GHANA: CHINESISCHE MIGRANTEN WERDEN BLUTIG AUS GOLDMINEN VERJAGT – Ghana: les Chinois chassés violamment des mines d’or

1. Ghana: der Goldrausch der Chinesen durch Gewalt gestoppt
Shanglin (China) (AFP) – 13.06.2013 09.15 Uhr
Tausende von armen Chinesisen, die fortgingen, um ihr Glück in den Goldminen in Westafrika zu suchen, sehen jetzt ihre Träume zerschlagen durch Wellen von Verhaftungen und manchmal tödlicher Gewalt, laut ihrer Bezeugungen.
bannergold 240-1702. Ghana: Die Chinesen aus den Goldminen verjagt
Dunkwa-ON-Offin (Ghana) (AFP) – 24.06.2013 11.34 Uhr – von Chris Stein
Als er die Ankunft von LKW-Ladungen von der Polizei und der Armee sah auf dem schlammigen Boden, wo er damit beschäftigt war, Gold zu suchen, floh Emmanuel Quainn. Aber es war nicht er, den sie wollten. Es sind die chinesischen Bergleute, die im Fadenkreuz der ghanaischen Behörden stehen.
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1. SUR DEUX: . Ghana: la ruée vers l’or des Chinois stoppée par des violences
SHANGLIN (Chine) (AFP) – 13.06.2013 09:15
Des milliers de Chinois pauvres, partis chercher fortune dans les mines d’or d’Afrique de l’Ouest, voient aujourd’hui leurs rêves réduits à néant par des vagues d’arrestations accompagnées de violences, parfois mortelles, selon eux.

L'intérieur d'un baraquement où vivaient des mineurs chinois à Dunkwa-on-Offin, dans le centre du
Das Innere einer Baracke, wo chinesische Bergleute lebten, in Dunkwa-on-Offin in zentralen Ghana, 15. Juni 2013 nach einer Polizeirazzia
L’intérieur d’un baraquement où vivaient des mineurs chinois à Dunkwa-on-Offin, dans le centre du Ghana, le 15 juin 2013 après une descente de police
afp.com – Chris Stein

Cette semaine, les proches de Zhuo Haohe ont enterré les cendres de ce père de famille dans un champ près de sa maison, dans le canton de Shanglin. Son fils a rapporté du Ghana les restes de son père dans ses bagages. Il a été tué dans une attaque de bandits armés, selon lui.
“Nous avons aidé les habitants à s’enrichir et une fois devenus riches, ils ont acheté des armes pour nous voler”, accuse Zhang Guofeng, le beau-frère du défunt, mimant un homme appuyant sur la détente d’un fusil.
Les mésaventures des mineurs de Shanglin illustrent les tensions grandissantes créées par l’afflux de travailleurs chinois en Afrique. Tandis qu’en Chine, la population demande une meilleure protection de ses ressortissants à l’étranger.
Avec ses petites maisons aux toits de tuiles blanches, le canton de Shanglin, au Guangxi (sud-ouest), une des provinces les plus pauvres de Chine, est à mille lieues des gratte-ciel des grandes villes.
Les hommes y sont devenus des mineurs avertis dans les régions froides du nord-est chinois, ouvertes à la prospection dans les années 1990. Il y a une dizaine d’années, quelques uns sont partis tenter leur chance au Ghana, où certains ont fait fortune grâce à des petites exploitations dans des zones délaissées par les grands groupes occidentaux.
De retour en Chine, ils ont acheté des voitures étrangères et se sont offert de belles maisons. Il n’en a pas fallut plus pour enclencher le mécanisme d’une migration massive: selon les estimations du gouvernement local, plus de 10.000 habitants de Shanglin sont partis au Ghana, deuxième producteur d’or du continent.
“Avant d’aller au Ghana, on avait à peine assez pour manger un vrai repas tous les jours”, affirme Zhang.
Le contexte semblait favorable: la Chine investit massivement sur tout le continent africain, à la conquête de nouveaux marchés et de ressources naturelles.
Les mineurs du Shanglin font partie d’une vaste diaspora de petits entrepreneurs, commerçants et ouvriers chinois venus en Afrique dans le sillages de grands contrats d’Etat. Mais ils sont parfois accusés d’exploitation et mal perçus.
