GABUN, ANTI-WILDEREI: PRÄSIDENT ALI BONGO VERBRENNT 5 TONNEN ELFENBEIN – Gabon: cinq tonnes d’ivoire brûlées pour protéger les éléphants

Le président Ali Bongo Ondimba (C) allume le feu qui doit détruire 4.825 kilogrammes d'ivoire, le 2Des défenses d'élephants brûlées au Gabon, le 27 juin 2012 à Libreville
Präsident Ali Bongo zündet 5 Tonnen Elfenbein an, 27. Juni in Libreville, Gabun
Le président Ali Bongo Ondimba (C) allume le feu qui doit détruire 4.825 kilogrammes d’ivoire, le 27 juin 2012 à Libreville
Des défenses d’élephants brûlées au Gabon, le 27 juin 2012 à Libreville, Gabon
Fotos (c) AFP – by Wils Yanick Maniengui

Artikel – article:

Gabun: fünf Tonnen Elfenbein verbrannt, um Elefanten zu schützen
Libreville (AFP) – 2012.06.27 17.33 – Von Patrick FORT
Die gabunischen Behörden haben Mittwoch fünf Tonnen Elfenbein verbrannt, eine Premiere in Zentralafrika, die eine “starke Botschaft” an Wilderer und Schmuggler in der Sub-Region und an die internationale Gemeinschaft sein soll. Sie versprachen auch, die Repression von Wilderei zu erhärten. Als Zeichen für die Bedeutung dieser Operation legte der gabunische Präsident Ali Bongo, begleitet von Premierminister Raymond Ndong Sima und vielen anderen Persönlichkeiten, selber das Feuer an den Stapel gesetzt, der, nach Angaben des World Wildlife Fund (WWF), “4.825 Kilogramm Elfenbein enthielt, davon 1.293 Stoßzähne und 17.730 Elfenbeinschnitzereien”. “Für diese Mengen wurden fast 850 Elefanten getötet”, sagte WWF, Partner in der Operation.
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Gabon: cinq tonnes d’ivoire brûlées pour protéger les éléphants
LIBREVILLE (AFP) – 27.06.2012 17:33 – Par Patrick FORT
Les autorités gabonaises ont brûlé mercredi cinq tonnes d’ivoire, une première en Afrique centrale, comptant ainsi envoyer un “message fort” aux braconniers et trafiquants dans la sous-région, et à la communauté internationale. Elles ont également promis de muscler la répression du braconnage. Signe de l’importance donnée à cette opération, c’est le président gabonais Ali Bongo Ondimba qui a mis le feu au bûcher contenant, selon le World Wildlife Fund (WWF), “4.825 kilogrammes d’ivoire, dont 1.293 pièces brutes majoritairement composées de défenses et 17.730 sculptures en ivoire”, en présence du Premier ministre Raymond Ndong Sima et de nombreuses autres personnalités. “Pour obtenir ces quantités, près de 850 éléphants ont été tués”, a précisé le WWF, partenaire de l’opération.
La “valeur” du bûcher a été estimée à 5 milliards de F CFA (7,5 millions d’euros), à raison de 2.000 à 2.500 dollars le kilogramme sur le marché noir asiatique, par l’Agence nationale des Parcs nationaux (ANPN).
Le Gabon compte environ 50.000 éléphants, selon les estimations d’ONG de défense de l’environnement.
