 Lambarene-Spital, von Albert Schweitzer gegründet
Photo prise le 17 juin 2013 à Lambaréné, de l’hôpital fondé par Albert Schweitzer
afp.com – Célia Lebur


Gabun: 100 Jahre später, das fragile Erbe von Dr. Schweitzer

Lambaréné (Gabun) (AFP) – 29.06.2013 18.23 Uhr – von Celia LEBUR
Gabun feiert im Juli das hundertjährige Jubiläum der Ankunft von Albert Schweitzer in Lambarene im Herzen des Regenwaldes, wo der elsässer Pfarrer und Arzt ein Krankenhaus gründete, das heute um sein Überleben kämpfen muss, obwohl es noch mehrere tausend Patienten jedes Jahr behandelt.
Es ist an den Ufern des Flusses Ogooué Invasion von Mücken, wo Schweitzer mit seiner Frau im Jahr 1913 mit dem Boot ankam, in dem, was damals eine der wildesten Gegenden im französischen Kolonialreich war, 250 km von Libreville entfernt.
Das – umstrittene – Vermächtnis des “Großen Weißen Lambareners” ist nicht auf die Bereitstellung moderner Medizin beschränkt. Während manche heute die autoritäre und paternalistische Haltung gegenüber denen, die er als “Einheimische” bezeichnete, kritisieren, bleibt er ein Symbol in Gabun – und im Ausland, vor allem in den angelsächsischen Ländern – für seine Selbstlosigkeit, gekrönt mit dem Friedensnobelpreis im Jahr 1952.
Rund 20.000 Patienten strömen noch jedes Jahr aus verschiedenen Teilen des Gabun für die Behandlung in das Schweitzer Hospital, einem paar Dutzend Meter von Altbauten, wo der Arzt über 50 Jahre lang gearbeitet hatte.
“Es ist eine Ehre, dieses Krankenhaus zu führen“, sagt fröhlich Direktor Antoine Nziengui.” Wir gehören zu den wenigen in der Welt, eine solche Struktur haben sowohl für Medizin, Forschung und Humanitäres. ”
Nach der Installation seiner ersten Klinik in einem alten von der evangelischen Mission Lambaréné hinterlassenen Hühnerstall, hatte der Arzt im Laufe der Jahre ein echtes “Krankenhaus-Dorf” gegründet, wo er bis zu seinem Tod im Jahr 1965 lebte.
Das bezeugen die charmanten Holzhäuser, die immer noch einen Teil der pflegenden Angehörigen und derer Familien beherbergen, innerhalb der Mauern des Krankenhauses. Ein paar Schritte weiter schuf er auch einen Aussätzigenbereich, der noch aktiv ist, auch wenn es nur siebzehn Patienten sind.
“Wir wollten die Ethik der Ehrfurcht vor dem Leben bewahren, die dem Arzt so teuer war(…) Auch Mücken durfte man nicht töten!”, amüsiert sich Nyoundou Sylvia, die Besucher in das ehemaligen Heim Schweitzers führt – welches sich in ein ein wenig staubiges Museum verwandelte. Sein Grab blickt auf den lebendigen Fluss.
Im Haus sind seinen Sachen, seine Korrespondenz, darunter viele Bibeln in deutscher Sprache, denn er wurde im damals deutschen Elsass geboren und wird die französische Staatsangehörigkeit erst nach der Niederlage von Deutschland im Ersten Weltkrieg bekommen -, aber auch eine Orgel, auf dem er jeden Tag übte für die Vorbereitung seiner Konzerte für Spendenaktionen in Europa.
Wenn Gabun auch ein Antrag bei der UNESCO für Deklaration als UNESCO-Weltkulturerbe eingereicht hat, fragen doch einige jetzt, was ein in der Natur verstecktes Krankenhaus werden soll, dessen Gebäude und Ausrüstung mittlerweile altersschwach und baufällig sind.
Die Spenden an die Schweitzer Stiftung und der jährliche Zuschuss von der Regierung Gabuns – fast eine Milliarde Francs CFA (1,5 Mio. EUR) – sind nicht genug, um den Betrieb zu gewährleisten. Es gibt keine Scanner. Und die Kinderstation hat nur vier Inkubatoren, die “nicht wirklich funktionieren”, trotz einer hohen Rate von Geburten, sagt der Direktor.
“Wenn man in die Zukunft schauen will, sollte man das Krankenhaus als Geschäft betreiben (…) Hier werden die Patienten geheilt, auch wenn sie nicht genug haben um zu zahlen. Dies Soziale ist schön, aber heute kostet es uns teuer “, sagt Dr. Nziengui.
Tribute 6. und 7. Juli
Am anderen Ende der Stadt wurde ein neues Krankenhaus nach internationalen Standards im Jahr 2009 von Präsident Ali Bongo Ondimba gegründet, der den Willen hat, aus Lambarene ein großes medizinisches Zentrum zu machen, damit das Erbe Schweitzers “weiterhin ausstrahlen” kann.
Die Behörden sollen bis Ende des Jahres ein neues Internationale Universitäres Albert Schweitzer Hospital erschefen, mit einem “spitzenklasse Forschungszentrum” für tropische Krankheiten, sagte der Präsident bei der Annäherung des Hundertsten.
“Das alte Krankenhaus ist unser Erbe, und es ist hier, wo die Gabuner behamdelt werden möchten“, bedauert eine Krankenschwester, die anonym bleiben wollte. „Ich verstehe nicht, warum er es nicht modernisiert hat, anstatt ein neues zu bauen. ”
Am 6. und 7. Juli empfängt Lambaréné Dutzende Persönlichkeiten aus der Welt der Wissenschaft und Medizin, Staatschef und humanitäre Helfer, die Dr. Schweitzer Ehre erweisen wollen. Malaria, Tuberkulose und HIV / AIDS: Ein internationales wissenschaftliches Symposium wird den drei großen Epidemien Afrikas ebenfalls gewidmet.
© 2013 AFP

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