GABUN: HARTE ABRÄUMAKTION GEGEN SLUMS – Opération "Libérez les trottoirs" au Gabon: des milliers de constructions détruites

Operation “Freie Gehwege” in Gabun: Tausende Häuser zerstört
Libreville (AFP) – 2011.11.10 09.32
“Heute Abend werden wir im Freien schlafen”, sagte Guy-Roger Mounguengui, 33, zwischen den Trümmern seines Hauses, der die Kosten der Operation “Freie Bürgersteige” zu tragen hatte, die alle “unkontrollierten” Gebäude in Libreville zerstören soll. Wie Guy-Roger, Hunderte von Familien oder Unternehmen haben ihre Häuser durch Bulldozer der Armee in den letzten Wochen abgerissen gesehen, so dass die gabunische Hauptstadt aussieht wie ein Land im Krieg.
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Opération “Libérez les trottoirs” au Gabon: des milliers de constructions détruites
LIBREVILLE (AFP) – 10.11.2011 09:32
“Ce soir on dormira à l’air libre”, explique Guy Roger Mounguengui, 33 ans, au milieu des décombres de sa maison qui a fait les frais de l’opération “Libérez les trottoirs” visant à détruire toutes les constructions jugées “anarchiques” de Libreville. Comme Guy-Roger, des centaines de familles ou de commerçants ont vu leur habitations démolies au tractopelle par l’armée ces dernières semaines, donnant à la capitale gabonaise des allures de pays en guerre.

Des constructions jugées anarchiques détruites le 8 novembre 2011 dans une banlieue de Libreville
Foto (c) AFP: Gebäude als “anarchische” zerstört 8 November 2011 in einem Vorort von Libreville
Des constructions jugées “anarchiques” détruites le 8 novembre 2011 dans une banlieue de Libreville

Le gouvernement, qui a annoncé la construction de milliers de logements sociaux dans les années à venir, espère pouvoir ainsi reconstruire la ville “proprement”.
L’opération “Libérez les trottoirs” s’inscrit dans un ensemble plus vaste de “grands chantiers” voulus par le président Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009 à la suite de son père Omar Bongo, qui comprend ceux relatifs à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations qui se déroulera au Gabon en janvier 2012, mais aussi de nombreux autres projets liés aux infrastructures dans le pays.
Le Gabon compte environ un million d’habitants, dont la moitié est concentrée à Libreville. Selon une étude du Programme de Nations unies pour le développement (PNUD) en 2008, 60 % d’entre elle vit avec moins de 2 dollars par jour.
Fin septembre, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme Blaise Louembé avait déclaré à la presse nationale lors du lancement de l’opération “Libérez les trottoirs” que celle-ci visait à “détruire les constructions illicites non habitées et donner un préavis aux maisons déjà habitées”, qualifiées d'”occupations anarchiques”.
“Tous ceux qui y érigent leurs logements (sur le domaine public et les terrains viabilisés par l’état) en toute illégalité vont être purement et simplement déguerpis (…) sans dédommagement”, avait annoncé le ministre.
Selon lui, ces mesures devaient permettre de “commencer véritablement le programme de construction” des logements sociaux promis par l’Etat.
C’est particulièrement dans les banlieues de Libreville que ceux qui avaient construits leurs logements et commerces, parfois avant que la ville ne s’étende jusqu’à eux, se sont retrouvés “hors la loi” du jour au lendemain.
“Ce ne sont pas des terrains qu’on a trouvés viabilisés”, explique Guy Roger Mounguengui, au milieu de restes de sa maison et dans le bruit assourdissant des engins, précisant qu’à l’époque de son père, où il a construit sa maison, “c’était des forêts, des terrains où l’on plantait”.
Paradoxalement, l’opération semble se dérouler dans une relative indifférence des populations.
Seules quelques femmes du quartier de Glass au centre ville manifestent jour et nuit depuis deux semaines, assises en rond autour d’un feu en chantant des chansons traditionnelles. Ils s’agit de femmes de la communauté Mpongwé, la population historique de Libreville.
“Ici c’est notre village! (…) qu’ils nous laissent dans notre village!” répète Bernadette Oranga, une femme Mpongwé d’âge mûr qui ne décolère pas et affirme se sentir dépossédée de ses terres ancestrales.
“Nous avons des titres fonciers en bonne et due forme signés par eux même (les autorités). Ils ne veulent pas nous donner raison”, affirme Bernadette qui se définit avant tout comme une “autochtone de Libreville”.
Qu’il s’agisse de Bernadette, Guy-Roger ou d’Amadou Matala, un boulanger de la périphérie, tous affirment avoir été surpris par l’opération.
“Ils sont venus la première fois pour me dire tu as deux heures de temps je leur ai dit attention moi j’ai une boulangerie où il y a beaucoup de matériel, je peux pas déplacer tout en deux heures de temps. J’ai déplacé ce que j’ai pu” explique ainsi Amadou.
Bernadette renchérit: “Ils nous ont surpris ils ont même cassé des maisons ou les gens dormaient. Nous n’étions pas informés nous n’avons pas eu de préavis, nous n’avons pas eu de sommation, on a rien eu”.
© 2011 AFP