“L’incinération est importante, c’est un symbole. Cela envoie le message que le Gabon a zéro tolérance pour le braconnage et qu’il n’est pas intéressé par le commerce de l’ivoire mais par l’arrêt du massacre des éléphants”, a estimé Carlos Drews, directeur du programme Global Species du WWF.
“Le crime contre la faune sauvage est un crime sérieux. L’ivoire vendu finance les groupes rebelles, les guerres civiles en Afrique centrale… Cela déstabilise la société. Des vies humaines sont en jeu. Des gardes forestiers sont tués”, a ajouté M. Drews.
“L’ivoire provient d’éléphants de forêt (plus petits que ceux de savane) qu’on ne trouve que dans le Bassin du Congo”, a-t-il précisé. “Ils sont une espèce très menacée d’extinction et ont disparu de certaines zones en raison du braconnage”.
Selon le directeur de l’ANPN, Lee White, “l’Afrique forestière a perdu 80% de ses éléphants ces derniers 20 ans” et le Gabon, “avec 13% du Bassin du Congo, a plus de 50% des éléphants de forêt”.
Détruire l’ivoire comme la cocaïne en l’Amérique latine
Les fortes sommes en jeu permettent de financer le trafic mais aussi d’acheter des consciences, a souligné M. Drews. “Le braconnage existe en Afrique centrale parce qu’ici, c’est un business à faible risque et haute rentabilité. Il y a des faiblesses dans la répression”, a-t-il souligné.
“Une des raisons de brûler l’ivoire est aussi d’éviter qu’il ne s’échappe des endroits de stockage vers le marché noir”, a expliqué le responsable de WWF. “Nous détruisons l’ivoire comme on détruit la cocaïne en Amérique latine”, a-t-il ajouté, plaidant pour des sanctions fortes contre les braconniers.
Au Gabon, certains estiment qu’il aurait mieux valu vendre l’ivoire pour financer des projets de conservation. Mais, pour Luc Mathot, de l’ONG Conservation Justice, “si on vend cet ivoire, il y a ensuite une confusion entre l’ivoire légal et illégal. Ca alimente le marché”.
Le président gabonais Ali Bongo a justifié la décision de brûler l’ivoire en mettant l’accent sur l’avenir: “L’éléphant vivant vous rapporte plus que mort. En termes économiques, le développement du tourisme, qui va être important au Gabon, demande que nous puissions préserver notre faune et notre flore”, a-t-il déclaré.
“Ce que nous sommes en train de faire, en dehors de la valeur symbolique, a une réelle valeur de préservation économique”, a ajouté M. Bongo. “Il faut traduire le capital naturel en termes de revenus et le transmettre à nos futures générations”, a-t-il souligné.
Le président gabonais a promis d’étudier avec le ministère de la Justice un durcissement des peines contre le braconnage et rappelé la création d’une “brigade spécialisée”.
Il a appelé la communauté internationale à “faire pression sur les pays qui continuent le commerce” pour, a-t-il dit, “qu’ils comprennent que ce qui est en train de se passer est dangereux pour nous, pays d’origines”.
“A partir du moment où il n’y a pas de demande, l’offre disparaîtra”, a estimé M. Bongo.
© 2012 AFP