Plus de 150 d’entre eux ont été arrêtés au Ghana pour travail clandestin dans des mines, selon Accra. La loi ghanéenne interdit aux étrangers d’être recrutés dans les mines.
Les arrestations ont eu lieu un mois après le lancement par le président John Dramani Mahama d’une opération pour mettre fin aux exploitations minières illégales, accusées de polluer les rivières et de dégrader l’environnement.
Amertume
Mais à Shanglin, les proches des migrants soutiennent que les Chinois ont été la cible de violences. Ils sont d’autant plus amers que ni le Ghana ni la Chine n’ont confirmé de pertes en vies humaines. D’après eux, des hommes en uniforme ont pris part aux violences.
“Avant, ils nous dépouillaient avec des fusils de chasse, mais ces derniers temps, ils ont utilisé des AK-47”, assure Zeng Guanqiang, revenu du Ghana en mai dernier.
Ici, les anciens mineurs affirment qu’ils ne travaillaient pas illégalement et qu’ils avaient l’accord des propriétaires locaux, souvent des chefs de tribus.
Du coup, des milliers de Chinois se sont réfugiés dans les forêts et les collines alentours pour échapper aux expulsions, rapportent les villageois.
Pour eux, Pékin n’a pas pris la mesure du danger. Ils montrent des photos qui auraient été prises par leurs proches sur portables. On y voit des Chinois dans des cellules, ou des mineurs installés dans des campements de fortune dans la campagne.
Zhuo Shengwen, 20 ans, est le neveu du défunt. Il a publié les photos sur un réseau social chinois, où elles ont été partagées plus d’un million de fois.
“Nous voulions utiliser internet pour attirer l’attention”, dit-il.
L’ambassade de Chine a annoncé sur son site internet dimanche que les 190 Chinois arrêtés seraient libérés et rapatriés.
Dans le même temps, les médias ont reçu l’ordre de ne pas publier leurs propres estimations du nombre de détenus, a affirmé à l’AFP un journaliste chinois au courant de la censure, préférant garder l’anonymat.
“Les autorités ont ordonné aux rédacteurs en chef de se conformer aux informations de (l’agence officielle) Chine Nouvelle”, assure ce journaliste, ajoutant: “Il y a beaucoup de détails qu’on n’a pas le droit de mentionner”.
© 2013 AFP

2. Ghana: les Chinois chassés des mines d’or
DUNKWA-ON-OFFIN (Ghana) (AFP) – 24.06.2013 11:34 – Par Chris STEIN
Quand il a vu arriver des camions de la police et de l’armée sur le terrain boueux où il était affairé à chercher de l’or, Emmanuel Quainn a pris la fuite. Mais ce n’est pas lui qu’on cherchait. Ce sont les mineurs chinois qui sont dans le collimateur des autorités ghanéennes. 
Installés à Dunkwa-on-Offin, ville du centre du pays, depuis un an, ils s’étaient eux aussi mis en quête d’or. Un secteur lucratif, mais illégal.
“La plupart des Chinois sont partis très loin d’ici”, raconte M. Quainn, ex-installateur d’antennes paraboliques reconverti en chercheur d’or.
Le mois dernier, le gouvernement ghanéen a envoyé des unités spéciales composées de soldats, de policiers et d’agents de l’immigration dans les régions riches en or afin d’en chasser les étrangers arrivés en masse ces dernières années.
Après une série de raids, 218 Chinois, 57 ressortissants de pays africains ainsi que quelques Russes ont été rapatriés.
Plus de 200 Chinois sont aussi rentrés chez eux volontairement dans le cadre d’un accord avec l’ambassade de Chine.
Ces opérations ont mis la Chine dans une situation délicate, au moment où le pays investit massivement sur le continent africain, en quête de nouveaux marchés, de pétrole et de ressources naturelles.
Au Ghana, de nombreux projets d’infrastructures ont été confiés à des entreprises chinoises, et la Chine prévoit d’octroyer un prêt de trois milliards de dollars au tout nouveau producteur de pétrole.
