GABUN: GRAFFITI GEGEN VERDRECKUNG DER STÄDTE – Gabon: à Libreville, la bombe de peinture contre l’insalubrité

Gabun : Libreville, Sprühfarbe gegen Gesundheitsschädlichkeit
Libreville (AFP) – 25.10.2013 15.17 Uhr – von Célia LEBUR
“Verboten zu urinieren”: dieses sollte Mal die riesige Inschrift in roten, weißen und gelben Buchstaben nicht unbemerkt bleiben , hofft Regis Divassa . Um die Menschen über die Verdreckung in der gabunischen Hauptstadt aufzurütteln, hat dieser engagierte Künstler nicht gezögert, Pistolen zu verwenden … Sprühpistolen.
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Gabon: à Libreville, la bombe de peinture contre l’insalubrité
Libreville (AFP) – 25.10.2013 15:17 – Par Célia LEBUR
“Défense d’uriner!”: cette fois, l’énorme inscription taguée en lettres rouges, blanches et jaunes ne devrait pas passer inaperçue, espère Régis Divassa. Pour interpeller les habitants sur l’insalubrité dans la capitale gabonaise, cet artiste engagé n’hésite pas à utiliser des bombes… de peinture.

L'artiste gabonais Régis Divassa et d'autres artistes peignent un graffiti disant Interdit d'uriner
Der gabuner Künstler Régis Divassa und andere Künstler malen ein Graffiti “Verboten zu urinieren” auf einer Wand in einem populären Stadtteil von Libreville, am 10. Oktober 2013
L’artiste gabonais Régis Divassa et d’autres artistes peignent un graffiti disant “Interdit d’uriner” sur un mur d’un quartier populaire de Libreville, le 10 octobre 2013
afp.com – Célia Lebur

“Le Gabonais a une très bonne habitude, c’est que quand il a un peu levé le coude, hop, il te refait la peinture de la maison”, explique avec malice le jeune Gabonais de 34 ans.
A travers le graffiti, “un art urbain que les jeunes apprécient”, Régis espère changer les habitudes. “Un graf c’est comme un tableau. Si les gens voient quelque chose de beau sur un mur, ils vont pas venir pisser dessus”, espère-t-il, pragmatique.
Artiste touche-à-tout, il gagne sa vie comme décorateur de cinéma, vend ses toiles grâce au bouche à oreille et vient de signer un album de rap.
Avec son compère “Blatino”, ils se sont donné rendez-vous dans une ruelle de la cité Mébiame, un quartier populaire de Libreville. Leur cible du jour: les latrines sauvages qui empoisonnent le quotidien d’Eugénie Assoumou Mengue, une “mama” fatiguée de voir ses murs souillés.
“On souffre, c’est infernal, tous les gens viennent mictionner ici, là, et on a ces odeurs, ça nous rend vraiment malade (…) en plus tout le ciment s’en va”, s’emporte la vieille dame venue encourager l’initiative de Régis, drapée dans un boubou vert éclatant.
Elle a pourtant ostensiblement placardé quatre panneaux interdisant aux indélicats de se “soulager” devant chez elle. En vain. “Moi, ils m’insultent. Je souhaiterais que Régis les motive pour qu’ils arrêtent”.
Une nuée de gamins ne tarde pas à apparaître, fascinés par le travail à la bombe. “Le rouge, c’est l’interdit, mais aussi la renaissance”, explique Régis Divassa, improvisant un petit cours sur la symbolique des couleurs tout en peignant un masque Fang (ethnie d’Afrique centrale).
Pour mama Eugénie qui regarde travailler les deux graffeurs, casquettes sur la tête, difficile de dire si c’est de l’art, mais “ils font de jolis petits dessins”.
A chaque coin de rue, des montagnes d’ordures
Régis lui, y voit “un acte politique, une forme de rébellion pour interpeller l’opinion” sur un problème qui dépasse de loin la prolifération des latrines sauvages.
Car l’insalubrité de la capitale est devenue la bête noire de ses habitants et défraie régulièrement la chronique dans la presse nationale.
A Libreville, dans presque chaque quartier, des montagnes d’ordures s’élèvent près des bacs censés les contenir, mais que personne ne vient vider. Les déchets s’entassent par endroits sur plusieurs mètres de hauteur et macèrent dans la chaleur étouffante, répandant des odeurs nauséabondes.
“Ca gêne même la circulation, ça déborde sur la rue, parfois les voitures n’arrivent plus à passer!”, s’indigne Christian, vendeur de chaussures dans une échoppe minuscule de la cité Mébiame.
“Il faut que la mairie fasse quelque chose”, poursuit le boutiquier qui dit payer une taxe de propreté mensuelle de 24.000 FCFA “sans savoir à quoi ça sert”.
Un autre commerçant venu saluer Régis, se dit lui aussi “ulcéré” par les détritus qui jonchent les abords de son épicerie. “On ne peut plus respirer. Les bacs à ordures ne sont pas vidés et avec l’arrivée des grosses pluies, ça se déverse à travers toute la ville, ça répand les maladies”, jure-t-il.
Face à la grogne générale, l’impopulaire maire de Libreville, Jean-François Ntoutoume Emane – qui ne se représente pas aux prochaines élections prévues en novembre – a dû s’expliquer récemment devant les députés et sénateurs.
Tout en reconnaissant que “la problématique de l’insalubrité à Libreville est récurrente”, l’édile a rejeté la faute sur l’Etat, l’accusant de ne pas avoir honoré ses engagements avec la société chargée de la collecte des ordures ménagères.
De son côté, Régis Divassa ne compte pas s’arrêter là et va multiplier les fresques à proximité des tas d’ordures et des “pissoirs à ciel ouvert”. L’essentiel, pour lui, c’est d’alerter l’opinion: “Tout ça, c’est la faute de l’Etat. Mais l’Etat c’est qui? C’est vous, c’est moi, c’est nous”.
© 2013 AFP