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Foto (c) AFP: Gebäude als “anarchische” zerstört 8 November 2011 in einem Vorort von Libreville 2
Des constructions jugées “anarchiques” détruites le 8 novembre 2011 dans une banlieue de Libreville 2

Operation “Freie Gehwege” in Gabun: Tausende Häuser zerstört
Libreville (AFP) – 2011.11.10 09.32
“Heute Abend werden wir im Freien schlafen”, sagte Guy-Roger Mounguengui, 33, zwischen den Trümmern seines Hauses, der die Kosten der Operation “Freie Bürgersteige” zu tragen hatte, die alle “unkontrollierten” Gebäude in Libreville zerstören soll. Wie Guy-Roger, Hunderte von Familien oder Unternehmen haben ihre Häuser durch Bulldozer der Armee in den letzten Wochen abgerissen gesehen, so dass die gabunische Hauptstadt aussieht wie ein Land im Krieg.
Die Regierung, die den Bau von Tausenden von Sozialwohnungen in den kommenden Jahren angekündigt hat, hofft, die Stadt “sauber” wieder aufzubauen.
Die Operation “Freie Bürgersteige” ist Teil einer umfassenderen Reihe von “Großprojekten” von Präsident Ali Bongo, in Kraft seit 2009 nach seinem Vater Omar Bongo, auch in Bezug auf die Organisation vom African Cup of Nations in Gabun im Januar 2012, mit vielen anderen Infrastruktur-Projekte im Land.
Gabun hat rund eine Million Einwohner, von denen die Hälfte in Libreville konzentriert ist. Eine Studie der Vereinten Nationen Programm für Entwicklung (UNDP) im Jahr 2008 sagt, es leben 60% von ihnen auf weniger als 2 Dollar pro Tag.
Ende September sagte der Minister für Wohnungsbau und Stadtentwicklung Louembé Blaise der nationalen Presse bei der Vorstellung des “Operation freie Bürgersteige”, es seien zu “zerstören illegale Bauten unbewohnt und geben Mitteilung an bereits belegte Häuser”, beschrieben als “gesetzlose Besetzung.”
“All diejenigen, die ihre Häuser illegal errichteten (auf öffentlichem Grund und gewartet Land durch den Staat) werden einfach und (…) ohne Entschädigung vertrieben werden”, kündigte der Minister an.
Er sagte, diese Maßnahmen dazu bestimmt waren, “start wirklich Bauprogramm” des sozialen Wohnungsbaus, durch den Staat versprochen.
Vor allem in den Vororten von Libreville fanden sich diejenigen, die ihre Häuser und Geschäfte gebaut hatten manchmal vor der Stadt, bevor diese sie einholte, “vogelfrei” über Nacht.
“Das sind nicht städtishe Ländereien, die wir gefunden hatten”, sagte Roger Guy Mounguengui, inmitten der Überreste von seinem Haus und im ohrenbetäubende Lärm der Maschinen: zum Zeitpunkt seines Vaters, wo er gebaut hatte sein Haus, “war es Waldflächen, wo wir gepflanzt hatten.”
Paradoxerweise scheint die Operation in einer relativen Gleichgültigkeit der Menschen stattzufinden.
Nur wenige Frauen aus dem Viertel von Glass demonstrieren seit zwei Wochen Tag und Nacht, sitzen in einem Kreis um ein Feuer, singen traditionelle Lieder. Sie sind Frauen der Gemeinde Mpongwe, der historischen Bevölkerung von Libreville.
“Hier ist unser Dorf! (…) Lassen Sie uns in unserem Dorf!” wiederholt Bernadette Oranga, eine Mpongwe Frau mittleren Alters, immer noch wütend, und sie sagte sich zu fühlen enteignet von ihrem angestammten Land.
“Wir haben Landtitel ordnungsgemäß von selbst (die Behörden) unterzeichnet. Sie werden uns nicht Grund wegnehmen können”, sagte Bernadette, die sich in erster Linie definiert als “native von Libreville.”
Ob Bernadette, Guy-Roger oder Amadou Matala, ein Bäcker aus der Peripherie, alle sagten, dass sie durch die Operation waren überrascht.
“Zuerst kamen sie, mir zu sagen, Sie haben zwei Stunden. Ich sagte, ich habe eine Bäckerei mit einer Menge von Material, kann ich nicht bewegen, während 2 Stunden. Ich habe verschoben was ich konnte “, erklärt Amadou.
Bernadette fügt hinzu: “. Wir waren überrascht: sie haben sogar Häuser, in denen Menschen schliefen, gebrochen. Wir wussten nicht, wir haben nichts bemerkt, wir keine Warnung hatten, da war nichts.”
© 2011 AFP

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