Si cette nation ouest-africaine, en plein boom économique, veut attirer des capitaux chinois, elle souhaite aussi préserver ses richesses naturelles et éviter qu’elles ne soient pillées par des étrangers.
“On ne vise aucune nationalité en particulier”, assure Francis Palmdeti, porte-parole des services d’immigration ghanéens.
“Le but est de s’assurer que la dégradation qui est en cours, autant pour l’environnement que pour les cours d’eau, soit stoppée”.
Dans ce pays de 25 millions d’habitants appelé la Côte d’Or du temps des colons britanniques, le Ghana est le second producteur d’or d’Afrique et le précieux métal reste un des piliers de l’économie, avec le cacao et le pétrole.
La loi ghanéenne permet aux citoyens d’exploiter des mines à petite échelle, sur des terrains n’excédant par dix hectares, mais les étrangers n’y sont pas autorisés et sont considérés comme des mineurs illégaux, ou “galamsey”.
Dunkwa-on-Offin a connu beaucoup de changements ces dernières annéees, selon Peter Kofi Owusu-Ashia, un responsable local.
Les Ghanéens ont progressivement abandonné leurs outils manuels pour des excavateurs importés par les hommes d’affaires chinois, raconte-t-il.
Ce qui fut, un temps, de l’orpaillage artisanal, est devenu bien plus dommageable pour l’environnement.
La plupart des immigrés chinois proviennent du comté de Shanglin, dans la province du Guangxi, dans le sud de la Chine, où l’orpaillage fait également partie de la tradition.
A partir de 2009, à Shanglin, le bruit s’est répandu qu’il y avait de l’argent à faire au Ghana, raconte Yang Jiao, étudiant en doctorat à l’unversité de Floride, spécialiste des investissements chinois au Ghana.
Souvent, les Chinois travaillaient de mèche avec des locaux afin de faciliter leur entrée dans le pays et l’accès aux terres, explique M. Jiao.
“Tous les intermédiaires, l’élite locale, les chefs locaux ont eux aussi trouvé leur intérêt dans l’orpaillage illégal”, dit-il.
Isaac Abraham, porte-parole de la commission ghanéenne des minéraux, estime qu’environ 1.000 licences ont été délivrées pour de petites mines mais il y a aussi beaucoup d’orpailleurs indépendants non enregistrés.
Avec une campagne criblée de trous creusés par les mineurs et des rivières de plus en plus troubles, le président John Dramani Mahama, fraîchement élu, s’est retrouvé sous pression.
Début juin, des soldats ont effectué une descente au Takyiwa Memorial Paradise Hotel, un des lieux fréquentés par les Chinois de Dunkwa-on-Offin.
Liu Long Fei, qui travaille dans le restaurant de l’hôtel, a été réveillé dans la nuit par les forces de l’ordre pointant armes et lampes torches sur les lits.
“Ils nous ont dit +levez-vous, levez-vous+ de façon très brutale”, relate-t-il.
Selon Liu, l’hôtel a été vidé et tous ceux qui semblaient chinois ont été mis dans des bus et envoyés au siège de l’immigration, à Accra, même s’ils étaient détenteurs de visas ou permis de travail.
Tous ont été jetés dans des cellules bondées, leurs téléphones et leur argent confisqués. Lui-même a passé plus d’une semaine en détention.
“Nous n’avons brutalisé personne”, affirme de son côté M. Palmdeti, à l’immigration.
Depuis, les mineurs chinois ont presque tous quitté Dunkwa-on-Offin. Mais il y ont laissé leurs excavateurs et leur savoir-faire.
Maintenant qu’ils sont partis, “on va continuer”, assure M. Quainn. “Nous avons appris leurs techniques, ça va être plus facile pour nous”.