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L'artiste gabonais Blatino peint un graffiti dans le quartier populaire de Mebiame, le 10 octobre 20Le propriétaire d'un magasin du quartier de Mebiame montre la rigole pleine d'ordures devant sa bout
Der gabuner Künstler Blatino malt ein Graffiti im populären Viertel von Mebiame am 10. Oktober 2013
Der Besitzer eines Shops in Mebiame zeigt den Trog voller Müll vor seinem Laden , 10. Oktober 2013 in Libreville
Kinder sehen dem Künstler Régis Divassa zu , 10. Oktober 2013 in Libreville
L’artiste gabonais Blatino peint un graffiti dans le quartier populaire de Mebiame, le 10 octobre 2013
Le propriétaire d’un magasin du quartier de Mebiame montre la rigole pleine d’ordures devant sa boutique, le 10 octobre 2013 à Libreville
Des enfants regardent l’artiste Régis Divassa peindre un graffiti sur un mur, le 10 octobre 2013 à Libreville
afp.com – Célia Lebur

Gabun : Libreville, Sprühfarbe gegen Gesundheitsschädlichkeit
Libreville (AFP) – 25.10.2013 15.17 Uhr – von Célia LEBUR
“Verboten zu urinieren”: dieses sollte Mal die riesige Inschrift in roten, weißen und gelben Buchstaben nicht unbemerkt bleiben , hofft Regis Divassa . Um die Menschen über die Verdreckung in der gabunischen Hauptstadt aufzurütteln, hat dieser engagierte Künstler nicht gezögert, Pistolen zu verwenden … Sprühpistolen.
“Der Gabuner hat eine sehr gute Angewohnheit: wenn er den Ellenbogen erst einmal ein wenig angehoben hat, hopp, wird er Dir das ganze Haus streichen “, sagt verschmitzt der junge Gabonese von 34 Jahren.
Durch Graffiti, “urbane Kunst , die junge Menschen schätzen”, hofft Regis, Gewohnheiten zu ändern. ” Ein Graffiti ist wie ein Gemälde . Wenn die Menschen etwas Schönes an der Wand sehen , kommen sie nicht pissen “, so hofft er, pragmatisch.
Der Allroundartist verdient seinen Lebensunterhalt mal als Filmkulissendesigner, mal verkauft er seine Bilder durch Mundpropaganda und hat gerade ein Rap Album produziert.
Mit seinem Freund “Blatino” trifft er sich in einer Gasse in der Stadt Mebiame , ein Volksviertel der Hauptstadt Libreville. Ihr Ziel des Tages : die wilden Latrinen, die täglich das Leben von Eugenie Assoumou Mengue vergiften, einer “Mama”, die es leid ist, ihre verschmutzten Wände zu sehen.
“Wir leiden , es ist höllisch, alle kommen hier pinkeln, dort pinkeln, und es riecht , es macht uns wirklich krank (…) zusätzlich zu all dem, verschwindet der Zement”, beschwert sich die alte Dame. Sie kam, drapiert in einem hellen grünen Gewand, um die Initiative von Regis gutzuheißen.
Sie hatte vier Verbotsschilder aufgestelt, sich nicht zu “entlasten” vor ihr. Vergeblich . ” Sie beleidigten mich . Ich wünsche Regis motiviert sie, sich zu stoppen. ”
