GHANA: DEBATTE ÜBER PRESSEFREIHEIT – un journaliste suscite le débat sur la liberté de la presse

Ghana: Ein Journalist löst eine Debatte über Pressefreiheit aus
Accra (AFP) – 11.07.2013 18.37 Uhr
Der Redakteur einer ghanaischen Zeitung wurde am Donnerstag freigelassen, nachdem er zehn Tage im Gefängnis war auf Befehl des Obersten Gerichtshofs, weil erkritisiert hatte, wie dieser das Ergebnis der letzten Präsidentschaftswahl behandelt hatte.
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Ghana: un journaliste suscite le débat sur la liberté de la presse
Accra (AFP) – 11.07.2013 18:37
Le rédacteur en chef d’un journal ghanéen a été libéré jeudi après avoir passé dix jours en prison sur ordre de la cour suprême parce qu’il avait critiqué la façon dont celle-ci gère la contestation du résultat de la dernière présidentielle.
Ken Kuranchie, rédacteur en chef du quotidien Daily Searchlight, a quitté la prison de Nsawam, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Accra, jeudi matin, selon le porte-parole des prisons Francis Agyirey-Kwakye.
La cour suprême avait déclaré M. Kuranchie coupable d’outrage criminel la semaine dernière et l’avait condamné à 10 jours d’emprisonnement, un fait inhabituel dans un pays réputé pour avoir l’une des presses les plus libres du continent.
Sa détention a fait débat au Ghana sur la liberté d’expression, inscrite dans la constitution.
Pour les partisans de son emprisonnement, des critiques trop sévères sur la justice peuvent mener à des violences quand il s’agit des élections présidentielles, un sujet sensible.
Le NPP (Nouveau parti patriotique, opposition) a contesté les résultats de l’élection présidentielle de 2012, considérant que le scrutin qui a mené à la victoire du président John Dramani Mahama comportait des irrégularités et que son candidat, Nana Akufo-Ado, en est le véritable vainqueur.
Cette affaire a été très suivie par les médias, les délibérés de la cour étant diffusés en direct à la télévision et à la radio.
Sammi Awuku, un porte-parole du NPP, a été mis à la porte de la salle d’audience en juin par des juges énervés par ses critiques.
M. Kuranchie a alors publié un éditorial blâmant les juges pour avoir fait sortir M. Awuku. Le journaliste a été convoqué devant la cour puis envoyé en prison après avoir refusé de s’excuser.
Un porte-parole du NDC (Congrès démocratique national, au pouvoir) a aussi écopé de trois jours de prison pour des propos qu’il a tenus.
Tous deux ont été envoyés en prison pour avoir scandalisé la cour, une offense prise en compte par la loi sur l’outrage criminel, selon Kwame Karikari, directeur de la fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest, un groupe de réflexion basé à Accra.
Reporters sans frontières avait pourtant classé le Ghana comme le troisième pays d’Afrique en termes de liberté de la presse, derrière la Namibie et le Cap Vert.
Mais selon M. Karikari, les juges pensent que s’il autorisent trop de critiques quant à leur façon de gérer cette affaire, cela pourrait remettre en cause leur autorité et engendrer des violences.
Le Ghana, un pays de 25 millions d’habitants, est considéré comme un exemple de démocratie et de stabilité en Afrique de l’Ouest, mais selon l’opposition, la dernière présidentielle remet en cause cette réputation.
© 2013 AFP

Ghana: Ein Journalist löst eine Debatte über Pressefreiheit aus
Accra (AFP) – 11.07.2013 18.37 Uhr
Der Redakteur einer ghanaischen Zeitung wurde am Donnerstag freigelassen, nachdem er zehn Tage im Gefängnis war auf Befehl des Obersten Gerichtshofs, weil erkritisiert hatte, wie dieser das Ergebnis der letzten Präsidentschaftswahl behandelt hatte.
Ken Kuranchie, Redakteur des Daily Searchlight, verließ am Donnerstagmorgen das Nsawam Gefängnis, etwa vierzig Kilometer nördlich von Accra, laut Gefängnissprecher Francis Agyirey-Kwakye.
Der Oberste Gerichtshof hatte Kuranchie letzte Woche krimineller Ausschweifungen schuldig gesprochen und ihn zu 10 Tagen Gefängnis verurteilt – ungewöhnlich in einem Land, das normalerweise für eine der freiesten Pressen auf dem Kontinent bekannt ist.
Seine Haft wurde in Ghana zu einer Debatte über die Freiheit der Meinungsäußerung, in der Verfassung verankert.
Für die Anhänger von seiner Gefangenschaft kann zu harte Kritik an der Justiz zu Gewalt führen, wenn es um die Präsidentschaftswahlen, ein sensibles Thema, geht.
Die NPP (New Patriotic Party, Opposition) focht die Ergebnisse der Präsidentschaftswahl von 2012 an, die mit dem Sieg von Präsident John Dramani Mahama endete, sagte, die Wahl enthalte Unregelmäßigkeiten und ihr Kandidat Nana Akufo-Ado sei der wahre Sieger.
Dieser Fall wurde gut von den Medien mitgenommen, die Beratungen des Gerichts im Fernsehen und Radio zeigten.
Sammi Awuku, ein Sprecher der NPP, wurde im Juni von den Richtern, die von seinen Kritiken entnervt waren, aus dem Gerichtssaal entfernt.
Mr. Kuranchie veröffentlichte dann einen Leitartikel über die Schuld der Richter für den Rausschmiss von Mr. Awuku. Der Journalist wurde vor Gericht vorgeladen und ins Gefängnis geschickt nachdem er sich geweigert hatte, sich zu entschuldigen.
Ein Sprecher des NDC (National Democratic Congress, an der Macht) wurde für seine Äußerungen ebenfalls zu drei Tagen im Gefängnis verurteilt.
Beide kamen ins Gefängnis wegen Skandalisierung des Gerichts, eine Straftat nach dem Gesetz über die strafrechtliche Verachtung, erklärt Kwame Karikari, Direktor des Mediastiftung für Westafrika, eine Fokusgruppe Sitz in Accra.
Reporter ohne Grenzen bewertete Ghana noch als drittes Land in Afrika in Bezug auf die Pressefreiheit, hinter Namibia und den Kapverden.
Aber nach Mr. Karikari, denken die Richter, zuviel Kritik zu erlauben über ihren Weg, diesen Fall zu behandeln, könnte ihre Autorität untergraben und zu Gewalt führen.
Ghana, ein Land von 25 Millionen Einwohnern, gilt als ein Beispiel für Demokratie und Stabilität in Westafrika, aber nach der Opposition schädigten die letzten Präsidentschaftswahlen diesen Ruf.
© 2013 AFP

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