© 2013 AFP

L'ancien mineur Zeng Guangqiang, récemment rentré du Ghana, explique dans son village de Shanglin, Une Chinoise dont le mari travaille comme mineur au Ghana montre une photo qu'il a prise lors de saUne pelleteuse dans un petite mine près de la ville de Dunkwa-on-Offin, au Ghana, le 16 juin 2013
Der ehemalige Bergmann Zeng Guangqiang, vor kurzem aus Ghana zurück, erklärt in seinem Dorf Shanglin die Gewalt die chinesische Bergleute erlitten, 10. Juni 2013
Eine chinesische Frau, deren Ehemann als Bergmann in Ghana arbeitete, zeigt in einem Cafe in Shanglin ein Bild, das er während seiner Haft bei den ghanaischen Behörden nahm, am 10. Juni 2013
Ein Bagger in einer kleinen Mine in der Nähe der Stadt Dunkwa-on-Offin, Ghana, 16. Juni 2013
L’ancien mineur Zeng Guangqiang, récemment rentré du Ghana, explique dans son village de Shanglin, les violences dont sont victimes les mineurs chinois, le 10 juin 2013
Une Chinoise dont le mari travaille comme mineur au Ghana montre une photo qu’il a prise lors de sa détention par les autorités ghanéennes, dans un café de Shanglin, le 10 juin 2013
afp.com – Ed Jones
Une pelleteuse dans un petite mine près de la ville de Dunkwa-on-Offin, au Ghana, le 16 juin 2013
afp.com – Chris Stein

1. Ghana: der Goldrausch der Chinesen durch Gewalt gestoppt
Shanglin (China) (AFP) – 13.06.2013 09.15 Uhr
Tausende von armen Chinesisen, die fortgingen, um ihr Glück in den Goldminen in Westafrika zu suchen, sehen jetzt ihre Träume zerschlagen durch Wellen von Verhaftungen und manchmal tödlicher Gewalt, laut ihrer Bezeugungen.
Diese Woche begruben die Kinder von Zhuo Haohe die Asche des Vaters in einem Feld in der Nähe seiner Wohnung im Kanton Shanglin (China). Sein Sohn brachte sie aus Ghana in seinem Gepäck zurück. Er wurde bei einem Angriff von bewaffneten Banditen getötet, sagte er.
“Wir halfen den Menschen, sich zu bereichern, und als sie reich geworden waren, kauften sie Waffen, um uns zu berauben”, klagt Zhang Guofeng, der Bruder des Verstorbenen, und imitiert einen Mann, der den Abzug einer Pistole zieht.
Die Missgeschicke der Bergleute aus Shanglin veranschaulichen die wachsenden Spannungen, die durch den Zustrom von chinesischen Arbeitern in Afrika entstehen. Während in China die Bevölkerung einen besseren Schutz ihrer Staatsangehörigen im Ausland fordert.
Mit seinen kleinen weißen Häusern mit Ziegeldächern ist das Kanton Shanglin in der Region Guangxi (süd-west), einer der ärmsten Provinzen in China, tausend Meilen entfernt von Wolkenkratzern in den großen Städten.
Die Männer wurden dort in die kalten Regionen des nordöstlichen China, offen für Prospektion in den 1990er Jahren, als Bergleute hingeholt. Ein Jahrzehnt später versuchten einige ihr Glück in Ghana, wo einige ein Vermögen machten in kleinen Minen, die von großen westlichen Unternehmen aufgegeben worden waren.
Zurück in China kauften sie ausländische Autos und schöne Häuser. Es dauerte nicht mehr lange, um den Mechanismus der Völkerwanderung auszulösen: nach Schätzungen der lokalen Regierung, mehr gingen 10.000 Einwohner von Shanglin nach Ghana, dem zweitgrößten Goldproduzenten auf dem afrikanischen Kontinent.
“Bevor ich nach Ghana ging gab es kaum genug, um jeden Tag eine volle Mahlzeit zu essen”, sagte Zhang.
Der Kontext schien günstig: China investiert stark auf dem afrikanischen Kontinent, um neue Märkte zu erobern und die natürlichen Ressourcen.
Die Bergleute aus Shanglin sind Teil einer riesigen Diaspora von Kleinunternehmern, Händlern und chinesischen Arbeitern, die nach Afrika kamen im Zuge der großen staatlichen Aufträge. Aber sie werden manchmal der Ausbeutung angeklagt und schlecht angesehen.
Mehr als 150 von ihnen wurden in Ghana für illegale Arbeiten in Minen verhaftet. Das ghanaische Gesetz verbietet Ausländern, in den Minen rekrutiert zu werden.