Ein Schwarm von Kinder braucht nicht lange, zu erscheinen , fasziniert von der Arbeit der Pistole. “Rot heisst verboten , aber auch Renaissance “, sagt Régis Divassa , improvisiert so einen kurzen Kurs auf die Symbolik der Farben, nebenher beim Malen einer Fang -Maske (ethnische Gruppe in Zentralafrika) .
Mama Eugenie beobachtet die Arbeit der beiden Graffitikünstler, Mützen auf dem Kopf. Sie weiss nicht, ob es Kunst ist, meint aber, dass “sie niedliche kleine Zeichnungen sind . ”
An jeder Ecke , Berge von Müll
Regis sieht hier “einen politischen Akt , eine Form der Rebellion, um die Meinung herauszufordern” über eine Frage , die weit über die Verbreitung von wilden Latrinen geht .
Gesundheitsschädliche Verdreckung der Hauptstadt wurde der Fluch irer Bewohner und prägt regelmäßig die Schlagzeilen in der nationalen Presse .
In Libreville, in fast jedem Viertel, liegen Bergen von Müll neben den Tonnen in der Nähe, die ihn enthalten sollen, aber niemand leert sie. Die Halden haben stellenweise mehrere Meter in der Höhe und mazerieren in der schwülen Hitze , verbreiten schädliche Gerüche .
” Es gibt sogar welche, die behindern den Verkehr, sie verlaufen quer über die Straße , manchmal kommen die Autos nicht mehr vorbei ! “, empört sich Christian , Schuhverkäufer in einem kleinen Laden in der Stadt Mebiame .
“Wir brauchen den Bürgermeister , um etwas zu tun “, sagte der Ladenbesitzer und schließt an, dass es eine monatliche Gebühr in Höhe von 24.000 FCFA für Säuberung gibt, ” ohne dass wir wissen, was es ist. ”
Ein anderer Händler sagt auch: “Man kann nicht atmen. Müllbehälter werden nicht geleert und mit der Ankunft von schweren Regenfällen , gießt es die ganze Stadt , es verbreitet Krankheit”, flucht er .
Angesichts der weit verbreiteten Unzufriedenheit musste sich der unpopuläre Bürgermeister von Libreville, Jean -François Ntoutoume, – die nächste Wahl ist für November geplant, er stellt sich nicht mehr – vor kurzem vor Abgeordneten und Senatoren erklären.
Er erkennt zwar an, dass “das Problem der Gesundheitsschädlichkeit in Libreville wiederkehrt “, beschuldigt aber den Staat, nicht seinen Verpflichtungen mit dem Unternehmen verantwortlich für die Müllabfuhr nachgekommen zu sein.
Für seinen Teil will Regis Divassa nicht dort stoppen und Fresken in der Nähe von Müllbergen und “offenen Urinale” vermehren. Der Schlüssel ist für ihn die öffentliche Meinung zu alarmieren : “All das ist die Schuld des Staates, was aber ist der Staat? Du, ich, wir alle. ”
© 2013 AFP

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