Gabun: fünf Tonnen Elfenbein verbrannt, um Elefanten zu schützen
Libreville (AFP) – 2012.06.27 17.33 – Von Patrick FORT
Die gabunischen Behörden haben Mittwoch fünf Tonnen Elfenbein verbrannt, eine Premiere in Zentralafrika, die eine “starke Botschaft” an Wilderer und Schmuggler in der Sub-Region und an die internationale Gemeinschaft sein soll. Sie versprachen auch, die Repression von Wilderei zu erhärten. Als Zeichen für die Bedeutung dieser Operation legte der gabunische Präsident Ali Bongo, begleitet von Premierminister Raymond Ndong Sima und vielen anderen Persönlichkeiten, selber das Feuer an den Stapel gesetzt, der, nach Angaben des World Wildlife Fund (WWF), “4.825 Kilogramm Elfenbein enthielt, davon 1.293 Stoßzähne und 17.730 Elfenbeinschnitzereien”. “Für diese Mengen wurden fast 850 Elefanten getötet”, sagte WWF, Partner in der Operation.
Der “Wert” davon wurde auf 5 Milliarden CFA-Francs (7,5 Millionen Euro) geschätzt, bei einer Rate von 2.000 bis 2.500 Dollar pro Kilogramm auf dem schwarzen Markt in Asien, laut der Staatlichen Agentur für Nationalparks (ANPN ).
Gabun hat etwa 50.000 Elefanten, schätzen Umweltschutzgruppen.
“Die Verbrennung ist wichtig, es ist ein Symbol. Es sendet die Botschaft, dass Gabun hat null Toleranz für Wilderei und ist nicht im Handel mit Elfenbein interessiert, aber am Stopp der Tötung von Elefanten “, sagte Carlos Drews, Director of Global Species WWF.
“Die Verbrechen gegen die Tierwelt sind schwere Verbrechen. Verkauftes Elfenbein finanziert Rebellengruppen, Bürgerkriege in Zentralafrika … Das fördert Destabilisierung der Gesellschaft. Menschenleben stehen auf dem Spiel. Ranger werden getötet,” so Drews.
“Das Elfenbein stammt von Waldelefanten (kleiner als Savannenelefanten), die nur im Kongo-Becken leben”, sagte er. “Sie sind eine sehr gefährdete Art und sind aus einigen Gebieten durch Wilderei verschwunden”.
Laut dem Direktor von ANPN, Lee White, “hat das Wald-Afrika 80% der Elefanten in den letzten 20 Jahren verloren”, und Gabun, “mit 13% des Kongo-Beckens, verfügt über mehr als 50% der Waldelefanten “.
Das Elfenbein zerstören wie das Kokain in Lateinamerika
Die großen Summen im Spiel ermöglichen, den Traffic zu organisieren, aber auch, die Gewissen zu kaufen, sagte Drews. “Wilderei läuft, weil das hier in Zentralafrika ein Geschäft mit geringem Risiko und hoher Rentabilität ist. Es gibt Schwächen in der Strafverfolgung”, sagte er.
“Ein Grund für die Verbrennung des Elfenbein ist es auch, sein Verschwinden aus Depots zum schwarzen Markt zu verhindern”, sagte der Leiter des WWF. “Wir zerstören das Elfenbein, wie sie Kokain in Lateinamerika zerstören”, fügte er hinzu und forderte strenge Sanktionen gegen Wilderer.
In Gabun meinen manche, es wäre besser, das Elfenbein zu verkaufen, um Naturschutzprojekte zu finanzieren. Aber für Lukas Mathot von der NGO Conservation of Justice, “wenn Sie verkaufen dieses Elfenbein, dann gibt es eine Verwechslung zwischen legalem und illegalem Elfenbein. Das heizt den Markt an.”
Gabuns Präsident Bongo hat die Entscheidung, das Elfenbein zu verbrennen, mit einem Fokus auf die Zukunft gerechtfertigt: “Der Elefant bringt Ihnen mehr lebendig als tot. In wirtschaftlicher Hinsicht ist es die Entwicklung des Fremdenverkehrs, was wichtig sein wird in Gabun. Das erfordert, dass wir unsere Flora und Fauna bewahren”, sagte er.
“Was wir machen, außerhalb des symbolischen Zeichens, hat tatsächlichen wirtschaftlichen Wert der Erhaltung”, fügte Mr. Bongo hinzu. “Wir müssen das Naturkapital in Einkommen übersetzen und an unsere zukünftigen Generationen weitergeben”, sagte er.
Der gabunische Präsident hat versprochen, mit dem Justizministerium härtere Strafen gegen die Wilderei zu studieren und erinnerte an die Schaffung einer “spezialisierten Brigade”.
Er forderte die internationale Gemeinschaft auf, “Druck auf die Länder auszuüben, die noch handeln”, “damit sie verstehen, dass was passiert, ist für uns gefährlich, das Herkunftsland”.
“Im Moment wo gibt es keine Nachfrage, das Angebot wird verschwinden”, sagte Mr. Bongo.
© 2012 AFP

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