Die Festnahmen erfolgten einen Monat nach dem Start einer Operation von Präsident John Dramani Mahama, um illegalen Abbau zu stoppen, der beschuldigt wird, die Flüsse zu verschmutzen und die Umwelt zu beschädigen.
Bitterkeit
Aber in Shanglin argumentieren die Verwandten von Migranten, dass die Chinesen das Ziel von Gewalt waren. Sie sind umso bitterer, als dass weder Ghana noch China die Opfer bestätigt haben. Nach ihnen nahmen Männer in Uniformen an der Gewalt teil.
“Zuvor haben sie uns beraubt mit Schrotflinten, aber in letzter Zeit benutzten sie AK-47s”, sagt Zeng Guanqiang, aus Ghana zurückgekommen im Mai.
Hier sagen die ehemaligen Bergleute, dass sie dort sie nicht illegal arbeiten waren und die Zustimmung der lokalen Grundbesitzer, oft Stammesführer, hatten.
Plötzlich flohen Tausende von Chinesen in die Wälder und Hügel zu Vertreibung entkommen, berichten die Dorfbewohner.
Für sie hat Peking das Maß der Gefahr nicht erkannt. Sie zeigen Fotos, die von ihren Angehörigen auf Handys gemacht sein sollen. Wir sehen die Chinesen in Zellen oder kleineren provisorischen Lagern auf dem Land.
Shengwen Zhuo, 20, ist der Neffe des Verstorbenen. Er hat Fotos, die von einem chinesischen sozialen Netzwerken veröffentlicht wurden, wo sie mehr als eine Million mal geteilt wurden.
“Wir wollten das Internet nutzen, um Aufmerksamkeit zu erregen”, sagte er.
Die chinesische Botschaft erklärte auf ihrer Website am Sonntag, dass die 190 verhafteten Chinesen freigegeben und repatriiert werden würden.
Zur gleichen Zeit wurde den Medien aufgetragen, nicht ihre eigenen Schätzungen der Zahl der Gefangenen zu veröffentlichen, sagte der Nachrichtenagentur AFP gegenüber ein chinesischer Journalist in Kenntnis von der Zensur, der lieber Anonymität wahren möchte.
“Die Behörden haben den Redakteuren befohlen, mit den Informationen von (staatliche Nachrichtenagentur) New China zu arbeiten”, sagt der Journalist und fügt hinzu: “Es gibt viele Details, die uns nicht erlaubt sind zu erwähnen”
© 2013 AFP

2. Ghana: Die Chinesen aus den Goldminen verjagt
Dunkwa-ON-Offin (Ghana) (AFP) – 24.06.2013 11.34 Uhr – von Chris Stein
Als er die Ankunft von LKW-Ladungen von der Polizei und der Armee sah auf dem schlammigen Boden, wo er damit beschäftigt war, Gold zu suchen, floh Emmanuel Quainn. Aber es war nicht er, den sie wollten. Es sind die chinesischen Bergleute, die im Fadenkreuz der ghanaischen Behörden stehen.
Installiert im vergangenen Jahr in Dunkwa-on-Offin, einer Stadt im Zentrum des Landes, waren sie auch auf der Suche nach Gold. Ein lukrativer, aber illegaler Sektor.
“Die meisten Chinesen gingen sehr weit von hier weg”, sagte Herr Quainn, ehemaliger Installateur von Parabolantennen, der sich in einen Goldgräber konvertierte.
Im vergangenen Monat hat die ghanaische Regierung Spezialeinheiten von Soldaten, Polizisten und Beamten der Einwanderungsbehörde in den goldreichen Gebieten eingesetzt, um Ausländer, die en masse in den letzten Jahren kamen, zu vertreiben.
Nach einer Reihe von Razzien wurden mittlerweile 218 Chinesen, 57 afrikanische Staatsangehörige und einige Russen repatriiert.
Mehr als 200 Chinesen gingen auch freiwillig nach Hause im Rahmen einer Vereinbarung mit der chinesischen Botschaft.
Diese Operationen haben China in eine schwierige Situation gebracht, während das Land massiv in Afrika investiert auf der Suche nach neuen Märkten, Öl und natürlichen Ressourcen.
In Ghana sind viele Infrastrukturprojekte chinesischen Unternehmen anvertraut und China plant, einen Kredit von drei Milliarden für neue Öl-Produktionen zu gewähren.
Während dieses westafrikanischen Land mitten in einem wirtschaftlichen Aufschwung chinesisches Kapitak gewinnen will, will es auch seine natürlichen Ressourcen bewahren und verhindern, dass sie von Ausländern geplündert werden.
“Es ist nicht an einer bestimmten Staatsangehörigkeit ausgerichtet”, sagt Francis Palmdeti, Sprecher des Ghana Immigration Service.
“Das Ziel ist es, sicherzustellen, dass der Abbau im Gange, der schädlich ist für die Umwelt und die Flüsse, gestoppt wird.”
Dieses Land von 25 Millionen Einwohnern, das zur Zeit der britischen Siedler Goldküste genannt wurde, ist der zweitgrößte Goldproduzent in Afrika und das Edelmetall bleibt eine tragende Säule der Wirtschaft, mit Kakao und Öl.
Das ghanaische Gesetz ermöglicht den Bürgern, kleine Minen auf Land von nicht mehr als zehn Hektar zu betreiben, aber Ausländern ist dies nicht erlaubt und sie werden als illegale Bergarbeiter oder “Galamsey” bezeichnet.
Dunkwa-on-Offin hat viele Veränderungen in den letzten Jahren erlebt, sagte Peter Kofi Owusu-Ashia, ein lokaler Beamter.
Die Ghanaer haben allmählich ihr Handwerkszeug aufgegeben für Bagger, die von chinesischen Geschäftsleuten importiert wurden, sagt er.
Was eine lange Zeit handwerklicher Goldabbau war, hat sich zu viel mehr schädlich für die Umwelt gewandelt.
Die meisten chinesischen Einwanderer sind aus dem Landkreis Shanglin ….. siehe Artikel 1.
Oft ist die chinesische Arbeiterklasse im Bunde mit lokalen Funktionären, um ihre Einreise in das Land und den Zugang zu Land zu erleichtern, sagt Yang Jiao, Doktorand an der Universität Florida und Spezialist für chinesische Investitionen in Ghana.
“All die Vermittler, die lokalen Eliten, lokalen Führer haben auch ihr Interesse im illegalen Bergbau gefunden”, sagte er.
Isaac Abraham, ein Sprecher der Ghana Minerals Commission, schätzt, dass rund 1.000 Lizenzen für kleine Minen ausgegeben wurden, aber es gibt auch viele unabhängige Bergleute, die nicht registriert sind.
Mit einem von Löchern der Bergleute übersäten Land und mehr und mehr verschmutzten Flüssen geriet Präsident John Dramani Mahama, neu gewählt, unter Druck.
Anfang Juni überfielen Soldaten das Takyiwa Memorial Paradise Hotel, einem von chinesischen Einwanderern in Dunkwa-on-Offin besuchten Ort.
Liu Fei Long, der im Restaurant arbeitet, wurde in der Nacht von der Polizei mit vorgezeigten Waffen und Taschenlampen auf den Betten geweckt.
“Sie sagten uns + aufstehen, aufstehen + in einer sehr brutale Art und Weise”, erzählt er.
Laut Liu war das Hotel war leer und alle, die Chinesen zu sein schienen, wurden in Busse gesetzt zur Zentrale der Einwanderung in Accra, auch wenn sie Inhaber von Visa oder Arbeitserlaubnis waren.
Alle wurden in überfüllte Zellen gesteckt, ihre Handys und Geld beschlagnahmt. Selbst er hat mehr als eine Woche in Untersuchungshaft verbracht.
“Wir haben niemanden geschlagen”, sagt aber seinerseits Mr. Palmdeti im Büro der Einwanderung.
Seitdem haben die chinesischen Bergleute fast alle Dunkwa-on-Offin verlassen. Aber sie haben ihre Bagger und ihr Know-how dort gelassen.
Jetzt, wo sie weg sind, “werden wir auch weiterhin graben”, sagt Mr. Quainn. “Wir haben ihre Techniken gelernt, so wird es einfacher für uns.”
© 2013 AFP

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